>> Toutes les rubriques <<
· Serge Gainsbourg: Ma Collection (161)
· The Beatles (96)
· Ange (37)
· Frank Zappa (44)
· Jefferson Airplane-Jefferson Starship (43)
· Pink Floyd (37)
· Sex Pistols-PIL (21)
· Bob Dylan (38)
· Uriah Heep (36)
· Prince et sa cour (33)
de bonnes chansons... mais quelle production lamentable !
Par Anonyme, le 09.06.2019
c'est marcel azzola qui joue de l'accordéon sur anarchie pour uk .
Par Didier, le 22.01.2019
je pense que le manque de subtilité vient de votre part
jean claude pascal était un chanteur remarquable et
Par Anonyme, le 18.10.2018
super ! la même chose pour 1972?
Par Anonyme, le 24.07.2018
merci christian pour ton commentaire. j'en ai 56, et ma passion pour la musique est toujours aussi vivante auj
Par rockclassics, le 01.06.2018
· John Lennon & Yoko Ono-Two Virgins-1968
· The Beatles-1961
· L'histoire Du Rock-1960
· The Beatles-1964
· The Beatles-1962
· The Beatles-1969
· The Beatles-1966
· Noyeux Joel
· The Beatles-1968
· The Yardbirds-4-1967/68
· beatles 1970
· les beatles 1965
· The Beatles-1967
· The Beatles-1963
· The Beatles-1972
· 21st-century-divas
· serialangel
· kristieblog
· cameraobscura
· seriestv
Date de création : 28.11.2005
Dernière mise à jour :
07.09.2018
1847 articles
Manfred Mann #1 :
Paul Jones : chant, harmonica
Mike Vickers : guitare, saxophone
Manfred Mann : claviers
Dave Richmond : contrebasse
Mike Hugg : batterie, vibraphone
Manfred Lubowitz naît à Johannesbourg (Afrique Du Sud) en 1940.
Il joue du piano dès l’âge de 6 ans et à 19 ans, étudie la musique classique à l'université et commence à s'intéresser au jazz.
Effrayé par le racisme, surtout chez les jeunes de son âge, il devient résolument anti-raciste et quitte son pays pour rejoindre l'Angleterre en 1961 espérant pouvoir y vivre de sa musique.
A Londres, Manfred commence à jouer dans de nombreux clubs dès 1962, avec différents groupes, jouant du piano et de l'orgue électrique, puis change bientôt de nom en Mann (inspiré par le batteur de jazz Shelly Manne)
Un soir il est remarqué par Graham Bond et Mike Hug (qui va bientôt changer son nom en Hugg) et les trois musiciens commencent à jouer ensemble.
Graham Bond les quitte bientôt pour former le Graham Bond Organization avec Jack Bruce et Ginger Baker (futur Cream).
Mann et Hugg décident de fonder un quatuor avec Mike Vickers et Dave Richmond.
Le groupe prends le nom de Mann-Hugg Blues Brothers, alors que les rejoignent Tony Roberts (saxo), Don Fay (saxo) et Ian Fenby (trompette), montant le nombre des musiciens à 7.
Le groupe joue exclusivement instrumental au début, n'ayant pas de chanteur, mais ils vont bientôt trouver la perle rare avec Paul Jones.
Paul Pond naît à Portsmouth (Angleterre) en 1942, et rejoints dès 1962 plusieurs groupes de blues/rhythm'n'blues de Londres.
L'un de ses premiers groupes : "Thunder Odin and The Big Secret" comprend les guitaristes Tom Mcguinness (futur Manfred Mann) et Brian Jones (futur Rolling Stones).
A l'époque de Thunder Odin, Brian Jones, prends le pseudonyme d'Elmo Lewis et Paul Pond emprunte le nom de famille de Brian.
Paul Pond devient PP Jones, puis change en Paul Peterson, puis Blue Boy Jones avant de simplifier : Paul Jones.
En décembre 1962, les Mann-Hugg Blues Brothers rencontrent Paul Jones et l'invitent à passer une audition pour la place de chanteur.
Etant le seul à venir à l'audition, ils l'engagent en attendant de trouver quelqu'un d'autre, n'ayant pas été convaincus par l'audition.
Il restera néanmoins jusqu'en Automne 1966.
Avec Paul Jones, le groupe commence à trouver le succès.
En mai 1963, les trois cuivres quittent le groupe, qui sous l'influence de leur premier manager, Kenneth Pitt cherchent un meilleur nom.
Après une audition ratée pour Decca, le groupe signe chez EMI fin mai avec le producteur John Burgess, qui insiste aussi pour qu’ils changent de nom.
Le groupe propose The Driving Wheels qui est refusé .
Burgess propose alors simplement le nom de Manfred Mann.
Les cinq musiciens refusent catégoriquement, mais le nom leur est imposé par la maison de disque.
Ce nom de Manfred Mann leur posera un certain nombres de problèmes et ils ne cesseront d'essayer de faire comprendre aux auditeurs qu'il ne s'agit pas de disques d'une personne, mais d'un groupe.
Paul Jones, surtout ne se fera jamais à l'idée d'être le leader d'un groupe qui porte le nom d'un autre musicien.
Il écrira d’ailleurs pas mal de chansons sur le sujet (Cock a hoop & The one in the middle) et sera même l'une des raisons de son départ.
Juillet 1963 : un premier single est issu, "Why should we not (Mann)-brother Jack (trad.)".
Les deux titres sont des instrumentaux, et l’on peut imaginer aisément la frustration et la déception de Paul Jones.
Le 45 tours n'obtient d’ailleurs aucun succès.
En réaction, Paul Jones écrit les deux faces du deuxième single : "Cock-a-hoop-Now you're needing me" qui sort en Octobre 1963.
Dans "Cock-a-hoop" Jones chante “ça s'appelle Manfred Mann mais il y a 5 types”.
"Cock-a-hoop" n'entre pas dans les charts, mais le groupe passe à la radio et à la tv anglaise et lors de leur pasage à l'émission Ready Steady Go, on leur propose d'écrire un nouveau générique pour l'émission.
Jones, Mann et Hugg écrivent le titre "5 4 3 2 1" et enregistrent une première version pour l'émission, puis une version plus longue pour le 45 tours.
C'est lors de ses séances que l'on s'aperçoit des problèmes d'adaptation de Dave Richmond qui à de la peine à quitter le domaine du jazz et sa contrebasse.
Le groupe décide alors de se séparer de lui et de rechercher un bassiste électrique.
C'est l'ami de Paul Jones, Tom Mcguinness qui va rejoindre les rangs de Manfred Mann dès Décembre 1963
© Pascal Schlaefli
Manfred Mann #2 :
Paul Jones : chant, harmonica
Mike Vickers : guitare, saxophone
Manfred Mann : claviers
Mike Hugg : batterie, vibraphone
Tom Mcguinness : basse
Tom Mcguinness rencontre Paul Jones au sein de “Odin Thunder & The Big Secret”, puis joue dans les Roosters avec Eric Clapton qui les quitte bientôt pour les Yardbirds.
Un soir dans un club, Paul Jones parle à Tom des problèmes liés à leur bassiste, Dave Richmond.
Tom va alors tenter le plus grand coup de bluff de sa vie en affirmant à Paul qu'il joue également de la basse.
Il passe alors un entretien avec Mann et Hugg qui lui demandent si c'est possible de jouer plus simplement que Dave Richmond.
Tom les rassurent et leur promet de jouer le plus simplement du monde.
Le lendemain, le samedi 21 décembre 1963, Tom joue avec Manfred Mann avec une basse qu'il a empruntée au manager du club, c'est la première fois qu'il en joue, et personne ne s'en rendra compte.
Avec cette formation restée classique, le groupe ne va pas chômer pendant les deux années à venir.
Janvier 1964 : les Manfreds sortent leur 3e single "5 4 3 2 1 (Jones-Mann-Hugg)-Without you (Jones)" qui est un énorme succès Britannique (#5 UK) mais qui n'impressionne guère les américains.
Avril 1964, leur single suivant "Hubble bubble (Jones-Vickers-Mann-Hugg-Mcguinness)-I'm your kingpin (Jones-Mann)" (#11 UK) est également un succès.
En juillet, le groupe signe aux Etats-Unis avec Ascot, et sortent leur premier classique : "Do wah diddy (Barry-Greenwich)-What you gonna do ? (Jones-Mann)" numéro 1 des deux côtés de l'atlantique, et qui sera popularisé en France par Sheila sous le titre "Vous les copains".
En septembre, le groupe sort son premier album : "The Five Faces Of Manfred Mann" (#3 UK), produit par John Burgess.
Smokestack lightning (Burnett)
Don’t ask me what I say (Jones)
Sack o’woe (Adderley)
What you gonna do? (Jones-Mann)
Hoochie coochie man (Dixon)
I’m your kingpin (Jones-Mann)
Down the road apiece (Raye)
I’ve got my mojo working (Foster)
It’s gonna work out fine (Seneca-Lee)
Mr. Anello (Jones-Vickers-Mann-Hugg-Mcguinness)
Untie me (South)
Bring it to Jerome (Green)
Without you (Jones)
You’ve got to take it (Jones)
Ce premier album est un fabuleux assortiment de morceaux rhythm'n'blues et jazz très éloigné de leur singles pop.
Le public anglais ne s'y trompe pas toutefois et lui réserve un triomphe malgré l'absence du moindre hit.
Le titre de l'album (les 5 visages de Manfred Mann) est encore une fois, une façon de faire comprendre qu'il s'agit d'un groupe de cinq personnes et non d'un artiste seul.
Aux Etats-Unis l'album s'appelle "The Manfred Mann Album" (#35 US) sans qu'il y ait de grande différence avec l'original.
Octobre 1964, nouveau single, nouveau hit : "Sha la la (Taylor-Mosley)-John Hardy (Lomax)" (#3 UK-#12 US), consolidant ainsi le succès obtenu avec "Do wah diddy".
En novembre 1964, les Manfreds (comme ils se sont surnommés), sortent un premier maxi-single 4 titres (ou EP) :
"Groovin' With Manfred Mann" (#3 UK)
Groovin' (King-Bathea)
Can't believe it (Jones)
Did you have to do that (Jones)
Do wah diddy (Barry-Greenwich)
Le titre "Groovin'" est également connu sous le nom "We're gonna groove".
© Pascal Schlaefli
Manfred Mann #2 :
Paul Jones : chant, harmonica
Mike Vickers : guitare, saxophone
Manfred Mann : claviers
Mike Hugg : batterie, vibraphone
Tom Mcguinness : basse
Janvier 1965, nouveau single "Come tomorrow (Elgin-Augustus-Phillips)-What did I do wrong (Mcguinness)" (#4 UK-#50 US) et nouveau succès.
Aux Etats-Unis, Ascot édite un nouvel album/compilation intitulé maladroitement "The Five Faces Of Manfred Mann" (rien à voir avec l'album anglais) qui contient trois inédits :
Dashing away with the smoothing iron (Trad.)
Watermelon man (Hancock-Hendricks)
She (Jones)
L'album n’obtient qu’un succès d’estime (#141 US).
Pour le marché allemand, le groupe enregistre deux versions de "She" et "Come tomorrow", transformés en "Sie" et "Weine nicht".
En avril 1965, Manfred Mann sortent un nouveau hit : "Oh no not my baby (Goffin-King)-What am I doing wrong (Hugg)" (#11 UK).
Les américains refusent de sortir "Oh no not my baby" et lui préfèrent "I can't believe what you say-Poison ivy", mais au dernier moment, décident de ne pas le sortir non plus.
En Eté, les Manfreds sont invités à jouer sur la bande originale de "What's New Pussycat", premier film écrit par Woody Allen, avec une musique signée Burt Bacharach.
Le groupe enregistre le titre "My little red book (Bacharach-David)".
Si la bande originale qu'ils partagent avec Tom Jones obtient un énorme succès en juin 1965 (#14 US), le single est un échec (#124 US).
C'est également en juin 1965 que le groupe publie son EP le plus populaire : "The One In The Middle" (#1 UK).
4 titres exceptionnels :
The one in the middle (Jones)
With God on our side (Dylan)
What am I to do (Spector-Pomus)
Watermelon man (Hancock-Hendricks)
“The one in the middle”, écrit au départ pour les Yardbirds, est autobiographique et montre bien que le problème posé par le nom du groupe reste insoluble et amènera bientôt le départ de Jones.
Manfred reprend pour la première fois du Dylan et ce n'est pas la dernière.
Le Zim lui même dira en parlant de cette version qu'elle a (je cite) "des couilles" (fin de citation).
Cette chanson qui dénonce les crimes perpétrés au nom de Dieu est d'ailleurs assez proche des idéaux de Manfred (voir "resurrection" sur "Angel Station") .
En 1965, d'autres groupes reprennent du Dylan, les Byrds, les Turtles entre autres, mais lorsqu'on lui demande quel groupe est le meilleur dans ses reprises, il répond sans autre, "Manfred Mann".
En Septembre, c'est un inédit de Dylan qui sort en single : "If you gotta go, go now (Dylan)-Stay around (Jones-Vickers-Mann-Hugg-Mcguinness)" et monte à la 2e place des charts anglais.
Le titre sera repris ensuite par de nombreux artistes, et en France par Bijou (Si tu dois partir).
Malgré le flot ininterrompu de hits, la tension au sein groupe atteint son paroxysme en automne 1965.
Septembre 1965 : Mike Vickers annonce son départ du groupe afin de se consacrer à l'écriture de musiques de films et TV.
Il retrouvera les Manfreds (sans Manfred) dans les années 90.
Le départ de Mike est une aubaine pour Paul Jones qui rend plus facile l'annonce de son départ, mais le groupe le supplie de rester en attendant de lui trouver un remplaçant.
Paul Jones accepte sans se douter qu'il leur faudra encore une dizaine de mois avant de trouver un remplaçant.
Le départ de Mike permets aussi à Tom Mcguinness de quitter enfin son rôle de bassiste usurpé pour la place de guitariste.
Le groupe décide d'engager le bassiste de leur vieux pote Graham Bond : Jack Bruce, mais celui ci a signé un engagement et doit attendre quelque temps avant de rejoindre le groupe.
En attendant Pete Bruford, puis David Hyde vont tenir la basse au sein des Manfreds.
Entre septembre et décembre 1965, plusieurs enregistrements de la formation Manfred Mann #2 voit encore le jour :
Les Américains sortent un troisième album US "My Little Red Book Of Winners" comprenant trois nouveaux inédits :
I can't believe what you say (Turner)
Poison ivy (Leiber-Steller)
A love like ours (Holland-Dozier-Holland)
En Octobre, sortie du deuxième album anglais, (le 4e pour les américains), le magnifique "Mann Made" (#7 UK) produit à nouveau par John Burgess.
Since I don’t have you (Rock-Martin-Beaumont-Vogel)
You’re for me (Vickers)
Look away (Meade-Russell)
The abominable snowmann (Vickers)
Watch your step (Parker)
Call it stormy monday (Walker)
I really do believe (Jones)
Hi lili hi lo (Kaper-Deutsch)
The way you do the things you do (Rogers-Robinson)
Bare Hugg (Hugg)
You don’t know me (Walker-Arnold)
LSD (Mcguinness)
I’ll make it up to you (Ragavoy-Raleigh)
Un autre excellent album, encore très R&B.
En décembre, nouveau EP à succès, "No Living Without Loving" (#1 UK).
There’s no living without your loving (Kaufman-Harris)
Let's go get stoned (Ashford-Simpson)
I put a spell on you (Hawkins)
Tired of trying, bored with lying, scared of dying (Jones)
En décembre, Manfred Mann encore au top, est alors en pleine évolution.
Jack Bruce les rejoint enfin, puis le quintet est augmenté par l'arrivée de deux cuivres Lynn Dobson et Henry Lowther.
Leur manager Kenneth Pitt les quitte ensuite, remplacé par Gerry Bron, futur manager de Uriah Heep.
© Pascal Schlaefli
Manfred Mann #3 :
Paul Jones : chant, harmonica
Manfred Mann : claviers
Mike Hugg : batterie, vibraphone
Tom Mcguinness : guitare
Jack Bruce : basse
Lyn Dobson : saxophone
Henry Lowther : trompette
En décembre 1965, le groupe est augmenté de Bruce, Dobson et Lowther.
Ils enregistrent un premier titre : "She needs company" pour le mariage de Paul Jones, mais en janvier 1966, un accident de voiture envoie Manfred et Paul à l'hôpital avec de multiples fractures.
Si Manfred s’en sort plutôt bien, Paul lui est immobilisé plusieurs mois.
Le groupe sans chanteur en profite pour enregistrer quelques instrumentaux qui sortiront plus tard dans l’année.
Au mois d'avril 1966, Manfred Mann dans son intégralité sortent un nouveau single : "Pretty flamingo (Barkan)-You're standing by (McGuinness)" (#1 UK-#30 US) qui est un nouveau succès international.
Fin avril, c'est un nouveau maxi-single : "Machines" également #1 en Angleterre.
Machines (Shuman)
Tennessee waltz (Stewart)
When will I be loved (Everly)
She needs company (Jones)
Le titre "She needs company", écrit pour son mariage et au texte humoristique est mon titre préféré de tous ceux composés par Jones .
(Elle est riche et il est pauvre.
Elle a besoin d'une compagnie, il a besoin d'aide.
Il a besoin d'argent, elle a besoin d'un homme.)
En juin 1966, c'est un maxi instrumental enregistré pendant l'hospitalisation de Paul Jones : "Instrumental Asylum" (#3 UK).
I got you babe (Bono)
Satisfaction (Jagger-Richards)
Still I’m sad (Samwell Smith-Mccarty)
My generation (Townshend)
Pendant l'été, Mann et Hugg découvrent un nouveau chanteur, Mike D'abo (ex-Band Of Angels) et décident de l'engager, alors que Paul Jones fait ses valises.
En même temps que Jones, Lyn Dobson et Henry Lowther eux aussi quittent le groupe.
EMI leur fait alors comprendre que sans Jones ils n'existent plus et déçus par leur maison de disques, acceptent de signer avec Fontana.
Bientôt Jack Bruce quitte lui aussi le groupe pour aller fonder Cream avec Eric Clapton et Ginger Baker.
Son remplaçant est un vieil ami des Beatles de Hambourg, Klaus Voormann (ex-Paddy, Klaus & Gibson) qui s'intègre rapidement au groupe.
A la même époque, les Yardbirds enregistrent un titre inédit de Mike et Brian Hugg : "Mr. you're a better man than I" qui apparaît en face B du single "Shapes of things".
Surpris par la signature du groupe avec Fontana, EMI décide de sortir toute une série d'enregistrements encore inédits avec Jones à commencer avec le single "You gave me somebody to love-Poison ivy"en juillet (# 36 UK), suivi de la compilation "Mann Made Hits" présenté comme "Manfred Mann with Paul Jones" avec un inédit : "Spirit feel".
En octobre, alors que Manfred Mann #4 sortent leur nouvel album "As Is", EMI répond avec le maxi 4 titres "As was" comprenant :
I can't believe what you say
Driva man
It's getting late
That's all I ever want from you baby
En janvier 1967, une dernière compilation : "Soul Of Mann" (#40 UK), compilation d'instrumentaux comprenant deux derniers inédits, "Tengo, tango" et "God rest ye merry gentlemen".
Paul Jones va mener une jolie carrière tant dans le chant qu'au cinéma (acteur et réalisateur) et retrouvera Mike D'abo dans la première version d'Evita en 1976.
Il retrouvera Tom Mcguinness au sein du Blues Band entre 80 & 82.
Il sera bien sûr de retour chez les Manfreds lors de la reformation dans les années 90.
Jack Bruce également aura une carrière bien remplie avec Cream, de nombreuses collaborations avec Frank Zappa, Leslie West, Robin Trower et en solo.
Il reformera un ersatz de Cream dans les années 90 avec Baker et Gary Moore, puis récemment le Cream original avec Clapton, pour un concert au Royal Albert Hall.
© Pascal Schlaefli
Manfred Mann #4 :
Manfred Mann : claviers
Mike Hugg : chant, batterie, claviers
Tom Mcguinness : guitare
Mike D'abo : chant
Klaus Voormann : basse, flûte
Avec la nouvelle formation (Chapter 2), les Manfreds changent radicalement de style .
Goodbye le rhythm'n'blues et l'harmonica, hello pop music acidulée, légère et pétillante et jazz obscur.
Manfred Mann explore un nouvel instrument : le mellotron, l'ancêtre du synthétiseur, les 5 musiciens participent aux harmonies vocales et Mike Hugg chante même sur certains originaux signés par lui et Manfred d'un style plus jazzy.
Juillet 1966, le groupe publie un premier 45t. "Just like a woman (Dylan)-I wanna be rich (Hugg)" qui est plutôt un bon début (#10 UK-#101 USA).
En France, le single sort en maxi avec 2 inédits "Let it be me (Bécaud-Delanoe-Mann)"et "Trouble and tea (D’abo)" .
En octobre 1966, le groupe asseoit sa réputation de machine à tubes avec un nouveau hit :"Semi detached suburban mr. James (Stephens-Carter)-Morning after the party (Hugg)" (#2 UK) .
La face B du single US est "Each and every day (Hugg)".
La chanson originale s'appelait "Semi-detached suburban mr. Jones" mais pour ne pas avoir de problèmes avec Paul Jones, le groupe changea en "mr James".
Egalement en octobre 1966 parait leur 3e album, "As Is" (#22 UK) qui n'obtient qu'un succès d'estime.
Trouble and tea (D’abo)
A now and then thing (Mcguinness)
Each other’s company (Hugg)
Box office draw (D’abo)
Dealer dealer (Mann-Hugg-Thomas)
Morning after the party (Hugg)
Another kind of music (Mann-Hugg)
As long as I have loving (D’abo)
Autumn leaves (Kosma-Mercer)
Superstitious guy (Hugg)
You’re my girl (Mann-Hugg-Thomas)
Just like a woman (Dylan)
L'album sortira avec deux pochettes, celle du train et celle avec les alcoves.
Personnellement j’adore “Box office draw”, titre largement oublié de l’histoire de Manfred Mann.
En décembre, en vacances de Mike D'Abo, parait un nouveau maxi instrumental "Instrumental Assassination" qui n'obtient aucun succès.
Sunny (Hebb)
Wild thing (Taylor)
Get away
With a girl like you (Presley)
Pour cette occasion, Klaus ne joue que de la flûte et le groupe retrouve Dave Richmond, (voir Manfred Mann #1) à la contrebasse.
En plus de “Sunny” (non ce n’est pas un titre de Christophe Willhem ou de Boney M.), les Manfreds reprennent deux titres des Troggs : “Wild thing” et “With a girl like you”.
Mars 1967 : c'est le succès du single "Ha Ha said the clown (Hazzard)-Feeling so good (Mann-Hugg)" (#4 UK-#45 US) .
En France, "Ha Ha said the clown" sortit également en maxi avec un nouvel inédit "All I want to do (Hugg)" plus "Each and every day (Hugg)".
Mai 1967, nouveau single instrumental : "Sweet pea (Roe)-One way (Mann-Hugg-Mcguinness-Voormann)" qui n'obtient qu'un succès d'estime (# 36 UK).
Les Manfreds accusent une baisse de succès et en août 1967, leur nouveau single "So long dad (Newman)-Funniest gig (Hugg)" n'entre même pas dans les charts, une première depuis "Cock-a-hoop" en 1963.
Le groupe se donne deux mois de vacances pour faire le point.
Mann et Hugg commencent à écrire de la musique pour la TV, la pub et le cinéma (dont la musique d'un film porno "Venus In Furs".)
Mike D'abo écrit son plus grand hit "Handbags and gladrags" pour Chris Farlowe.
La chanson sera reprise par Rod Stewart et plus récemment par les Manfreds, et deviendra le générique inoubliable de la série comique de la BBC "The Office".
© Pascal Schlaefli
Manfred Mann #4 :
Manfred Mann : claviers
Mike Hugg : chant, batterie, claviers
Tom Mcguinness : guitare
Mike D'abo : chant
Klaus Voorman : basse
L'année 1967 s'est terminée sur un flop assez incompréhensible, avec la reprise de Randy Newman "So long dad".
Le groupe va retrouver le succès grâce à un titre de Bob Dylan en janvier 1968 : "The mighty Quinn (Dylan)-By request : Edwin Garvey (D'abo)" (#1 UK-# 10 USA) qui est leur plus grand hit depuis "Do wah diddy" en 1964.
La face B, "By request : Edwin Garvey" est un morceau comique écrit par Mike D'Abo mettant en scène un pseudo chanteur de cabaret, Edwin Garvey, qui est joué par D'Abo lui-même et va devenir son alter-ego.
En février 1968, le groupe sort un nouvel album "Up The Junction" qui est la bande originale d'un film, qui comme l'album, n'obtiendra aucun succès.
Up the junction-1 (Hugg)
Sing songs of love (M.Hugg-B.Hugg-Gill)
Walking round (Hugg)
Up the junction-2 (Hugg)
Love theme-1 (Mann-Hugg)
Up the junction-3 (Hugg)
Just for me (Hugg)
Love theme-2 (Mann-Hugg)
Sheila’s dance (Mann-Hugg)
Belgravia (Mann-Hugg)
Wailing horn (Mann-Hugg)
I need your love (Hugg)
Up the junction-4 (Hugg)
L'album, écrit intégralement par Mann et Hugg, préfigure le style qu'ils développeront pendant la période “Chapter Three”.
Le single issu de cet album est "Up the junction-Sleepy hollow(Mcguinness) inédit".
En avril, le groupe participe à une autre bande originale : "The Charge Of The Light Brigade" .
Juin 1968 : c'est un succès exclusivement Britannique pour le single "My name is Jack (Simon)-There is a man (McGuinness)" (#8 UK-#104 USA).
© Pascal Schlaefli
Manfred Mann #4 :
Manfred Mann : claviers
Mike Hugg : chant, batterie, claviers
Tom Mcguinness : guitare
Mike D'abo : chant
Klaus Voorman : basse
En juin 1968, Manfred Mann sortent leur ultime album : "Mighty Garvey" ("The Mighty Quinn" aux USA #176) qui n'obtient aucun succès en Angleterre.
Happy families (D’abo)
(par Eddie “fingers” Garvey)
No better nor worse (D’abo)
Every day another hair turns grey (Hugg)
Country dancing (D’abo)
It’s so easy falling (Hugg)
Happy families (D’abo)
(par Ed Garvey & The Trio)
The mighty Quinn (Dylan)
Big Betty (trad.)
The vicar’s daughter (D’abo)
Each and every day (Hugg)
Cubist town (Mcguinness-Perro)
Ha Ha said the clown (Hazzard)
Harry the one man band (Hugg)
Happy families (D’abo)
(par Edwin O’Garvey & his showband)
Un album intéressant, Mike D'abo reprenant le personnage d'Edwin Garvey avec trois versions différentes de la même chanson, mais qui souffre malheureusement d'un manque d'unité .
Manfred Mann reste un groupe de 45 tours et ne réussit pas sa reconversion nécessaire vers le marché des 33 tours qui fleurit à l'époque et devient tout aussi important que les singles.
En octobre, le groupe tourne en Europe avec l'ex batteur des Bluesbreakers de John Mayall, Hughie Flint aux percussions.
Novembre 1968 : le groupe sort un nouveau single : "Fox on the run (Hazzard)-Too many people (Hugg)" (#5 UK-#97 US) mais malgré le succès, le groupe semble au bout du rouleau.
Mann et Hugg veulent évoluer vers un jazz moderne, musique peu appréciée des trois autres.
Février 1969 le groupe annonce l’arrêt des tournées.
En mars, Manfred rencontre le guitariste Mick Rogers (futur Manfred Mann's Earth Band) et le batteur Craig Collinge tout deux australiens.
Mann et Hugg fondent alors le groupe Emanon (no name, pas de nom à l'envers) avec Collinge, Steve York à la basse et Bernie Living au saxo, Mike Hugg chantant et jouant du piano.
Emanon commence à donner des concerts dès mai 1969.
Avril 1969, Manfred Mann sort un ultime single : "Ragamuffin man (Callander-Murray)-A "B" side (Mann-Hugg)" (#8UK).
“Ragamufffin man”est un titre que le groupe déteste cordialement, mais qui va obtenir un succès énorme en Angleterre .
La décision de Mann et Hugg de se consacrer entièrement à Emanon (plus tard appelé Manfred Mann Chapter Three) amène la séparation définitive de Manfred Mann.
Mike D'abo va connaître le succès en solo pendant plusieurs années et va écrire un autre classique : "Build me up Buttercup".
Tom McGuinness connaît également le succès avec le groupe Mcguinness-Flint fondé avec Hughie Flint.
Au début des années 80 il retrouvera Paul Jones au sein du Blues Band.
Klaus Voormann rejoint son ami John Lennon au sein du Plastic Ono Band (single "Cold turkey" album live "Live Peace In Toronto"en 1969, single "Instant karma", album "Plastic Ono Band" en 1970, album "Imagine" en 1971, album "Walls and bridges" en 1974, et également sur les albums de George Harrison et de Ringo Starr).
En 1984, une première reformation sous le nom de Manfred-X (sans Manfred bien sûr) à lieu au London Dominion.
Il faut ensuite attendre 1991, pour revoir les Manfreds à l'occasion des 50 ans de Tom Mcguinness, avec en plus de Mcguinness, Mike Hugg, Paul Jones, Mike D'abo, Mike Vickers, ainsi que quelques vieux amis comme Noel Redding (ex-Jimi Hendrix Experience), le Blues Band et Gallagher & Lyle.
En 1993, les Manfreds se reforment sérieusement afin de donner des concerts et pourquoi pas, enregistrer à nouveau.
A cette occasion la formation (pratiquement inchangée depuis) est : Paul Jones au chant, Mike D'Abo au chant et au piano, Tom McGuinness à la guitare, Mike Vickers au saxo, Mike Hugg au claviers, Benny Gallagher à la basse (ex-Mcguinness & Flint et Gallagher & Lyle) et Rob Townsend à la batterie (ex-Family et Blues Band).
Un album studio avec de nouvelles versions de leurs classiques "5-4-3-2-1" est sorti en 1998.
© Pascal Schlaefli
Manfred Mann Chapter Three #1 :
Manfred Mann : chant, claviers
Mike Hugg : chant, claviers
Steve York : basse
Craig Collinge : batterie
Bernie Living : saxophone, flûte
Alors que le groupe Manfred Mann vit ses dernières heures, Mann et Hugg fondent le groupe Emanon qui donne ses premiers concerts en avril 1969 avec une section de cinq cuivres supplémentaires : Gerald Drewett (trombone), David Coxhill (saxo), Sonny Corbett (trompette), Clive Stevens (saxo), Carl Griffith (flute).
Egalement lors de certains concerts, Ian Fenby une vieille connaissance du Mann-Hugg Blues Brothers, viendra leur prêter main forte.
Il avait été question d'inclure le guitariste Mick Rogers qui jouait dans le groupe "Procession" avec Collinge, mais Mann et Hugg décidèrent de se passer de guitariste et de baser leur son sur les cuivres et les claviers.
En octobre 1969, le groupe prends le nom de Manfred Mann Chapter Three (considérant Manfred Mann avec Paul Jones comme le Chapter One, et celui avec Mike D'abo le Two).
En Novembre paraît leur premier album "Manfred Mann Chapter Three" produit par Dave Hadfield.
Travelling lady (Mann-Hugg)
Snakeskin garter (Hugg)
Konekuf (Mann)
Sometimes (Hugg)
Devil woman (Hugg)
Time (Hugg)
One way glass (Mann)
Mr. you’re a better man than I (M.Hugg-B.Hugg)
Ain’t it sad (Hugg)
A study in inaccuracy (Mann)
Where am I going (Hugg)
Musiciens additionnels :
Brian Hugg : guitare (sometimes)
Harold Becket : trompette (time)
Un album qui n'obtient aucun succès, les fans n'appréciant probablement pas le style 100% jazz de la formation.
Le titre "Travelling lady" est une nouvelle version de la face B du single "Ragamuffin man", quant au titre "Mister you're a better man than I" composé par Mike Hugg et son frère Brian, il avait été interprété initialement par les Yardbirds en face b du single "Shapes of things" en 1966.
Manfred s'essaye également au chant sur "One way glass".
Il est clair sur ce premier album que Mike Hugg (maintenant principal chanteur) est devenu le leader incontesté du groupe en composant seul la majorité du répertoire.
Le groupe part alors en tournée avec une formation augmentée (10 musiciens), surtout aux Etats-Unis où ils n'avaient pas joué depuis 1964.
© Pascal Schlaefli
Manfred Mann Chapter Three #2 :
Manfred Mann : chant, claviers
Mike Hugg : chant, claviers
Steve York : basse
Craig Collinge : batterie
Bernie Living : saxophone
Brian Hugg : guitare
Dave Brooks : saxophone
Clive Stevens : saxophone
Sonny Corbett : trompette
Dave Coxhill : saxophone
Avec cette formation, le groupe tourne en 1969 et enregistre un deuxième album.
Pendant l'enregistrement de ce 2e album, Craig Collinge quitte le groupe.
Il est remplacé sur un titre par Andy Mcculloch (King Crimson), puis par Conrad Isadore.
Lorsque le groupe repart en tournée aux USA, Isadore est devenu le batteur officiel, et Bernie Living vient lui aussi de quitter le groupe.
Au mois de mai 1970, le Chapter Three tourne en Angleterre avec deux choristes, Linda Lewis et Liza Strike.
Puis c'est au tour de Conrad Isadore de quitter le groupe remplacé par Chris Slade (ancien batteur de Tom Jones).
Le 2e album "Manfred Mann Chapter Three Volume 2" sort en Octobre 1970, produit par Manfred Mann, Mike Hugg et Dave Hadfield.
Lady ace (M.Hugg)
I ain’t laughing (M.Hugg)
Poor sad Sue (M.Hugg)
Jump before you think (M.Hugg)
It’s good to be alive (Mann-B.Hugg)
Happy being me (M.Hugg)
Virginia (Mann)
Musiciens additionnels :
Jerry Field : violon (Poor sad Sue)
Harry Beckett : trompette (Poor sad Sue)
Andy Mcculloch : batterie (It’s good to be alive)
Conrad Isadore : batterie (Happy being me)
L’album, pourtant intéressant à plus d’un titre, est un flop complet et le groupe se sépare peu après sa sortie.
Manfred Mann et Mike Hugg se quittent après huit ans d'une collaboration particulièrement fructueuse.
Le Chapter Three laisse un troisième album (qui aurait dû s'appeler "Chapter Three Volume 3") inachevé dont un titre de Mike Hugg : "Messin'" qui sera retravaillé par le Manfred Mann's Earth Band en 1973.
En décembre 1970, Manfred décide de fonder un nouveau groupe qui reprendra d'abord le nom de Manfred Mann avant de prendre celui de Manfred Mann's Earth Band.
Manfred expliquera plus tard : "avec Manfred Mann j'étais enfermé dans un groupe pop et avec le Chapter Three j'étais enfermé dans un groupe de jazz. Le principe de l'Earth Band était de ne plus être enfermé du tout."
© Pascal Schlaefli
Manfred Mann's Earth Band #1 :
Manfred Mann : claviers
Mick Rogers : chant, guitare
Colin Pattenden : basse
Chris Slade : batterie
En décembre 1970, impressionné par la vague de rock progressif qui explose en Angleterre, (Yes, Genesis, Uriah Heep, Emerson Lake & Palmer), Manfred décide de fonder un nouveau groupe capable de rivaliser avec cette nouvelle génération.
Pour cela il fait appel à Chris Slade, dernier batteur du Chapter Three et ancien batteur de Tom Jones, à l'australien Mick Rogers et à Colin Pattenden.
Cette formation sans être la plus populaire fut la plus stable et probablement la meilleure.
C'est également l'époque où Manfred découvre les synthétiseurs .
Il en joue une première fois sur l'album "Look At Yourself" de ses amis d'Uriah Heep.
Le groupe reprend le nom de Manfred Mann et joue sur scène pour la première fois en mars 1971.
Au mois de juin parait leur premier single : "Living without you (Newman)-Tribute (Mann)" sans obtenir énormément de succès.
Puis le groupe enregistre un premier album, qui devait s'appeler initialement "Stepping Sideways", mais déçu par le résultat, l'album fut purement et simplement abandonné.
Après cet échec, le groupe sort un deuxième single au mois d'août, "Please Mrs. Henry (Dylan)-Prayer (Mann)" qui n'obtient qu'un succès mineur (#108 US).
Le véritable problème du groupe à ce moment est le manque de crédibilité.
Comment faire partie d'un mouvement sérieux comme le rock progressif quand on affiche à son répertoire des hits comme "Do wah diddy" ou "Ha ha said the clown" ?
La crédibilité viendra de la scène, où le groupe excelle et se fait vite reconnaître comme l'un des groupes les plus excitants à voir.
Ses premières années, le groupe ne cessera d'affronter le public européen et américain sur toutes les scènes et festivals des 70's naissantes.
Autre problème de taille, le nom : Manfred Mann, qui comme toujours pose un problème d'identité.
Les 4 musiciens proposent Manfred Mann Band, puis Manfred Mann Arm Band, puis Elastic Band, Head Band, pour au final trouver Earth Band, (idée de Chris Slade), ce qui convient tout à fait aux préoccupations écologistes du groupe.
Le Manfred Mann's Earth Band joue sous ce nom la première fois en novembre 1971.
En janvier 1972, apparaît enfin leur premier album "Manfred Mann's Earth Band", produit par Manfred Mann & Dave Hadfield. (#138 US).
California coastline (Meskell-Martin)
Captain Bobby Scout (Tietgen)
Sloth (Mann)
Living without you (Newman)
Tribute (Mann)
Mrs. Henry (Dylan)
Jump sturdy (Dr. John)
Prayer (Mann)
Part time man (Mann)
I’m up and I’m leaving (Mann)
Un album intéressant, mais pas vraiment représentatif de l'Earth Band.
Plutôt un album de transition qui offre des versions sensiblement différentes de "Living without you" et "Please Mrs. Henry", une habitude de Manfred Mann.
"Please Mrs. Henry" est à l'époque un inédit de Bob Dylan, qui sera publié dans les "Basement Tapes" en 1975.
Un nouveau single : "California coastline" est publié sans plus de succès.
L'Earth Band repart en tournée avec en tête d'affiches : Free et Deep Purple.
© Pascal Schlaefli