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Nom du blog :
rockclassics
Description du blog :
biographies et discographies des meilleurs groupes et artistes depuis les années 60
Catégorie :
Blog Musique
Date de création :
28.11.2005
Dernière mise à jour :
13.10.2009

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The Who

The High Numbers : 1964

Publié le 20/06/2008 à 12:00 par rockclassics
The High Numbers : 1964
Roger Daltrey : chant
Pete Townshend : guitare
John Entwistle : basse
Keith Moon : batterie

Pete Townshend naît en 1945 dans la grande banlieue de Londres.
Il s’intéresse très tôt à la musique, et se met à la guitare dès l’âge de 12 ans.

Aux alentours de 1960, il se lie d’amitié avec John Entwistle, trompettiste et amateur de jazz et jouent ensemble dans un groupe de jazz traditionnel, dans lequel, Townshend joue du banjo.

Multi instrumentiste, Entwistle joue également de la guitare, du piano et divers instruments de cuivres avant de se mettre à la basse.

En 1962, il rejoint The Detours, groupe de skiffle, puis de rhythm & blues, mené par le guitariste Roger Daltrey.
La formation des Detours est la suivante :
Colin Dawson : chant
Roger Daltrey : guitare
John Entwistle : basse
Doug Sandom : batterie.

Roger Daltrey se spécialisant dans les solos (incroyable mais vrai), Entwistle fait entrer son ami Pete Townshend comme guitariste rythmique.

Puis Colin Dawson est éjecté du groupe, remplacé par Roger Daltrey, qui abandonne bientôt la guitare.

1964, Doug Sandom quitte à son tour les Detours, qui se rebaptisent “The Who”.

C’est lors d’un concert des Who, avec un batteur occasionnel, qu’ils font la rencontre de Keith Moon, alors batteur des Beachcombers, groupe de surf music.

Ce dernier monte sur scène, hurlant que sa mère joue mieux que leur batteur, et prend sa place pour se lancer dans une de ses démonstrations habituelles qui laissèrent les autres baba (pas de jeux de mots ok?).

Keith Moon complète à merveille le groupe qui voit son public s’élargir et trouve bientôt un manager, Pete Meaden, qui les transforme en groupe “Mod” et les rebaptise “The High Numbers”.

Meaden leur dégote un contrat chez Fontana, produit et signe les deux faces de leur premier single : “I’m The Face”, publié en Juin 1964, sans grand succès, sinon chez les mods.

A-I’m the face (Meaden)

B-zoot suit (Meaden)

(certaines rééditions placent “zoot suit” en face A)


En September 1964, Pete Townshend casse sa guitare pour la première fois (intentionnellement ou par accident), bientôt suivi par Keith Moon qui commence alors à détruire sa batterie, ce qui va rapidement devenir un happening attendu à la fin de leurs concerts.

A la même époque, les High Numbers font la connaissance de deux jeunes cinéastes cherchant à réaliser un film sur un groupe de rock, (ils vont d’ailleurs filmer les High Numbers en concert au Railway Hotel) et qui vont rapidement devenir leurs managers : Kit Lambert et Chris Stamp (le frère de l’acteur Terence Stamp).

Première décision importante : on abandonne le “High Numbers” et on revient au “Who” original.

Ayant perdu leur auteur-compositeur principal, Pete Townshend s’y colle, sous l’impulsion de Lambert et Stamp, et écrit bientôt “I can’t explain”, imitation réussie du style des Kinks période “you really got me”.

Impressionnés par le jeune groupe, Decca signe bientôt les Who qui entrent en studio en Novembre 1964....

L’histoire peut réellement commencer.


© Pascal Schlaefli


Retrouvez ce texte sur
http://www.chronikoscope.com

The Who #1 : 1965-1979

Publié le 23/06/2008 à 12:00 par rockclassics
The Who #1 : 1965-1979
Janvier 1965, premier single : “I Can’t Explain” (#8 UK-#93 US).

A : I can’t explain (Townshend)

B : bald headed woman (Talmy)

Premier carton pour le groupe.
Jimmy Page joue sur “bald headed woman”.

Les Who se singularisent d’emblée dès leurs premières apparitions télévisées, par le jeu de dément de Keith Moon, et les moulinets de Pete Townshend.

Mai 1965, deuxième single : “Anyway Anyhow Anywhere” (#10 UK).

A : anyway anyhow anywhere (Daltrey-Townshend)

B : daddy rolling stone (Blackwell)

La version américaine propose en face B : anytime you want me (Ragovoy-Mimms)

En Novembre, après un concert particulièrement houleux, Roger Daltrey quitte les Who.......

....Mais les réintègre quelques jours plus tard.

Novembre 1965, sortie du single “My Generation” (#2 UK-# 74 US).

A : my generation (Townshend)

B : shout and shimmy (Brown)

Leur plus grand succès anglais.
Véritable manifeste punk 12 ans avant l’heure (J’espère mourir avant d’être vieux), ce titre fait également référence aux pilules “purple hearts”, la drogue préférée des mods et dont l’effet secondaire était le bégaiement.

Décembre 1965 : premier album, “My Generation” (#5 UK), produit par Shel Talmy.

TRACKLIST :

out in the streets (Townshend)
I don’t mind (Brown)
the good’s gone (Townshend)
la la la lies (Townshend)
much too much (Townshend)
my generation (Townshend)

the kids are alright (Townshend)
please please please (Brown-Terry)
it’s not true (Townshend)
I’m a man (McDaniel)
a legal matter (Townshend)
the ox (Townshend-Entwistle-
-Moon-Hopkins)

Musicien additionnel :
Nicky Hopkins : claviers

Un album encore très rhythm’n’blues qui établit une fois pour toutes Pete Townshend comme principal compositeur du groupe.
“the ox” est également le surnom de John Entwistle.

En plus de “my generation”, deux autres singles en seront issus en 1966 : “a legal matter” (# 32 UK) et “the kids are alright” (#41 UK).

Les Who quittent Decca/Brunswick pour créer leur propre label : “Reaction”, distribué par Polydor.

Mars 1966, nouveau single : “Substitute” (#5 UK).

A : substitute (Townshend)

B : circles (Townshend)

“circles” est également appelé “instant party” sur d’autres éditions, mais il s’agit bien de la même chanson.
Certains singles seront mis en vente avec en face B le titre : “waltz for a pig” dont je n’ai trouvé aucune traces sur aucune compilation du groupe...un titre mystère.

Avril 1966, les américains publient un premier album : “The Who Sings My Generation” sans grand succès.

TRACKLIST :

out in the streets (Townshend)
I don’t mind (Brown)
the good’s gone (Townshend)
la la la lies (Townshend)
much too much (Townshend)
my generation (Townshend)

the kids are alright (Townshend)
please please please (Brown-Terry)
it’s not true (Townshend)
the ox (Townshend-Entwistle-
-Moon-Hopkins)
a legal matter (Townshend)
circles (instant party) (Townshend)

Musicien additionnel :
Nicky Hopkins : claviers



Août 1966, nouveau single : “I’m A Boy” (#2 UK).

A : I’m a boy (Townshend)

B : in the city (Entwistle-Moon)

Un titre qui semble précurseur de “Tommy”, puisqu’il parle d’abus sur un jeune garçon.
Une mère de famille veut quatre filles, mais n’a que trois filles et un garçon.
Elle force alors le garçon à s’habiller en fille.....


Novembre 1966, les Who participent à une émission spéciale de “Ready Steady Go”, et décident de publier un maxi single dans la foulée : “Ready Steady Who”.


TRACKLIST

circles (Townshend)
disguises (Townshend)

Batman (Berry-Altfield-Weider)
Bucket T (Altfield-Christian-Torrence)
Barbara Ann (Fassert)


“Barbara Ann” est chanté par Keith Moon qui est un fan absolu de surf musique et des Beach Boys en particulier.

Décembre 1966, nouveau single : “Happy Jack” (#3 UK-#24 US).

A : happy Jack (Townshend)

B : I’ve been away (Entwistle)

Premier succès conséquent aux Etats-Unis.
La légende veut que les Who eurent toutes les peines du monde à finir d’enregistrer ce titre, Keith Moon cassant tout dans le studio.

Le même mois, sortie de leur deuxième album anglais : “A Quick One” (#4 UK), produit par Kit Lambert.

TRACKLIST :

run run run (Townshend)
Boris the spider (Entwistle)
I need you (Moon)
whiskey man (Entwistle)
heatwave (Holland-Dozier-Holland)
cobwebs and strange (Moon)

don’t look away (Townshend)
see my way (Daltrey)
so sad about us (Townshend)
a quick one while he’s away
(Townshend)


Souvent considéré comme un album médiocre, j’ai personnellement un faible pour ce disque qui met en avant les talents de John Entwistle (le fabuleux “Boris the spider”) et Keith Moon (le délirant “cobwebs and strange”).

Roger Daltrey écrit l’une de ses rares compositions (le faiblard “see my way”) et Townshend se surpasse dans son premier opera-rock : “a quick one while he’s away” qui deviendra dès 1968 l’un des points forts des Who sur scène.

Avril 1967, nouveau single : “Pictures Of Lily” (#4 UK-#51 US).

A : pictures of Lily (Townshend)

B : doctor doctor (Entwistle)

Au cas où vous ne l’auriez pas compris, cette chanson parle des joies et des effets bienfaiteurs de la masturbation...LooooOOOooooL

En Mai 1967, les américains publient un deuxième album : “Happy Jack” (#67 US).


TRACKLIST :

run run run (Townshend)
Boris the spider (Entwistle)
I need you (Moon)
whiskey man (Entwistle)
cobwebs and strange (Moon)
happy Jack (Townshend)

don’t look away (Townshend)
see my way (Daltrey)
so sad about us (Townshend)
a quick one while he’s away
(Townshend)


Lorsque les Rolling Stones se font emprisonner pour possession de drogue, les Who sautent sur leurs instruments pour enregistrer un single en soutien : “The Last Time” (#44 UK) qui sort en Juin.

A : the last time (Jagger-Richards)

B : under my thumb (Jagger-Richards)

Un disque enregistré dans l’urgence, sans John Entwistle en vacances, Pete Townshend le remplaçant à la basse, pour un résultat plutôt médiocre.
Pas grave, c’est le geste qui compte après tout.

Toujours en Juin, première tournée américaine et participation remarquée au festival de Monterey.

Décembre 1967, troisième album anglais ET américain : “The Who Sell Out” (#13 UK-#48 US), produit par Kit Lambert.

TRACKLIST :

Armenia city in the sky (Keene)
Heinz baked beans (Entwistle)
Mary Anne with the shaky hand
(Townshend)
Odorono (Townshend)
tattoo (Townshend)
our love was (Townshend)
I can see for miles (Townshend)

can’t reach you (Townshend)
medac (Entwistle)
relax (Townshend)
Silas Stingy (Entwistle)
sunrise (Townshend)
Rael (Townshend)

Une pochette géniale qui fit scandale à l’époque (Les Who se vendent!!!).
Les chansons sont entrecoupées de jingles de pub pour leurs instruments de musique ou de stations de radio pirates comme radio London.

Plusieurs titres sont d’ailleurs de fausses pubs comme “Heinz baked beans” pour les haricots en boîtes, “odorono” contre les mauvaises odeurs, “medac” contre les vilains points noirs ou “relax” pour mieux lutter contre la constipation.

Bref les Who s’amusent comme des fous et nous offrent leur premier chef d’oeuvre, qui se termine sur un nouveau mini opera rock : “Rael”, dont la deuxième partie sera récupérée pour “Tommy”.

Le titre “Armenia city in the sky” est l’oeuvre de John “Speedy” Keene, le futur fondateur du groupe Thunderclap Newman (avec Jimmy McCulloch futur Wings), groupe produit et managé par Pete Townshend.

“Mary Anne with the shaky hand” est ici en version acoustique, mais une version électrique existe également.

“I can see for miles” est publié en single (#10 UK-#9 US) avec en face B “someone’s coming (Entwistle)”.

Malgré son évidente qualité, cet album marque une nette baisse de succès pour les Who, et l’année 1968 sera celle d’une quasi absence dans les hit parades, sans compter que le groupe est au bord de la séparation.

Mars 1968, single uniquement américain : “Call Me Lightning” (#40 US).

A : call me lightning (Townshend)

B : Dr. Jekyll & Mr. Hyde (Entwistle).

Juin 1968, nouveau single, uniquement anglais celui-ci : “Dogs” (#25 UK).

A : dogs (Townshend)

B : call me lightning (Townshend)

Septembre 1968, nouveau single : “Magic Bus” (#26 UK-#25 US).

A : magic bus (Townshend)

B : Dr. Jekyll & Mr. Hyde (Entwistle)

Les Who, Townshend en tête, furent énormément déçu du peu de succès rencontré par ce titre sur lequel ils avaient beaucoup travaillé.
La face B prouve s’il était nécessaire que John Entwistle est un excellent auteur-compositeur.

Le même mois, les américains publient un 4e album : “Magic Bus-The Who On Tour” (#39 US) qui est plus une compilation qu’un véritable album, mais que j’inclus tout de même ici.
Malgré son titre ce n’est pas non plus un album live.


TRACKLIST :

disguises (Townshend)
run run run (Townshend)
Dr. Jekyll & Mr. Hyde (Entwistle)
can’t reach you (Townshend)
our love was (Townshend)
call me lightning (Townshend)

magic bus (Townshend)
someone’s coming (Entwistle)
doctor doctor (Entwistle)
Bucket T (Atfield-Christian-Torrence)
pictures of Lily (Townshend)


Décembre 1968 : les Who participent à l’émission de télé avortée des Rolling Stones (qui ne verra le jour qu’en 1995, honte à eux) : Rock’n’Roll Circus dans laquelle ils interprètent leur meilleur version de “a quick one while he’s away” montrant leur suprématie indiscutable sur scène.

Les Who ont passé une année un peu terne, 1969 sera l’année de leur révélation.

Mai 1969, sortie du double album “Tommy” (#2 UK-#4 US), produit par Kit Lambert.

TRACKLIST :

overture (Townshend)
it’s a boy (Townshend)
1921 (Townshend)
amazing journey (Townshend)
sparks (Townshend)
eyesight to the blind (Williamson)

Christmas (Townshend)
cousin Kevin (Entwistle)
the acid Queen (Townshend)
underture (Townshend)

do you think it’s alright? (Townshend)
fiddle about (Entwistle)
pinball wizard (Townshend)
there’s a doctor (Townshend)
go to the mirror! (Townshend)
Tommy can you hear me? (Townshend)
smash the mirror (Townshend)
sensation (Townshend)

miracle cure (Townshend)
Sally Simpson (Townshend)
I’m free (Townshend)
welcome (Townshend)
Tommy’s holiday camp (Moon)
we’re not gonna take it (Townshend)


Premier grand opéra rock et nouveau chef d’oeuvre des Who.
L’histoire d’un jeune orphelin, Tommy, devenu aveugle, sourd et muet très jeune, constamment abusé par son cousin Kevin et son oncle Ernie, passant plusieurs épreuves initiatiques avant de devenir le plus grand champion de flipper.

Ayant retrouvé ses sens, il devient le leader d’un nouveau culte, qui grandit rapidement en une secte puissante, menée par son oncle Ernie, faisant de lui un nouveau messie, mais qui finira par être rejeté par ses fidèles.


Une oeuvre importante qui d’emblée fut prise au sérieux par le monde de la musique comme un événement majeur.
Roger Daltrey apporte enfin au groupe une présence très forte sur scène comme sur disque.

Deux singles en seront issus : “Pinball Wizard” (#4 UK-#19 US) avec en face B l’inédit “dogs part 2 (Moon)”, et “I’m Free” (#37 US).

“Tommy” place définitivement les Who dans la cour des grands..

Leur couronnement aura lieu au festival de Woodstock au mois d’Août, et ils auront droit à deux titres dans le film : “we’re not gonna take it” (également sur l’album) et “summertime blues”.

Toujours au mois d’Août, ils passent au deuxième festival de l’Ile de Wight.

Mars 1970, nouveau single : “The Seeker” (#19 UK-#44 US).

A : the seeker (Townshend)

B : here for more (Daltrey)

Sur “the seeker” Townshend montre ses doutes au sujet de l’idéologie hippie (j’ai demandé à Bobby Dylan, j’ai demandé aux Beatles, j’ai demandé à Timothy Leary mais ils n’ont pas su me donner une réponse. Ils m’appellent le chercheur...)
La face B est le 2e et dernier titre signé par Roger Daltrey, et comme pour “see my way” est plutôt faible.

En Mai, les Who publient leur premier album live, témoin d’une longue année de tournée : “Live At Leeds” (#3 UK-#4 US), produit par les Who.


TRACKLIST :

young man blues (Allison)
substitute (Townshend)
summertime blues
(Cochran-Capehart)
shakin’ all over (Heath)

my generation (Townshend)
magic bus (Townshend)


Un album live sans fard, brut, violent, montrant les Who au sommet de leur art.
Un album qui a fait l’objet de plusieurs rééditions, rajoutant de nouveaux titres venu des mêmes concerts.

Juillet 1970, nouveau single : “Summertime Blues” (#38 UK-#27 US).

A : summertime blues (Cochran-Capehart)

B : heaven and hell (Entwistle)

J’ignore encore aujourd’hui si la face A est un enregistrement studio ou un extrait de “Live At Leeds”, vu que je n’ai jamais trouvé ce titre enregistré par les Who sur les compilations existantes, quoique la nouvelle version de “Odds & Sods” offre une version enregistrée en 1967, qui n’est certainement pas celle qui figure sur ce single.

La face B, “heaven and hell” est l’un des meilleurs titres signés Entwistle, dont une bien meilleure version se trouve sur le “Live At The Isle Of Wight Festival”.

Août justement, le groupe joue au troisième et dernier festival de l’Ile de Wight, dont l’intégralité du concert sera publié en 1996.
Un double live que je ne peux que conseiller aux fans.

Pete Townshend se met ensuite au travail sur un projet ambitieux et multimédia avant l’heure...peut-être trop ambitieux, c’est l’une des raisons qui ont poussé la maison de disques a rassembler les meilleurs titres et d’en faire un album simple, contre l’avis de Townshend.

Le résultat : leur meilleur album, publié en Août 1971, “Who’s Next” (#1 UK-#4 US), produit par les Who.


TRACKLIST :

Baba O’Riley (Townshend)
bargain (Townshend)
love ain’t for keeping (Townshend)
my wife (Entwistle)
song is over (Townshend)

getting in tune (Townshend)
going mobile (Townshend)
behind blue eyes (Townshend)
won’t get fooled again (Townshend)



Musiciens additionnels :
Nicky Hopkins : claviers (song is over & getting in tune)
Dave Arbus : violon (Baba O’ Riley)

Sur la pochette, les Who font pipi sur un monolithe rappelant un peu “2001 l’odyssée de l’espace”, en un geste nihiliste pré-punk, début d’une nouvelle ère comme le suggère le titre (à qui le tour? qui sera le prochain?).
“Baba O’Riley” est très certainement l’un de mes titres favoris des Who avec “won’t get fooled again” dans lequel Townshend annonce la fin des idéaux hippies, et de manière générale pour lui, la fin de toute foi en quelque mouvement qu’il soit (on ne se fera pas avoir à nouveau!).

Soulignons également le sublime “behind blue eyes” et le sarcastique “my wife”.

Deux singles en seront issus :
“won’t get fooled again” (#9 UK-#15 US) avec en face B l’inédit “don’t know myself (Townshend)”.
“behind blue eyes-my wife” (#34 US).

Octobre 1971, nouveau single : “Let’s See Action” (#16 UK).

A : let’s see action (Townshend)

B : when I was a boy (Entwistle)

Cette année, les Who publient leur première compilation importante : “Meaty, Beaty, Big & Bouncy” qui en plus d’une superbe pochette rassemble toutes les faces A des singles du groupe.

Cet également en 1971 que les Who commencent à publier des disques solos, à commencer par le frustré John Entwistle.
Ne m’étant jamais intéressé à leurs disques solos, je n’en parlerais pas ici.

Juin 1972, nouveau single : “Join Together” (#9 UK-#17 US).

A : join together (Townshend)

B : baby don’t you do it (Holland-Dozier-Holland)

Un autre grand single des Who qui semblent à l’époque un des seuls géants à continuer à se concentrer sur le marché des 45 tours, contrairement à la majorité des grands groupes de l’époque.
Leslie West (Mountain) jouerais sur “baby don’t you do it”.

Décembre 1972, nouveau et dernier single inédit en album : “Relay” (#21 UK-#39 US).

A : relay (Townshend)

B : waspman (Moon)

La face B est le dernier titre de Keith Moon composé pour le groupe.

“Tommy” devient cette année là un spectacle théâtral, produit par Lou Reizner, avec un cast impressionnant : Roger Daltrey dans le rôle de Tommy, Pete Townshend dans celui du narrateur, John Entwistle le cousin Kevin, Ringo Starr dans celui d’Oncle Ernie, Rod Stewart le sorcier des flippers plus Steve Winwood et Maggie Bell.

En Novembre 1973, Les Who publient un deuxième opéra rock : “Quadrophenia” (#2 UK-#3 US), produit par les Who.

TRACKLIST :

I am the sea
the real me
quadrophenia
cut my hair
the punk and the godfather

I’m one
the dirty jobs
helpless dancer
is it in my head?
I’ve had enough

5 : 15
sea and sand
drowned
bell boy

Doctor Jimmy
the rock
love reign o’er me

(Pete Townshend)

Musicien additionnel :
Chris Stainton : claviers

Un autre chef d’oeuvre, racontant l’histoire douloureuse de Jimmy, jeune mod des années 60, vivant entre bagarres rangées contre les rockers à Brighton, et peine de coeur inconsolable.
Quittant le domicile de ses parents, il fuit à Brighton mais connaît une désillusion de plus lorsqu’il découvre que le leader des mods, Ace, travaille comme groom dans un hôtel.
Dans un geste suicidaire, Jimmy se jette avec son scooter dans la mer, mais la fin est ambiguë, laissant le choix aux auditeurs (puis plus tard aux spectateurs) de croire à la mort ou à la survie de Jimmy.

Je le répète un chef d’oeuvre, mais moins évident que “Tommy” et qui demande plusieurs écoutes pour être pleinement apprécié.
“the real me”, “cut my hair”, “the punk and the godfather” (encore une fois Townshend est en avance sur son temps), “helpless dancer”, “5:15”, l’instrumental “the rock” et le final majestueux “love, reign o’er me” en sont les titres les plus marquants.

Trois singles en seront extraits :

“5:15” (#20 UK) avec en face B un inédit : “water (Townshend)”
“love reign o’er me” (#76 UK)
“the real me” (#92 US).

Septembre 1974, une nouvelle compilation est publiée : “Odds & Sods” (#10 UK-#15 US).
Compilation d’inédits qui comprend pas mal de titres intéressants dont surtout deux :

“long live rock” (Townshend) titre très “Chuck Berry” enregistré en 1972 et au départ, chanté par Billy Fury dans le film “That’ll Be The Day”.

“long live rock” sera finalement publié en single en 1979 (#54 US).

“postcard” (Entwistle) titre vraiment génial, commencé en 1969 et terminé en 1974 pour l’album, qui sortira en single peu après sans aucun succès.

Mars 1975, sortie du film “Tommy” de Ken Russell et de la bande originale du même nom avec participation des Who. (#21 UK-#2 US), produit par Pete Townshend.

TRACKLIST :

overture from Tommy (Townshend)
Pete Townshend
prologue : 1945 (Townshend)
Pete Townshend
captain Walker-it’s a boy
(Townshend)
Pete Townshend
Bernie’s holiday camp (Townshend)
Ann Margret, Oliver Reed,
Alison Dowling & The Who
1951-what about the boy?
(Townshend)
Ann Margret & Oliver Reed
amazing journey (Townshend)
Pete Townshend
christmas (Townshend)
Ann Margret, Oliver Reed & Alison Dowling
eyesight to the blind (Williamson)
Eric Clapton

acid Queen (Townshend)
Tina Turner
do you think it’s alright?-1 (Townshend)
Ann Margret & Oliver Reed
cousin Kevin (Entwistle)
Paul Nicholas
do you think it’s alright?-2 (Townshend)
Ann Margret & Oliver Reed
fiddle about (Entwistle)
Keith Moon & The Who
do you think it’s alright?-3 (Townshend)
Ann Margret & Oliver Reed
sparks (Townshend)
The Who
extra extra extra (Townshend)
Simon Townshend
pinball wizard (Townshend)
Elton John

Champagne (Townshend)
Ann Margret & Roger Daltrey & The Who
there’s a doctor (Townshend)
Ann Margret & Oliver Reed
go to the mirror (Townshend)
Ann Margret, Oliver Reed, Roger Daltrey & Jack Nicholson
Tommy can you hear me? (Townshend)
Ann Margret
smash the mirror (Townshend)
Ann Margret
I’m free (Townshend)
Roger Daltrey
mother and son (Townshend)
Ann Margret & Roger Daltrey
sensation (Townshend)
Roger Daltrey

miracle cure (Townshend)
Simon Townshend
Sally Simpson (Townshend)
Pete Townshend & Roger Daltrey
welcome (Townshend)
Ann Margret, Oliver Reed & Roger Daltrey
TV studio (Townshend)
Ann Margret & Oliver Reed
Tommy’s holiday camp (Moon)
Keith Moon
we’re not gonna take it (Townshend)
Roger Daltrey
listening to you-see me feel me (Townshend)
Roger Daltrey & The Who

Si le film n’est pas mauvais et a certainement marqué son époque, la bande originale par contre a terriblement mal vieilli, dû probablement à l’utilisation excessive des synthés qui enlaidissent et alourdissent bon nombres de titres.
Parmi les nombreux musiciens qui jouent sur cet album, on remarque la prestation de l’ex-Small Faces et Faces et futur Who, Kenney Jones.


Octobre 1975, nouvel album : “The Who By Numbers” (#7 UK-#8 US), produit par Glyn Johns.

TRACKLIST :

slip kid (Townshend)
however much I booze (Townshend)
squeeze box (Townshend)
dreaming from the waist (Townshend)
imagine a man (Townshend)

success story (Entwistle)
they are all in love (Townshend)
blue red and grey (Townshend)
how many friends (Townshend)
in a hand or a face (Townshend)


Musicien additionnel :
Nicky Hopkins : claviers

Un album souvent critiqué, mais que j’adore, sans doute pour le côté très personnel, autobiographique des chansons, Townshend remplaçant d’ailleurs Daltrey au chant sur quelques titres.
Un album à la pochette géniale, une de plus, dessinée par John Entwistle, et qui comme pour “Quadrophenia” mérite qu’on s’y attarde.

Un album souvent mélancolique (les sublimes “they are all in love” et “blue red and grey” avec Pete Townshend au chant et au ukulele), mais qui montre avec “squeeze box” et surtout “success story” que les Who n’ont rien perdu de leur humour déjanté.

“success story” fait bien évidemment référence à l’histoire des Who (j’irais loin si je casse ma guitare) mais aussi à Little Richard (il y a un chanteur de rock’n’roll à la télévision qui abandonne sa musique pour entrer en religion).

Deux singles : “Squeeze box” (#10 UK-#16 US)
“Slip Kid” (#76 US)

Nouvelle et longue tournée jusqu’en Octobre 1976.

Le groupe ensuite s’offre de longues vacances, se retrouvant fin 77 afin de répéter en vue des nombreux projets du groupe.
D’abord un nouvel album, bien sûr, mais également un film et un double live, retraçant l’histoire du groupe, et un autre film sur “Quadrophenia”.

Afin de rajouter des scènes live pour le prochain film, les Who donnent un concert aux studios Shepperton devant un public d’invités.
C’est le dernier concert des Who avec Keith Moon.

Août 1978, sortie du nouvel album, le dernier avec cette formation : “Who Are You” (#6 UK-#2 US), produit par Glyn Johns et Jon Astley.


TRACKLIST :

new song (Townshend)
had enough (Entwistle)
905 (Entwistle)
sister disco (Townshend)
music must change (Townshend)

trick of the light (Entwistle)
guitar and pen (Townshend)
love is coming down (Townshend)
who are you (Townshend)

Musicien Additionnel :
Rod Argent : claviers


Un album que je n’ai jamais réussi à aimer, la faute peut-être aux synthés poisseux, la faute peut-être aussi à un manque d’énergie d’un groupe qui a passé trop de temps sans jouer live et qui est un peu rouillé, Keith Moon en particulier semble moins brillant que par le passé.
Les guitares de Townshend semblent sur certains titres, reléguées au second plan, noyées dans le mix.

Pourtant cet album offre quelques bons titres comme “sister disco”, titre saluant la mort du disco (si seulement...) ou “who are you”.

Deux singles : “who are you” (#18 UK-#14 US)
“trick of the light” sans succès.

Le 8 Septembre 1978, Keith Moon meurt d’une overdose accidentelle de médicaments qu’il prenait pour combattre son alcoolisme.
Le monde du rock dans son intégralité pleure la mort d’une personnalité unique, excentrique et d’un batteur peu commun.

Ironiquement, sur le dernier album, Keith est assis sur une chaise sur laquelle est inscrit “not to be taken away”!


Surprenante nouvelle (contrairement à Led Zeppelin qui perdront leur batteur deux ans plus tard), les Who continuent et engagent Kenney Jones pour le remplacer (?).


En Juin 1979, sortie de l’album et du film “The Kids Are Alright” compilation live des Who de 1965 à 1978 (avec “Baba O’Riley” & “won’t get fooled again” qui sont issus du dernier concert avec Keith) (#26 UK-#8 US).

Octobre 1979, sortie de l’album et du film “Quadrophenia” (#23 UK-#46 US), réalisé par Frank Roddam.

Sur cet album/compilation, en plus de titres venus de l’album original, figure les deux titres du single des High Numbers “I’m the face-zoot suit” qui ressort d’ailleurs en single à la même époque, des titres de Cross Section, James Brown, des Kingsmen, de Booker T & The MG’s, des Cascades, des Ronnettes, des Chiffons et des Crystals, plus trois titres inédits, venus apparemment des séances de Quadrophenia :
get out and stay out (Townshend)
four faces (Townshend)
Joker James (Townshend)


© Pascal Schlaefli


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The Who #2 : 1981-1984

Publié le 25/06/2008 à 12:00 par rockclassics
The Who #2 : 1981-1984
Roger Daltrey : chant
Pete Townshend : chant, guitare, claviers
John Entwistle : chant, basse, claviers, cuivres
Kenney Jones : batterie


Malgré la mort de Keith Moon, 1979 est une grande année pour les Who.
Deux films : “Quadrophenia” et “The Kids Are Alright” accompagnés par deux doubles albums et une nouvelle tournée triomphale, dans laquelle ils présentent leur nouveau batteur et ami de longue date, Kenney Jones, batteur des Small Faces (65/68 et 77/78) et des Faces (70/74).
Les Who sont accompagnés en plus d’un cinquième membre : John Rabbit Bundrick aux claviers, ex-KKTR (1972), Free (1973) et l’album “Rough Mix” de Townshend & Ronnie Lane (également ex-Small Faces/Faces).

Le 3 Décembre, lors d’un concert à Cincinnati, 11 fans meurent lors d’une bousculade à l’ouverture des portes.
Même si les Who ne sont pas directement responsable, ce drame entache une tournée jusque là parfaitement réussie, et qui se termine par une série de concerts fin Décembre à Londres en faveur du peuple Cambodgien, avec d’autres grands noms comme Wings, The Clash, Queen, The Pretenders, Elvis Costello, Rockpile et Robert Plant ou Ian Dury et se terminant avec un concert du Rockestra, un supergroupe mené par Paul McCartney.

Le double album live et le film “Concert For Kampuchea” sortira en 1981 avec trois titres des Who :
sister disco (Townshend)
behind blue eyes (Townshend)
see me feel me (Townshend)

Malheureusement, l’album n’a jamais été réédité.

En 1980 les Who, ainsi que John Rabbit Bundrick, participent individuellement à la bande originale du film “McVicar” avec Roger Daltrey dans le rôle titre, musique écrite par Jeff Wayne.

Mars 1981, premier album des Who sans Keith Moon : “Face Dances” (#2 UK-#4 US), produit par Bill Szymczyk.


TRACKLIST :

you better you bet (Townshend)
don’t let go the coat (Townshend)
cache cache (Townshend)
the quiet one (Entwistle)
did you steal my money (Townshend)

how can you do it alone (Townshend)
daily records (Townshend)
you (Entwistle)
another tricky day (Townshend)



Musicien additionnel :
John Rabbit Bundrick : claviers
(crédité sur l’album comme inspirateur de “another tricky day” mais pas en tant que musicien)


Peu importe les critiques, j’ai toujours adoré cet album.
Certes il n’y a plus Keith Moon pour mettre le chaos dans les belles chansons de maître Townshend, mais les Who s’adaptent à la situation et proposent un album un peu plus calme, mais tout aussi intéressant.
Le son est plus clair aussi, dû très certainement au producteur Bill Szymczyk, le producteur des Eagles.

Et le nouveau batteur?
Le véritable problème de Kenney Jones n’est pas qu’il soit un bon ou un mauvais batteur, c’est qu’il lui manque simplement un peu de la folie qui animait son prédécesseur et les Who retombent au niveau d’un groupe de rock mainstream, ni plus ni moins.

Et la musique dans tout ça?
Pour moi les Who livrent un bien meilleur album que “Who Are You”, atteignant le niveau d’un “Who By Numbers”, Pete Townshend montrant qu’il est encore largement capable d’écrire de grandes chansons.
“you better you bet” fut un succès moyen mais j’adore le passage ironique (je pense à ton corps et je me saoule au son d’un vieux T.Rex.....qui sera le prochain ?)

J’aime aussi beaucoup “cache cache”, “how can you do it alone”, “another tricky day” et les deux excellents titres d’Entwistle, mais mon titre préféré reste “daily records”, et la grande question que je me pose à chaque écoute : pourquoi ce titre n’est-il pas devenu l’un de leurs classiques?

Deux singles :
“you better you bet” (#9 UK-#18 US)
“don’t let go the coat” (#47 UK-#84 US) grosse erreur d’avoir préféré ce titre à “daily records” mais ce n’est que mon avis.

Les Who semblent prêt à affronter cette nouvelle décennie, mais les choses tournent très vite assez mal.

Fin 1981, les Who annoncent leur séparation prochaine et démarrent une tournée d’adieu qui sera encore une fois triomphale.
Après une altercation avec Daltrey, John Rabbit Bundrick est viré des Who, remplacé par Tim Gorman.

Puis les Who publient leur dernier album avec cette formation, le dernier album studio avec John Entwistle, le dernier tout simplement avant 24 ans.
“It’s Hard” (#11 UK-#8 US), produit par Glyn Johns, et publié en Septembre 1982.

TRACKLIST :

Athena (Townshend)
it’s your turn (Entwistle)
cook’s county (Townshend)
it’s hard (Townshend)
dangerous (Entwistle)
eminence front (Townshend)

I’ve known no war (Townshend)
one life’s enough (Townshend)
one at a time (Entwistle)
why did I fall for that (Townshend)
a man is a man (Townshend)
cry if you want (Townshend)

Musiciens additionnels :
Andy Fairweather-Low : guitare
Tim Gorman : claviers


Etrange, cet album a de tout temps reçut de bonnes critiques, alors que je l’ai toujours détesté.
C’est bizarre comme quelquefois on est à contre courant complet des critiques dites “officielles”.
Cet album sent la fin de contrat à plein nez, l’album de plus que le groupe est forcé de produire, Townshend ne se casse d’ailleurs pas les noix à fournir des classiques comme dans chaque album des Who, et un seul titre restera à la postérité, le très beau “eminence front”, chanté par Townshend, qui a reçu un deuxième jeunesse lorsqu’il a été utilisé pour le jeu vidéo “GTA-San Andreas”.
Les Who retrouvent leur producteur d’antan Glyn Johns qui comme pour “Who Are You” noie les chansons sous des tonnes de synthés.
La pochette particulièrement laide montre un jeune garçon des années 80 jouer à un jeu vidéo, une référence plutôt obscure à Tommy.

Trois singles en sont extraits :
“Athena” (#40 UK-#28 US)
“eminence front” (#68 US)
“it’s hard” (aucun succès)

Cette période est pour moi la pire de toute l’histoire des Who : un groupe aussi fabuleux que les Who qui se séparent sur un album aussi médiocre, c’est franchement rageant, mais ce n’est rien en comparaison avec le relookage qu’ils subissent cette année-là, pour l’album et pour la dernière tournée avec coupes de cheveux à la mode et fringues correspondantes.
Quand je vois des images de cette tournée avec un Pete Townshend que l’on croirait tout juste sorti de chez Duran Duran, mon estomac se retourne à chaque fois.

Décembre 1982 : dernier concert et séparation officielle des Who.

---

Novembre 1984, sortie d’un double album live issus de cette dernière tournée : “Who’s Last” (#48 UK-#81 US).

TRACKLIST :

my generation (Townshend)
I can’t explain (Townshend)
substitute (Townshend)
behind blue eyes (Townshend)
Baba O’Riley (Townshend)
Boris the spider (Entwistle)
who are you (Townshend)
pinball wizard (Townshend)
see me feel me (Townshend)

love reign o’er me (Townshend)
long live rock (Townshend)
long live rock-reprise (Townshend)
won’t get fooled again (Townshend)
Dr. Jimmy (Townshend)
magic bus (Townshend)
summertime blues (Cochran-Capehart)
twist and shout (Russell-Medley)

Musicien additionnel :
Tim (Jim) Gorman : claviers

Un album live qui sans être mauvais manque encore une fois de la folie qui habitait les live précédents, mais qui offre un bon aperçu de la carrière des Who, et quelques bons moments (long live rock-twist and shout), évitant soigneusement et sagement les titres les plus récents.

Juillet 1985, les Who se reforment (avec Rabbit cette fois-ci), pour le festival Live Aid de Wembley.

Ils y interprètent :
my generation (Townshend)
pinball wizard (Townshend)
love reign o’er me (Townshend)
won’t get fooled again (Townshend)

Le groupe n’ayant pas pris suffisamment de temps pour répéter, leur prestation ne fut pas particulièrement remarquable (sans compter les problèmes techniques), et Townshend lui même fut suffisamment déçu pour déclarer que les Who étaient définitivement finis.

Ce fut en tout cas le dernier concert des Who avec Kenney Jones.


© Pascal Schlaefli

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The Who #3 : 1989/2003

Publié le 28/06/2008 à 12:00 par rockclassics
The Who #3 : 1989/2003
Roger Daltrey : chant
Pete Townshend : chant, guitare, claviers
John Entwistle : chant, basse, claviers, cuivres


En 1989, les fans ont la surprise de découvrir sur le nouvel opéra rock de Pete Townshend “The Iron Man”, deux titres interprétés par les Who (accompagnés par le batteur Simon Philips) :
dig (Townshend)
fire (Brown-Crane-Kerr-Finesilver)

La même année, les Who démarrent une nouvelle tournée pour fêter les 20 ans de Tommy et leurs 25 ans de carrière.

Pete Townshend connaissant de sévères problèmes d’ouïe, ne peut pas jouer de guitare électrique et le groupe doit baisser l’intensité de son volume sonore sur scène.

Pour compenser, le groupe s’adjoint une dizaine de musiciens et choristes sur scène, débutant la période que j’ai nommé “The Big Band Who”.
Une vidéo et un double live tirés de cette tournée verront le jour en Mars 1990 : “Join Together” (#180 US), produit par Bob Clearmountain, Clive Franks et Billy Nichols.


TRACKLIST :

overture (Townshend)
1921 (Townshend)
amazing journey (Townshend)
sparks (Townshend)
eyesight to the blind (Williamson)
christmas (Townshend)
cousin Kevin (Entwistle)
the acid queen (Townshend)
pinball wizard (Townshend)
do you think it’s alright? (Townshend)
fiddle about (Entwistle)
there’s a doctor (Townshend)
go to the mirror (Townshend)
smash the mirror (Townshend)
Tommy can you hear me? (Townshend)
I’m free (Townshend)
miracle cure (Townshend)
Sally Simpson (Townshend)
sensation (Townshend)
Tommy’s holiday camp (Moon)
we’re not gonna take it (Townshend)

eminence front (Townshend)
face the face (Townshend)
dig (Townshend)
I can see for miles (Townshend)
a little is enough (Townshend)
5:15 (Townshend)
love, reign o’er me (Townshend)
trick of the light (Entwistle)
rough boys (Townshend)
join together (Townshend)
you better you bet (Townshend)
behind blue eyes (Townshend)
won’t get fooled again (Townshend)

Musiciens additionnels :
Steve Bolton : guitare
John Rabbit Bundrick : claviers
Simon Phillips : batterie
Jody Linscott : percussions
Simon Clarke : cuivres
Tim Sanders : cuivres
Roddy Lorimer : cuivres
Simon Gardner : cuivres
Neil Sidwell : cuivres
Chyna : choeurs
Billy Nichols : choeurs
Cleveland Watkiss : choeurs

L’impression qui ressort à l’écoute de cet album, encore plus lorsque l’on regarde la vidéo, est celle d’un groupe vieillissant, très éloigné de celui qui donna “Live At Leeds”.

Le premier album est composé de la quasi intégralité de “Tommy”, le deuxième offrant quelques inédits et des titres plus récents comme “eminence front”, seul réussite de l’album “It’s Hard”.

“face the face”, “dig”, “a little is enough” et “rough boys” viennent des disques solos de Townshend.

En 1991, pour l’album tribute en l’honneur d’Elton John et Bernie Taupin, “Two Rooms”, les Who enregistrent une version de “saturday night’s alright for fighting (John-Taupin)” qui sortira en single et recevra un certain succès.
Il s’agit du dernier titre studio enregistré avec John Entwistle.

En 1994, Roger Daltrey démarre une tournée “Daltrey Sings Townshend” avec un groupe composé de John Entwistle, Simon Townshend (le frère de Pete à la guitare), John Rabbit Bundrick (claviers) et Zak Starkey (batterie).


En 1996, nouvelle reformation des Who style “Big Band” pour une nouvelle tournée où ils rejouent l’intégralité de “Quadrophenia”.
A cette occasion, les Who sont accompagnés par :
Simon Townshend (guitare)
David Gilmour (guitare mais en invité sur certains concerts seulement)
Geoff Whitehorn (guitare)
John Rabbit Bundrick (claviers)
Jon Carin (claviers)
Zak Starkey (batterie)
plus des cuivres et des choristes.

Il faudra attendre 2006 pour voir ces concerts en DVD.



En 1999, Townshend ayant vaincu ses problèmes d’ouïes, les Who se reforment en quintet (avec Rabbit et Zak), et OH surprise, semblent avoir rajeuni.....la tournée de 1999 sera triomphale et donnera un double album live “Blues To The Bush” que l’on ne peut acheter que sur le site musicmaker.com.
Pour cette raison, je ne le considère pas comme un live officiel....

Cette tournée se termine avec un concert géant au Royal Albert Hall en Novembre 2000 avec de nombreux invités prestigieux.

En Octobre 2001, après la destruction des tours du World Trade Center, les Who participent au “Concert For New York City” dans lequel ils jouent :
who are you (Townshend)
Baba O’Riley (Townshend)
behind blue eyes (Townshend)
won’t get fooled again (Townshend)

Bizarrement ces quatre titres vont rapidement redevenir à la mode :
“who are you” va devenir le générique de la série “CSI (les experts)”
“won’t get fooled again” celui de “CSI : Miami”
“Baba O’Riley” celui de “CSI : NY (Les Experts Manhattan)”
et “behind blue eyes” sera repris (assez mal d’ailleurs) par Limp Bizkit.

En 2002, les Who retrouvent la scène et donnent un nouveau concert au Royal Albert Hall en Février, avant d’attaquer une nouvelle tournée américaine.

Le 27 Juin 2002, la veille de leur premier concert à Las Vegas, John Entwistle meurt d’une crise cardiaque dans sa chambre d’hôtel après une prise de cocaïne.

En 2003, les Who publient un triple CD live, “Live At The Royal Albert Hall”.

TRACKLIST :

Concert du 27 Novembre 2000 :
I can’t explain (Townshend)
anyway anyhow anywhere
(Daltrey-Townshend)
pinball wizard (Townshend)
relay (Townshend)
my wife (Entwistle)
the kids are alright (Townshend)
Mary Anne with the shaky hand
(Townshend)
bargain (Townshend)
magic bus (Townshend)
who are you (Townshend)
Baba O’Riley (Townshend)

drowned (Townshend)
heart to hang onto (Townshend)
so sad about us (Townshend)
I’m one (Townshend)
getting in tune (Townshend)
behind blue eyes (Townshend)
you better you bet (Townshend)
the real me (Townshend)
5:15 (Townshend)
won’t get fooled again (Townshend)
substitute (Townshend)
let’s see action (Townshend)
my generation (Townshend)
see me feel me-listening to you (Townshend)

Concert du 8 Février 2002 :
I’m free (Townshend)
I don’t even know myself (Townshend)
summertime blues (Cochran-Capehart)
young man blues (Allison)

Musiciens additionnels :
John Rabbit Bundrick (claviers)
Zak Starkey (batterie)

Invités :
Nigel Kennedy (violon sur “Baba O’Riley”)
Paul Weller (chant, guitare sur “So Sad About Us”)
Eddie Vedder (chant sur “I’m One”, “Getting In Tune”, “Let’s See Action” & “See Me Feel Me-Listening To You”)
Bryan Adams (chant sur “Behind Blue Eyes” & “See Me Feel Me-Listening To You”)
Noel Gallagher (guitare sur “Won’t Get Fooled Again”)
Kelly Jones (chant sur “Substitute”)

Pour ceux qui ne le sauraient pas, Zak Starkey est le fils de Ringo Starr, et il est pour moi, le premier batteur à approcher un peu le style du grand Keith Moon.
Le troisième CD (du 8 février 2002) sont les derniers enregistrements live des Who avec John Entwistle.

Un inédit : “heart to hang onto”.

Bref, un très bon live, qui efface de nos mémoires la période Big Band, avec un groupe qui a retrouvé ses couilles.


© Pascal Schlaefli


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The Who #4 : 2004/?

Publié le 01/07/2008 à 12:00 par rockclassics
The Who #4 : 2004/?
Roger Daltrey : chant
Pete Townshend : chant, guitare, claviers

Depuis 1999, les Who ont retrouvé une deuxième jeunesse, et rien désormais ne pourra les empêcher de continuer de jouer, ni même la mort de John Entwistle, maillon essentiel pourtant de la musique des Who.

En 2004, pour la compilation “Then & Now” les deux survivants des Who enregistrent deux nouveaux titres :
Real Good Looking Boy (Townshend-Creatore-Peretti-Weiss)
Old Red Wine (Townshend)

Musiciens additionnels :
Simon Townshend : guitare et claviers (sur “real good looking boy”)
John Rabbit Bundrick : claviers
Greg Lake : basse (sur “real good looking boy”)
Pino Palladino : basse (sur “old red wine”)
Zak Starkey : batterie

Peu après, les Who (avec Bundrick, Palladino et Starkey) démarrent une nouvelle tournée, annonçant la sortie prochaine d’un nouvel album, album qui sera maintes fois repoussé.

En 2005, les Who jouent au festival Live 8, accompagnés par Damon Minchella (basse) et Steve White (batterie).

Nouvelle tournée triomphale des Who début 2006, alors qu’un premier single “wire and glass” version courte, est extrait du futur album.

Inclus sur certaines versions du nouvel album, un nouveau live : “The Who Live At Lyon” enregistré le 17 Juillet 2006.

TRACKLIST :

the seeker (Townshend)
who are you (Townshend)
Mike Post theme (Townshend)
relay (Townshend)
greyhound girls (Townshend)
naked eye (Townshend)
won’t get fooled again (Townshend)

Musiciens additionnels :
Simon Townshend : guitare
John Rabbit Bundrick : claviers
Pino Palladino : basse
Zak Starkey : drums


Octobre 2006, le nouvel album studio des Who, 24 ans après “It’s Hard”, : “Endless Wire” (#9 UK-#7 US), produit par Pete Townshend.

TRACKLIST :

fragments (Townshend-Ball)
a man in a purple dress (Townshend)
Mike Post theme (Townshend)
in the ether (Townshend)
black widow’s eyes (Townshend)
two thousand eyes (Townshend)
God speaks of Marty Robbins
(Townshend)
it’s not enough (Townshend-Fuller)
you stand by me (Townshend)

“Wire And Glass” mini-rock opera
sound round (Townshend)
pick up the peace (Townshend)
unholy trinity (Townshend)
Trilby’s piano (Townshend)
endless wire (Townshend)
fragments of fragments (Townshend-Ball)
we got a hit (Townshend)
they made my dream come true (Townshend)
mirror door (Townshend)
tea and theatre (Townshend)

we got a hit-version longue (Townshend)
endless wire-version longue (Townshend)

Musiciens additionnels :
Simon Townshend : choeurs
John Rabbit Bundrick : claviers
Pino Palladino : basse
Zak Starkey : batterie
Peter Huntington : batterie
Billy Nichols : choeurs
Lawrence Ball : musique electronique
Rachel Fuller : claviers
Gill Morley : violon
Brian Wright : violon
Elen Blair : viole
Vicky Matthews : violoncelle
Stuart Ross : basse
Jolyon Dixon : guitare

Analyse : est-ce un bon album?

Soyons clair, cet album n’est ni “Tommy” ni “Who’s Next”, mais ce n’est pas non plus “It’s Hard”.

“Endless Wire” est très certainement un excellent album, et Townshend a toujours autant de choses à dire, mais qu’attendre d’un nouvel album studio des Who?
Là est le problème.
Je serais curieux de savoir si les fans hardcore ont beaucoup écouté cet album ou comme moi, l’ont écouté une ou deux fois avant de le ranger définitivement dans la bibliothèque ?

Oui “Endless Wire” se laisse écouter, sans plus, comme un bon disque solo de Pete Townshend.

Non Entwistle et Moon ne sont plus là et c’est là toute la différence, car je doute que Daltrey et Townshend puissent faire mieux dans le futur.


Nouvelle tournée 2006/2007, toujours avec Simon Townshend, Rabbit, Palladino et Zak.

En 2007, nouveau rockumentaire exceptionnel sur les Who “Amazing Journey” et que je conseille aux fans.


2008 : les Who se préparent à une nouvelle tournée et un nouvel album....

ROCK IS DEAD.....LONG LIVE ROCK


© Pascal Schlaefli


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