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de bonnes chansons... mais quelle production lamentable !
Par Anonyme, le 09.06.2019
c'est marcel azzola qui joue de l'accordéon sur anarchie pour uk .
Par Didier, le 22.01.2019
je pense que le manque de subtilité vient de votre part
jean claude pascal était un chanteur remarquable et
Par Anonyme, le 18.10.2018
super ! la même chose pour 1972?
Par Anonyme, le 24.07.2018
merci christian pour ton commentaire. j'en ai 56, et ma passion pour la musique est toujours aussi vivante auj
Par rockclassics, le 01.06.2018
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Date de création : 28.11.2005
Dernière mise à jour :
07.09.2018
1847 articles
Supertramp #1:
Richard Palmer-James: chant, guitare
Rick Davies: chant, claviers
Roger Hodgson: chant, basse, flûte
Robert Millar: batterie
En 1969, Rick Davies, un musicien de blues & jazz qui galère depuis plusieurs années, reçoit le soutien financier d'un millionaire hollandais surnommé "Sam", et forme un nouveau groupe "Daddy", qui deviendra rapidement "Supertramp".
A ses côtés, Richard Palmer-James et Roger Hodgson, la batterie étant tenue un temps par Keith Baker, qui rejoindra bientôt Uriah Heep, remplacé par Robert Millar.
Après quelques mois de répétitions, quelques concerts dans des clubs allemands, le groupe signe avec A&M et enregistre un premier album, publié en Juillet 1970: "Supertramp" (#158 US lors de sa réédition en 1977), produit par Supertramp.
Surely (intro)
It's a long road
Aubade/And I am not like other birds of prey
Words unspoken
Maybe I'm a beggar
Home again
Nothing to show
Shadow song
Try again
Surely
(Palmer-Davies-Hodgson)
Un album unique dans la discographie de Supertramp, très progressif et mélodique, dans la lignée de Yes ou de Caravan.
D'entrée de jeu, l'absence de la voix de Rick Davies surprend.
En réalité il ne chante que deux titres: "Nothing to show" et "Shadow song", les deux fois en duo avec Roger Hodgson qui est alors la voix principale du groupe, Richard Palmer-James ne chantant que sur "Maybe I'm a beggar" et "Try again".
Richard Palmer-James (le "James" a été oublié sur la pochette) est alors un membre majeur du groupe, co-compositeur de l'album, il est aussi l'auteur des paroles.
Il est certain que le style de Roger Hodgson domine tout l'album, et s'il n'a pas reçu le moindre succès à sa sortie, j'aime beaucoup cet album, entre autres, pour sa fraîcheur.
Certes, le groupe est un peu jeune, manque d'expérience, manque de justesse, mais il faut du temps pour qu'un groupe trouve ses marques et malheureusement, Supertramp est un groupe extrêmement instable à ses débuts.
Peu après la sortie de l'album, Dave Winthrop rejoint le groupe qui a besoin d'un saxophoniste/flutiste pour la tournée.
Le groupe participe au festival de l'Ile de Wight peu après.
Malheureusement, Richard Palmer-James quitte Supertramp qui ne sera plus le même après son départ.
On le retrouvera comme auteur des textes de King Crimson période 73/74.
Puis c'est au tour de Robert Millar de donner son congé.
Roger Hodgson passe alors à la guitare et le groupe engage Frank Farrell (basse et instruments multiples) et Kevin Currie (batterie).
Rick Davies monte alors au créneau et va fortement imprimer au groupe ses influences blues et jazz.
© Pascal Schlaefli
Urba City
8 Septembre 2014
Supertramp #2:
Rick Davies: chant, claviers
Roger Hodgson: chant, guitare
Frank Farrell: basse, claviers
Kevin Currie: batterie
Dave Winthrop: chant, saxophone
En juin 1971, après un renouvellement complet du personnel, Supertramp publie son deuxième album: "Indelibly Stamped", produit par Supertramp.
Your poppa don't mind (R.Davies-R.Hodgson)
Travelled (R.Davies-R.Hodgson)
Rosie had everything planned (R.Hodgson-F.Farrell)
Remember (R.Davies-R.Hodgson)
Forever (R.Davies-R.Hodgson)
Potter (R.Davies-R.Hodgson)
Coming home to see you (R.Davies-R.Hodgson)
Times have changed (R.Davies-R.Hodgson)
Friend in need (R.Davies-R.Hodgson)
Aries (R.Davies-R.Hodgson)
Les fans de Supertramp, certes peu nombreux à l'époque, furent choqués du changement de style, passant de prog-rock mélodique à blues-rock macho et paillard.
Il faut dire que Rick Davies a pris les commandes du groupe pour cet album et son influence, comme sa voix, sont omniprésents.
Hodgson ne chante que sur "Travelled", "Rosie" et "Aries", et Dave Winthrop beugle sur "Potter".
Seul lien entre les deux albums, "Travelled" aurait tout à fait pu avoir sa place sur le premier album, avec sa flûte et son ambiance bucolique.
"Rosie had everything planned" est par contre, la première chanson évoquant une pop musique mainstream, qui va être le style de Roger Hodgson pour les années à venir.
Je ne comprend pas d'ailleurs, que ce titre ne soit pas sortit en single, ni pourquoi il ne figure pas parmis les classiques du groupe.
Car si cet album est médiocre, soyons franc, étant le moins populaire du groupe avec "Slow Motion", il possède de très grands titres injustement sous-estimés:
"Rosie" bien sûr, "Travelled", mais aussi le magnifique "Time have changed" avec ses harmonies vocales sans oublier "Potter" aux accents heavy-metal, un peu lourdaud mais que j'aime bien.
Non non, vous ne rêvez pas, Supertramp s'est frotté au hard rock sur ce disque.
Un mot sur la pochette: A l'époque où j'ai acheté ce 33 tours, c'est à dire aux environs de 1852, je vous parle d'une époque où Sarah Louise Young n'avait même pas été inventée c'est vous dire, les jeunes gredins que nous étions avaient ce genre de réaction face à la photo de pochette: DES NICHONS!!! OOOOOOHHHHH DES NICHONS!!!
Aujourd'hui, je crois que tout le monde est d'accord pour dire qu'il s'agit d'une des pochettes les plus moches de tous les temps et surtout, que la pauvre Marion Hollier possédaient peut-être de beaux tatouages, mais pas la plus belle des poitrines, au point où certaines personnes sur le net pensent même qu'il s'agit de la poitrine d'un mec.
Bon on va pas passer deux plombes à parler d'anatomie féminine, on est quand même sur un blog sérieux ici.
Bon, revenons à nos nichons moutons.
Après le flop de cet album, Supertramp survit en donnant des concerts ici où là.
En 1972, Frank Farrell quitte l'aventure, remplacé par l'écossais Dougie Thomson, mais début 1973, Kevin Currie et Dave Winthrop quittent à leur tour Supertramp.
De nouvelles auditions vont amener le batteur californien Bob Siebenberg et le saxophoniste John Anthony Helliwell à se joindre au groupe.
Une formation qui va durer une dizaine d'année et créer des disques inoubliables pour notre plus grand plaisir.
© Pascal Schlaefli
Urba City
9 Septembre 2014
Supertramp #3:
Rick Davies: chant, claviers
Roger Hodgson: chant, guitare, claviers
Dougie Thomson: basse
Bob Siebenberg (C. Benberg): batterie
John Anthony Helliwell: saxophone
En 1973, Supertramp trouve sa formation classique et évolue vers une pop mélodique aux accents progressifs.
Après deux flops, le groupe doit absolument réussir avec leur troisième album, où leur maison de disques A&M les laissera tomber.
L'année 1974 débute mal avec la sortie en mars d'un single inédit: "Land ho-Summer romance (Davies-Hodgson)" qui passe totalement inaperçu.
Ce titre (et sa face B) ne seront pas repris sur les albums du groupe et ne seront réédités qu'en 2005, sur la compilation "Retrospectacle".
La raison en est simple, les deux titres n'ont rien d'exceptionnel, "Land ho" faisant même penser à un sous "Dreamer".
Roger Hodgson enregistrera pourtant une nouvelle version sur son album solo "Hai Hai" de 1987.
C'est donc le couteau sous la gorge que Supertramp publie son troisième album en septembre 1974: "Crime Of The Century" (#4 UK-#38 US), produit par Supertramp & Ken Scott.
School
Bloody well right
Hide in your shell
Asylum
Dreamer
Rudy
If everyone was listening
Crime of the century
(R.Davies-R.Hodgson)
Un pur chef d'oeuvre, un album parfait, chaque titre étant d'un niveau exceptionnel, tant au niveau de la composition, que de l'interprétation, que de la production.
Un must have pour les amateurs de musique pop.
C'est incroyable à quel point Davies et Hodgson ont évolué et muri depuis leur dernier album, au point que leur musique en est presque méconnaissable.
L'album de la maturité certainement et probablement, le meilleur album de toute leur carrière, suivi de peu par "Breakfast In America".
Le public anglais leur fait un triomphe, tout comme certains pays d'Europe comme l'Allemagne et le groupe se fait connaître aussi aux Etats-Unis et sur le continent américain.
Deux singles en seront issus et deviendront des tubes: "Dreamer" pour les anglais (#13 UK) et "Bloody well right" pour les américains (#35 US).
En 1980, une version live de "Dreamer" sera publiée en single et redeviendra un tube, surtout aux Etats-Unis (#15 US).
Supertramp tourne passablement en 74/75 mais A&M leur réclame un nouvel album rapidement.
Il a fallu trois ans pour concevoir "Crime Of The Century". Son succès force Davies et Hodgson à pondre le suivant en à peine six mois.
© Pascal Schlaefli
Urba City
10 septembre 2014
Supertramp #3:
Rick Davies: chant, claviers
Roger Hodgson: chant, guitare, claviers
Dougie Thomson: basse
Bob Siebenberg (C. Benberg): batterie
John Anthony Helliwell: saxophone
Alors qu'ils sont en pleine tournée, Supertramp est poussé par leur maison de disque de produire rapidement un follow-up au triomphal "Crime Of The Century".
Peu de temps après la fin de la tournée, le groupe se retrouve en studio avec très peu de nouveaux morceaux, et va puiser dans sa réserve des titres écartés de l'album précédent.
Le résultat va paraître en novembre 1975: "Crisis? What Crisis?" (#20 UK-#44 US), produit par Supertramp & Ken Scott.
Easy does it
Sister moonshine
Ain't nobody but me
A soapbox opera
Another man's woman
Lady
Poor boy
Just a normal day
The meaning
Two of us
(R.Davies-R.Hodgson)
Déçus par un album plus faible, les fans comme les critiques accueillirent fraîchement cette nouvelle galette.
Les membres du groupe eux-mêmes ont souvent critiqué ce disque, enregistré dans l'urgence et sans grande préparation.
Personnellement, même si l'album est fortement inégal, il possède quelques titres parmi les plus beaux de leur répertoire.
D'abord, toute la face A est absolument magnifique: "Easy does it" est une intro sympathique, "Sister moonshine" est un morceau folk-rock de Hodgson, énergique et entraînant, "Ain't nobody but me" est un hard rock saignant de Rick Davies, qui retrouve un peu ses influences blues-rock.
"A soapbox opera" est tout simplement l'une des plus belles chansons du groupe, un Roger Hodgson qui chante avec une sensibilité à fleur de peau et offrant à l'auditeur un moment d'émotion rare.
Enfin "Another man's woman" titre hard-rock tirant sur le progressif de Rick Davies est tout simplement l'un de mes titres préférés du groupe, autant pour la chanson en elle-même que pour la longue partie instrumentale ébourrifante qui clôture la première face.
Je pense d'ailleurs qu'elle aurait été plus efficace en fin d'album.
La seconde face est un peu plus problématique et en général, beaucoup plus faible. Après un "Lady" sans grand génie (un autre sous-"Dreamer"), la suite : "Poor boy", "Just a normal day" et "The meaning" est carrément médiocre.
L'album se termine avec la très jolie ballade "Two of us" où l'on retrouve à nouveau un Roger Hodgson très émouvant.
Donc pour résumer: non, cet album n'est pas mauvais, juste très inégal.
Aucun des deux singles publiés ("Lady" et "Ain't nobody but me") ne se classeront dans les charts anglais ou américains.
Je signale, juste au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, que la pochette est génialissime (Crise? Quelle crise?) et reste l'une des pochettes cultes de Supertramp.
Après la nouvelle tournée, le groupe va prendre le temps pour composer et produire leur prochain album, qui va mettre en lumière la scission déjà bien entamée entre Rick Davies et Roger Hodgson.
© Pascal Schlaefli
Urba City
11 Septembre 2014
Supertramp #3:
Rick Davies: chant, claviers
Roger Hodgson: chant, guitare, claviers
Dougie Thomson: basse
Bob Siebenberg (ou C.Benberg): batterie
John Anthony Helliwell: saxophone
En avril 1977, après une longue gestation, Supertramp publie son nouvel opus: "Even In The Quietest Moments" (#12 UK-#16 US), produit par Supertramp.
Give a little bit
Lover boy
Even in the quietest moments
Downstream
Babaji
From now on
Fool's overture
(R.Davies-R.Hodgson)
Avec d'énormes moyens derrière eux, Supertramp vont enregistrer un album au son cristallin, égalisant en qualité sonore ceux de Pink Floyd ou de Steely Dan de l'époque.
Malheureusement, au moment où le punk explose en Angleterre, le groupe, qui s'est installé en Californie, s'est considérablement ramolli.
L'album débute pourtant sous les meilleurs auspices avec un "Give a little bit" entrainant, l'un des meilleurs titres de Roger Hodgson.
"Lover boy" qui suit est un morceau qui frôle l'ennui mais qui est sauvé par une coda incroyablement puissante.
Si le groupe a frôlé le hard rock sur ses deux derniers albums, ceci en est le dernier souffle. Les derniers moments d'un groupe abandonnant le rock pour une pop mainstream plus vendeuse.
"Even in the quietest moments" aurait pût être une superbe ballade de Hodgson, mais comme souvent, est étirée sur six minutes et demi, jusqu'à en devenir ennuyeuse.
Ensuite, ce qu'il ne faut jamais faire, faire suivre un morceau ennuyeux par un autre morceau ennuyeux.
"Downstream" est un très beau titre, carrément dépressif, mais à cet endroit du disque, l'auditeur s'est endormi ou vaque à ses occupations ménagères.
La face B redémarre avec un "Babaji" où Hodgson nous sert des plans déjà vu et entendu, une pop sautillante et enjouée qui ferait passer "Obladi oblada" pour un titre de Leonard Cohen.
Perso, je n'aime pas, mais alors pas du tout, mais ce ne sont que mes opinions.
"From now on" qui suit est devenu un classique du groupe, mais encore une fois, désolé, je trouve ce titre ennuyeux à mourir, malgré quelques passages instrumentaux intéressants.
Heureusement l'album se termine sur un chef d'oeuvre: "Fool's overture", un titre épique de dix minutes.
Je pense que le "Bohemian rhapsody" de Queen a dû émoustiller Hodgson car "Fool's overture" est l'exemple d'un groupe jouant à reprendre les codes de la musique classique avec plusieurs mouvements: une ouverture instrumentale comportant les différents thèmes, une ballade au piano superbe et très émouvante et une finale explosive, pied au plancher.
Cet album n'est pas mauvais, juste plaisant, joli (un terme que je déteste), et trop ennuyeux pour mes goûts. Surtout, il n'a plus grand-chose à voir avec le rock progressif comme avec le rock tout cours.
Par contre il a permis à Supertramp d'exploser aux Etats-Unis.
Personellement, je ne sauverais que "Give a little bit", "Lover boy" et "Fool's overture".
Seul single à connaître le succès: "Give a little bit" (#29 UK-#15 US).
En 1978, les personnalités de Davies et Hodgson, opposées à l'extrême, qui ne composent déjà quasiment plus ensemble depuis quelque temps, sont désormais en conflit quasi permanent et le groupe est au bord de la rupture.
Pour ne rien arranger, Sue Davies, la femme de Rick, manage le groupe.
Demander à Nigel Tufnel ce qu'il en pense des femmes manager.
Malgré une crise profonde, Supertramp va bientôt enregistrer l'album de la révélation, qui sera surtout un deuxième chef-d'oeuvre.
© Pascal "Lover boy" Schlaefli
Even in the quiet Urba City
12 Septembre 2014
Supertramp #3:
Rick Davies: chant, claviers
Roger Hodgson: chant, guitare, claviers
Dougie Thomson: basse
Bob Siebenberg: batterie
John Anthony Helliwell: chant, saxophone
Après la tournée 77/78, le groupe prend le temps de composer et enregistrer leur nouvel opus qui voit le jour en mars 1979: "Breakfast In America" (#3 UK-#1 US), produit par Supertramp & Peter Henderson.
Gone Hollywood
The logical song
Goodbye stranger
Breakfast in America
Oh darling
Take the long way home
Lord is it mine
Just another nervous wreck
Casual conversations
Child of vision
(R.Davies-R.Hodgson)
Deuxième (et dernier) chef d'oeuvre de Supertramp, une réussite incontestable et méritée, un album classé numéro un dans de nombreux pays et révélation dans les pays francophones qui accueillent triomphalement le groupe.
Cet album est effectivement exceptionnel, des titres forts composés par deux auteurs/compositeurs de talent et chevronné possédant chacun leur sensibilité, interprétés par des musiciens talentueux et passionnés et une production hyper léchée et efficace.
Pour la première fois (et il me semble la dernière), John Anthony Helliwell chante sur un titre, "Child of vision" qu'il partage avec Davies et Hodgson.
Personnellement, je classerais ce disque juste derrière "Crime Of The Century" qui ne contient aucun point faible, alors que "Breakfast In America", pour moi, souffre de la présence de titres médiocres comme "Oh darling" ou "Casual conversations".
Mais peu importe, Supertramp frappe fort et la majorité des titres vont devenir des classiques.
Pour moi des titres comme "Gone Hollywood", "Goodbye stranger", "Take the long way home", "Lord is it mine" et "Child of vision" font partie des meilleurs de toute la discographie du groupe.
L'album en question va se vendre par camions, aidés par une pochette absolument géniale et cultissime.
Quatre singles/tubes imparables vont être publiés: "The logical song" (#7 UK-#6 US), "Goodbye stranger" (#15 US), "Breakfast in America" (#9 UK-#62 US) et "Take the long way home" (#10 US).
Le 29 novembre 1979, le groupe enregistre un concert au pavilion de Paris qui sera publié en live en septembre, histoire de faire patienter les fans avant le prochain opus...
Personne ne le sait encore, mais le groupe est au bord de l'implosion et il faudra attendre trois ans pour avoir le follow-up de "Breakfast in America", le décevant "Famous Last Words".
© Pascal Schlaefli
Lunch In Urba City
13 Septembre 2014
Supertramp #3:
Rick Davies: chant, claviers
Roger Hodgson: chant, guitare, claviers
Dougie Thomson: basse
Bob Siebenberg: batterie
John Anthony Helliwell: saxophone
Après le succès phénoménal de "Breakfast In America", Supertramp part en tournée tout autour du monde et de ses environs.
Le 29 novembre 1979, le groupe donne un concert triomphal au Pavillion de Paris, qu'il enregistre par la même occasion.
En 1980, sachant qu'il leur faudra du temps pour préparer un nouvel album, le groupe décide de publier un double live afin de faire patienter les fans.
Ce double album est publié à temps pour Noël, le 29 novembre 1980: "Paris" (#7 UK-#8 US), produit par Peter Henderson & Russel Pope.
School
Ain't nobody but me
The logical song
Bloody well right
Breakfast in America
You started laughing
Hide in your shell
From now on
Dreamer
Rudy
A soapbox opera
Asylum
Take the long way home
Fool's overture
Two of us
Crime of the century
(R.Davies-R.Hodgson)
Et de nouveau, un véritable carton. Supertramp offre à ses fans un double live de qualité avec des versions souvent supérieurs aux versions studios.
Pour les fans francophones, la cerise sur le gâteau est d'avoir les intros des chansons en français par John Anthony Helliwell qui se débrouille d'ailleurs plutôt bien.
Si on fait le calcul, on se rend compte que l'album le plus représenté est "Crime of the century" dont seul manque "If everyone was listening".
Viens ensuite "Breakfast in America" et "Crisis? What Crisis?" (trois chansons chacun), puis "Even in the quietest moments" (deux chansons). Et je suis assez d'accord avec les choix proposés.
En plus, on y découvre un titre inédit: "you started laughing" de Rick Davies, qui fut une obscure face B du single "Lady", mais qui est depuis devenu un classique des concerts de Supertramp.
Le titre en lui même n'est pourtant pas des plus passionants.
Malgré ce superbe live, il faudra encore deux ans avant de pouvoir mettre la main sur une nouvelle galette du groupe, et qui malheureusement, va ternir définitivement l'image d'un groupe novateur et brillant.
Un disque qui amènera également le départ de Roger Hodgson, un départ dramatique pour les fans.
© Pascal Schlaefli
Live in Urba City
15 septembre 2014
Supertramp #3:
Rick Davies: chant, claviers
Roger Hodgson: chant, guitare, claviers
Dougie Thomson: bass
Bob Siebenberg: drums
John Anthony Helliwell: saxophone, claviers
Depuis déjà quelques années, Davies et Hodgson n'écrivent plus ensemble.
Pour faire simple, la personne qui chante la chanson en est également le créateur, et comme Lennon & Mccartney, le duo a de la peine à briser les codes qu'il a établit.
"Famous Last Words" sera le premier album à briser ces codes, puisque la pochette établit très clairement que les chansons ont été composées par Rick Davies et Roger Hodgson, le nom de chaque musicien étant présenté en bleu et en rouge, en lien avec les couleurs des chansons sur la pochette.
On ne peut plus clair.
Pendant les seances d'enregistrement du successeur de "Breakfast In America", Davies et Hodgson sont en complet désaccord quand à l'orientation à donner au prochain album.
Davies aimerait revenir vers une musique plus dure et plus complexe, tandis qu'Hodgson préférerait continuer dans la ligne pop de l'album précédent, un style qui leur a réussi d'ailleurs.
C'est ainsi qu'un titre de Davies de quinze minutes "Brother were you bound" fut écarté de l'album, un album dont les séances furent particulièrement houleuses.
Et pour couronner le tout, le manager du groupe est Sue Davies, la femme de Rick, qui bien évidemment, à tendance à se ranger derrière les idées de son mari.
Lorsque l'album sort, Roger Hodgson annonce au monde stupéfait qu'il quittera Supertramp une fois la tournée terminée.
En octobre 1982, sort donc, le dernier album avec Hodgson: "Famous Last Words" (#6 UK-#5 US), produit par Supertramp, Peter Henderson et Russel Pope.
Crazy (Roger Hodgson)
Put on your old brown shoes (Rick Davies)
It's raining again (Roger Hodgson)
Bonnie (Rick Davies)
Know who you are (Roger Hodgson)
My kind of lady (Rick Davies)
C'est le bon (Roger Hodgson)
Waiting so long (Rick Davies)
Don't leave me now (Roger Hodgson)
Disons-le franchement: j'ai détesté cet album à sa sortie.
Et les années qui ont passés ne m'ont pas fait changé d'avis.
Cet album propose tour à tour des chansons énervantes où le groupe joue à sonner comme du Supertramp (Crazy, It's raining again, My kind of lady) et des chansons carrément chiantes, possédant parfois de belles mélodies, mais beaucoup trop longues (Put on your old brown shoes, Bonnie, C'est le bon, Waiting so long) et surtout manquant cruellement d'énergie.
Il reste une superbe ballade très émouvante de Roger Hodgson (Know who you are) et une finale épique digne des quatre derniers albums du groupe (Don't leave me now).
C'est peu, bien trop peu.
Deux singles dans les charts: l'insupportable "It's raining again", la scie énervante par excellence (#26 UK-#11 US) et "My kind of lady" (#31 US).
Ces deux titres sont un exemple parfait d'auto-parodie d'un groupe à la recherche d'un nouveau tube.
...ou comment ne pas faire confiance à son public!
Si le groupe ne s'est pas séparé à sa sortie (il aurait peut-être dû), le départ de Roger Hodgson change définitivement le ton et le style de l'un des groupes pop les plus attachants des années 70.
Supertramp continue, avec Rick Davies désormais comme seul leader, pour un album surprenant et réussi, suivit de trois daubes innomables et honteuses.
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Roger Hodgson en solo:
On va faire court, j'ai moyennement aimé le premier, j'ai détesté le deuxième et je n'ai pas acheté les autres.
A vous de vous faire une idée:
In The Eye Of The Storm-1984 (#70 UK-#46 US)
Hai Hai-1987 (#163 US) Un beau gadin
Rites of passage(live)-1997 Flop!
Open The Door-2000 Flop!
Classics Live-2010 Flop!
Pour citer un philosophe, qui s'appelait je crois Pierre Mortez: "Parfois, le chemin est dur!"
© Pascal Schlaefli
Urba City
16 Septembre 2014
Supertramp #4:
Rick Davies: chant, claviers
Dougie Thomson: basse
Bob Siebenberg: batterie
John Anthony Helliwell: saxophone
En 1985, la pression est sur les épaules de Rick Davies, de proposer un Supertramp différent mais qui puisse plaire aux fans.
L'année précédente, Roger Hodgson a publié son premier album solo, sans totalement convaincre le public ni les critiques.
En mai 1985, paraît donc "Brother Where You Bound" (#20 UK-#21 US), produit par Supertramp et David Kershenbaum.
Cannonball
Still in love
No inbetween
Better days
Brother were you bound
Ever open door
(Rick Davies)
Musiciens additionnels:
Marty Walsh: guitare
David Gilmour: guitare solo (Brother were you bound)
Scott Gorham: guitare (Brother were you bound)
Scott Page: flûte (Better days & Brother were you bound)
Un Supertramp différent certes, sans la signature vocale et le style de Roger Hodgson, mais surtout un Supertramp exceptionnel sur un album mélangeant influences blues (Still in love), rock (Better days), jazzy (Cannonball) et rock progressif (Brother where you bound) avec toujours ce petit côté pop mainstream qui fait avaler la pilule au grand public variétoche.
Le titre phare de l'album, l'épique "Brother where you bound", nous offre de superbes parties de guitare de messieurs Scott Gorham (Thin Lizzy) et David Gilmour (Pink Floyd).
Je rappelle qu'à l'époque où sort ce disque, Pink Floyd n'existe plus depuis deux ans, il faudra attendre encore deux ans pour que le groupe se reforme.
"Brother where you bound", pour les fans affamés du Floyd que nous étions, ressemblait à un petit appéritif sympathique, histoire de nous faire patienter avant le plat de résistance qui s'appellera "A momentary lapse of reason".
Sur scène, le groupe est augmenté de Marty Walsh (guitare), Mark Hart (chant, claviers) et Scott Page (flûtes, saxos).
Pour la tournée, Supertramp prend la courageuse décision de ne pas interpréter les compositions de Roger Hodgson, une décision enforcée par Dougie Thomson et John Anthony Helliwell, qui sont toujours amis avec Hodgson.
Pour les titres à deux voix comme "Goodbye stranger" ou "Rudy", on découvre que Mark Hart possède une voix assez proche de celle de Hodgson, ce qui poussera Davies à modifier sa politique lors des prochaines tournées.
Seul single à connaître le succès: "Cannonball" (#28 US).
Il sera le dernier single du groupe à entrer dans les charts et "Brother Where You Bound" sera le dernier album à connaître un tant sois peu le succès.
L'étoile du groupe va en effet passablement pâlir lors des années qui vont suivre.
Triste non?
© Pascal Schlaefli
Urba City
17 Septembre 2014
Supertramp #4:
Rick Davies: chant, claviers
Dougie Thomson: basse
Bob Siebenberg: batterie
John Anthony Helliwell: saxophone
Deux ans après la réussite de "Brother where you bound", Supertramp remet le couvert, en octobre 1987, avec l'album "Free As A Bird" (#93 UK-#101 US), produit par Supertramp, Rick Davies (de Supertramp non?) et Tom Lord-Alge.
It's alright (Rick Davies)
Not the moment (Rick Davies)
It doesn't matter (Rick Davies)
Where I stand (R.Davies-M.Hart)
Free as a bird (Rick Davies)
I'm beggin' you (Rick Davies)
You never can tell with friends (Rick Davies)
Thing for you (Rick Davies)
An awful thing to waste (Rick Davies)
Musiciens additionnels:
(Liste non-exhaustive)
Mark Hart: chant, guitare, claviers
Marty Walsh: guitare
Scott Page: cuivres
Lee Thornburg: cuivres
Steve Reid: percussions
Que s'est-il passé?
Comment peut-on passer de "Brother where you bound" à "Free as a bird"?
Passer d'un disque qui explore les styles fétiches de Rick Davies, blues, jazz, hard rock, ballades et rock progressif, à un disque de danse vaguement funky avec boites à rythmes, ensemble de cuivres et choeurs souls féminins?
Ce n'est pas que "Free As A Bird" soit mauvais... enfin si, mais pas que, il manque surtout d'énergie et d'inspiration.
Les morceaux tombent complètement à plat, ont de la peine à décoller et l'on ne retrouve que trop peu le charme du grand Supertramp.
Les déçus de "Free As A Bird", et nous furent légions à l'époque, nous sommes tous dit, "ben peut-être que c'est mieux chez Hodgson?".
Que nenni, la surprise fut de taille: le "Hai Hai" du Roger en question était encore pire.
Avec cet album, Supertramp signe la fin de sa carrière commerciale.
Il sera d'ailleurs le dernier à se classer dans le prestigieux Billboard américain.
Mark Hart, devient ici un invité de tout premier ordre, co-écrivant et co-chantant le très médiocre "Where I stand".
De toutes manières, tout le disque est médiocre et personnellement, je ne sauverais aucun titre de ce naufrage.
Peut-être peut-on sauver la pochette, qui montre Frédéric Chopin sur son piano, composant la 9e de Beethoven.
Aucun single n'aura le moindre succès en Angleterre comme aux Etats-Unis.
Pour la tournée, histoire peut-être de récupérer un peu le grand public de Supertramp, le groupe décide de reprendre plusieurs titres de Roger Hodgson chantés par Mark Hart: "The logical song", "Take the long way home", "Breakfast in America" et "Dreamer", contre l'avis de Dougie Thomson, ami fidèle de Hodgson.
Ceci va amener de nouvelles tensions dans le groupe, amenant sa dissolution, mais pas après un nouvel album live.
© Pascal Schlaefli
Urba City
18 septembre 2014