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de bonnes chansons... mais quelle production lamentable !
Par Anonyme, le 09.06.2019
c'est marcel azzola qui joue de l'accordéon sur anarchie pour uk .
Par Didier, le 22.01.2019
je pense que le manque de subtilité vient de votre part
jean claude pascal était un chanteur remarquable et
Par Anonyme, le 18.10.2018
super ! la même chose pour 1972?
Par Anonyme, le 24.07.2018
merci christian pour ton commentaire. j'en ai 56, et ma passion pour la musique est toujours aussi vivante auj
Par rockclassics, le 01.06.2018
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Date de création : 28.11.2005
Dernière mise à jour :
07.09.2018
1847 articles
L’ECOLE DE CANTERBURY
Le style musical dit « L'école de Canterbury » est une variante du prog-rock des années 70: une pop intelligente, légère et jazzy, typiquement anglaise, complimentés par des textes surréalistes saupoudrés d’humour acidulé, entre la nursery rhyme si chère aux britannique et les contes coquins du 17e/18e siècle.
Contrairement à leurs collègues du progressif triomphant, les groupes de ce mouvement ne tomberont jamais ni dans la pompe symphonique (tels Emerson, Lake & Palmer), la poésie onirique peuplée d'elfes et de demis-dieux (tels que Genesis dans sa première incarnation ou Gentle Giant) ou la philosophie peace & love beatifiante (tels Yes), mais puisent plus volontiers leur inspiration dans les écrits et peintures surréalistes.
Né à Canterbury, le groupe Wilde Flowers regroupe entre 65 et 67 des musiciens comme Pye Hastings, les frère Dave & Richard Sinclair, Robert Wyatt, Kevin Ayers, Daevid Allen, musiciens inspirés qui iront former deux groupes majeurs : Soft Machine et Caravan.
En 1967, Soft Machine publie son premier single et sa pop psychédélique souvent improvisée et jazzy fait fureur dans les clubs de Londres.
Tout comme leurs potes de Pink Floyd, le groupe est à la pointe de l'underground Londonien.
Les 4 musiciens de Soft Machine iront tous agrandir la famille de Canterbury :
Mike Ratledge entrainera Soft Machine sur le chemin du jazz fusion, avant de laisser la main à un autre musicien et compositeur de talent : Karl Jenkins.
Daevid Allen l’Australien ira former le groupe franco-anglais Gong dès 1970 qui donnera le meilleur de lui-même dans la trilogie « Flying Teapot-Angel’s Egg-You » en 73/74.
Après le départ d’Allen, le groupe, tel Soft Machine, virera vers un jazz fusion sous l'influence du percussioniste Pierre Moerlen.
Robert Wyatt, aidé de David Sinclair, formera Matching Mole, à mi-chemin entre le premier Soft Machine et Caravan, avant son accident qui le rendra paraplégique.
Il poursuivra dès 1974 et « Rock Bottom » une carrière solo passionnante.
Kevin Ayers, le frère de sang de Syd Barrett, mènera également une carrière solo décoiffante et sera à l’origine même de la carrière de Mike Oldfield.
Pye Hastings, David & Richard Sinclair et Richard Coughlan jouent, au sein de Caravan, une pop tranquille, jazzy, de grande classe, avec beaucoup d'humour et une intelligence rare.
Un groupe sous-estimé qui aurait mérité une plus grande attention des médias.
David Sinclair aura entre temps joué avec Robert Wyatt au sein de Matching Mole.
Parmi les groupes satellites de l’école de Canterbury: le groupe Egg avec Dave Stewart aux claviers (ne pas confondre avec le musicien d’Eurythmics), co-fondateur de Hatfield & The North (avec Richard Sinclair) et National Health, qui ira aussi former Bruford avec le grand Bill du même nom.
Autre groupe frère : Camel, fortement influencés par Caravan, qui rejoindront indirectement l’école de Canterbury en absorbant Richard Sinclair puis Jan Schelhaas (également de Caravan) dans leur rangs vers la fin des années 70.
Gong, groupe barré grave, fondé par ce grand malade de Daevid Allen, fait également partie de la famille, un peu comme un cousin éloigné, tissant également des liens très forts avec la galaxie Magma.
La révolution punk de 1977 viendra mettre un terme à une décennie brillante et à une musique de rêve.
Les groupes survivants : Caravan et Camel surtout, vont bâtardiser leur musique en y mêlant pop synthétique des années 80 pour un résultat très médiocre.
A oublier très vite.
C’est durant les années 90 que l’école de Canterbury va renaître, avec le grand retour du Gong de Daevid Allen en 1992 puis celui de Caravan dès 1995.
Certes il est de plus en plus difficile pour ces grands musiciens de produire des disques, l’exemple en étant le dernier album de Caravan « Paradise Filter », produit par les fans via Pledge Music.
Cette musique Pop brillante, aux accents jazzy, née à Canterbury vers la fin des années 60, symbole d’une période dorée, d’une folie douce-amère, d’un esprit de liberté et libertin, restera à jamais vivante dans le cœur de ses fans passés et à venir.
©Pascal Schlaefli
Urba City
28 Janvier 2014
Caravan #1:
Pye Hastings: chant, guitare
David Sinclair: claviers
Richard Sinclair: chant, basse
Richard Coughlan: batterie
Après la dissolution de Wilde Flowers, et un poil jaloux du succès obtenu par leurs compères de Soft Machine, nos quatre lascars fondent la suite logique (musicalement) des Fleurs Sauvages: Caravan.
Début 1968, Caravan fait (un peu) parler de lui en signant avec un label américain: Verve, où le groupe publie son premier album en octobre 1968 : "Caravan", produit par Tony Cox.
Place of my own (Hastings-Sinclair-Sinclair-Coughlan)
Ride (Hastings-Sinclair-Sinclair-Coughlan)
Policeman (Hastings-Sinclair-Sinclair-Coughlan)
Love song with flute (Hastings-Sinclair-Sinclair-Coughlan)
Cecil runs (Hastings-Sinclair-Sinclair-Coughlan)
Magic man (Hastings-Sinclair-Sinclair-Coughlan)
Grandma's lawn (Hastings-Sinclair-Sinclair-Coughlan)
Where but for Caravan would I? (Hastings-Sinclair-Sinclair-Coughlan-B.Hopper)
Musiciens additionnels:
Jimmy Hastings: flute
Un album marqué musicalement par la fin des années 60, au son un poil vieillot, mais qui n'a pas à rougir avec les autres trésors du Caravan classique.
"Place Of My Own" et "Ride" font certainement partie des highlights de cet album, tout comme "Where but for Caravan would I?", co-écrit avec l'ex-Wilde Flowers Brian Hopper (guitare, saxophone), frère de Hugh Hopper de Soft Machine.
Musique pop jazzy sans aucune agressivité mais avec des textes surréalistes et un deuxième (voir troisième) degré coquin.
Si Jimmy Hastings n'a (à ma connaissance) jamais rejoint Caravan officiellement, il va suivre régulièrement la carrière du groupe, apparaissant occasionnellement sur scène et sur disque.
En 1969, Verve ferme ses portes, forçant le groupe à rechercher une autre maison de disques, cette fois-ci bien anglaise: Decca.
© Pascal Schlaefli
Urba City Of My Own
29 janvier 2014
Caravan #1:
Pye Hastings: chant, guitare
David Sinclair: claviers
Richard Sinclair: chant, basse
Richard Coughlan: batterie
Après un premier album clairement excellent, mais portant les défauts d'un groupe encore débutant, Caravan monte d'un ton et trouve son style définitif avec un superbe 2e album, publié en septembre 1970: "If I Could Do It All Over Again, I'd Do It All Over You", produit par Terry King.
If I could do it all over again... (Hastings-Sinclair-Sinclair-Coughlan)
And I wish I were stoned/Don't Worry (Hastings-Sinclair-Sinclair-Coughlan)
As I feel I die (Hastings-Sinclair-Sinclair-Coughlan)
With an ear to the ground you can make it/Martinian/Only Cox/Reprise (Hastings-Sinclair-Sinclair-Coughlan)
Hello hello (Hastings-Sinclair-Sinclair-Coughlan)
Asforteri 25 (Hastings-Sinclair-Sinclair-Coughlan)
Can't be long now/Françoise/For Richard/Warlock (Hastings-Sinclair-Sinclair-Coughlan)
Limits (Hastings-Sinclair-Sinclair-Coughlan)
Musiciens invités:
Jimmy Hastings: flute, saxos
Un album qui se laisse déguster chaque fois avec plaisir tant chaque titre est un véritable délice de pop anglaise, finement ciselée, les voix délicates et acidulées de Pye Hastings et de Richard Sinclair, l'orgue de David, les textes gentiment coquins, tout y est, le son de Canterbury prend véritablement son envol avec ce disque.
"Hello hello", l'un des highlights évidents de l'album sortira en single sans le moindre succès......ben voyons.
Il y a des chef d'oeuvres universels que tout le monde adore, de "Sgt. Pepper's" à "The Dark Side Of The Moon" en passant par "Led Zeppelin IV".
Et puis il y a les albums comme celui-ci, des chef d'oeuvres réservés aux initiés, à ceux qui acceptent d'ouvrir leurs oreilles et leur âme à une musique moins universelle, plus complexe, moins évidente, moins rentre dedans également, plus intimiste et tellement plus gratifiante émotionnellement parlant.
Et pour Caravan, comme pour d'autres (et je pense à mon pote Alex Highton dans ce cas), seuls les initiés, les imbibés comme dirait Christian Décamps, connaissent le bonheur que peut procurer ce genre de disques.
Telle une bonne bouteille de bon vin venu de France voisine, réécouter ces vieux disques de Caravan procurent des plaisirs précieux qu'il serait stupide d'ignorer.
A consommer sans modération.
© Pascal Schlaefli
Yo-ho-ho et une bouteille de Rhum!!!
10 février 2014
Une petit mot gentil? Un mot d'encouragement? Une proposition de boulot qui paie? N'hésitez pas à m'écrire "chronikoscope@bluewin.ch".
Une insulte? Un mot méchant? N'hésitez pas non plus à m'écrire à "Trash@Poubelle.net"
Caravan #1:
Pye Hastings: chant, guitare
David Sinclair: claviers
Richard Sinclair: chant, basse
Richard Coughlan: batterie
En avril 1971 paraît sans aucune contestation, le meilleur album de Caravan: "In The Land Of Grey & Pink", produit par David Hitchcock.
Golf girl (Hastings-Sinclair-Sinclair-Coughlan)
Winter wine (Hastings-Sinclair-Sinclair-Coughlan)
Love to love you (Hastings-Sinclair-Sinclair-Coughlan)
In the land of grey and pink (Hastings-Sinclair-Sinclair-Coughlan)
Nine feet underground (Hastings-Sinclair-Sinclair-Coughlan)
Musiciens additionnels:
Jimmy Hastings: flute & saxo
Paul Beecham: trombone (Golf girl)
Dave Grinstead: percussions et instruments divers
Le must absolu du quatuor de Canterbury, un pur chef d'oeuvre qui cristallise l'essence du son de Canterbury.
Une suite de bijoux pop gentiment jazzy, aux textes délicats, surréalistes et coquins.
Parmi les meilleurs moments d'un album parfait: "Golf girl" et "Love to love you" qui sortira en single, encore une fois sans succès.
La face B de l'album est occupée par une longue suite de 23 minutes "Nine feet underground" qui tutoie les meilleurs titres épiques de Yes et Genesis.
Sommet du rock progressif dit de Canterbury, "In The Land Of Grey & Pink" reste l'album favori des fans et le seul a s'être vendu confortablement au fil des années, même s'il n'a jamais connu les chemins des charts anglo-saxons.
Malheureusement, David Sinclair, souhaitant faire équipe avec Robert Wyatt, quitte Caravan, à la surprise générale courant 71.
Il est remplacé par l'organiste Steve Miller, le frère du guitariste Phil Miller, tous deux ex-Delivery, autre groupe venu de Canterbury, qui malheureusement n'a jamais connu le succès, même si tous ses membres vont rejoindre l'un ou l'autre des groupes phares de ce mouvement (Phil Miller fondera Matching Mole, puis Hatfield & The North et enfin National Health, Pip Pyle rejoindra Gong et Roy Babbington Soft Machine).
Si Steve Miller est un excellent musicien, le son si particulier de l'orgue de David Sinclair va manquer aux fans de Caravan.
© Pascal Schlaefli
In The Land Of Urba City
24 février 2014
Caravan #2:
Pye Hastings: chant, guitare
Richard Sinclair: chant, basse
Richard Coughlan: batterie
Steve Miller: claviers
Après le départ du regretté David Sinclair, Caravan décide de continuer avec un pote de Canterbury, Steve Miller (ex-Delivery), frère de Phil Miller, à l'époque au sein de Matching Mole avec le dit Sinclair et Robert Wyatt......On reste donc en famille.
En mai 1972, Caravan publie son nouvel album: "Waterloo Lily", produit par David Hitchcock.
Waterloo Lily (Hastings-Sinclair-Coughlan)
Nothing at all/It's coming soon/Nothing at all-reprise (Hastings-Sinclair-Coughlan-Miller)
Songs and signs (Steve Miller)
Aristocracy (Hastings-Sinclair-Coughlan)
The love in your eyes/To catch me a brother/Subsultus/Débouchement/Tilbury Kecks (Hastings-Sinclair-Coughlan)
The world is yours (Hastings-Sinclair-Coughlan)
Musiciens additionnels:
Lol Coxhill: saxo
Phil Miller: guitare
Jimmy Hastings: flute
Mike Cotton: trompette
Barry Robinson: hautbois
Un album qui s'il contient encore de grands classiques de Caravan (Waterloo Lily et Aristocracy surtout) avec la patte si reconnaissable de Richard Sinclair, se tourne un peu trop souvent vers le jazz pour mes goûts personnels.
Après la tournée, Caravan implose: Richard Sinclair et Steve Miller veulent évoluer vers une musique plus expérimentale, Hastings & Coughlan désirent retourner vers la pop aérée qui a fait leur succès.
Sinclair et Miller reforment Delivery en 1973 avec Phil Miller (ex-Matching Mole) et Pip Pyle (ex-Gong, lui aussi un ancien de Delivery).
Après de nombreux changements de musiciens (dont David Sinclair durant quelques mois) le groupe va évoluer en Hatfield & The North, avec Phil Miller, Richard Sinclair, Pip Pyle et Dave Stewart d'Egg.
Hastings & Coughlan décident de continuer avec Caravan et engagent Derek Austin (claviers), Stu Evans (basse) et Geoff Richardson (violon) pour une nouvelle tournée.
A la fin de celle-ci, Austin et Evans quittent le groupe, remplacés par David Sinclair de retour et John Perry à la basse.
© Pascal Schlaefli
Urba Lily
27 février 2014
Caravan #3:
Pye Hastings: chant, guitare
Richard Coughlan: batterie
David Sinclair: claviers
John G Perry: basse
Geoff Richardson: violon
Après une tournée avec d'autres musiciens, Caravan renaît en été 73 avec le retour de Dave Sinclair et l'arrivée du violoniste Geoff Richardson.
En octobre 1973, Caravan publie l'album "For Girls Who Grow Plump In The Night", produit par David Hitchcock.
Memory lain, Hugh/Headloss (Pye Hastings)
Hoedown (Pye Hastings)
Surprise, surprise (Pye Hastings)
C'thlu Thlu (Pye Hastings)
The dog, the dog, he's at it again (Pye Hastings)
Be alright/Chance of a lifetime (Pye Hastings)
L'auberge du Sanglier/A hunting we shall go/Pengola/Backwards/A hunting we shall go (reprise) (Hastings-Perry-Ratledge)
Musiciens additionnels:
Rupert Hine: synthés
Frank Ricotti: percussions
Jimmy Hastings: flute
Paul Buckmaster: violoncelle électrique
+ un orchestre dirigé par Martyn Ford
Un album superbe, l'un des meilleurs du groupe avec "In The Land Of Grey & Pink".
Une suite de chansons parfaites et d'instrumentaux ébouriffants, un pur chef d'oeuvre, ce qui n'empêche pas l'album de rater les classements des plus grosses ventes de disques, comme tous les premiers albums de Caravan.
Rajoutons à cela que l'album possède un titre qui aurait pû, qui aurait du être un tube planétaire: "The dog, the dog, he's at it again" mais qui ratera également son entrée dans les hit parades.
Remarquez, (et cela devrait servir de leçon aux jeunes auteurs/compositeurs) lorsque vous composez un titre possédant une mélodie imparable, un refrain catchy, un texte sympathique et coquin, et qui a le potentiel d'être un tube, ne l'appelez peut-être pas : "Le chien, le chien, v'là qu'il remet ça" !!!
Mais c'est aussi un peu pour ça que l'on aime Caravan.
Les titres, pour la plupart composés entre le départ de Richard Sinclair et le retour de David, viennent de la plume du seul Pye Hastings, également seul chanteur du coup.
Seul le final épique est une oeuvre de groupe, avec le pote de Soft Machine, Mike Ratledge, venant prêter main forte.
Caravan signe donc ici, l'un des ses deux ou trois meilleurs albums.
La presse en parle beaucoup, le succès n'est pas loin........n'est-ce pas?
Au moment où ce superbe album sort, le groupe donne plusieurs concerts avec la New Symphonia Orchestra, pour l'enregistrement de son premier album live qui ne sortira qu'au printemps 74.
© Pascal "Dog" Schlaefli
C'Thlu Thlurba City
8 Mars 2014
Caravan #3:
Pye Hastings: chant, guitare
Richard Coughlan: batterie
David Sinclair: claviers
John Perry: basse
Geoff Richardson: violon
En octobre 1973, au théâtre Royal à Drury Lane, London, Caravan donne une série de concerts prestigieux accompagnés par la New Symphonia Orchestra, dirigée par Martyn Ford.
Il est vrai que jouer avec un orchestre symphonique est à la mode en Angleterre, depuis le "Concerto for group & orchestra" de Deep Purple et le live de Procol Harum accompagnés par l'Edmonton Symphony Orchestra.
Le groupe donne un concert en deux parties, une première sans l'orchestre et la 2e avec.
L'album original est publié en avril 1974, avec les titres suivants: "Introduction", "Mirror for the day", "The love in your eye", "Virgin on the ridiculous" et "For Richard".
La réédition en CD offre enfin un concert intégral (je crois!?) présenté dans l'ordre: "Caravan & The New Symphonia", produit par David Hitchcock.
Caravan live:
Présentation par Alan Black
Memory lain, Hugh/Headloss (Pye Hastings)
The dog, the dog, he's at it again (Pye Hastings)
Hoedown (Pye Hastings)
Caravan live avec la New Symphonia Orchestra:
Introduction (Simon Jeffes)
The love in your eye (Hastings-R.Sinclair-Coughlan)
Mirror for the day (Pye Hastings)
Virgin on the ridiculous (Pye Hastings)
For Richard (Hastings-Sinclair-Sinclair-Coughlan)
A hunting we shall go (Hastings-Perry-Ratledge)
Si je ne suis pas fan du mélange groupe de rock/orchestre symphonique, l'orchestre alourdissant généralement l'ensemble avec des arrangements pompeux et grandiloquents, il faut bien reconnaître que la New Symphonia s'est bien fondue dans l'univers de Caravan.
Après une première partie présentant le dernier album (For Girls Who Grow Plump In The Night), l'orchestre s'installe pour un instrumental (Introduction de Simon Jeffes), puis une relecture intéressante de "The love in your eyes" (de Waterloo Lily).
Puis c'est au tour de 2 nouveaux titres, composés spécialement par Pye Hastings: "Mirror for the day" et "Virgin on the ridiculous".
On termine ce spectacle avec deux titres épiques: "For Richard" (venu de If I Could Do It All Over Again...) et "A hunting we shall go" issu du dernier album.
S'il ne s'agit pas d'un album capital (quoique, vu la qualité des inédits...), il se doit de figurer dans la discothèque du fan lambda de Caravan.
Peu après la sortie de l'album, John Perry quitte Caravan, remplacé par l'ex-Curved Air, Mike Wedgwood.
© Pascal Schlaefli
Urba City
15 mars 2014
Caravan #4:
Pye Hastings: chant, guitare
Richard Coughlan: batterie
David Sinclair: claviers
Geoff Richardson: violon
Mike Wedgewood: chant, basse
Après le remplacement du bassiste John Perry, par l'auteur/compositeur Mike Wedgewood (ex-Curved Air), le groupe publie son oeuvre suivante en juillet 1975: "Cunning Stunts" (#50 UK-#124 US), produit par David Hitchcock.
The show of our lives (D.Sinclair-J.Murphy)
Stuck in a hole (Pye Hastings)
Lover (Mike Wedgewood)
No backstage pass (Pye Hastings)
Welcome the day (Mike Wedgewood)
The dabsong conshirtoe (D.Sinclair-J.Murphy)
Fear and loathing in Tollington Park rag (Geoff Richardson)
Musicien additionnel:
Jimmy Hastings: flûte & saxos
Après la réussite critique et artistique de l'album précédent, c'est le succès populaire qui salue la sortie de ce "Cunning Stunts" au titre provocateur (Pour ceux qui comprennent l'anglais, je leur laisse expliquer aux autres la contrepétrie du titre), puisqu'il se classe dans le top 50 anglais et même dans le Billboard américain.
Un album marqué par les compositions de David Sinclair, surtout la suite de 18 minutes: "The Dabsong Conshirtoe".
Pye Hastings se distingue également par sa chanson coquine (décidément) "Stuck in a hole" (Coinçé dans un trou).
Sans être révolutionnaires, les titres de Wedgewood et Richardson sont plus que potables et au final: un très grand album de Caravan, peut-être le dernier vrai, grand album du Caravan classique.
"The show of our lives" et "Stuck in a hole" font de toutes manières partie des classiques du groupe.
Malheureusement, David Sinclair va à nouveau quitter le groupe, remplacé par un autre excellent musicien: Jan Schelhaas.
Ce nouveau départ annonce une ère moins glorieuse pour Caravan qui aura bien de la peine à retrouver une inspiration digne de ses premières années.
© Pascal Schlaefli
Stuck in Urba City
26 Mars 2014
Caravan #5:
Pye Hastings: chant, guitare
Richard Coughlan: batterie
Geoff Richardson: violon, guitare
Mike Wedgewood: chant, basse
Jan Schelhaas: claviers
Le départ de David Sinclair laisse présager quelques nuages noirs dans le futur et l'avenir donnera raison aux pessimistes.
Pourtant, Caravan semble avoir trouvé un second souffle depuis les deux derniers albums et une nouvelle base de fans les porte aux nues.
En plus, son remplaçant est loin d'être un manche.
Jan Schelhaas, originaire de Liverpool, est un habitué de la scène de Canterbury, ayant joué dans quelques groupes obscurs comme le National Head Band qui a publié un unique album en 1971.
Il a ensuite rejoint Gary Moore pour son premier album solo en 1973.
Bref, malgré le départ d'un membre fondateur, Caravan va tout faire pour continuer sur la lancée de "Cunning Stunts" qui les avait amené dans le Top 50 anglais.
En avril 1976, le groupe publie "Blind Dog At St. Dunstans" (#53 UK), produit par David Hitchcock.
Here am I (Pye Hastings)
Chiefs and indians (Mike Wedgewood)
A very smelly, grubby little oik (Pye Hastings)
Bobbing wide (Pye Hastings)
Come on back (Pye Hastings)
Oik-reprise (Pye Hastings)
Jack and Jill (Pye Hastings)
Can you hear me? (Pye Hastings)
All the way (Pye Hastings)
Musicien additionnel:
Jimmy Hastings: flûte, saxos
Un album qui a reçu énormément de mauvaises critiques.
Pourtant cet album est loin d'être mauvais. Pour moi il est le dernier grand album de Caravan des seventies, et s'il rata le Top 50, ce fut de très peu.
Il fut également le dernier album de Caravan à se classer dans les charts britanniques.
Oui c'est vrai, on se dirige vers une musique plus légère, plus commerciale, plus pop et plus dansante.
Cela vient certainement du fait que Pye Hastings se retrouve à nouveau l'un des seuls compositeurs talentueux encore présent au sein du groupe et qu'il n'a jamais caché son inclination à devenir une star de la pop anglaise.
Oui c'est vrai, cet album annonce une période sombre pour le groupe qui va tenter de s'éloigner du rock progressif jazzy qui avait fait leur charme, pour une pop plus moderne, cherchant désespéremment le hit qui les élude.
Poussés dans ce sens par leur maison de disques, le groupe va tenter le forcing dès l'album suivant et les fans purs et durs de Caravan vont avoir de la peine à accepter cette démarche.
Oui, ce désir de succès à tout prix, quitte à sacrifier l'esprit même du groupe peut-être frustrant pour un fan.
Il a mené beaucoup de grands groupes de prog rock droit dans le mur. Les meilleurs exemples furent Gentle Giant, Emerson, Lake & Palmer ou encore Renaissance avec des albums carrément catastrophiques (Civilian, Love Beach, Time-Line) qui amèneront la séparation de ces groupes.
Certains ont réussi à survivre (et à survivre aux années 80) plus ou moins bien tels Jethro Tull ou Uriah Heep, tout en laissant derrière eux, quelques casseroles difficiles à assumer (Under Wraps et Abominog par exemple).
D'autres groupes au contraire, subirent un changement radical qui eu comme effet un renouvellement complet de leur public et qui connurent un plus grand succès durant les années 80 que par le passé (Genesis et Yes).
Caravan, malheureusement, tomberont dans la première catégorie.
Et si cela ne suffisait pas, l'excellent Mike Wedgewood quitte Caravan à son tour, remplacé par un inconnu: Dek Messecar.
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Petite explication au sujet du titre "Chien aveugle à St Dunstans".
St. Dunstan était un archevèque de Canterbury et le saint-patron des aveugles.
Un jour, devant le spectacle de deux chiens en train de copuler, un enfant demanda au célèbre auteur de pièces de théâtre anglais Noel Coward pourquoi ils faisaient ça?
Coward répondit que le premier était aveugle et que le 2e le poussait jusque vers St. Dunstan.
© Pascal Schlaefli
Urba City
1 Avril 2014
Caravan #6:
Pye Hastings: chant, guitare
Richard Coughlan: batterie
Geoff Richardson: violon, guitare
Jan Schelhaas: claviers
Dek Messecar: basse
Caravan n'a jamais été un gros vendeur, même durant la période dorée du rock progressif et alors que les années 70 se mettent aux couleurs du disco et du punk, le groupe est plus que jamais en danger.
Menacé par les querelles intestines d'un groupe qui n'en finit pas de se fragmenter, changeant de personnel à chaque album, désorientant les fans petit à petit.
Ensuite, menacé par les maisons de disques qui commencent à perdre patience.
Si Caravan faisait quasiment ce qu'il voulait en studio, ce temps là est révolu. Désormais, la maison de disque réclame des tubes, comme si Hastings et ses compères étaient capable d'en pondre sur commande.
Les temps sont durs, les femmes sont chères *, les frères Sinclair ne sont plus là, Mike Wedgewood non plus, et le groupe va prendre un tournant commercial qui va fortement déplaire à son public.
Un virage qui prend le nom de "Better By Far", produit par Tony Visconti et publié en juillet 1977.
Feelin' alright (Pye Hastings)
Behind you (Pye Hastings)
Better by far (Pye Hastings)
Silver strings (Geoff Richardson)
The last unicorn (Geoff Richardson)
Give me more (Pye Hastings)
Man in a car (Jan Schelhaas)
Let it shine (Pye Hastings)
Nightmare (Pye Hastings)
Musicien additionnel:
Tony Visconti: Flûte (5) contrebasse (7)
Un album qui a très mauvaise réputation, et on peut donner raison à ses détracteurs.
On est à des années lumière de "Golf Girl" et "Waterloo Lily", le groupe a modernisé son son, et cherche la chanson pop qui pourraît plaire, laissant son public sur le bas côté de la route.
Personnellement, je reste très attaché au talent mélodique de Pye Hastings et à ses textes, un peu moins à ceux de Richardson et Schelhaas, personnes talentueuses certes, qui font toujours en 2014 partie du groupe d'ailleurs, mais qui n'ont pas l'étincelle de génie de leur leader.
De toutes manières, cet album n'a pas à rougir. Si on le prend en tant que tel, sans considérer le passé du groupe, on a affaire à un bon petit album de pop.
Pas génial, d'accord, mais pas honteux non plus.
Malheureusement, le public va trancher, l'album sera un flop majeur, amenant Caravan au bord du split.
Vers la fin de l'année (pas de dates précises, désolé), on tente une opération d'urgence pour réanimer le groupe.
Sans Messacar ni Richardson, les trois membres restant (Hastings, Coughlan et Schelhaas) font revenir en urgence Richard Sinclair pour l'enregistrement d'un album qui doit sauver le groupe.
Les séances se passent très mal, et le résultat est largement décevant.
L'album est scrappé et Caravan se dissout officiellement courant 78.
Sinclair et Schelhaas iront rejoindre les rangs de Camel.
En 1978, Pye Hastings tente l'album solo. Il repart en studio avec trois musiciens: Rod Edwards aux claviers, John Gustafson (ex-Roxy Music) à la basse et Ian Mosley (futur Marillion) à la batterie.
Une nouvelle fois, le résultat est décevant, et les séances sont stoppées net.
Toutes ces séances avortées de 77/78 donneront naissance à l'album "Cool Water" en 1994, album d'inédits sans grand intérêt, sauf pour les fans purs et durs.
Il faudra attendre 1980 pour retrouver Caravan avec une formation quelque peu semblable à celle de "Better By Far": Hastings, Coughlan, Richardson, Messecar et le grand retour de Dave Sinclair.
© Pascal "The best by far" Schlaefli
Urba City
8 Avril 2014
* Chères à nos coeurs de rockers, bien sûr!
Voyons....