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Date de création : 28.11.2005
Dernière mise à jour : 07.09.2018
1847 articles


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Magma

Magma #1-Magma-1970

Publié le 12/09/2011 à 18:23 par rockclassics
Magma #1-Magma-1970

Magma #1 :

Klaus Basquiz : chant

Christian Vander : chant, batterie

Claude Engel : guitare

François Cahen : claviers

Francis Moze : basse

Teddy Lasry : saxophone, flûte

Richard Raux : saxophone, flûte

Alain "Paco" Charlery : trompette

 

 

Une musique, un langage et un groupe venu d'ailleurs !….

 

Passons sur le passé de Christian Vander et son amour immodéré pour Coltrane et débutons notre histoire en 1969 lorsque Laurent Thibault monte un groupe pour une tournée des casinos, avec Lucien "Zabu" Zabuski au chant, Eric Grimbert à la guitare, Francis Moze aux claviers, Thibault à la basse et Vander à la batterie, rejoints bientôt par René "Stundehr" Garber à la clarinette.

 

Une tournée qui dégénère rapidement tandis que le groupe trouve son style bizzaroïde.

 

Puis premières répétitions avec Claude Engel à la place de Grimbert, puis en août c'est l'arrivée du chanteur Klaus Basquiz.

 

Laurent Thibault abandonne bientôt sa place de bassiste pour celle de producteur/ingénieur du son et Moze le remplace à la basse, tandis que François Cahen s'occupe des claviers.

 

René Garber, qui ne se considère pas suffisamment bon comme technicien, quitte rapidement Magma pour rester dans son entourage néanmoins, et le groupe embauche trois cuivres, dont le talentueux Teddy Lasry.

 

Durant plusieurs mois, les musiciens s'enferment dans une vieille maison près de Paris pour longuement répéter, mettre au point des morceaux extrêmement complexes, construire la légende et la langue kobaïenne.

 

Les répets ont du bon, le groupe est désormais solide et signe un contrat avec Phillips en avril 1970, aidés en cela par Lee Halliday, le père d'Optic 2000.

 

Premiers concerts en mai 1970, devant la stupéfaction et l'incompréhension du public alors que le double album est publié : "Magma",  produit par Laurent Thibault.

 

Kobaïa (Christian Vander)

Aïna (Christian Vander)

Malaria (Christian Vander)

 

Sohïa (Teddy Lasry)

Sckxyss (François Cahen)

Auraë (Christian Vander)

 

Thaud Zaïa (Claude Engel)

Naü Ektila (Laurent Thibault)

 

Stoah (Christian Vander)

Mûh (Christian Vander)

 

Ce double album raconte le départ de terriens à bord d'un vaisseau spatial pour la planète Kobaïa (éternelle).

Après de nombreuses années en paix, les ex-terriens décident de repartir sur leur planète d'origine, afin de témoigner de la beauté de Kobaïa et de proposer à ceux qui le désireraient de quitter également la Terre.

Malheureusement, les Terriens répondent avec le plus grand mépris et menacent les Kobaïens de détruire leur planète.

Les Kobaïens préviennent alors les Terriens qu'ils possèdent l'arme absolue….

 

Un double album encore très jazz, parfois un peu long, tombant parfois dans les travers des disques de free jazz, mais à l'intensité impressionnante sans compter sur le talent incroyable des musiciens

 

Les premières critiques assassines naissent et pour faire simple, voici ce que l'on entendra durant des années : Magma = Nazis !!!

 

Non le ridicule ne tue pas !

 

Seuls une poignée de convertis défendent Magma, Philippe Paringaux de Rock & Folk en première ligne mais également des musiciens qui reconnaissent le sérieux de l'affaire et un public timide mais qui va aller en s'élargissant.

 

Une fois passé le sentiment d'agression incroyablement forte et désagréable que l'on ressent lors de la première écoute, Magma nous offre en effet une musique incroyablement belle et d'une puissance inégalée.

 

Magma défonce les portes de la musique pop ou rock de l'époque, on ne parle même pas de la frileuse pop Française balbutiante qui peine à trouver ses marques, car seul Ange va réussir à s'imposer, Triangle et les Variations déposeront rapidement le bilan et Martin Circus va devoir passer à la variétoche la plus insipide pour pouvoir passer chez Guy Lux et Danielle Gilbert.

 

Magma par contre, va rapidement s'exporter dans toute l'Europe, jusqu'en Angleterre, probablement aidé par son langage unique qui l'aide à dépasser son identité francophone, et trouver une identité propre, aidée également par son logo omniprésent sur les pochettes et sur scène.

 

Juin 1970, première apparition télé dans le Discorama de la très regrettée Denise Glaser.

 

Magma débute une courte tournée, dont quelques concerts à l'Olympia.

 

Début 1971, Claude Engel quitte Magma, suivi de Richard Raux et Paco Charlieri.

 

Engel ne sera pas remplacé, Vander décidant de se passer de guitariste pour l'instant, et Jeff Seffer et Louis Toesca sont engagés dans la section de cuivres.

 

© Päscäl Schläëflï (is de hündin !)

Ürbä, Itah

Sëptëmbrë 2011

Magma #2-1001° Centigrades-1971

Publié le 13/09/2011 à 17:29 par rockclassics
Magma #2-1001° Centigrades-1971

Magma #2 :

Klaus Basquiz : chant

Christian Vander : chant, batterie

François Cahen : claviers

Francis Moze : basse

Teddy Lasry : saxophone, flûte

Jeff Seffer : saxophone, clarinette

Louis Tesca : trompette

 

Début janvier, Magma participe à la compilation "Puissance 13+2", qui présente les nouveaux groupes signés sur le label Théleme de Laurent Thibault.

 

Magma y enregistre une première version d'un titre de six minutes qui va changer l'histoire de la musique et l'avenir de Magma : "Mekanik Kommando" .

 

En juin 1971, paraît le 2e album : "1001° Centigrades", produit par Roland Hilda.

 

Rïah Sahïltaahk (Christian Vander)

 

KI ïahl ö lïahk (François Cahen)

"ISS" Lanseï Doïa (Teddy Lasry)

 

Au départ l'album doit s'appeler "Magma 2" et posséder une pochette grise, ultra sobre, avec simplement le logo du groupe…mais le directeur artistique du groupe ne l'entend pas de cette oreille….serait-il sourd ?

 

Ou aveugle ?

 

Il décide d'utiliser un dessin multicolore et flashy représentant un volcan et de la lave en fusion psychédélique et rebaptise le disque "1001° Centigrades" contre l'avis du groupe.

 

Heureusement, pour la réédition en CD, on est revenu au design original, même si le nom de l'album est resté.

 

Le premier titre de l'album, premier grand titre épique de Christian Vander, "Rïah Sahïltaahk" est une sacrée réussite et laisse entrevoir les grandes envolées lyriques des albums à venir.

 

La face B est plus jazzy avec deux bonnes compos de Cahen et Lasry.

 

A la même époque paraît un single inédit : "Hamtaahk" avec un extrait de "Rïah Sahïltaahk" en face B rebaptisé "Tendeï Kobah".

 

Magma #2 donne quelques concerts après la sortie de l'album, mais c'est au festival de Jazz de Montreux cet été là que l'avenir de Magma se joue.

 

Le groupe y triomphe, reçoit l'ovation du public et les honneurs de la presse et va jusqu'à impressionner l'ex-manager des Rolling Stones et des Yardbirds : Giorgio Gomelsky qui décide de prendre les affaires du groupe en main.

 

Peu après, Magma se déguise en Univeria Zekt pour un album plus mainstream, mais j'y reviendrais plus tard.

 

Première grande tournée de Magma, qui enregistre en octobre 1971, lors d'un passage à l'émission musicale Carré Bleu d'Europe 1, une version différente du titre  "Mekanik Kommandoh" .

 

Un single sera publié en 1972 : "Mekanik Kommandoh/Klaus Kömbalad (Vander)".

 

"Mekanik kommandoh" nouvelle version de 5 minutes de la future oeuvre majeure de Christian Vander, est jouée à l'époque avec une intro "samba" plutôt festive, avant de se transformer dans le style hypnotique que l'on connaît.

La face B "Klaus Kombalad", est une véritable scie de trois minutes, répétant jusqu'à plus soif la mélodie finale de "Rïah Sahïltaahk".

 

Aurait pû être un tube pour chanteur de charme italien sur le retour !

 

En novembre 1971, concert à Bruxelles, au théâtre 140, un concert qui sera publié sous le label AKT, publiant des archives de Magma, et nous offrant le seul témoignage live de cette période avec un tracklist imposant :

Stoah  (Christian Vander)

Kobaïa (Christian Vander)

Aïna (Christian Vander)

Rïah Sahïltaahk (Christian Vander)

"ISS" Lanseï Doïa (Teddy Lasry)

KI Iahl O Liahk (François Cahen)

Sowiloï soï soï (Christian Vander)

Mekanik Kommandoh (Christian Vander)

 

"Sowiloi soi soi" est un inédit qui fut un temps l'ouverture de MDK.

"Mekanik Kommandoh" est encore une version "Samba" mais de seize minutes cette fois-ci.

 

C'est lors d'un concert en Belgique que Christian Vander fait la connaissance de Jean-Luc Manderlier, qui va rapidement rejoindre Magma.

 

© Päscäl Schläfli (is de hundin)

Ürba, Itah

Sëptehmbehr 2011

Univeria Zekt-The Unnamables-1972

Publié le 17/09/2011 à 15:32 par rockclassics
Univeria Zekt-The Unnamables-1972

Univeria Zekt :

Klaus Basquiz : chant

Christian Vander : chant, batterie

François Cahen : claviers

Francis Moze : basse

Teddy Lasry : saxophone, flûte

Jeff Seffer : saxophone

Claude Engel : guitare

Tito Puentes : trompette

 

En août 1971, peu après la rencontre avec Giorgio Gomelsky, Magma prend le nom d'Univeria Zekt, afin de réenregistrer la BO du film "24 heures seulement", qui n'était pas sortie.

C'est également l'occasion d'offrir un album moins difficile d'accès pour se faire connaître d'un plus large public

 

"The Unnamables" ne se vendra malheureusement qu'à très peu d'exemplaires.

 

Pour cette occasion, Claude Engel et Zabu reviennent dans le groupe et Tito Puentes remplace momentanément Louis Toesca.

 

L'album sera publié début 1972 : "The Unnamables".

 

You speak and speak and colegram (Teddy Lasry)

Altcheringa (F.Cahen-Zabu)

Clementine (Claude Engel)

Something's cast a spell (T.Lasry-L.Ledissez)

 

Ourania (Christian Vander)

Africa Anteria (Christian Vander)

Undia (Christian Vander)

 

Musiciens additionnels :

Zabu : chant (Altcheringa)

Lionel Ledissez : chant (Something's cast a spell)

 

La face A, dominée par Teddy Lasry, nous offre une musique jazzy facile d'accès, mais mettant l'accent sur le talent des musiciens.

 

"Clementine" est une très jolie ballade, jouée par Claude Engel.

 

La face B est composée par Christian Vander, et rappelle effectivement Magma, surtout "Undia".

Un album expérimental, intéressant à plus d'un titre, mais qui ne sera pas renouvelé au sein de Magma.

 

Une fois l'album terminé, Claude Engel et Tito Puentes quittent définitivement Magma qui retrouve sa formation #2.

 

Bientôt, Magma rencontre deux autres personnes importantes : Jean Yanne et le trompettiste Herp Albert, qui deviennent tout deux fans de la musique du groupe.

 

Jean Yanne invite Magma à composer et à apparaître dans son nouveau film "Moi y en a vouloir des sous", et Magma va apparaître brièvement dans ce film, interprétant un titre inédit de Teddy Lasry, qui ne sera pas publiée sur la BO du film.

 

Magma quitte ensuite Philips et aidés par Herp Albert, signent chez A&M, ce qui est un énorme pas en avant pour le groupe.

 

A la fin de la tournée d'été 1972, le groupe splitte, usé par les galères incessantes, la fatigue et le manque d'argent.

 

C'est un nouveau Magma qui va renaître à l'automne pour le tournant de sa carrière.

 

© Päscäl Schläflï (is de hundin)

Ürba, Itah

Sëhptëmbhër 2011

Magma #3-Mekanik Destruktiw Kommandoh-1973

Publié le 17/09/2011 à 15:48 par rockclassics
Magma #3-Mekanik Destruktiw Kommandoh-1973

Magma #3 :

Klaus Basquiz : chant

Christian Vander : chant, batterie, claviers

Teddy Lasry : saxophone, flûte

Stella Vander : chant

René Garber : chant, clarinette

Claude Olmos : guitare

Jean-Luc Manderlier : claviers

Jannik Top : basse

 

Lorsque Magma se reforme à l'automne 1972, c'est avec Basquiz, Vander, le retour de René Garber au chant et clarinette, Stella Vander au chant, Jean-Luc Manderlier aux claviers et Jean-Pierre Lambert à la basse.

 

 

Christian Vander s'est concentré sur la composition de son oeuvre majeure : la trilogie Theusz Hamtaahk, composée de "Theusz Hamtaahk", "Wurdah Itah" et "Mekanik Destruktiw Kommandoh" que le groupe joue sur scène depuis début 1971.

 

Début de l'année 1973, Magma enregistre le troisième mouvement, le seul ayant été complété, aidé par les choeurs de la Stochhaus (Album "Mekanik Kommandoh" publié chez AKT), mais leur maison de disques, la prestigieuse A&M n'est pas satisfaite du résultat, et Vander doit revoir sa copie.

 

Entretemps, un nouveau membre est venu enrichir la formation et pas n'importe qui : le bassiste Jannik Top.

 

C'est donc avec la formation #3 (ci dessus) augmentés de quelques choristes, que Magma enregistre la première version officielle de : "Mekanik Destruktiw Kommandoh" produit par Giorgio Gomelsky.

 

Hortz fur dëhn stekëhn west

Ïma süri dondaï

Kobaïa is de hündin

 

Da zeuhl wortz mëkanïk

Nëbëhr Gudahtt

Mëkanïk kommandöh

Kreühn Köhrmahn is de hundin

(Christian Vander)

 

Choristes :

Muriel Streisfield

Evelyne Razymovski

Michèle Saulnier

Doris Reihnardt

 

 

Un album intemporel, majestueux, effrayant, sublime.

 

Le sommet de l'oeuvre de Magma et de Christian Vander.

 

L'apocalypse a désormais sa bande originale, elle s'appelle "MDK" .

 

Magma vit un véritable tournant, départ progressif des cuivres, remplacés désormais par des choeurs féminins qui accompagneront chaque nouvelle oeuvre de Magma, main mise totale et sans concession de Christian Vander sur le groupe, il n'y a désormais plus de place pour un deuxième leader .

 

Le seul regret, est le mixage décevant de l'album, noyant la basse et les percussions dans le mix, un choix de Vander pour donner plus de places aux choeurs.

 

L'album sera réenregistré officiellement deux fois en live (et on ne compte plus les versions live semi-officielles), deux version largement supérieurs que l'on trouvera sur "Retrospektiw 1 & 2" en 1980 et sur la trilogie live de 2000.

 

Juin 1973, tournée américaine accompagnés par Randy et Michael Brecker, puis concerts en Angleterre où le groupe triomphe et rejouera souvent.

 

Le 14 mars 1974, c'est un Magma plus léger qui enregistre deux oeuvres inédites pour la BBC :

Klaus Basquiz : chant, percussions

Christian Vander : chant, batterie

Claude Olmos : guitare

Jannik Top : basse

Michel Grailler : claviers

Gérard Bikialo : claviers

 

AKT publiera un CD de ces enregistrements : "BBC 1974", contenant :

Theusz Hamtaahk (Vander)

Kohntarkosz (Vander)

 

Il s'agit d'un autre album d'archives plus que passionnantes, car montrant la première version de "Theusz Hamtaahk" que le groupe joue régulièrement à l'époque mais qu'il n'enregistrera jamais, et une première version de "Kohntarkosz", deuxième mouvement de la trilogie Egyptienne.

 

Le duo Vander/Top donne ici le meilleur de lui même.

 

 

© Päscäl Schläflï (is de hundin)

Ürba, Itah

Sëhptëmbëhr 2011

Magma #4-Wurdah Itah-1974

Publié le 18/09/2011 à 14:44 par rockclassics
Magma #4-Wurdah Itah-1974

Magma #4 :

Klaus Basquiz : chant, percussions

Christian Vander : chant, batterie, claviers

Stella Vander : chant

Jannik Top : basse

 

En janvier 1972, Vander travaillait sur une première version, encore pas finalisée, de "Wurdah Itah", lorsque l'ingénieur du son, Laurent Thibault, enthousiasmé par l'oeuvre, emprunta la bande pour la faire écouter à ses amis.

 

Deux ans plus tard, Christian Vander apprend stupéfait que cette vieille bande pleine d'imperfections, va être utilisée pour la BO d'un navet d'Yvan Lagrange : "Tristan & Iseult".

 

Paniqué, Vander obtient de la maison de disques deux jours de studios pour enregistrer une meilleure version, enregistrée avec le noyau dur de Magma.

 

Malgré cela, c'est bien l'ancienne version qui sera utilisée dans le film.

 

L'album lui, est publié au début de l'année 1974 sous le nom de Christian Vander : "Tristan & Iseult" avec photo du film.

 

Il sera réédité vers la fin des années 70 avec pochette différente, symbole de Magma et photo de Christian Vander.

 

Enfin, la réédition en CD verra la pochette définitive, symbole de Magma doré sur fond bleu, et l'album porte désormais le titre de "Wurdah Itah".

 

Malawëlëkaahm

Bradïa da zïmehn iëgah

für dihhël Kobaïa

Blüm tendiwa

Wohldünt maem dëwëlëss

Waïnsaht !!!

Wlasïk steuhn Kobaïa

Sëhnntëht dros wurdah süms

C'est la vie qui les a menés là

Ek sün da zëss

De zeuhl ündazïr

(Christian Vander)

 

"Wurdah Itah", qui n'a rien à voir avec l'histoire de "Tristan & Iseult" bien évidemment, est le deuxième mouvement de la trilogie "Theusz Hamtaahk".

 

Un Magma allégé, pour une musique plus acoustique, axée sur le piano et les voix, sans oublier la basse de Jannik Top.

 

Une oeuvre magistrale encore une fois qui sera enfin réenregistrée comme elle le mérite lors des concerts au Trianon en 2000.

 

Si l'album a toujours été publié sous le nom de Christian Vander, il s'agit bel et bien d'un album de Magma 100%.

 

© Päskääl Schläfli is de hundin

Urba, Itah

Sëhptëmbehr 2011

Magma #5-Kohntarkosz-1974

Publié le 18/09/2011 à 15:06 par rockclassics
Magma #5-Kohntarkosz-1974

Magma #5 :

Klaus Basquiz : chant, percussions

Christian Vander : chant, batterie, claviers

Stella Vander : chant

Jannik Top : basse

Michel Grailler : claviers

Gérard Bikialo : claviers

Brian Godding : guitare

 

Depuis le début de l'année, Grailler et Bikialo tiennent les claviers sur scène (voir le BBC 1974), le groupe est ensuite rejoint par un guitariste anglais, Brian Godding.

 

Magma enregistre en mai 1974 sa nouvelle oeuvre majeure : "Köhntarkösz", produit par Giorgio Gomelsky.

 

Köhntarkösz part 1 (Christian Vander)

Ork alarm (Jannik Top)

 

Köhntarkösz part 2 (Christian Vander)

Coltrane sündïa (Christian Vander)

 

Kohntarkosz est un archéologue qui découvre un jour le tombeau d'un pharaon Egyptien : Emëhntëhtt-Rë, qui parait il, avait découvert le secret de l'immortalité et fondé la langue Kobaïenne.

 

Lorsqu'il rentre dans le caveau, la poussière qu'il respire le fait tomber dans le coma, et en un instant, voit et  comprend les secrets du pharaon.

 

Mais quand il se réveille, il a tout oublié à part quelques détails.

Toute sa vie sera une longue quête pour retrouver les morceaux de sa mémoire et retrouver le secret de l'immortalité.

 

Découpé en deux tranches pour cause de vinyle à deux faces, les deux versions ont depuis été regroupées sur la version CD.

 

Pièce centrale de la trilogie Egyptienne, qui ne sera terminée qu'en 2009, "Kohntarkösz" est une oeuvre surprenante, un long morceau hypnotique dans lequel la première impression est le vide intersidéral, mais un vide qui se remplit inexorablement et à l'intensité qui monte jusqu'à l'explosion finale, un pur chef d'oeuvre encore une fois, certes très différent de MDK, mais tout aussi capital.

 

La basse énorme, mais alors vraiment énorme de Jannik Top mène le bal, un Jannik Top qui compose son premier titre pour Magma : "Ork alarm" .

 

Parce qu'il n'y avait pas de place sur l'album, le 2e titre de Jannik, "Mekanik machine" sort en single, avec un extrait de Kohntarkosz en face B.

 

En automne 1974, après une nouvelle tournée catastrophe, Magma splitte, reste Klaus et Christian qui vont se mettre à la recherche de nouveaux musiciens.

 

© Päskääl Schläfli is de hundin

Urba, Itah

Sëhptëmbehr 2011

Magma #6-Magma Live-1975

Publié le 19/09/2011 à 15:49 par rockclassics
Magma #6-Magma Live-1975

Magma #6 :

Klaus Basquiz : chant

Christian Vander : chant, batterie

Stella Vander : chant

Gabriel Federow : guitare

Benoit Widemann : claviers

Jean-Pol Asseline : claviers

Bernard Paganotti : basse

Didier Lockwood : violon

 

En février 1975, la nouvelle formation de Magma débute une nouvelle tournée et enregistre en juin 1975, à la Taverne de L'Olympia, un double album live : "Magma Live", également connu sous le nom de "Hhaï Live" ou de "Magma Live Kohntark".

 

Köhntark part 1

 

Köhntark part 2

 

Hhaï

Kobah

Lihns

 

Mekanik zaïn

(Christian Vander)

 

Bonus sur les versions CD :

Emëhntêht-Rê (Christian Vander)

Da  zeuhl wortz mekanïk (Christian Vander)

 

Un superbe album live, avec un super groupe, un Paganotti royal à la basse et surtout Didier Lockwood au violon.

 

Pour des raisons de droits, le nom de "Kohntarkosz" ne pût être utilisé, d'ou le raccourci.

 

Quelques inédits : "Hhaï" vient de l'oeuvre "Ehmenteht-Re" qui n'était pas encore terminée à l'époque et un très beau "Lihns" .

 

"Kobah" est une version modernisée du "Kobaïa" de 1970.

 

Un album à posséder, absolument.

 

En septembre, Patrick Gauthier vient remplacer Asseline, et Magma enregistre un autre double CD au théâtre du Taur de Toulouse, publié en 94 par le label AKT.

 

Kohntarkosz

Hhai

Kobaïa

(Christian Vander)

 

Un nouveau concert exceptionnel de Magma, peut-être encore plus soudé que sur l'album précédent.

Malheureusement, le son est exécrable, dommage.

 

En octobre 1975, Jannik Top donne des concerts remarqués sous le nom Utopic Sporadic Orchestra, présentant son oeuvre "De Futura" au public pour la première fois….dans le groupe : Christian Vander et Didier Lockwood entre autres.

 

Magma va récupérer "De futura" pour ses prochains concerts.

 

En mars 1976, le même groupe donne un concert à l'Opera de Reims, concert qui sera publié sous la forme d'un triple CD en 1996, toujours chez AKT .

 

De futura (JannikTop)

Sons & chorus de batterie (Christian Vander)

Köhntarkösz (Christian Vander)

Theusz Hamtaahk (Christian Vander)

Mekanik destruktiw kommandoh (Christian Vander)

 

Un son un poil meilleur que le double CD de Toulouse, avec un premier "De futura" (sans son auteur), et une composition de 25 minutes joués quasiment uniquement à la batterie "Sons & chorus de batterie".

 

Magma se sépare fin mars, alors que Christian Vander pense sérieusement fonder un nouveau groupe avec Jannik Top.

 

© Päskääl Schläfli is de hundin

Urba, Itah

Sëhptëmbehr 2011

Magma #7-Udü Wüdü-1976

Publié le 19/09/2011 à 16:25 par rockclassics
Magma #7-Udü Wüdü-1976

Magma #7 :

Klaus Basquiz : chant, percussions

Christian Vander : chant, batterie, claviers

Jannik Top : basse, claviers

 

Magma s'étant séparé, Christian Vander rappelle Jannik Top, formant le duo Vander Top dont le logo orne la pochette originale de l'album "Udü Wüdü" qui sort en octobre 1976 :

 

Udü wüdü (Christian Vander)

Weidorje (K.Blasquiz-B.Paganotti)

Troller tanz (Christian Vander)

Soleil d'Ork (Jannik Top)

Zombies (Christian Vander)

 

De futura (Jannik Top)

 

Bonus sur CD :

Emëntëhtt-Ré (extrait no.2) (Christian Vander)

 

Musiciens additionnels :

Bernard Paganotti : basse (Weidorje)

Patrick Gauthier : claviers (Weidorje)

Michel Grailler : claviers (Udu wudu)

Stella Vander : chant (Udu wudu)

Lucille Cullaz : chant (Udu wudu)

Lisa Deluxe : chant (Udu wudu)

Catherine Szpira : chant (Udu wudu)

Pierre Dutour : trompette (Udu wudu)

Alain Hatot : saxophone, flûte

 

Un album patchwork, qui vaut surtout pour le monstrueux "De futura".


"Weidorje" est un morceau annonciateur du groupe du même nom, mené par Paganotti et Gauthier, formé plus tard dans l'année et dont je parlerais plus loin.

 

"Zombies" est un autre extrait de l'oeuvre "Emëhntëtt-Ré", dont un autre extrait à été rajouté sur les versions CDs.

 

Lors des rééditions futures de "Udu Wudu", la pochette a été entièrement repensée : monument phallique imposant dans la nuit verdâtre, sur lequel trônent deux statues impressionnantes.

 

On est pas loin du gigantisme de la pochette "Attahk".

 

Dès novembre, le nouveau groupe, baptisé Magma Vandertop, monte sur scène : Basquiz, Vander, Top, accompagnés par Gabriel Federow (guitare), Didier Lockwood (violon), et Michel Grailler aux claviers.

 

Jannik Top publiera au début des années 2000 deux albums live de la formation Vandertop, albums que je n'ai pas encore pu me procurer.

 

Malheureusement cette superbe formation ne dure pas, et Jannik Top quitte définitivement Magma, comme Didier Lockwood et Michel Grailler.

 

Magma donne encore quelques concerts en novembre/décembre 76 avec Basquiz, Vander, Federow, Widemann, Paganotti et Asseline, avant de se séparer.

 

Début 1977, un nouveau Magma voit le jour...

 

 

© Päskääl Schläfli is de hundin

Urba, Itah

Sëhptëmbehr 2011

Magma #8-Attahk-1978

Publié le 20/09/2011 à 16:34 par rockclassics
Magma #8-Attahk-1978

Magma #8 :

Klaus Basquiz : chant, percussions

Christian Vander : chant, batterie, claviers

Stella Vander : chant

Benoit Widemann : claviers

René Garber : clarinette

Guy Delacroix : basse

Lisa Deluxe : chant

Tony Russo : trompette

Jacques Bolognesi : trombone

 

 

Janvier 1977, un nouveau Magma naît, celui que l'on appellera bientôt "Christian Vander Magma", car désormais le maestro est devant la scène, chantant et jouant des claviers, doublé sur scène par Clément Bailly à la 2e batterie, accompagné par un nouveau bassiste exceptionnel : Guy Delacroix .

 

Malheureusement ce nouveau Magma est encore plus instable que les anciennes formations et les musiciens vont et viennent non stop.

 

La musique change aussi, flirtant avec la musique black, premiers textes en anglais ou en français et les premières mauvaises critiques tombent sur un groupe qui cherche visiblement à élargir son public.

 

Pour le nouvel album, René Garber revient prêter main forte, les séances ont lieu durant l'année 1977, mais ne sort qu'en mai 1978 : "Attahk" produit par Laurent Thibault.

 

The last seven minutes

Spiritual

Rindae

Liriik necronomicus kahnt

 

Maahnt

Dondaï

Nono

(Christian Vander)

 

De grands changements pour Magma, Christian Vander est le principal chanteur, et est le seul d'ailleurs à avoir sa photo sur la pochette, Klaus Basquiz est relégué comme choriste, et la musique est devenue plus proche d'un jazz funky, mais comme toujours, jouée de façon exceptionnelle par de grands techniciens.

 

Le premier morceau, "The Last Seven Minutes" vous saute à la gorge dès les premières notes, une énergie incroyable, un titre qui ne vous laisse pas le temps de respirer.

 

Le reste malheureusement n'est pas aussi bon et comme "Udü Wüdü", il y a à boire et à manger.

 

"Rindae" est un autre extrait de l'oeuvre "Emëhntëhtt-Ré" qui ne verra le jour dans sa forme définitive qu'en 2009.

 

"Nono" (la 8e minute) est la suite logique de "The last seven minutes" et annonce un nouveau cycle de 7 ans, un cycle qui sera malheureusement passablement médiocre .

 

La sublime et flippante pochette est signée de l'artiste Suisse HR Giger.

 

Encore une fois, Magma retrouve une nouvelle formation pour la tournée : Basquiz-Vander-Stella Vander-Widemann-Garber-Delacroix et Lisa Deluxe.

 

Mais en été la formation change encore avec le départ de Widemann, remplacé par André Hervé (claviers) plus Jean-Luc Chevalier (2e basse) et Maria Popkiewicz (chant), pour se séparer en novembre 1978.

 

Reformation en été 1979, pour une nouvelle tournée, avec moult départs/retours de musiciens.

 

En avril 1979, la nouvelle formation de Magma donne un concert à Bourges, publié par le label AKT : "Bourges 1979", double album live.

 

Le groupe :

Klaus Basquiz : chant

Christian Vander : chant, batterie

Stella Vander : chant

Lisa Deluxe : chant

Jean-Luc Chevalier : guitare, basse

Maria Popkewiecz : chant

André Hervé : claviers

Michel Hervé : basse

 

Retrovision

The last seven minutes

Urgon Gorgo

Korusz XXVI

 

Hhaï

Nono

Mekanïk Destruktiw Kommandoh

(Christian Vander)

 

Avec la participation de :

René Garber : chant, clarinette

 

Un autre double live passionant, qui offre son lot d'inédits : le funky "Retrovision" qui sera réenregistré sur "Retrospektiw vol.3", "Urgon Gorgo" (inédit datant probablement des séanes d'Attahk" et le long "Korusz XXVI", autre composition pour batterie et percussions.

 

Le groupe continue à tourner jusqu'au début des années 80, avec de nombreux changements de personnels, jusqu'au concerts "Retrospektiw" qui vont clôturer une décennie magique pour Magma et la fin d'une époque.

 

© Päskääl Schläfli is de hundin

 

Urba, Itah

Sëhptëmbehr 2011

Weidorje-Weidorje-1978

Publié le 20/09/2011 à 17:21 par rockclassics
Weidorje-Weidorje-1978

Weidorje :

Bernard Paganotti : chant, basse

Patrick Gauthier : claviers

Michel Ettori : guitare

Jean-Philippe Goude : claviers

Kirt Rust : batterie

Alain Guillard : saxophone

Yvon Guillard : trompette

 

Je n'ai que très peu d'infos sur Weidorje, sauf que leur existence a été très courte, un unique album (et des démos d'un deuxième qui ont resurgi plus tard), quelques concerts (un live qui devrait sortir), mais surtout si j'en parle c'est qu'il s'agit d'un groupe qui a réussi à rester très proche de l'esprit de Magma et pour être honnête, il ne manque que la batterie de Christian Vander pour faire la différence, tant les compositions sont de bonnes factures et ressemblent à s'y méprendre à celles du groupe kobaïen.

 

L'album en question a été publié courant 1978 : "Weidorje", produit par Laurent Thibault (?).

 

Elohims voyage

 

Vilna

Boldermug

 

Bonus CDs :

Rondeau (live)

Kolinda (live)

 

Pochette signée Klaus Basquiz, qui a bien failli quitter Magma pour Weidorje.

 

Weidorje est le digne héritier de Magma,je n'aurais d'ailleurs pas placé cet album dans la rubrique Magma si la musique n'était pas à la hauteur, or cet album se hisse sans peine au niveau des disques de Magma de l'époque, sans compter sur les parties de basse monstrueuses de Paganotti, exceptionnel comme d'habitude.

 

Dommage que l'histoire se soit arrêtée là.

 

Les titres inédits, prévus pour le 2e album seront repris sur les albums solos de Goude, Gauthier et Paganotti qui utiliseront des ex-musicos de Weidorje et Magma.

 

Par contre, si vous avez des infos sur le producteur de l'album (pas sûr pour Thibault) ou sur les compositeurs des morceaux, merci de me les faire parvenir.

 

 

© Päskääl Schläfli is de hundin

Urba, Itah

Sëhptëmbehr 2011