Yes
Posté le 28.11.2005 par Pascal Schlaefli
Jon Anderson : chant (ex-The Warriors-Mabel Greer's Toyshop)
Peter Banks : guitare (ex-The Syn-Mabel Greer's Toyshop
Tony Kaye : claviers
Chris Squire : basse (ex-The Syn-Mabel Greer's Toyshop)
Bill Bruford : batterie
le groupe existe sous le nom de Yes depuis Juin 1968, mais Squire et Banks jouaient ensemble dans The Syn depuis 1966.
en 1968, les deux musiciens sont rejoints par Jon Anderson et le groupe devient "Mabel Greer's Toyshop".
Bill Bruford prétend que le premier concert qu'il ait donné avec eux fut sous ce nom, juste avant qu'ils n'en changent.
en Juillet 1969, parait un premier single "sweetness-something's coming(inédit)", puis en Aout, le premier album (produit par Paul Clay) intitulé "Yes" sans grand succès.
aux USA, l'album ne sortira qu'en Octobre avec une pochette différente, une photo du groupe, plutôt que le logo Yes rouge sur noir.
à la fin de l'année, le groupe enregistre son deuxième album, mais Peter Banks les quitte après les scéances en Janvier 1970, remplacé par Steve Howe.
le producteur Tony Colton à ajouté un orchestre symphonique sur les morceaux de Yes, ce qui n'était pas du tout du goût du guitariste, avec raison d'ailleurs.
en Mars 1970, un nouveau single apparait "time and a word-the prophet", sans succès, puis le 2e album "Time And A Word" sort en Juin 1970, accompagné par le single
"sweet dreams-dear father(inédit)" sans connaître plus de succès.
encore une fois, l'album américain ne sort qu'en Novembre 1970 avec une nouvelle fois une pochette différente, montrant la nouvelle formation avec Steve Howe qui ne joue bien évidemment pas sur ce disque.
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Posté le 29.11.2005 par Pascal Schlaefli
Formation :
Jon Anderson : chant
Tony Kaye : claviers
Chris Squire : basse
Bill Bruford : batterie
Steve Howe : guitare (ex-In Crowd-Tomorrow-Bodast)
en Janvier 1970, dès les scéances de "Time And A Word" terminées, Peter Banks quitte Yes.
il est remplacé par un jeune prodige, Steve Howe, déjà remarqué chez Tomorrow et Bodast.
lorsque l'album sort en Juin 1970, Peter Banks a déjà fondé son nouveau groupe "Blodwyn Pig", et Yes partent en tournée avec leur nouveau guitariste. d'ailleurs c'est lui qui est sur la pochette de la version américaine de l'album.
au Automne/Hiver 1970, les cinq musiciens enregistrent et produisent seul leur 3e album, le premier à devenir un classique "The Yes Album", sorti en Mars 1971 qui montera jusqu'à la 7e place des charts anglais.
le groupe obtient un succès européen solide et tourne même aux Etats-Unis où ils commencent à se faire reconnaître.
"The Yes Album" coincide avec le début de l'âge d'or du rock progressif dont ils vont devenir le fer de lance.
en Aout 1971 Tony Kaye annonce son départ.
il part former le groupe "Badger" avec David Foster (qui avait co-signés deux titres sur Time And A Word) et joue avec David Bowie sur l'album "Station To Station".
il retrouvera Yes en 1983 pour le succès planétaire "owner of a lonely heart"
Posté le 01.12.2005 par Pascal Schlaefli
Formation :
Jon Anderson : chant
Chris Squire : basse
Bill Bruford : batterie
Steve Howe : guitare
Rick Wakeman : claviers (ex-Strawbs-David Bowie)
en Aout 1971, Tony Kaye quitte Yes. Il est remplacé par un véritable sorcier des claviers, Rick Wakeman, membre des Strawbs et accompagnateur de David Bowie (albums "Space Oddity" et "hunky dory")
en Janvier 1972 le nouvel album du groupe "Fragile" sort et monte jusque à la 4e place des charts US. idem pour le single "roundabout" en version écourtée qui entrera dans le top ten.
l'album est partagé entre 4 titres collectifs et 5 morceaux individuels dont le légendaire "the fish" de Chris Squire.
cet album établit une fois pour toute la force créatrice et musicale de ce groupe unique.
en Juillet, le groupe participe à une compilation d'Atlantic, leur maison de disque : "the new age of Atlantic" dans lequel ils interprètent "America" de Simon and Garfunkel.
en Septembre 1972, leur cinquième et meilleur album "Close To The Edge" composé de 3 morceaux grandioses atteint la 3e place des charts US.
le groupe semble devenu intouchable, et chacun des membres connaît une notoriété sans faille. malheureusement, c'est à ce moment que Bill Bruford, au grand désarrois des fans quitte Yes pour King Crimson plus proche de lui musicalement.
il faudra attendre 17 ans pour revoir Bill rejouer avec ses collègues à travers l'expérience "Anderson, Bruford, Wakeman, Howe".
Posté le 02.12.2005 par Pascal Schlaefli
Formation :
Jon Anderson : chant
Chris Squire : basse
Steve Howe : guitare
Rick Wakeman : claviers
Alan White : batterie
Bill Bruford rejoint King Crimson en Automne 1972, pour être remplacé par Alan White, jeune batteur de 23 ans qui en 1969 joue avec John Lennon, Eric Clapton, Yoko Ono et Klaus Voormann sur la scène de Toronto pour un concert historique qui allait donner l'album "live peace in Toronto".
White a également joué sur les singles "cold turkey", "instant Karma", et sur l'album "imagine", il joue aussi avec le groupe de Ginger Baker, Airforce, avant de rejoindre le groupe de Joe Cocker.
en rejoignant Yes à l'aube d'une tournée mondiale, il ne se doutait pas qu'il allait former avec Chris Squire, l'une des bases rythmiques les plus solides au monde, association musicale autant qu'amicale qui perdure encore aujourd'hui, 33 ans plus tard.
cette grande tournée allait donner un triple album live (double cd) "Yessongs", numéro 1 en Angleterre, ainsi qu'un film du même nom.
durant l'été 1973, Rick Wakeman triomphe avec son premier album solo "The Six Wives Of Henry VIII", où il est accompagné par les autres membres de Yes.
le nouvel album (double) de Yes "Tales From Topographic Oceans", sort en Décembre 1973 et atteint encore une fois la 1ère place des charts anglais, mais les critiques comme les fans sont mitigés sur les 4 morceaux d'une vingtaine de minutes chacun.
cet album, le point le plus haut dans la carrière de Yes artistiquement parlant, ne laisse personne indifférent, et ira même jusqu'à diviser le groupe.
Rick Wakeman par exemple déclare à l'époque détester cet album, et n'a pas changé d'opinion depuis.
pour ma part si "the revealing science of God", "the remembering" et "ritual" offrent de très grands moments, "the ancient" est à mon goût, le morceau de trop.
au printemps 1974, le second album de Wakeman "Journey To The Centre Of The Earth" est numéro 1 des ventes en Angleterre.
en complet désaccord musical avec le groupe, il décide à contre coeur de le quitter pour mener de plein front une carrière solo prolifique. (écouter particulièrement "myths and legends of King Arthur and the knights of the round table" de 1975 et "criminal record" de 1977 avec Squire et White)
Posté le 04.12.2005 par Pascal Schlaefli
Formation :
Jon Anderson : chant
Chris Squire : basse
Steve Howe : guitare
Alan White : batterie
Patrick Moraz : claviers
le départ de Rick Wakeman, fut un véritable choc pour les fans, et pour le groupe un vrai challenge.
il n'y a pas beaucoups de claviéristes surdoués comme Rick Wakeman, seulement surpassé en virtuosité par Keith Emerson, à l'époque dans Emerson, Lake & Palmer.
le premier à tenter la succession fut Vangelis Papathanassiou, ex-Aphrodite's Child et ami de Jon Anderson, mais l'essai fut infructueux.
puis ce fut au tour du Suisse Patrick Moraz, ex-Refugee (avec Lee Jackson et Brian Davison ex-Nice) qui réussit à occuper le siège tant convoité.
le résultat fut l'excellent "Relayer", sorti en Décembre 1974 et qui monta jusqu'à la 4e place des charts anglais.
un extrait du morceau "the gates of delirium" : "soon" fut commercialisé en single en Janvier 1975 sans grand succès.
après une courte tournée, chaque membre du groupe sortit un album solo.
pour Jon Anderson, ce fut "Olias Of Sunhillow" dans lequel il joue de tout les instruments.
il participa aussi au "Heaven And Hell" de Vangelis.
Chris Squire, lui sortit "Fish Out Of Water" avec la participation de Bill Bruford et Patrick Moraz.
Steve Howe sortit "Beginnings", Alan White "Ramshackled" et Patrick Moraz "The Story Of I".
en 1975, il y eut aussi une première compilation "yesterdays" basé sur les deux premiers albums avec en bonus "America" introuvable à l'époque.
en 1976, le groupe se retrouve pour une nouvelle tournée, puis sous l'impulsion de Patrick Moraz, décide de partir enregistrer leur prochain album à Montreux dans les studios Mountain.
malheureusement Patrick Moraz décide de les quitter à ce moment là pour se concentrer sur sa carrière solo. il rejoindra les Moody Blues pour 4 albums de 1981 à 1989, et enregistrera deux albums en duo avec Bill Bruford en 1984/85.
Posté le 06.12.2005 par Pascal Schlaefli
Formation :
Jon Anderson : chant
Chris Squire : basse
Steve Howe : guitare
Alan White : batterie
Rick Wakeman : claviers
après le départ de Patrick Moraz, fin 1976, le groupe commence leurs nouvelles scéances d'enregistrement à Montreux.
Rick Wakeman est alors appelé à la rescousse comme session-man.
à la fin des scéances, Rick Wakeman accepte de partir en tournée avec eux et rejoint officiellement le groupe, pour la plus grande joie des fans.
l'album "Going For The One", sorti en Juillet 1977, est un triomphe en pleine tourmente punk et monte jusqu'à la première place des charts UK.
il retrouvent également le chemin des hit parades avec le single "wonderous stories".
après une tournée triomphale, le groupe est de retour en studio pour un nouvel album.
c'est là que les ennuis vont recommencer.
lors des scéances, le groupe fatigué retrouve ses querelles d'antan et semble manquer de direction et d'inspiration.
le résultat se fait sentir sur "Tormato" sorti en Septembre 1978 (no. 8 en Angleterre), où le meilleur côtoie le médiocre.
succès en single de "don't kill the whale-Abilene(inédit)".
puis le groupe repart en tournée (voir le dvd "Live in Philadelphia 79").
après ce semi-échec, le groupe décide d'enregistrer leur prochain album à Paris sous la direction de Roy Thomas Baker (The Cars-Queen).
les scéances sont tellement houleuses que Jon Anderson et Rick Wakeman décident d'un commun accord de quitter Yes en Février 1980.
Jon Anderson retrouve alors Vangelis pour trois albums exceptionels ("Short Stories", "The Friend Of Mr.Cairo" avec le hit "I'll find my way home" et "Private Collection" avec "Polonaise" et "he is sailing").
quand à Rick Wakeman, il retrouve sa prolifique carrière solo, mais les années 80 seront beaucoups moins clémentes que les 70's pour le wizard.
le groupe continue pendant un temps en trio mais ne va pas tarder à affronter la plus grande épreuve de leur histoire.
Posté le 11.12.2005 par Pascal Schlaefli
Formation :
Chris Squire : basse
Steve Howe : guitare
Alan White : batterie
Trevor Horn : chant (ex-Buggles)
Geoff Downes : claviers (ex-Buggles)
l'essai du guitar trio (Squire-Howe-White) est de courte durée mais l'idée n'est tout à fait abandonnée.
en Mars 1980, le trio rencontre le duo des Buggles, Trevor Horn et Geoff Downes (singles "video killed the radio star" no.1 en automne 1979, et "living in the plastic age" top 20 en Janvier 1980; album "The Age Of Plastic" en Février 1980).
les Buggles sont des fans de Yes de longues dates et les deux groupes deviennent très vite amis.
il manque à Yes un chanteur et un claviériste, et Horn et Downes tombent à pic.
certes, Trevor Horn n'a pas la voix d'un Jon Anderson, mais Chris Squire le convainc néanmoins.
lorsque les critiques et les fans découvrent l'union des deux groupes, c'est la stupeur générale, et la panique saisit les fans.
comment un groupe "sérieux" comme Yes à t'il pu s'unir à un groupe de pop électronique "commerciale" comme les Buggles???
lorsque l'album "Drama" sort en Aout 1980, force est de constater que le nouveau Yes tient la route et offre quelques grands moments ("machine messiah", "into the lens" et "tempus fugit").
l'album monte à la 2e place des charts anglais et 18e des charts US.
le groupe part alors pour une courte tournée et s'offre le luxe de remplir le Madison Square Garden plusieurs soirs d'affilée.
Trevor Horn pourtant est terrorisé d'avoir à remplacer Anderson et d'affronter les fans.
en Décembre 1980, Trevor Horn annonce qu'il quitte Yes et reforme les Buggles pour un dernier album "Adventures In Modern Recording" en 1981 avec Geoff Downes sur 4 titres et Chris Squire sur 1, et offre une nouvelle version de "into the lens" changée en "I am a camera" qui sortira en single.
il deviendra dans les années 80, un producteur d'exception à l'orgine entre autres du triomphe de Frankie Goes To Hollywood.
Steve Howe et Geoff Downes eux partent fonder Asia avec John Wetton et Carl Palmer.
(albums "Asia" en 1982 et "Alpha" en 1983") puis Howe sera rejoint par Steve Hackett (ex-Genesis) pour l'experience ratée de GTR en 1986.
en Décembre 1980, alors que le groupe semble bel et bien perdu cette fois-ci, Atlantic sort une compilation d'archives live "Yesshows" qui comprends des extraits de concerts de la tournée 76 avec Patrick Moraz (Yes-5) et des tournées 77-78 avec Rick Wakeman (Yes-4.2).
l'aventure pour Yes aurrait pu s'arrêter là s'il n'y avait eu aux commandes le tenace Chris Squire qui avec son ami Alan White allait tout faire pour réinventer un nouveau Yes pour les années 80.
Posté le 14.12.2005 par Pascal Schlaefli
Formation :
Chris Squire : chant, basse
Alan White : batterie
après le départ de Howe, Horn et Downes, le groupe tente de revenir au projet de guitar trio déjà tenté avec Steve Howe.
au Printemps 1981, et dans le plus grand secret, ils sont rejoints par Jimmy Page (ex-Led Zeppelin) et vont enregistrer un album de démos sous le nom de XYZ (ex-Yes-Zeppelin) .
certaines sources ajoutent même que Robert Plant (également ex-Led Zep) aurait été mélé à ce projet.
en automne cependant, l'idée de supergroupe est abandonnée et les titres enregistrés resteront longtemps en hibernation avant d'être rescussités et retravaillés pour les albums "keys to ascension".
en hiver 1981, Atlantic sort une nouvelle compilation "Classics Yes", compilation inutile qui n'apporte aucun nouveau matériel.
toujours en hiver 1981, Squire et White sortent un single de Noel "run with the fox-the return of the fox" sans grand succès.
le texte du single est écrit par Pete Sinfield, auteur de textes pour King Crimson (69-71) et Emerson, Lake & Palmer (73-78).
en 1982, le duo continue sa quête de musiciens pour le projet à trois.
ils engagent alors un jeune guitariste sud-africain, Trevor Rabin (Manfred Mann's Earth Band, album "Chance" en 1980) qui se révèle aussi être un chanteur/auteur/compositeur particulièrement talentueux.
le trio est ensuite rejoint par Tony Kaye, un revenant des années 69/71 et prends le nom de Cinema.
le groupe enregistre alors un album de démos en 1983 et lorsque Chris Squire le fait écouter à Jon Anderson, celui ci est enthousiasmé par la nouvelle musique du groupe.
il est alors invité à venir enregistrer avec le groupe pour un titre ou deux, et finalement rejoint le groupe comme membre à part entière.
le retour de Jon Anderson provoque alors l'abandon du vocable "Cinema" et "Yes" est définitivement reformé.
Posté le 20.12.2005 par Pascal Schlaefli
Formation :
Chris Squire : basse
Alan White : batterie
Jon Anderson : chant
Tony Kaye : claviers
Trevor Rabin : chant, guitare, claviers
la grande surprise de 1983 est le retour en fanfare de Yes alors que plus personne ne les attendaient.
largement revitalisé par Trevor Rabin, le Sud-Africain, le groupe très en forme sort son album le plus populaire : "90125" en Novembre 1983 qui monte à la première place des charts boosté par le tout aussi populaire single "owner of a lonely heart", numéro 1 mondial.
deux autres singles seront extraits de cet album, "leave it" et "it can happen" sans arriver à égaler le premier.
pour produire cet album, le groupe a fait appel à leur ex-chanteur Trevor Horn, désormais 100% producteur (entre autres de Frankie Goes To Hollywood) qui co-écrit également "owner of a lonely heart" et "leave it".
pendant l'enregistrement, Tony Kaye est écarté des scéances par Trevor Rabin, son style étant considéré plutôt vieillot; c'est d'ailleurs Rabin qui tient les claviers sur tout l'album.
faché, il semble avoir quitté le groupe pendant quelque temps; il n'apparait d'ailleurs pas sur le clip d'"owner of a lonely heart".
pourtant il est bien là pour une grande tournée triomphale qui donnera naissance en 1985 à un album live médiocre "9012 live-the solos" et un film vidéo du même titre réalisé par Steven Soderbergh qui signe là sa première oeuvre artistique professionnelle (sexe, mensonge et vidéos--Erin Brockovich).
après un tel succès, il faudra deux ans au groupe pour produire un follow up; ce sera "big generator" sorti en Septembre 1987 et qui malgré les critiques monte à la 15e place des charts US.
deux singles en seront extraits : "love will find a way" et "rhythm of love".
cette fois-ci Tony Kaye est plus présent tant dans les scéances d'enregistrement que dans l'écriture des morceaux, mais le torchon brûle entre Jon Anderson et Trevor Rabin, le premier n'appréciant pas le leadership peu démocratique du second, ce qui déclenche une crise d'égos entre les deux leaders.
après une courte tournée en 1988, Jon Anderson fait ses vailses et va réussir le pari insensé de reformer un Yes seventies avec Steve Howe, Rick Wakeman et Bill Bruford.
c'est ainsi que pendant deux ans (cas rare dans le monde du rock) deux groupes "Yes" vont s'affronter.
Posté le 26.12.2005 par Pascal Schlaefli
formation : ABWH
Jon Anderson : chant
Steve Howe : guitare
Rick Wakeman : claviers
Bill Bruford : batterie
formation : Yes-9
Chris Squire : chant, basse
Alan White : batterie
Tony Kaye : claviers
Trevor Rabin : chant, guitare
en 1988, après avoir quitté Yes, Jon Anderson décide de reformer un Yes revival 70's.
il retrouve alors Steve Howe (qui sort d'Asia et GTR), Rick Wakeman et Bill Bruford (ex-King Crimson) mais le groupe n'a pas le droit d'utiliser le nom "Yes" car un autre Yes existe déjà (Yes-9).
peu importe le quatuor enregistre en 1989 un album extrèmement réussi intitulé "Anderson, Bruford, Wakeman, Howe" qui possède toutes les qualités d'un Yes grande cuvée.
le groupe co-écrit entièrement l'album quelquefois aidés par d'anciens potes comme Geoff Downes (Asia), Max Bacon (GTR), ou Vangelis.
le quartet est accompagné par Tony Levin à la basse (King Crimson), Matt Clifford aux claviers et Milton Mcdonald à la guitare.
l'album contient de grands moments comme "brother of mine", "the order of the universe" et surtout "birthright".
les fans de la première heure ne s'y trompent pas et l'album monte à la 14e place des charts anglais et la tournée qui suit, intitulée "an evening with Yes music plus" est un triomphe.
en 1993, un double live et une video du même nom seront commercialisés.
pendant ce temps, Yes-9, essaye tant bien que mal d'enregistrer leur nouvel album.
sur le fabuleux coffret "Yesyears" sorti en 1991, on peut découvrir un titre "love conquers all", première collaboration entre Chris Squire et le jeune guitariste Billy Sherwood, et seul titre existant de cette formation.
en 1991, alors qu'ABWH commence l'enregistrement d'un deuxième album, les relations entre les deux groupes commencent à se réchauffer.
Chris Squire (qui a beaucoup manqué sur ABWH) est invité à jouer sur leur nouvel album. ce dernier invite à son tour Jon à venir enregistrer quelques voix sur l'album de Yes-9.
alors que le coffret "YesYears" est sur le point de sortir, les deux groupes, poussés par leur management, décident d'unir leurs efforts et de ne former qu'un seul et même groupe.
malheureusement comme nous allons le voir, cette réunion qui aurait dû être un sommet dans la carrière du groupe, ne sera qu'un rendez-vous raté, accompagné par un album batard et médiocre, indigne d'un groupe comme Yes.