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rockclassics
Description du blog :
biographies et discographies des meilleurs groupes et artistes depuis les années 60
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Blog Musique
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28.11.2005
Dernière mise à jour :
13.10.2009

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Pink Floyd

Pink Floyd-1-1967

Publié le 23/05/2006 à 12:00 par rockclassics
Pink Floyd-1-1967
Formation :

Syd Barrett : chant, guitare
Richard Wright : chant, claviers
Roger Waters : chant, basse
Nick Mason : batterie

Cambridge 1962, à la Cambridge County High School, 3 jeunes passionnés de musique noire commencent à former des groupes de rock'n'roll ou de blues.
David Jon Gilmour d'abord (qui servira de prof de guitare à Syd) qui joue dans The Newcomers, puis Roger Keith (Syd) Barrett et George Roger Waters qui jouent ensemble dans Geoff Mott & The Mottoes.
en 1963, Waters part à Londre étudier l'architecture, tandis que Gilmour passe semi-pro avec son groupe Joker's Wild (qui aurait enregistré un mini album en 1965).
en 1966, Gilmour et Joker's Wild (avec Rick Wills à la basse future Foreigner et Bad Company) partent en France jouer sur la côte d'azur pendant une année.
en 1967 ils changent de nom en Little Flowers puis Bullit.
Syd quand à lui continue à Cambridge avec le groupe Those Without.

back in London.
à la Regent Street Polytechnic School, Waters rencontre deux jeunes aristocrates passionnés de musique, Richard William Wright III et Nicholas Berkeley Mason.
avec eux il fonde Sigma 6 en 1963, puis avec Juliette Gale (qui épousera Wright) et Keith Noble au chant et Clive Metcalf à la basse, évoluent en Abdabs, puis Screaming Abdabs et (pourquoi pas?) Architectural Abdabs.
lorsque en 1964, de visite à Londres Syd Barrett voit les Abdabs sur scène, il leur lance qu'ils jouent de la musique comme des architectes.
le groupe se scinde bientôt en deux, Barrett, Waters et Mason fondent un nouveau groupe Leonard's Lodger avec Bob Klose 2e guitariste et Mike Leonard aux claviers.
mais Leonard quitte bientôt le groupe remplacé par Wright de retour.

début 1965, le groupe change de nom en The Pink Floyd Sound, bientôt raccourci en Pink Floyd.
Syd tient ce nom de deux bluesmen américains, Pink Anderson et Floyd Council.
le groupe joue avec un chanteur, Chris Dennis qui ne reste pas longtemps.

Syd commence à écrire des chansons et découvre le LSD et la méditation transcendentale.

Bob Klose quitte le groupe en Juillet 1965 et au Printemps 1966, le Pink Floyd commence à faire parler de lui pour ses longues improvisations déjantées.
le groupe passe professionnel, et signe avec Blackhill Management (Peter Jenner et Andrew King).
premiers papiers dans le journal underground International Times (IT) en Octobre.
premiers concerts importants aux clubs UFO et à la Roundhouse.
Décembre 1966, ils sont résidents au fameux Marquee Club.

début 1967, ils signent avec EMI et enregistrent un premier single "Arnold Layne-candy and a current bun" (signés Syd Barrett) qui sort en Mars 1967 (#20 UK).
le titre "Arnold Layne" qui parle d'un travesti est censuré par la BBC.
sur le maxi-single français on découvre une première version de "interstellar overdrive" que l'on peut aussi trouver sur la compilation "Relics".
à la même époque, le groupe participe à la musique du film "tonight let's all make love in London", documentaire sur le swinging-London, dans lequel le groupe joue une version live de "interstellar overdrive". l'album et le film sortiront en Janvier 1968.
dans les versions plus récentes du cd, on trouve un inédit "Nick's boogie".

Juillet 1967, 2e single "see Emily play-the scarecrow" encore une fois signées Barrett.
le single monte à la 5e place des charts anglais et le groupe underground devient populaire et joue à Top Of The Pops.

Syd Barrett commence à montrer des signes de fatigue et deviens de plus en plus instable.

en Aout 1967 sortie du premier album "The Piper At The Gates Of Dawn" (#5 UK 131 US)
qui est un succès énorme en Angleterre où on le compare au "Sgt. Pepper" des Beatles.
en plus de 8 titres signés Barrett (astronomy domine, Lucifer Sam, Matilda mother, flaming, the gnome, chapter 24, the scarecrow et bike), on trouve deux titres signés du Floyd au complet, interstellar overdrive (3e version) et pow r. toc h., plus un titre signé Roger Waters, (take up thy stethoscope and walk).
sur la version américaine, ne figurent pas Lucifer Sam, pow r. toc h. et bike remplacés par see Emily play.

tournées anglaises et américaines pendant laquelle, il devient évident que Barrett n'est plus capable d'assurer le leadership d'un groupe en pleine ascension.

en Novembre 1967 sortie du nouveau single "apples and oranges (Barrett)-paintbox (Wright)" qui n'entre pas dans les charts.
puis nouvelle tournée américaine catastrophique ou certains soirs Barrett ne joue pas.
(il est même remplacé un soir par Randy California, le guitariste de Spirit).

Février 1968, on décide d'engager un guitariste capable d'assurer les parties de Barrett sur scène. après avoir envisagé Jeff Beck, c'est leur vieux copain de Cambridge, David Gilmour qui s'y colle.
dans les journaux, les Pink Floyd annoncent que Syd reste dans le groupe comme compositeur et pour jouer sur les disques mais abandonne la scène, un peu à la manière de Brian Wilson des Beach Boys.

mais en Avril 1968, après plusieurs sessions d'enregistrements catastrophiques, la décision est prise (principalement par Roger Waters) que Syd ne fait plus partie du groupe.

Syd Barrett rendu fou par l'usage constant de LSD va vivre une vie chaotique, vivant certaine fois chez Gilmour avant de revenir vivre chez sa mère au début des 70's.
il aura le temps d'enregistrer deux albums exceptionnels et effrayants de vérité en 1970,
avant de disparaitre dans son monde intérieur dont il ne ressortira plus.
son influence sur la musique pop anglaise est incalculable (Robert Smith de The Cure entre autres) et son influence sur le groupe se fera sentir pendant de nombreuses années.
(shine on you crazy diamond sur l'album "Wish You Were Here", et le personnage de Pink du film "The Wall").



--

Pink Floyd-2-1968/79

Publié le 26/05/2006 à 12:00 par rockclassics
Pink Floyd-2-1968/79
Formation :

Richard Wright : chant, claviers
Roger Waters : chant, basse
Nick Mason : batterie
David Gilmour : chant, guitare

après le départ de Barrett, Wright et Waters semblent se partager les commandes du vaisseau comme en atteste le 1er single sorti au Printemps 1968 : "it would be so nice (Wright) et Julia dream (Waters)".
sans obtenir un succès comparable aux titres signés Barrett, le single permets au Floyd de montrer qu'ils existent toujours même sans leur leader déjanté.

en Juin 1968 paraît leur nouvel album "A Saucerful Of Secrets" (#9 UK) qui montre toujours un partage des compositions entre Richard Wright et Roger Waters.
3 chansons dates de l'époque Barrett sur lesquelles Gilmour ne joue d'ailleurs pas.
"remember a day" de Wright.
"corporal Clegg" première chanson anti-militariste de Waters.
"jugband blues" de Barrett qui semble annoncer son départ du groupe, mais aussi du monde des humains.

les quatres autres morceaux sont plus récents :
"let there be more light" morceau de Waters très psychédélique.
"set the controls for the heart of the sun" de Waters sur lequel Barrett a peut-être joué.
"a saucerful of secrets" instrumental signé par le groupe.
"see-saw" morceau pop signé Wright.

en Automne le groupe enregistre la musique du film de Paul Jones "The Committee" qui ne sortira pas sur disque.

puis c'est l'un des derniers singles inédits du groupe : "point me at the sky (Waters-Gilmour)-careful with that axe, Eugene (Pink Floyd)" qui n'obtient aucun succès.

le groupe tourne beaucoups en Europe et plus particulièrement en France qui va devenir le premier grand public du Floyd.

au Printemps 1969, le groupe écrit la bande originale du film de Barbet Schroeder "More".
l'album sort au mois de Juillet et obtient un franc succès en Europe (#9 UK).
parmis les grands moments du disque : cirrus minor, the Nile song, crying song, green is the colour et cymbaline tous signés Waters qui devient la force créatrice du groupe.

en Novembre 1969 Pink Floyd sort le double "Ummagumma" (#5 UK-#74 USA) avec une première pochette géniale signée Hipgnosis, qui va signer toutes les futures pochettes du groupe.
le premier album d'Ummagumma est live et le groupe y reprends : "astronomy domine" de Syd Barrett, "careful with that axe Eugene" instrumental signé Pink Floyd et deux titres de "Saucerful" : "set the controls for the heart of the sun" et "a saucerful of secrets".

le 2e album est en fait constitué d'oeuvres solo.
Richard Wright se la joue symphonique avec son "Sysyphus" en 4 parties, malheureusement assez mauvais.
Waters se la joue acoustique et bucolique avec "Grantchester meadows", puis c'est le Waters expérimental avec les bruitages de "several species of small furry animals..." sans grand interêt.

David Gilmour se montre plutôt démonstratif avec un "the narrow way" en trois parties : 1ère partie ballade acoustique, puis 2e partie exploration spatiale électrique pour finir avec la 3e partie carrément planante laissant apercevoir les futurs "echoes" ou "time".
c'est sur cet album que Gilmour expose l'étendue de son talent encore sous-utilisé à l'époque.
Nick Mason lui mise sur les percussions et les flutes pour "the grand vizier's garden party" en 3 parties assez médiocre.
l'album reste d'ailleurs l'un des moins bien réussis du groupe.

l'année 1970 montre un Pink Floyd sur tout les fronts.
Syd Barrett d'abord qui sort un premier album solo "The Madcap Laughs" produit par Waters et Wright. (Gilmour a aidé à la production mais a refusé que son nom apparaisse sur la pochette).
un album qui nous montre l'étendue des dégats de la drogue sur le cerveau de Syd avec quand même quelques bons titres avec "terrapin" ou "octopus".

en Mai 1970, sortie de la bande originale du film d'Antonioni "Zabriskie Point" pour laquelle le Pink Floyd compose "heart beat pig meat", "crumbling land" et "come in number 51, your time is up" (une resucée de "careful with that axe, Eugene").
le groupe devait composer la majorité de la musique mais ne s'entendait pas avec Antonioni.

en Eté, EMI Harvest sort un sampler (compilation d'inédits) "Picnic, A Breath Of Fresh Air" qui contient un inédit signé Roger Waters "embryo".
ce titre ressortira sur la compilation "Works".

puis c'est le premier best of du groupe justemement intitulé "The Best Of Pink Floyd", plus tard réédité sous le nom "Masters Of Rock".
il comprend entre autres les inédits Arnold Layne, candy and a current bun, see Emily play, apples and oranges, paintbox, it would be so nice et Julia dream.
dommage que le groupe n'ait jamais sorti une compilation regroupant tous les inédits.

en Octobre 1970, c'est le nouvel album "Atom Heart Mother" (#1 UK-#55 USA) avec de nouveau une pochette géniale (la vache).
le premier morceau écrit par le groupe plus Ron Geesin est un morceau symphonique avec orchestre et choeurs qui comprends des moments de pure beauté (surtout la partie avec les choeurs féminins et l'orgue de Wright).
la 2e partie du disque est moins intéressante et reste dans un mid-tempo qui ne décolle jamais vraiment.
"if" est le premier morceau autobiographique de Waters qui le mènera à "The Wall" et "The Final Cut".
"summer '68" est un morceau planant de Wright
"fat old sun" est un morceau plus mou que planant signé David Gilmour.
l'album se termine sur un instrumental "Alan's psychedelic breakfast" en trois parties, assez beau mais sans génie.

en Décembre, deux albums solos :
"Barrett" deuxième et dernier album solo de Syd produit par Gilmour et Wright dans lequel la folie de Barrett est beaucoups mieux gérée, avec un véritable supergroupe :
Syd Barrett au chant et à la guitare, Gilmour à la basse, Wright aux claviers et Jerry Shirley (Humble Pie et Fastway) à la batterie.
un titre comme "baby lemonade" fait immédiatement penser aux meilleurs compositions de Syd période 67.

puis c'est "The Body", bande originale d'une émission de la BBC dont la musique est signée Ron Geesin (les expérimentations électroniques) et Roger Waters (les ballades acoustiques).
sans grand interêt.

Printemps 1971, nouvelle compilation du Floyd "Relics" dont le seul interêt est un nouveau titre inédit signé Waters "biding my time".
puis le groupe enregistre son nouvel album.
mais avant la sortie de celui-ci, le Floyd part à Pompei tourner sous la direction d'Adrian Maben le film "Pink Floyd At Pompei", concert sans public filmé dans une des arènes du site.
le groupe y joue pour la dernière fois des titres datant de 1968 mélangés a des nouveaux titres.
le film doit sortir début 1972, mais il sera repoussé jusqu'au Printemps 1973.

en Novembre 1971, sortie du nouveau Pink Floyd "Meddle" (#3 UK-#70 USA) dans lequel le groupe trouve enfin leur son, basé essentiellement sur les parties de guitare de Gilmour.
après un départ en force avec "one of these days" signé du groupe, l'album reste coincé comme le précédent dans des tempos moyens qui l'empèchent de décoller :
"a pillow of winds" et "fearless" signés Waters-Gilmour suivis du jazzy "San Tropez" (Waters) puis du bluesy "seamus" (Pink Floyd) appuyé par les aboiements du chien de Rick Wright.
l'album s'envole ensuite avec le magnifique "echoes" (Pink Floyd) longue suite de 23 minutes qui sera reprise sur scène pendant longtemps par le groupe, et qui préfigure le futur "shine on you crazy diamond".

le groupe répète et joue sur scène en 1972 une nouvelle pièce intitulée "eclipse" et qui deviendra "The Dark Side Of The Moon".
les scéances d'enregistrments de Dark Side sont filmés et distillés dans le film "Pink Floyd At Pompei".

puis c'est la bande originale du film de Barbet Schroeder "La Vallée" que le Floyd enregistre sans réussir à se passionner pour le film.
le résultat sera le très moyen "Obscured By Clouds" (#6 UK-#46 US) qui n'apporte pas grand chose à la carrière du Floyd.
quelques bons moments : "the gold it's in the ..." signé Waters-Gilmour, "childhood's end" de Gilmour et "free four" de Waters qui sera l'un des premiers tubes du groupe dans certains pays.
puis le groupe accompagnent les ballets de Roland Petit à Paris et Marseilles devant un public peu respectueux pour les danseurs et les danseuses.

en Mars 1973, sortie du chef d'oeuvre absolu "The Dark Side Of The Moon" (#2 UK-#1 US) qui va lancer le Floyd sur orbite.

maturité des musiciens, maitrise des techniques d'enregistrement (Alan Parsons à la console), perfection des titres longuements répétés sur scène, la voix et les textes de Waters qui joue avec sa schizophrénie, et surtout la guitare de Gilmour qui nous emmène dans d'autres sphères.
sur cet album le groupe reçoit l'aide de Dick Parry au saxophone et cinq chanteuses pour des choeurs très étherés.
sans compter sur une pochette simple mais au symbole efficace.
"speak to me" collage de sons signés Nick Mason.
"breathe" morceau planant signé Wright-Waters-Gilmour
"on the run" instrumental au synthé préfigurant le techno-rock signé Waters-Gilmour
"time" très grand moment signé par le groupe avec un solo infernal du maitre Gilmour.
"the great gig in the sky" un orgasme musical signé Richard Wright et interprêté par la très grande Clare Torry.
"money"-le tube signé Waters et encore un solo de Gilmour venu d'ailleurs.
"us and them"-peut être le moment faible du disque signé Wright-Waters.
"any colour you like" instrumental signé Wright-Mason-Gilmour avec solos de synthés et de guitare et qui amène le sublime final :
"brain damage" de Waters sur la folie qui n'est pas sans rappeler Barrett et
"eclipse" de Waters. final parfait pour un album parfait se terminant par la phrase : "there is no dark side of the moon really, in the matter of fact it's all black" (il n'y a pas de coté obscur de la lune réellement, en réalité tout est obscur)

Pink Floyd, groupe jusque la considéré comme la crème du rock underground rencontre avec cet album phare (le Sergeant Pepper's des 70's) un tel succès planétaire que plus rien ne sera comme avant, les concerts seront désormais gigantesques avec des light shows de plus en plus démesurés dans des stades archi-bourrés.

en 1974, le groupe tourne et tourne encore, en présentant au public deux nouveaux titres qui ne verront le jour que sur l'album "Animals" : you gotta be crazy (dogs) et ravin' and droolin' (sheep).
en France scandale pour la pub Gini sans qu'il y ait réellement de quoi fouetter un chat.
une tempête dans un verre d'eau sucrée.

projet de bande originale pour le film Dune de Jodorowsky, projet avorté.
Dune refera surface dans les années 80, réalisé par David Lynch avec une musique signée Toto.

en Septembre 1975, nouvel album "Wish You Were Here" (#1 UK- #1 US) dans lequel le Floyd se pose des questions sur eux-mêmes, Syd Barrett et le show business :
"shine on you crazy diamond"-longue suite en deux parties signé par Wright-Waters-Gilmour, véritable hommage à Syd Barrett dans lequel Waters chante : "rappelle toi quand tu étais jeune, tu brillais comme le soleil, maintenant il y a quelque chose dans tes yeux comme un trou noir dans le ciel"
"welcome to the machine"-titre de Waters sur le show-business qui formate des artistes pour mieux les vendre.
"have a cigar"-également de Waters, où le chanteur Roy Harper interprète le manager véreux qui se fout complètement de la musique et du groupe (le groupe est vraiment fantastique, je le pense vraiment mais au fait qui est Pink?).
"wish you were here" enfin l'un des plus beaux morceaux du groupe signé Waters-Gilmour dans lequel Waters parle de Barrett, de son père et du Floyd. (j'aurais aimé que tu sois là)
encore une fois Dick Parry est présent au saxophone.

après une tournée encore une fois triomphale, Waters, influencé par "Animal Farm" de Welles,décide d'écrire un concept sur le sujet.
cela donne "Animals" sorti en Janvier 1977 (#2 UK-#3 US) qui reçoit un acceuil mitigé.
Richard Wright est écarté de l'aspect créatif de l'album et si il joue bien sur cet album, on ne retrouve pas son style planant si particulier.
le nouveau son du Floyd est plus dur et plus mordant.
cette fois-ci le groupe est complètement dirigé par un Waters qui considère Pink Floyd comme étant son instrument.
"pigs on the wing 1 et 2"-courtes intro et outro acoustiques de l'album signés Waters, qui préfigure le titre "mother" de The Wall.
"dogs"-titre exceptionel de Waters-Gilmour avec des parties de guitares a tomber.
"pigs"-titre médiocre signé Waters.
"sheep"-excellent final signé Waters. (la guitare de Gilmour toujours elle!!!)
pochette géniale encore une fois, avec le cochon survolant l'usine électrique de Londres, qui servira souvent sur scène.

si la tournée est encore une fois triomphale, ce sera surout la dernière tournée classique avec les quatre musiciens. (la tournée The Wall sera plus un show musical que de vrais concerts du Floyd)
sur scène en plus de Dick Parry, Snowy White (futur Thin Lizzy et Roger Waters Band) est engagé pour doubler Gilmour à la guitare.
après la tournée, Waters prépare deux concepts : "the pros and cons of hitch hiking" qu'il ressortira en solo en 1984 et bien sur "the wall".
pendant ce temps, Richard Wright sort son premier album solo en 1978 : "Wet Dream" qui s'il n'obtient pas un succès énorme, nous permets de retrouver le son et l'ambiance du Floyd époque Wish You Were Here.

quelque temps plus tard c'est David Gilmour qui sort un premier album solo accompagné par les musiciens avec qui il avait joué avant de faire partie de Pink Floyd :
Mick Weaver aux claviers, Rick Wills à la basse (Foreigner-Bad Company) et Willie Wilson à la batterie.
cet album simplement intitulé "David Gilmour" dans lequel il collabore de nouveau avec Roy Harper, est interêssant sans être franchement indispensable. pour les fans seulement.

en Novembre 1979 finalement sort le nouveau chef d'oeuvre du Floyd, le double "The Wall" (#3 UK-#1 US) album auto-biographique signé Roger Waters.
le personnage de Pink est en fait à mi-chemin entre Waters et Barrett.
enfant, il ne connait pas son père mort à la guerre. et est élevé par sa mère, un rien possessive et protectioniste.
il est confronté à l'horreur de l'école dans laquelle on tente de le formater.
devenu une rock-star, il est confronté au cirque du show-business, les drogues, les groupies, et plonge dans la folie dans laquelle il trouve refuge.
devenu dictateur fasciste, il tente de faire régner le nouvel ordre mondial.
finalement, il passe en procès dans lequel il revoit les personnages de sa vie l'accuser de tout les torts et reçoit le chatiment ultime : le mur qu'il s'était construit toute sa vie explose et ses pensées sont mises à nues devant les siens.

cet album majeur largement dominé par la guitare de Gilmour, comprends de très grands moments comme "another brick in the wall" en trois parties signées Waters et qui deviendra le 2e tube du Floyd après "money".
"goodbye blue sky", "one of my turns" et "hey you" signés Waters.
"comfortably numb" signé Waters-Gilmour qui offre deux solos parmis les plus beaux de Gilmour.
"run like hell" également signé Waters-Gilmour est comme son titre le laisse supposer, d'enfer.
"the trial" enfin signé Waters-Bob Ezrin (co-producteur de l'album).

sur scène, The Wall sera l'occasion d'un spectacle étonnant (filmé mais malheureusement jamais sorti en vidéo) dans lequel un mur est monté devant les musiciens pendant la première partie et qui explose à la fin de la 2e partie.
un coffret live sortira en 2000 "Is There Anybody Out There".
ce sont les derniers concerts du groupe qui n'apparaitra plus sur scène avant 1987.

la tournée principalement Américaine, connaitra quand même quelques dates anglaises, dont une en 1981 pour le public européen.
en 1981, Richard Wright, déja sous-exposé sur "Animals" et largement absent de "The Wall" est viré purement et simplement du groupe.

Pink Floyd-3-1982/83

Publié le 31/05/2006 à 12:00 par rockclassics
Pink Floyd-3-1982/83
Formation :

Roger Waters : chant, basse
Nick Mason : batterie
David Gilmour : guitare

en 1981 tandis que Richard Wright est écarté du groupe, Nick Mason enregistre un premier album solo "Ficticious Sports" qui est en réalité un album de Carla Bley qui écrit la majorité des titres, Mason se contentant de la place de batteur et de producteur.
on retrouve sur cet album Robert Wyatt dont le fameux album "Rock Bottom" avait justement été produit par Nick Mason.

en 1982, nouvelle compilation "A Collection Of Great Dance Songs" qui comprends une nouvelle version de "Money"(sans interêt).

mais la grande nouveauté de 1982 est le film "Pink Floyd The Wall" réalisé par Alan Parker avec Bob Geldof dans le rôle de Pink.
Roger Waters déçu par le film déclarera avoir été trahi par Parker qui aurait pris des libertés avec l'histoire.
Alan Parker, très doué pour les films musicaux (Fame, The Commitments et Evita) est pourtant l'un des seuls réalisateurs vraiment capables de réellement coller la musique sur les images (ou le contraire). il n'y a qu'a voir ses films non-musicaux comme Midnight Express ou Birdy pour se rendre compte de son talent pour l'utilisation intelligente de la musique dans ses films.
pour "The Wall" l'objectif est atteint et le film est une véritable descente aux enfers dans la folie furieuse d'une rock star décadente, auxquels s'ajoutent les animations extrèmement réussies de Gerald Scarfe.

en ce qui concerne la musique, le projet d'une bande originale est abandonnée vu que l'album original à été abondemment utilisé pour le film.
les deux versions de "in the flesh" chantée par Bob Geldof ne sortiront jamais pas plus que "what should we do now" dont il existe une version live sur le coffret "Is There Anybody Out There".
seul un single sort en 1982 "when the tigers broke free-bring the boys back home(version du film)" sans succès.

la déclaration de guerre de Margaret Thatcher en 1982 contre l'Argentine (guerre des Falklands) insupporte Waters qui écrit la suite logique de "The Wall" qui sortit en 1983 "The Final Cut" (#1 UK-#6 US).

sous-titré "a requiem for the post war dream", "The Final Cut" est l'album le plus personnel de Waters qui éclipse Gilmour et Mason sur ce disque.
Gilmour s'offre encore quelques beaux solos, mais sa guitare est quelque fois remplacée par le saxophone de Raphael Ravenscoft (le saxo sur Baker Street de Gerry Rafferty).
les remplaçants de Richard Wright sont Michael Kamen (co-producteur de l'album avec Waters et James Guthrie) et Andy Bown (Status Quo).
Ray Cooper vient prêter mains fortes aux percussions, et Nick Mason est même remplacé par Andy Newmark sur le dernier titre "two suns in the sunset".

sur le verso de la pochette, une photo qui en dit long : un officier anglais (Eric Fletcher Waters son père mort lors de la bataille d'Anzio) un rouleau de pellicule sous le bras (le film The Wall) avec un couteau planté dans le dos (la trahison d'Alan Parker).

si cet album est injustement sous-estimé par les fans non anglophilles c'est probablement que toute la beauté de cet album est dans les textes.
les titres phares pour moi sont "the post war dream" (qu'avons nous fait Maggie ? qu'avons nous fait à l'Angleterre?)
"the gunner's dream" (dans lequel Waters rêve d'un monde dans lequel "les maniaques ne font pas tout pêter, dans lequel tout le monde à recours à la loi et où plus personne ne tue les enfants"), "the final cut" dans lequel il continue le thème abordé dans "if" ("et si je te montre mon côté obscur? .... et si je t'ouvre mon coeur et te montre mes faiblesses que feras tu? iras-tu vendre ton histoire à Rolling Stone? prendras tu les enfants en me laissant seul?)
"not now John" humour desespéré sur le monde actuel et retour du dictateur fasciste de The Wall pour finir avec "two suns in the sunset" sur "l'holocauste à venir" dans lequel il termine "cendres et diamants, ennemis et amis nous seront tous égaux à la fin".

sur le single "not now John", la face B est un inédit "the hero's return part 2".

l'album terminé, la rupture entre Waters et Gilmour est consommée.
Roger Waters décide que Pink Floyd est fini et préfère continuer en solo.
Gilmour et Mason lui prouveront qu'il se trompe.

Pink Floyd-4-1987

Publié le 05/06/2006 à 12:00 par rockclassics
Pink Floyd-4-1987
Formation :

Nick Mason : batterie
David Gilmour : chant, guitare

entre 1984 et 1985, les quatre membres du Floyd vont chacun sortir un album solo.

le premier est Richard Wright qui avec Dave Harris a fondé le duo Zee.
leur unique album est le très décevant "Identity" sorti au Printemps 1984.
très éloigné de l'universe Floydien, Zee est plutôt orienté New Wave électronique.
l'album décevra les fans du Floyd et de Wright et la carrière du duo s'arrêtera net.

également au Printemps 1984, sort le deuxième album de David Gilmour "About Face" qui est mieux reçu par la critiques et les fans (#21 UK- #32 US).
sur ce disque, on remarque la présence de Pete Townshend (The Who) qui écrit les textes de deux morceaux et de Jon Lord (Deep Purple), ainsi que Pino Palladino et Jeff Porcaro (Toto).
le titre "blue light" en est extrait avec un succès moyen.
David Gilmour part en tournée avec Mick Ralphs (Bad Company), Greg Dechert (Uriah Heep), Chris Slade (Manfred Mann's Earth Band-Uriah Heep-The Firm-ACDC) et le saxophoniste de "The Final Cut", Raphael Ravenscroft.

mais le public du Floyd est surtout anxieux de découvrir le premier album solo de Roger Waters qui sort en Mai 1984 : "The Pros And Cons Of Hitch Hiking" (#13 UK-#31 US), ancien projet de la fin des années 70 et qui se veut un concept sur les rêves.
afin de remplacer Gilmour, Waters frappe fort et engage Eric Clapton.
on y retrouve également l'équipe de "The Final Cut" : Michael Kamen et Andy Bown aux claviers, Ray Cooper aux percussions plus David Sanborn au saxo.
l'album malgré de grosses ventes, est plutôt médiocre et déçoit terriblement les fans.

en Juiller 1985, festival de Live Aid organisé par Bob Geldof simultanément à Londres et à Philadelphie.
David Gilmour est le seul membre du groupe à y participer en tant qu'accompagnateur de Brian Ferry.

en Aout 1985, Nick Mason et le guitariste Rick Fenn (10 CC-Mike Oldfield) écrivent et enregistrent ensemble l'album "Profile" assez réussi.
sur cet album, se trouve le titre "lie for a lie" qui réunit David Gilmour et Maggie Reilly (Mike Oldfield) au chant.
le titre sort en single et obtient un joli succès en Angleterre.

le succès de ce titre convainc Mason et Gilmour de retravailler ensemble.

en Juin 1986, après un procès entre Waters et son ex-manager Steve O'Rourke, Waters accepte d'abandonner le nom de Pink Floyd à Gilmour et Mason.

Septembre 1986, début des scéances d'enregistrement du nouveau Pink Floyd, et début d'un long procès entre Waters et Mason/Gilmour.

en Novembre 1986, parution du dessin animé anti-nucléaire "When The Wind Blows" avec une musique signée Roger Waters.

en Décembre 1986, Richard Wright rejoints Mason et Gilmour en studio.

Juillet 1987, Roger Waters contre-attaque avec son deuxième album solo "Radio Kaos" qui au départ aurait du être double.
sur ce disque on trouve Mel Collins (King Crimson-Alan Parsons Project) au sein du nouveau groupe de Waters, le Bleeding Hearts Band.
si "Radio Kaos" est supérieur à "The Pros And Cons Of Hitch Hiking", il n'obtient qu'un succès mitigé (#25 UK-#50 US).

en Septembre 1987, sortie du nouveau Pink Floyd "A Momentary Lapse Of Reason" qui renoue avec le succès d'antan (#3 UK-#3 US).
sur cet album, se trouvent entre autres:
Richard Wright bien sur, Bob Ezrin (co-producteur avec Gilmour), Tony Levin (King Crimson), Jim Keltner (batteur pour John Lennon, George Harrison et Ringo Starr), Carmine Appice (Vanilla Fudge, Cactus, BBA), Pat Leonard (producteur de Madonna), John Helliwell (saxophoniste de Supertramp).
cet album est sans contestation aucune, un album solo de David Gilmour déguisé en Pink Floyd.
mais c'est surtout un très bon album avec des titres forts comme "learning to fly", "one slip", "on the turning away" et "sorrow".
"learning to fly" et "on the turning away" ont égalements très bien marché en singles.

le seul point faible de l'album sont les textes qui étaient le point fort de Waters.
peu importe, les fans ont tranchés et font un triomphe à l'album et au groupe qui part pour une longue tournée qui durera près de trois ans et qui voit le retour définitif de Wright au sein du Floyd, plus populaire que jamais.

Pink Floyd-5-1988/95

Publié le 10/06/2006 à 12:00 par rockclassics
Pink Floyd-5-1988/95
Formation :

Nick Mason : batterie
David Gilmour : chant, guitare
Richard Wright : chant, claviers

en Septembre 1987, Pink Floyd avec un album qui cartonne en bandoulière, est de retour sur les routes pour une très longue tournée.
en Juin 1988 ils donnent un concert exceptionnel devant le chateau de Versailles.
en Novembre 1988, c'est la sortie du double live "Delicate Sound Of Thunder" (#11 UK-#11 US).
en Juillet 1989, nouveau concert exceptionnel à Venise retransmis en Mondiovision, et qui sera gâché par les déprédations causés au site par certains spectateurs peu respectueux.
pour finir en beauté, participation au festival de Knebworth en Juin 1990 qui donnera lieu à un disque et à une vidéo.

en 1990, pour fêter la chute du mur de Berlin, Roger Waters organise un grand show "The Wall" avec bon nombres d'invités comme les Scorpions, Bryan Adams, Cindy Lauper, Van Morrison, Joni Mitchell ou Sinead O'Connor pour un résultat plutôt médiocre.
le grand absent de ce spectacle sera David Gilmour, qui avait proposé, malgré leurs différents, d'y participer, rejeté par un Waters encore aigri.
l'album sera ré-enregistré en studio pour cause de grands vents lors du concert, sans malheureusement améliorer la qualité de l'oeuvre.
il est difficile, il est vrai de faire mieux que l'original.

en 1992, nouvel album solo de Roger Waters, probablement son meilleur "Amused To Death" (#34 UK-#21 US) sur lequel participent Steve Lukather (Toto), Jeff Beck, John Rabbit Bundrick (Free-The Who), Andy Fairweather-Low, Jeff Porcaro (Toto) etc...

en 1994, dernier album en date de Pink Floyd "The Division Bell" (#1 UK-#1 US) et nouveau succès pour le groupe.
c'est également la première fois depuis 1975 que Wright participe à l'écriture d'un album du Floyd, et le disque retrouve un peu le son des meilleurs cuvées.
la plupart des textes sont écrits par Polly Samson, la petite amie de Gilmour, également journaliste.
on retrouve sur cet album, le groupe qui a accompagné les 3 membres officiels au long de la dernière tournée, c'est à dire : Jon Carin aux claviers, Guy Pratt à la basse (voir également Whitesnake), Tim Renwick à la guitare, plus le retour de Dick Parry au saxophone.
malgré quelques longueurs, l'album offre de grands moments comme "what do you want from me", "poles apart" où Gilmour parle de Waters en faisant le parallèle avec Syd Barrett.
"a great day for freedom" chanson dans laquelle Gilmour règle son compte avec Waters au sujet de The Wall à Berlin.
"take it back" qui sortira en single et sera un hit et enfin le nostalgique "high hopes" où Gilmour chante : "l'herbe était plus verte, la lumière plus brillante..."

nouvelle tournée, la dernière apparemment pour cette formation qui sera immortalisée dans le double album "Pulse" (#1 UK- #1 US) et dans la vidéo du même nom en 1995.

en 1996, Richard Wright sort son meilleur album solo "Broken China" dans lequel participe Manu Katche, Pino Palladino, Tim Renwick et Sinead O'Connor sur un titre.
l'album au son très proche du dernier Floyd, est co-écrit et co-produit avec Anthony Moore.

en 2001, sortie d'une énième compilation "Echoes" qui mélange maladroitement toutes les périodes du groupe pour un résultat un peu fouilli.
un seul inédit "when the tigers broke free" datant de 1982.
à quand, une vraie compilation anthologique et chronologique avec tout les inédits???

en 2005, Roger Waters à sorti un opéra sur la révolution française intitulée "ça Ira".
prévu initialement pour être chanté en Français sur des textes d'Etienne Roda-Gil, l'opéra à finalement été ré-écrit par Waters lui même en anglais.

mais la grande surprise de 2005, ce fut la réunion de Gilmour, Waters, Wright et Mason (Pink Floyd-2) pour le festival Live 8 organisé par Bob Geldof, réunion historique, les 4 musiciens n'ayant pas joué ensemble depuis 1980.

malheureusement, les différences musicales entre Waters et Gilmour empêchent une réelle réunion à long terme.

en Mars 2006, le 3e album solo de David Gilmour "On An Island" (#1 UK-#6 US), est une excellente surprise, approchant le succès du Floyd, ce qui n'étais jamais arrivé à un disque solo d'un des membres du groupe.
sur cet album exceptionnel, co-écrit encore une fois avec Polly Samson, Gilmour y est accompagné par un véritable Who's Who du rock : Richard Wright sur plusieurs titres, David Crosby et Graham Nash sur le titre "on an island", Phil Manzanera (Roxy Music) également co-producteur, Jools Holland (Squeeze), Guy Pratt (bassiste de Pink Floyd 87-95), Robert Wyatt, Chris Thomas également co-producteur, etc..

à l'heure ou j'écris ces lignes, Roger Waters devrait sortir un nouvel album intitulé "Heartland" et se prépare à une nouvelle tournée dans laquelle il sera accompagné par Nick Mason et probablement Richard Wright sur quelques dates.

update :
Syd Barrett est mort d'un cancer le Vendredi 07 Juillet 2006

Shine In Peace