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Date de création : 28.11.2005
Dernière mise à jour : 07.09.2018
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Buffalo Springfield-CSNY

Buffalo Springfield #1-Buffalo Springfield-1966

Publié le 06/05/2010 à 12:56 par rockclassics
Buffalo Springfield #1-Buffalo Springfield-1966

Buffalo Springfield #1 :

Stephen Stills : chant, guitare

Neil Young : guitare

Richie Furay : chant, guitare

Bruce Palmer : basse

Dewey Martin : batterie


 

Nous sommes en 1965 lorsque un groupe folk “The Company” comprenant entre autres Stephen Stills et Richie Furay donne un concert à Toronto, Canada, avec les Squires en première partie, groupe mené par Neil Young.

La rencontre entre Stills & Young est brève mais marquante et les deux jeunes gens ont une forte envie de travailler ensemble dans un futur proche.

 

Toujours en 1965, Neil Young quitte les Squires pour rejoindre les Mynah Birds au sein desquels il rencontre le bassiste Bruce Palmer.

Lorsque le groupe splitte, Young et Palmer décident de partir pour la Californie à la recherche de Stephen Stills.

 

Buffalo Springfield est ainsi formé à Los Angeles au printemps 1966 avec les américains Stills et Furay et les canadiens Young & Palmer.

 

Le batteur Dewey Martin (également Canadien) rejoint peu après le groupe et l’affaire est jouée.

 

Leur musique, du moins au début est largement inspirée par celle des Byrds.

C’est d’ailleurs Chris Hillman qui les remarque et leur trouve rapidement du travail au célèbre Whisky-A-Go-Go.

 

En été 1966, Buffalo Springfield signe avec Atlantic et publie en juillet un premier single “nowadays Clancy can’t even sing (Young)” qui n’entre pas dans les charts.

Les producteurs, trouvant la voix de Neil Young trop bizarre firent chanter ses titres par Richie Furay dans un premier temps.

 

En octobre 1966, sortie du premier album : “Buffalo Springfield” (# 80 US), produit par Charles Greene & Brian Stone.


Go and say goodbye (Stills)

Sit down I think I love you (Stills)

Leave (Stills)

Nowadays Clancy can’t even sing (Young)

Hot dusty roads (Stills)

Everybody’s wrong (Stills)

 

Flying on the ground is wrong (Young)

Burned (Young)

Do I have to come right out and say it (Young)

Baby don’t scold me (Stills)

Out of my mind (Young)

Pay the price (Stills)


Un premier essai portant fortement l’influence des Byrds et l’on n’y reconnaît pas encore les styles de Stills et de Young qui ne chante d'ailleurs pas sur cet album.

 

Deux titres se dégagent fortement  : “nowadays Clancy can’t even sing” un titre signé Neil Young que j’adore et l’excellent “hot dusty roads” de Stills.

 

Cette version originale du premier album ne va pas très bien se vendre mais en janvier 1967, Stephen Stills compose un titre en réaction aux brutalités policières contre les manifestations pacifiques hippies, titre qui sort en single : “For what it’s worth (Stills)” (#7 US) et ce premier titre engagé devient un tube national.

 

Atlantic ne perd pas de temps et ressort une nouvelle version du premier album en mars 1967 avec “for what it’s worth” à la place de  “baby don’t scold me” qui est devenu depuis une rareté, et l’album commence à se vendre raisonnablement.


© Pascal Schlaefli

Buffalo Springfield #1-Buffalo Springfield Again-1967

Publié le 06/05/2010 à 13:04 par rockclassics
Buffalo Springfield #1-Buffalo Springfield Again-1967

Buffalo Springfield #1 :

Stephen Stills : chant, guitare

Neil Young : chant, guitare

Richie Furay : chant, guitare

Bruce Palmer : basse

Dewey Martin : chant, batterie


 

Au printemps, le groupe enregistre un nouvel album sans Bruce Palmer arrêté pour possession d’herbe, mais les séances se passent mal et l’album “Stampede” est purement et simplement annulé par le groupe.

 

Bruce Palmer retrouve le groupe mais c’est bientôt Neil Young qui le quitte peu avant le festival de Monterey, le premier festival de rock, qui va révéler au monde toute cette nouvelle scène bouillonnante : Janis Joplin, Jimi Hendrix, le Grateful Dead, Jefferson Airplane et bien évidemment, Buffalo Springfield.

 

Le Buffalo Springfield est rejoint par Doug Hastings en remplacement de Young et le groupe reçoit même l’aide de David Crosby lors du concert de Monterey, contre l’avis de McGuinn, ce qui va endommager un peu plus leur relation au sein des Byrds.


C’est également le début d’une longue amitié entre Crosby et Stills.

 

En août, Neil Young revient, Hastings part et le groupe peu enfin enregistrer un deuxième album, qui sortira en novembre 1967 : “Buffalo Springfield Again” (#44 US), produit par Stephen Stills, Neil Young, Richie Furay, Ahmet Ertegun & Jack Nitzsche.


Mr. soul (Young)

A child’s claim to fame (Furay)

Everydays (Stills)

Expecting to fly (Young)

Bluebird (Stills)

 

Hung upside down (Stills)

Sad memory (Furay)

Good time boy (Furay)

Rock & roll woman (Stills)

Broken arrow (Young)

 

Musiciens additionnels :

James Burton : dobro (a child’s claim to fame)

Jim Fielder : basse (everydays)

Jack Nitzsche : piano (expecting to fly)

Don Randi : piano (expecting to fly-broken arrow)

Bobby West : basse (bluebird)

Charlie Chin : banjo (bluebird)



David Crosby  aurait co-écrit sans être crédité “rock & roll woman” dédié à Grace Slick.

 

Cet album est un pur chef d’oeuvre du premier morceau au dernier et révèle enfin les talents incroyables de Stills (everydays, bluebird et rock & roll woman) et de Young (Mr. Soul, expecting to fly et broken arrow) qui peut enfin chanter sur ses compositions.

 

Richie Furay se met également à la composition, mais reste forcément dans l’ombre de Stills & Young.


Cet album fait vraiment penser à ce que sera Crosby, Stills & Nash, chacun chantant et produisant ses titres, se servant des autres comme musiciens l’accompagnant.



“Expecting to fly” et “Broken arrow” sont des enregistrements solo de Neil Young sous la direction de Jack Nitzsche.

 

Dewey Martin chante sur “good time boy” de Richie Furay.

 

Trois singles en seront extraits : “bluebird” (#58 US), “rock’n’roll woman” (#44 US) & “expecting to fly” (#98 US).

 

En janvier 1968, Bruce Palmer est forcé de quitter les Etats-Unis et c’est leur ingénieur du son, Jim Messina qui prend officiellement sa place.

 

 

© Pascal Schlaefli

Buffalo Springfield #2-Last Time Around-1968

Publié le 06/05/2010 à 13:10 par rockclassics
Buffalo Springfield #2-Last Time Around-1968

Buffalo Springfield #2 :

Stephen Stills : chant, guitare

Neil Young : chant, guitare

Richie Furay : chant, guitare

Dewey Martin : batterie

Jim Messina : chant, basse


 

Jim Messina remplace Bruce Palmer au sein d’un groupe qui commence sérieusement à se fragmenter.

Neil Young n’apparaît plus que sporadiquement avec eux et ne tardera pas à quitter le groupe, un groupe qui finit par se saborder en mai 1968.

 

 

Juillet 1968, parution du dernier album : “Last Time Around” (#42 US), produit par Jim Messina.


On the way home (Young)

It’s so hard to wait (Young-Furay)

Pretty girl why (Stills)

Four days gone (Stills)

Carefree country day (Messina)

Special care (Stills)

 

The hour of not quite rain (Furay-Callen)

Questions (Stills)

I am a child (Young)   

Merry go round (Furay)

Uno mundo (Stills)    

Kind woman (Furay)

 

 

Un album qui doit beaucoup au talent de Jim Messina, qui a fait de son mieux avec un groupe en pleine débandade.


Quelques très bons titres : “on the way home” et “I am a child” qui deviendront des classiques de Neil Young et peut-être le “uno mundo” de Stills, mais un disque clairement moins réussi que le précédent.

 

“Questions” de Stephen Stills est une première version de ce qui deviendra son meilleur titre : “carry on”.

 

“On the way home” sera publié en single (#82 US).

 

---

 

Bruce Palmer rejouera occasionnellement avec Neil Young.

Il est mort d’une crise cardiaque en octobre 2004.

 

---

 

Dewey Martin est le seul à avoir réutilisé le nom “Buffalo Springfield” mais uniquement en tournée.

 

---

 

Richie Furay trouvera la gloire au sein du groupe de country rock Poco, puis le quittera pour le Souther-Hillman-Furay band avec JD Souther (auteur/compositeur pour les Eagles) et Chris Hillman (Byrds-Flying Burrito Bros-Manassas).

 

---

 

Jim Messina fondera Poco avec Richie Furay, puis le célèbre duo Loggins & Messina avec Kenny Loggins.

 

---

 

Stephen Stills rejoindra son ami David Crosby au sein du groupe Crosby, Stills & Nash, mais ça c’est une autre histoire.

 

---

 

Neil Young démarre une carrière solo passionnante et surprenante avec son premier album "Neil Young" en novembre 1968, avant de rejoindre Crosby, Stills & Nash en 1969.


© Pascal Schlaefli

Crosby, Stills & Nash-Crosby, Stills & Nash-1969

Publié le 06/05/2010 à 13:16 par rockclassics
Crosby, Stills & Nash-Crosby, Stills & Nash-1969

Disco de David Crosby avec les Byrds pré-CSN :

 

Mr. Tambourine Man : 1965

Turn Turn Turn! : 1965

Fifth Dimension : 1966

Younger Than Yesterday : 1967

 

Il a également participé à l’album “The Notorious Byrd Brothers” mais ne fait plus partie du groupe à ce moment là.


---


Disco de Graham Nash avec les Hollies pré-CSN :

 

Stay With The Hollies : 1964

In The Hollies Style : 1964

Hollies : 1965

Would You Believe? : 1966

For Certain Because : 1966

Evolution : 1967

Butterfly : 1967

 

A noter que la plupart des hits des Hollies comme “bus stop”, “stop stop stop” ou “King Midas in reverse” ne sont sortis qu’en single.


---


1968, David Crosby quitte les Byrds après plusieurs altercations entre lui et les autres membres du groupe.

Le sommet est atteint lors de la préparation de l’album “The Notorious Byrd Brothers” lorsque les autres refusent d’enregistrer sa chanson “triad” dont le thème est l’amour à trois.

David Crosby claque la porte et refile sa chanson au Jefferson Airplane qui en feront une superbe version (portée par la magnifique voix de Grace Slick) sur leur album “Crown of Creation”.

 

1968, Graham Nash quitte les Hollies pour désaccord musical.

Les Hollies sont un groupe pop tirant franchement vers la bluette ado commerciale et Graham aimerait voir le groupe qu’il a formé prendre une direction plus sérieuse, quitte à déplaire à leur public.

Sous son influence, les Hollies enregistrent les albums psychédéliques “Evolution” puis “Butterfly” ainsi que le single “King Midas In Revenge”, mais le succès ne suit pas et les autres membres préfèrent revenir à une pop musique moins aventureuse.


Le sommet est atteint lorsqu’il est décidé d’enregistrer un album de reprises de Dylan, ce que Nash considère comme étant une grosse erreur de parcours.

Il quitte le groupe et part pour la Californie.

 

1968, dans la maison de Mama Cass Elliott (Mamas & Papas), David Crosby, Stephen Stills et Graham Nash sont pour la première fois réunis ensemble.

La soirée se passant bien, on sort les guitares et on se met à chanter des chansons et la magie naît : Crosby et Nash ont deux voix vraiment magiques et Stephen Stills amène son talent indiscutable d’auteur compositeur de génie....un groupe est né.

 

 

Mai 1969, sortie du premier album : “Crosby, Stills & Nash” (#6 US), produit par David Crosby, Stephen Stills & Graham Nash.


Suite : Judy blue eyes (Stills)

Marrakesh express (Nash)

Guinnevere (Crosby)

You don’t have to cry (Stills)

Pre-road downs (Nash)

 

Wooden ships (Crosby-Stills)

Lady of the island (Nash)

Helplessly hoping (Stills)

Long time gone (Crosby)

49 bye byes (Stills)

 

Musicien additionnel :

Dallas Taylor : batterie

(apparaît derrière la porte sur le verso de la pochette)

 

Que dire qui n’a pas été déjà dit sur ce sublime album ?


Qu’il est sublime? ....zut je viens de le dire....


Un vrai classique avec des morceaux phares comme “Suite : Judy blue eyes”, le très pop “Marrakesh express” (écrit au départ pour les Hollies), la déclaration d’amour de David Crosby à la femme d’Arthur “Guinnevere”, “wooden ships”, “helplessly hoping” ou le rageur “long time gone”.

 

Un succès immédiat, tellement énorme qu’il surprend tout le monde y compris les musiciens eux-mêmes.


Trois has been au chômage transformés d’un coup de baguette magique en stars de la musique populaire américaine et de la nouvelle génération, véritables étendards de la révolution hippie.

 

Cet album doit beaucoup à Stephen Stills qui tient ici un rôle d’homme orchestre et reste le plus inspiré du trio avec son “Suite : Judy blue eyes” dédié à la chanteuse Judy Collins et qui sortira en single (#21 US) ainsi que “Marrakesh express” (#28 US).

 

“Wooden ships” est presque aussitôt repris par le Jefferson Airplane avec de nouvelles paroles signées Paul Kantner (album “Volunteers”).

 

Pour la tournée, CSN embauchent en plus de Dallas Taylor, Greg Reeves à la basse mais il faut un autre musicien capable de jouer de la guitare et de l’orgue.

Le nom de Neil Young est proposé mais le trio n’est pas vraiment chaud et lui non plus d’ailleurs.

 

Une séance à quatre est néanmoins programmée et l’entente est telle que la première tournée se fera sous le nom de Crosby, Stills, Nash & Young.


© Pascal Schlaefli

Crosby, Stills, Nash & Young-Déjà Vu-1970

Publié le 06/05/2010 à 13:23 par rockclassics
Crosby, Stills, Nash & Young-Déjà Vu-1970

Le dimanche 17 Août 1969, CSNY jouent sur la scène de Woodstock.

C’est seulement leur deuxième concert, mais probablement l’un des plus important de leur carrière.

Le concert se déroule en deux parties : première partie acoustique, d’abord uniquement Crosby, Stills & Nash, Neil Young les rejoignant à la fin du set, puis partie électrique, accompagnés par Greg Reeves et Dallas Taylor.

 

Leur participation au festival, mais plus encore au film et aux disques leur permet de s’inscrire longuement dans les mémoires.

 

En 1970, un triple album live : “Woodstock” est publié avec :

 

Suite : judy blue eyes (Stills) (en tant que Crosby, Stills & Nash)

Sea of madness (Young) (titre inédit introuvable ailleurs)

Wooden ships (Crosby-Stills).

 

Trois autres titres seront publiés sur le double “Woodstock 2” publié en 1971 :

 

“Guinnevere” (Crosby)

“4+20” (Stills) (inédit lors du festival)

“Marrakesh express” (Nash).

 

En mai 1970, parution de leur deuxième album, mais leur premier avec Neil Young : “Déjà Vu” (#1 US), produit par Crosby, Stills, Nash & Young.

 

Carry on (Stills)

Teach your children (Nash)

Almost cut my hair (Crosby)

Helpless (Young)

Woodstock (Mitchell)

 

Déjà vu (Crosby)

Our house (Nash)

4+20 (Stills)

Country girl (Young)

Everybody I love you (Stills-Young)

 

Musiciens additionnels :

Greg Reeves : basse

Dallas Taylor : batterie

Jerry Garcia : guitare (teach your children)

John Sebastian : harmonica (déjà vu)

 

 

Le classique des classiques, l’un des rares albums qui pour moi atteint la perfection, sans compter sur la pochette, sublime et intemporelle .

Au moment où les Beatles se séparent, voici quatre jeunes gens tous auteurs-compositeurs-interprètes-musiciens de talent qui semblent pouvoir reprendre le flambeau, tous différents mais complémentaires.

Pas étonnant donc que cet album reçoive un succès planétaire aussi énorme que mérité.


Cas unique, Greg Reeves et Dallas Taylor sont crédités sur la pochette et apparaissent même en photo en compagnie des quatre autres.

 

Le chef d’oeuvre de Stephen Stills “Carry on” ouvre l’album, suivi par le très beau “Teach your children” de Graham Nash, bousculé par l’acide “Almost cut my hair” d’un Crosby en colère.

Neil Young signe un autre classique avec “Helpless” et la première face se termine avec une version vraiment réussie du “Woodstock” de Joni Mitchell, un autre sommet de l’album.

Signalons que Joni Mitchell a réussi à écrire l’hymne de Woodstock sans y avoir mis les pieds.

 

La deuxième face reprend avec un très beau titre : “Déjà vu”, difficile et tarabiscoté comme seul Crosby a le secret....

Graham Nash calme les esprits avec son “Our house” et Stills continue dans le même esprit avec “4+20”.

 

Neil Young réussit un nouveau tour de force avec son medley “Country girl” qui reprend des extraits de son “Broken arrow” et l’album se termine sur “Everybody I love you”.....sublime non?

 

Trois singles : “Our house” (#30 US), “Teach your children” (#16 US) & “Woodstock” (#11 US).

 

Quand aux invités, ce sont des amis de longue date : Jerry Garcia vient du Grateful Dead et John Sebastian de Lovin’ Spoonful.

 

© Pascal Schlaefli

 

"We are stardust, we are golden, we are caught in the devil's bargain, and we got to get ourselves back to the garden"

(Joni Mitchell "Woodstock")

Crosby, Stills, Nash & Young-Four Way Street-1971

Publié le 06/05/2010 à 13:29 par rockclassics
Crosby, Stills, Nash & Young-Four Way Street-1971

 

Le 4 mai 1970, lors d’une manifestation estudiantine contre l’invasion du Cambodge, la garde nationale tire et tue quatre étudiants, en blessant une dizaine d’autres.

 

Un nouveau scandale qui entache un peu plus l’administration Nixon.

Crosby, Stills, Nash & Young réagissent avec un 45 tours inédit qui est publié en juin : “Ohio (Young)-Find the cost of freedom (Stills)” (#14 US).

 

Neil Young se montre d’une justesse effrayante, entre colère et tristesse :

“Tin soldiers and Nixon coming, we’re finally on our own,

this summer I hear the drumming, four dead in Ohio.”

 

Quant à Stephen Stills, il écrit l’un des plus beaux titres contre la violence :

“Find the cost of freedom, buried in the ground.

Mother Earth will swallow you, lay your body down.”

 

Le groupe est accompagné sur “Ohio” par Calvin Samuels (basse) et Dallas Taylor (batterie).

 

Eté-automne 1970, le groupe tourne, accompagné par Calvin Samuels et Johnny Barbata ex-Turtles et futur Jefferson Airplane/Starship.

 

Septembre 1970, malgré le succès, Crosby, Stills, Nash & Young se séparent, dû certainement à une pression énorme mais aussi à quatre égos monumentaux.

Ils se reformeront souvent mais ne retrouveront jamais la magie des deux premier albums.

 

En avril 1971, parution du double live : “Four Way Street” (#1 US), produit par Crosby, Stills, Nash & Young.


Ce double album fut augmenté de quelques titres lors de sa réédition en CD en 1992, c’est cette version qui est présentée ici.

 

Suite : Judy blue eyes (Stills) (seulement la fin du morceau)

On the way home (Young)

Teach your children (Nash)

Triad (Crosby)

The Lee shore (Crosby)

Chicago (Nash)

Right between the eyes (Nash)

Cowgirl in the sand (Young)

Don’t let it bring you down (Young)

49 bye byes/America’s children (Stills)

Love the one you’re with (Stills)

King Midas in reverse (Clarke-Hicks-Nash)

Laughing (Crosby)

Black queen (Stills)

Medley 

    The loner (Young)

    Cinnamon girl (Young)

    Down by the river (Young)

 

Pre-road downs (Nash)

Long time gone (Crosby)

Southern man (Young)

Ohio (Young)

Carry on (Stills)

Find the cost of freedom (Stills)

 

Musiciens additionnels :

Calvin “Fuzzy” Samuels : basse

Johnny Barbata : batterie


Un excellent double album rempli de titres qui à l’époque de la tournée étaient des inédits probablement destinés à un nouvel album de CSNY.

Tous ces titres iront embellir les albums solos de messires Crosby, Stills, Nash & Young.

 

Parmi les anciens titres : “On the way home” vient de l’album “Last Time Around” du Buffalo Springfield, “Triad” prévu au départ pour les Byrds, fut interprété une première fois par le Jefferson Airplane en 1968, “Cowgirl in the sand”, “Cinnamon girl” et “Down by the river” viennent de “Everybody Knows This Is Nowhere” et “The loner” de l’album “Neil Young”.


“America’s children” est une version accélérée et jouée au piano de “for what it’s worth” du Buffalo Springfield.

 

"King Midas in reverse" vient bien évidemment des Hollies.


© Pascal Schlaefli

Crosby & Nash-Another Stoney Evening-1971 (publié en 1997)

Publié le 06/05/2010 à 13:36 par rockclassics
Crosby & Nash-Another Stoney Evening-1971 (publié en 1997)

Pensant avec raison que l’union fait la force, Crosby & Nash démarrent leur nouvelle association en 1971, pour une première tournée commune dans la foulée de leurs deux premiers albums solos.

 

En 1997 nous auront droit à un album live intitulé “Another Stoney Evening” appelé ainsi à cause du mauvais état de santé de David Crosby, atteint d’une méchante grippe et enregistré pendant cette première tournée.


Déjà vu (Crosby)

Wooden ships (Crosby-Stills-Kantner)

Man in the mirror (Nash)

Orleans (trad.)

Used to be a king (Nash)

Traction in the rain (Crosby)

The Lee shore (Crosby)

Southbound train (Nash)

Laughing (Crosby)

Triad (Crosby)

Where will I be (Crosby)

Strangers room (Nash)

Immigration man (Nash)

Guinnevere (Crosby)

Teach your children (Nash)


Sur cet album live entièrement acoustique, intime et très épuré, on découvre quelques titres inédits en groupe comme “Man in the mirror”, le très beau “Orleans”, “Used to be a king”, “Traction in the rain”, plus quelques nouveaux titres qui feront leurs apparitions sur le premier album du duo.


© Pascal Schlaefli

Crosby & Nash-Graham Nash David Crosby-1972

Publié le 06/05/2010 à 13:44 par rockclassics
Crosby & Nash-Graham Nash David Crosby-1972

Le premier album du duo est publié en Avril 1972 : “Graham Nash David Crosby” (#4 US), produit par David Crosby, Graham Nash & Bill Halverson.


Southbound train (Nash)

Whole cloth (Crosby)

Blacknotes (Nash)

Strangers room (Nash)

Where will I be ? (Crosby)

Page 43 (Crosby)

Frozen smiles (Nash)

Games (Nash)

Girl to be on my mind (Nash)

The wall song (Crosby)

Immigration man (Nash)

 

Musiciens additionnels :

Danny Kortchmar : guitare

Jerry Garcia : guitare

Dave Mason : guitare

Craig Doerge : claviers

Leland Sklar : basse

Greg Reeves : basse

Phil Lesh : basse

Chris Etheridge : basse

Russ Kunkel : batterie

Johnny Barbata : batterie

Billy Kreutzman : batterie

+divers cuivres.


En l’absence de Stills ou de Young, qui manquent terriblement ici autant comme compositeurs qu’instrumentistes, le duo s’entoure de pointures dont certains vont accompagner le groupe pendant plusieurs années (Danny Kortchmar, Russ Kunkel, Leland Sklar ou Craig Doerge).

Les autres présents sont des amis comme Garcia, Lesh et Kreutzman qui viennent du Grateful Dead, Chris Etheridge qui vient du Flying Burrito Bros ou Johnny Barbata (ex-Turtles et CSNY) qui commence tout juste à jouer avec le Jefferson Airplane.

 

Soyons clair, cet album (et les autres Crosby & Nash) n’ont rien d’exceptionnels, mais offrent quelques bonnes chansons comme ici “southbound train” ou l'acide “immigration man” (#36 US) de Graham Nash.

 

En 1973, David Crosby retrouve les Byrds pour un album/réunion plutôt médiocre.

Les Byrds adoptent la formule CSNY : chacun compose et chante ses propres chansons, accompagnés par les autres, impression renforcée par deux compositions de Neil Young (?) “cowgirl in the sand” et “see the sky about to rain”.

Pour l’occasion, David Crosby amène deux titres : “laughing” et “long live the king.”


© Pascal Schlaefli

Crosby & Nash-Wind On The Water-1975

Publié le 06/05/2010 à 14:10 par rockclassics
Crosby & Nash-Wind On The Water-1975

Mai 1974, reformation surprise de Crosby, Stills, Nash & Young qui, accompagnés par Tim Drummond, Russ Kunkel et Joe Lala, démarrent une tournée des stades triomphale qui dure jusqu’à la fin de l’automne.

Une compilation est publiée à la même époque “So Far” qui contient les inédits “Ohio” et “find the cost of freedom”.

 

Janvier/février 1975, le quatuor tente d’enregistrer un nouvel album, mais les vieilles querelles resurgissent, suivi par une nouvelle séparation.

 

Octobre 1975, Crosby & Nash publient leur meilleur album : “Wind On The Water” (#6 US), produit par David Crosby, Graham Nash & Stephen Barncard.


Carry me (Crosby)

Mama lion (Nash)

Bittersweet (Crosby)

Take the money and run (Nash)

Naked in the rain (Crosby-Nash)

Love work out (Nash)

Low down payment (Crosby)

Cowboy of dreams (Nash)

Homeward through the haze (Crosby)   

Fieldworker (Nash)

To the last whale...

    Critical mass (Crosby)

    Wind on the water (Nash)

 

Musiciens additionnels :

Danny Kortchmar : guitare

David Lindley : guitare, violon

Joel Bernstein : guitare

Craig Doerge : claviers

Stan Szeleste : claviers

Tim Drummond : basse

Russ Kunkel : batterie

Levon Helm : batterie

James Taylor : choeurs


Si l’album dans son intégralité est plutôt bon, il vaut surtout pour le titre “wind on the water”, nouveau classique signé Nash, superbe chanson très émouvante sur la disparition des baleines.


La plupart des musiciens de ce disque (surtout Kortchmar et Lindley) sont indissociables de la scène folk-rock US 70’s, étant véritablement omniprésents sur les disques de cette époque là, comme ceux de James Taylor, Carole King ou Jackson Browne également présents sur ce disque, mais aussi Linda Ronstadt et plus tard Don Henley et Stevie Nicks.


Quant à Levon Helm, il vient bien évidemment de The Band.

Carole King : choeurs

Jackson Browne : choeurs


© Pascal Schlaefli

Crosby & Nash-Whistling Down The Wire-1976

Publié le 06/05/2010 à 14:13 par rockclassics
Crosby & Nash-Whistling Down The Wire-1976

Troisième album studio en 1976 : “Whistling Down The Wire” (#26 US), produit par David Crosby & Graham Nash.


Spotlight (Nash-Kortchmar)

Broken bird (Crosby-Nash)

Time after time (Crosby)

Dancer (Crosby)

Mutiny (Nash)

JB’s blues (Nash)

Marguerita (Nash)

Taken at all (Crosby-Nash)

Foolish man (Crosby)

Out of the darkness (Crosby-Nash-Doerge)

 

Musiciens additionnels :

Danny Kortchmar : guitare

David Lindley : guitare, violon

Craig Doerge : claviers

Tim Drummond : basse

Russ Kunkel : batterie


Un album plus dansant (émergence du disco?), mais aussi aux thèmes généralement plus légers.


Crosby et Nash laissent un peu plus de place à leurs musiciens, qui désormais participent aux compositions.


Craig Doerge est devenu au fil des ans, le musicien extérieur qui a le plus participé à l’écriture des albums de CSN(Y).

 

Pour moi c’est un album qui sonne un peu vide, un album agréable aux oreilles mais rien de plus.


En 1976, Stephen Stills & Neil Young y vont également de leur album en duo, mais l'association est de courte durée.

 

Crosby & Nash et leur cinq musiciens tournent abondamment, avant d’être rejoint par Stephen Stills au printemps 1977.


© Pascal Schlaefli