The Rolling Stones
Publié le 13/07/2008 à 12:00 par rockclassics
Mick Jagger : chant
Keith Richards : chant, guitare
Brian Jones : guitare, claviers, percussions, sitare
Bill Wyman : chant, basse
Charlie Watts : batterie
1960, dans un train de banlieue Londonien, Keith Richard(s) accoste Mick Jagger qui vient d’acquérir quelques albums de Muddy Waters et de Chuck Berry.
Les deux jeunes gens se connaissaient déjà, ayant partagé la même école enfantine, mais l’amour du rock’n’roll et du blues va souder leur amitié, et avant peu, Jagger et Richards fondent leur premier groupe avec un ami commun, Dick Taylor (guitare et basse) : “Little Boy Blue & The Blue Boys”.
Ils fréquentent les clubs de blues, et font la rencontre d’Alexis Korner, Brian Jones et Charlie Watts entre autres.
Début 1962, Brian Jones, ayant quitté Thunder Odin’s Big Secret, groupe de rhythm & Blues avec Paul Jones (Pond) au chant et dans lequel il avait pris le pseudonyme de Elmo Lewis, passe une petite annonce dans un magazine spécialisé, afin de former son propre groupe.
Premiers arrivés, Ian Stewart (piano) et Jeff Bradford (guitare), bientôt rejoints par un batteur du nom de Mick Avory qui rejoindra rapidement les Kinks.
Au Printemps, ils accueillent Jagger, Richards et Taylor qui sont rejoint au mois de Juin par un nouveau batteur : Tony Chapman alors que Bradford les quitte.
Le groupe prend alors le nom de “The Rolling Stones”.
Juillet 1962, premier concert au Marquee Club de Londres pour les Stones, qui perdent bientôt Dick Taylor, partit fonder un autre grand groupe de rock “The Pretty Things”.
Tony Chapman quitte bientôt les Stones à son tour qui peinent à trouver un batteur officiel, et invitent régulièrement leur ami Charlie Watts à venir jouer avec eux.
Chapman introduit Bill Wyman au groupe, qui devient leur bassiste en Décembre 1962.
Janvier 1963, Charlie Watts rejoint enfin officiellement les Stones, qui trouvent leur première formation solide.
En Mai 1963, le groupe trouve un manager/producteur qui va véritablement façonner leur image : Andrew Loog Oldham.
Ce dernier fait signer les Rolling Stones et vire Ian Stewart pour raisons esthétiques, mais Stu restera dans l’entourage du groupe, comme road-manager et pianiste.
Andrew Loog Oldham a bien l’intention de faire des Stones les anti-Beatles et va largement réussir aux yeux du public, alors qu’en privé une profonde amitié naîtra entre les deux groupes.
Juin 1963 : premier single “come on (Berry)-I want to be loved (Dixon)” (#21 UK), pas mal pour un groupe débutant, mais la maison de disque n’est pas satisfaite.
Les Stones préparent alors un maxi single 4 titres, mais la rencontre des Stones avec John Lennon et Paul Mccartney, un soir dans un club, va accélérer les choses.
Devant eux, en à peine 5 minutes, Lennon et Mccartney écrivent “I wanna be your man”.
Le prochain single est tout trouvé, et celui-ci sort en Novembre 1963 : “I wanna be your man (Lennon-Mccartney)-stoned (Nanker-Phelge)” (#12 UK).
Premier hit pour les Stones qui ne font pas une imitation Beatles en jouant le titre de façon “heavy”.
La face B (un instrumental) est signée Nanker-Phelge, qui est un nom-de-plume pour les cinq Stones, Ian Stewart et peut-être même Andrew Loog Oldham.
Janvier 1964 : premier EP (ou maxi 45 tours) “The Rolling Stones” avec :
Bye Bye Johnny (Berry)
money (Gordy-Bradford)
you better move on (Alexander)
Poison Ivy (Leiber-Stoller)
Un maxi single qui n’a que modérément marché. certains sites le classent comme ayant atteint la première place des hit parades anglais, ce qui me semble complètement faux.
Février 1964, nouveau single et surtout deuxième grand hit qui permet au Stones de s’installer définitivement dans la cour des grands : “not fade away (Petty-Holly)/little by little (Nanker-Phelge-Spector)” (#3 UK).
Avril 1964 : Premier album : “The Rolling Stones” (#1 UK) produit par Andrew Loog Oldham et Eric Easton.
TRACKLIST :
route 66 (Troup)
I just want to make love to you (Dixon)
honest I do (Reed)
I need you baby (aka Mona) (Mcdaniels)
now I’ve got a witness (Nanker-Phelge)
little by little (Nanker-Phelge-Spector)
I’m a king bee (Moore)
Carol (Berry)
tell me (Jagger-Richards)
can I get a witness (Holland-Dozier-Holland)
you can make it if you try (Jarrett)
walking the dog (Thomas)
Musiciens Additionnels :
Gene Pitney : claviers
Phil Spector : percussions
Ian Stewart : claviers
Un album très roots, très rhythm & Blues, et dont le succès énorme surprendra tout le monde.
Notez la première composition “Jagger-Richards”, la ballade “tell me” qui sortira en single aux Etats-Unis (#24 US).
Mai 1964, sortie du premier album américain : “England Newest Hit Makers” (#11 US)
TRACKLIST---Provenance du titre :
not fade away---SP
route 66---LP “The Rolling Stones”
I just want to make love to you
---LP “The Rolling Stones”
honest I do ---LP “The Rolling Stones”
now I’ve got a witness ---LP “The Rolling Stones”
little by little ---LP “The Rolling Stones”
I’m a king bee ---LP “The Rolling Stones”
Carol ---LP “The Rolling Stones”
tell me ---LP “The Rolling Stones”
can I get a witness ---LP “The Rolling Stones”
you can make it if you try
---LP “The Rolling Stones”
walking the dog ---LP “The Rolling Stones”
Juin 1964, nouveau single : “it’s all over now (Womack-Womack)-good times bad times (Jagger-Richards)” (#1 UK-26 US).
méga succès pour les Stones qui décrochent leur premier numéro un, mais malgré une première tournée américaine, les USA ne semblent pas encore succomber à leurs charmes.
Août 1964, deuxième EP : “Five By Five”.
if you need me (Pickett-Bateman-Sanders)
empty heart (Jagger-Richards)
2120 South Michigan Avenue (Nanker-Phelge)
confessin’ the blues (Brown-Mcshann)
around and around (Berry)
Septembre 1964, single uniquement américain : “time is on my side (Meade)-congratulations (Jagger-Richards)” (#6 US).
Octobre 1964, deuxième album américain : “12 X 5” (#3 US).
TRACKLIST---provenance du titre :
around and around---EP “Five By Five”
confessin’ the blues---EP “Five By Five”
empty heart---EP “Five By Five”
time is on my side---SP
good times bad times---SP
it’s all over now---SP
2120 South Michigan Avenue---EP “Five By Five”
under the boardwalk (Resnick-Young)---inédit
congratulations---SP
grown up wrong (Jagger-Richards)---inédit
if you need me---EP “Five By Five”
Susie Q (Hawkins-Lewis-Broadwater)---inédit
Novembre 1964, single britannique : “little red rooster (Dixon)/off the hook (Jagger-Richards)” (#1 UK).
succès phénoménal et surprenant pour ce titre 100% blues.
Décembre 1964, single américain : “heart of stone (Jagger-Richards)/what a shame (Jagger-Richards)” (#19 US).
Premier 45 tours entièrement composé par Mick Jagger & Keith Richards
Janvier 1965, deuxième album anglais : “No. 2” (#1 UK), produit par Andrew Loog Oldham.
TRACKLIST :
everybody needs somebody to love
(Burke-Wexler-Russell)
down home girl (Leiber-Butler)
you can’t catch me (Berry)
time is on my side (Ragovoy)
what a shame (Jagger-Richards)
grown up wrong (Jagger-Richards)
down the road apiece (Don Raye)
under the boardwalk (Resnick-Young)
I can’t be satisfied (Morganfield)
pain in my heart (Neville)
off the hook (Jagger-Richards)
Susie Q (Hawkins-Lewis-Broadwater)
Musiciens Additionnels :
Jack Nitzsche : claviers
Ian Stewart : claviers
Février 1965, sortie du troisième album américain : “Now !” (#5 US).
TRACKLIST---Provenance du titre :
everybody needs somebody to love---LP “No.2”
down home girl ---LP “No.2”
you can’t catch me ---LP “No.2”
heart of stone---SP
what a shame ---LP “No.2”
I need you baby (aka Mona)
---LP “The Rolling Stones”
down the road apiece ---LP “No.2”
off the hook ---LP “No.2”
pain in my heart ---LP “No.2”
oh baby (Ozen)---inédit
little red rooster (Dixon)---SP
surprise surprise (Jagger-Richards)---inédit
Egalement en Février, nouveau single : “the last time (Jagger-Richards)/play with fire (Nanker-Phelge)” (#1 UK-#9 US).
Les Stones évoluent lentement de groupe de rhythm & blues en groupe pop avec ce titre, et trouvent enfin une identité propre.
Mai 1965, sortie du single qui va leur permettre de rencontrer le grand public : “satisfaction (Jagger-Richards)/the under assistant west coast promotion man (Jagger-Richards)” (#1 US).
Au mois de Juin, sort un maxi single live “Got Live If You Want It” :
we want The Stones (Nanker-Phelge)
everybody needs somebody to love (Burke-Wexler-Russell)
pain in my heart (Neville)
route 66 (Troup)
I’m moving on (Snow)
I’m alright (Jagger-Richards)
En Juillet, sortie du quatrième album Américain : “Out Of Our Heads” (#1 US).
TRACKLIST---Provenance du titre
mercy mercy (Covay-Miller)---inédit
hitch hike (Gaye-Stevenson-Paul)---inédit
the last time (Jagger-Richards)---SP
that’s how strong my love is (Jamison)---inédit
good times (Cooke)---inédit
I’m alright (Jagger-Richards)
---EP”Got Live If You Want It”
Satisfaction (Jagger-Richards)---SP
cry to me (Russell)---inédit
the under assistant west coast promotion man
(Jagger-Richards)---SP
play with fire (Nanker-Phelge)---SP
the spider and the fly (Jagger-Richards)---inédit
one more try (Jagger-Richards)---inédit
Août 1965, sortie anglaise du single “satisfaction (Jagger-Richards)/the spider and the fly (Jagger-Richards)” (#1 UK).
Septembre 1965, sortie du troisième album anglais : “Out Of Our Heads” (#2 UK).
Produit par Andrew Look Oldham.
TRACKLIST :
she said yeah (Jackson-Christy)
mercy mercy (Covay-Miller)
hitch hike (Gaye-Stevenson-Paul)
that’s how strong my love is (Jamison)
good times (Cooke)
gotta get away (Jagger-Richards)
talkin’ bout you (Berry)
cry to me (Russell)
oh baby (Ozen)
heart of stone (Jagger-Richards)
the under assistant west coast promotion man
(Jagger-Richards)
I’m free (Jagger-Richards)
Musiciens Additionnels :
Jack Nitzsche : claviers
Ian Stewart : claviers, percussions
JW Alexander : percussions
Un album encore très rhythm & blues, alors que les Stones sont déjà plus loin.
Ceci plus l’absence de hits explique peut-être que ce fut le premier album des Stones à ne pas atteindre la première place des hit parades.
Toujours en Septembre, sortie aux Etats-Unis du nouveau single : “get off of my cloud (Jagger-Richards)/I’m free (Jagger-Richards)” (#1 US), titre qui sort en Octobre en Angleterre : “get off of my cloud (Jagger-Richards)/the singer not the song (Jagger-Richards)” (#1 UK).
En Novembre, sortie du cinquième album américain : “December’s Children (And Everybody’s)” (#4 US).
TRACKLIST---Provenance du titre
she said yeah---LP “Out Of Our Heads”
talkin’ bout you ---LP “Out Of Our Heads”
you better move on---EP “The Rolling Stones”
look what you’ve done (Morganfield)---inédit
the singer not the song---SP
route 66---EP “Got Live If You Want It”
get off of my cloud---SP
I’m free---SP
as tears go by (Jagger-Richards-Oldham)
gotta get away ---LP “Out Of Our Heads”
blue turns to grey (Jagger-Richards)-inédit
I’m moving on---EP “Got Live If You Want It”
Jaloux du “yesterday” des Beatles, Jagger & Richards composent avec leur manager Andrew Oldham le titre “as tears go by” qui sera d’abord un hit pour Marianne Faithfull avant d’en faire une version qui sortira en single aux Etats-Unis en Décembre 1965 : “as tears go by (Jagger-Richards-Oldham)-gotta get away (Jagger-Richards)” (#6 US).
Février 1966, nouveau single : “19th nervous breakdown (Jagger-Richards)/as tears go by (Jagger-Richards-Oldham)” (#2 UK) et aux Etats-Unis : “19th nervous breakdown (Jagger-Richards)/sad day (Jagger-Richards)” (#2 US).
En Avril 1966, sortie du quatrième album anglais : “Aftermath” (#1 UK).
Produit par Andrew Loog Oldham.
TRACKLIST :
mother’s little helper
stupid girl
lady Jane
under my thumb
doncha bother me
goin’ home
flight 505
high and dry
out of time
it’s not easy
I am waiting
take it or leave it
think
what to do
(Jagger-Richards)
Musiciens Additionnels :
Jack Nitzsche : claviers, percussions
Ian Stewart : claviers
Premier album entièrement composé par Jagger-Richards et premier chef d’oeuvre.
“mother’s little helper/lady Jane” sortira en single en Juin aux Etats-Unis (#8 US).
Egalement en Avril sort le nouveau single américain : “paint it, black (Jagger-Richards)/stupid girl (Jagger-Richards)” (1 US), qui sortira en Mai en Angleterre : “paint it, black (Jagger-Richards)/long long while (Jagger-Richards)” (#1 UK).
Juin 1966, sortie du 6e album américain : “Aftermath” (#2 US).
TRACKLIST---Provenance des titres
paint it, black---SP
stupid girl---LP “Aftermath”
lady Jane ---LP “Aftermath”
under my thumb ---LP “Aftermath”
doncha bother me ---LP “Aftermath”
think ---LP “Aftermath”
flight 505 ---LP “Aftermath”
high and dry ---LP “Aftermath”
it’s not easy ---LP “Aftermath”
I am waiting ---LP “Aftermath”
goin’ home ---LP “Aftermath”
Septembre 1966, nouveau single : “have you seen your mother baby, standing in the shadow? (Jagger-Richards)/who’s driving your plane ? (Jagger-Richards)” (#5 UK-#9 US).
Deux titres psychédéliques sous une pochette choquante pour l’époque (les Stones déguisés en femmes), ce qui explique qu’il eut moins de succès que les singles précédents.
Novembre 1966, sortie aux Etats-Unis d’un premier album live : “Got Live If You Want It” (#6 US).
TRACKLIST :
under my thumb (Jagger-Richards)
get off of my cloud (Jagger-Richards)
lady Jane (Jagger-Richards)
not fade away (Petty-Hardin)
I’ve been loving you too long (Redding-Butler)
fortune teller (Neville)
the last time (Jagger-Richards)
19th nervous breakdown (Jagger-Richards)
time is on my side (Ragovoy)
I’m alright (Jagger-Richards)
have you seen your mother baby,
standing in the shadow? (Jagger-Richards)
satisfaction (Jagger-Richards)
Un album live intéressant, mais au son plutôt médiocre.
Sortie en Janvier 1967 du single : “let’s spend the night together (Jagger-Richards)/Ruby Tuesday (Jagger-Richards)” (#3UK-#1 US).
Lors de leur passage à l’Ed Sullivan Show, Les Stones sont forcés de changer le texte de “let’s spend the night together” (passons la nuit ensemble) à “let’s spend some time together” (passons du temps ensemble).
Le même mois, sortie de leur cinquième album anglais : “Between The Buttons” (#3 UK).
Produit par Andrew Loog Oldham.
TRACKLIST :
yesterday’s papers
my obsession
back street girl
connection
she smiled sweetly
cool, calm & collected
all sold out
please go home
who’s been sleeping here?
complicated
miss Amanda Jones
something happened to me yesterday
(Jagger-Richards)
Un album très pop 60’s à la Kinks ou Beatles, beaucoup de ballades (sublimes comme “back street girl”) et pratiquement aucun titre rock.
Qui se cache derrière “miss Amanda Jones” ? Amanda Lear of course.
“something happened to me yesterday” est le premier titre chanté par Keith Richards.
Cet album qui mérite d’être redécouvert est celui que Mick Jagger aime le moins.
L’album sort aux Etats-Unis (7e album) avec le même titre et la même pochette, mais une tracklist différente.
TRACKLIST---Provenance du titre
let’s spend the night together---SP
yesterday’s papers---LP “Between The Buttons”
Ruby Tuesday---SP
connection ---LP “Between The Buttons”
she smiled sweetly ---LP “Between The Buttons”
cool, calm & collected ---LP “Between The Buttons”
all sold out ---LP “Between The Buttons”
my obsession ---LP “Between The Buttons”
who’s been sleeping here ---LP “Between The Buttons”
complicated ---LP “Between The Buttons”
miss Amanda Jones ---LP “Between The Buttons”
something happened to me yesterday ---LP “Between The Buttons”
Au Printemps, les Rolling Stones arrêtent les tournées.
On les accuse beaucoup à l’époque de suivre voire d’imiter les Beatles.
Jagger et Richards sont d’ailleurs présent lors de l’enregistrement de “all you need is love”, Mick Jagger accompagne même les Beatles à Bangor pour voir le Maharishi.
La légende veut que Lennon et Mccartney aient chanté sur “Ruby Tuesday” (une des voix en tout cas ressemble à celle de John) et sur “we love you”.
Mais c’est également au Printemps que les Stones sont arrêtés pour possession de stupéfiants.
Mick Jagger et Keith Richards d’abord (les Who enregistreront un single “the last time/under my thumb” en réaction), puis ce sera au tour de Brian Jones.
En Juin 1967, sortie du 8e et dernier album uniquement américain : “Flowers” (#3 US).
TRACKLIST---provenance du titre
Ruby Tuesday---SP
have you seen your mother baby,
standing in the shadow---SP
let’s spend the night together---SP
lady Jane---LP “Aftermath”
out of time---LP “Aftermath”
my girl (Robinson-White)---inédit
back street girl---LP “Between The Buttons”
please go home---LP “Between The Buttons”
mother’s little helper---LP “Aftermath”
take it or leave it---LP “Aftermath”
ride on baby (Jagger-Richards)---inédit
sittin’ on a fence (Jagger-Richards)---inédit
En Août 1967, sortie du nouveau single : “we love you (Jagger-Richards)/dandelion (Jagger-Richards)” (#8 UK-#14 US).
Un titre en réponse à leur emprisonnement, très psychédélique, ce qui explique son manque de succès.
Jaloux que les Beatles aient pu sortir un album phare comme “Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band”, les Stones décident d’enregistrer ce qui doit être son rival direct.
Malheureusement, les Stones sur le déclin, qui viennent en plus de remercier Andrew Oldham, sont en roue libre et livrés à eux mêmes, vont enregistrer l’album le plus fouillis de leur carrière.
Décembre 1967, sortie du chef d’oeuvre annoncé, qui se révèle être passablement médiocre :
“Their Satanic Majesties Request” (#3 UK-#2 US).
Produit par les Rolling Stones.
TRACKLIST :
sing this all together (Jagger-Richards)
citadel (Jagger-Richards)
in another land (Wyman)
2000 man (Jagger-Richards)
sing this all together
-see what happens (Jagger-Richards)
she’s a rainbow (Jagger-Richards)
the lantern (Jagger-Richards)
gomper (Jagger-Richards)
2000 light years from home (Jagger-Richards)
on with the show (Jagger-Richards)
Musicien Additionnel :
Nicky Hopkins : claviers
Sur les premières éditions du disque, la photo du groupe était en 3D.
C’est le premier album des Stones à sortir de manière identique en Europe comme aux Etats-Unis.
Appelé à la rescousse, John Paul Jones (futur Led Zeppelin) arrangea la chanson “she’s a rainbow” afin d’en faire un hit.
le single “she’s a rainbow/2000 light years from home” atteignit péniblement la 25e place des charts US.
Egalement sortie du single : “in another land/the lantern”, sortit sous le nom de Bill Wyman, qui n’entra même pas dans les charts.
Quelques grands titres malgré tout : “citadel”, “she’s a rainbow” et surtout ”2000 light years from home”.
Déçu d’eux mêmes, et résolus à ne pas disparaître dans l’ombre des Beatles, les Stones décident au Printemps 1968 de revenir à leurs racines : le rock’n’roll et le blues.
Mai 68, c’est un coup de tonnerre qui retentit (et pas qu’à Paris), le nouveau single des Stones qui veulent prouver au monde qu’ils sont de retour et pour longtemps :
“Jumpin’ Jack Flash (Jagger-Richards)/child of the moon (Jagger-Richards)” (#1 UK-#3 US).
Exit les frasques psychédéliques (au grand dam de Brian Jones), les Stones réinventent le rock’n’roll avec ce nouveau classique et préparent les années 70.
Dès Juillet, le nouvel album est prêt, mais des problèmes avec la pochette font que la sortie est repoussée en fin d’année (Spinal Tap anyone?).
En Août 1968, nouveau single extrait de ce nouvel album tant attendu : “street fighting man (Jagger-Richards)/no expectations (Jagger-Richards)” (#48 US).
“street fighting man” parle bien évidemment des événements de Mai 68 en France.
Décembre 1968, sortie du nouvel album avec pochette minimaliste : “Beggar’s Banquet” (#3 UK-#5 US).
Produit par Jimmy Miller.
TRACKLIST :
sympathy with the devil (Jagger-Richards)
no expectations (Jagger-Richards)
dear doctor (Jagger-Richards)
parachute woman (Jagger-Richards)
jigsaw puzzle (Jagger-Richards)
street fighting man (Jagger-Richards)
prodigal son (Wilkins)
stray cat blues (Jagger-Richards)
factory girl (Jagger-Richards)
salt of the Earth (Jagger-Richards)
Premier album produit par Jimmy Miller qui produira les meilleurs album des Stones.
Brian Jones est clairement eclipsé sur cet album, mais lui même est “ailleurs”.
Jean-Luc Godard filmera l’enregistrement de “sympathy for the devil” pour un documentaire qui ne sortira qu’au début des années 80 : “One Plus One”.
Un grand album qui relance la carrière des Stones.
En Décembre 1968, Les Stones préparent une grande émission de télévision pour Noël : “Rolling Stones Rock’n’Roll Circus” avec en invités vedettes : Jethro Tull, Les Who, Taj Mahal, Marianne Faithfull et surtout un supergroupe regroupant John Lennon, Keith Richards, Eric Clapton et Mitch Mitchell pour finir avec les Stones eux mêmes pour un mini concert.
Les Stones jouent : “jumpin’ Jack Flash”, “parachute woman”, “no expectations”, “you can’t always get what you want” (de l’album à venir), “sympathy for the devil” et terminent avec “salt of the earth”.
Nicky Hopkins (piano) et Rocky (percussions) les accompagnent.
Mais les Stones sont un peu rouillés et Brian Jones n’est vraiment pas au meilleur de sa forme.
Qui plus est, les Who se sont surpassés avec un “a quick one while he’s away” d’anthologie.
Les Stones décident alors de bloquer sa diffusion et il faudra attendre 1995 pour pouvoir découvrir le disque et le film.
Février 1969, les Stones sont de retour en studio pour l’enregistrement d’un nouveau disque, bien décidé de repartir en tournée pour la première fois en deux ans.
Or Brian Jones n’est absolument pas en état de subire une tournée américaine avec ce que cela comporte de pression et de fatigues.
Qui plus est, il ne vient que très rarement en studio, les Stones ayant recours à d’autres musiciens comme Ry Cooder, Gram Parsons ou Mick Taylor entre autres.
En Juin 1969, la décision est prise, Brian Jones quitte les Rolling Stones.
Un mois plus tard, le 3 Juillet 1969, il est retrouvé mort dans sa piscine.
Causes officielles : mort accidentelle.
prophéties ? :
Lennon avait déclaré quelques années plus tôt : “si les Stones se séparent, ce sera sur le cadavre de Brian Jones”.
En 1967, Serge Gainsbourg écrit pour France Gall la chanson “teenie weenie boppie” dans laquelle Mick Jagger se noie dans la Tamise.
Les Stones vont continuer pendant de nombreuses années, mais quelque part, ce ne sera plus le même groupe, plus professionnel peut-être, mais moins arty, moins pop, moins expérimental.
Sans Brian Jones, les Stones perdent un peu de cette folie psychédélique typique du Swinging London.
© Pascal Schlaefli
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Publié le 16/07/2008 à 12:00 par rockclassics
Mick Jagger : chant
Keith Richards : chant, guitare
Bill Wyman : basse
Charlie Watts : batterie
Mick Taylor : guitare
Le 3 Juillet 1969, mort accidentelle (?) de Brian Jones, mais les Stones ont relancé la machine, et rien ne pourra l’arrêter.
Peu avant, les Stones ont engagé en remplacement de Jones, l’ex-guitariste de John Mayall et de ses Bluesbreakers : Mick Taylor, jeune guitariste prodige et fanatique de blues.
Le lendemain de la mort de Brian Jones, c’est la sortie du nouveau single : “honky tonk women (Jagger-Richards)/you can’t always get what you want (Jagger-Richards)” (#1 UK-#1 US) et nouveau triomphe.
Deux jours plus tard, le 5 Juillet, c’est le grand come back sur scène des Stones : un concert gratuit à Hyde Park, qui naturellement, devient un concert-hommage à Brian.
Mick Jagger lit un poème de Shelley pour l’occasion.
Le concert deviendra un téléfilm et sortira en vidéo sous le nom “The Stones In The Park”.
Le groupe débute une nouvelle tournée Européenne et Américaine, triomphale, qui montre que les Stones sont devenus de vraies bêtes de scènes.
Le 5 Décembre, sortie du nouvel album des Stones : “Let It Bleed” (#1 UK-#3 US).
Produit par Jimmy Miller.
TRACKLIST :
gimme shelter (Jagger-Richards)
love in vain (Payne)
country honk (Jagger-Richards)
live with me (Jagger-Richards)
let it bleed (Jagger-Richards)
midnight rambler (Jagger-Richards)
you got the silver (Jagger-Richards)
monkey man (Jagger-Richards)
you can’t always get what you want
(Jagger-Richards)
Musiciens Additionnels :
Merry Clayton : chant sur “gimme shelter”
Ry Cooder : guitare
Leon Russell : claviers
Nicky Hopkins : claviers
Ian Stewart : claviers
Al Kooper : claviers
Brian Jones : percussions sur “midnight rambler” et autoharp sur “you got the silver”
Jimmy Miller : batterie
Sans jamais avoir été crédité, on ne peut laisser de côté l’influence énorme qu’a eu Gram Parsons (The Byrds-The Flying Burrito Brothers) sur le groupe.
Il influença (voire même participa à l’écriture) d’au moins deux titres : “country honk”, la version country de “honky tonk women” et “wild horses” sur l’album suivant.
“Let It Bleed” est un autre chef d’oeuvre, pièce centrale d’une trilogie d’albums particulièrement réussis : “Beggar’s Banquet”, “Let It Bleed” et “Sticky Fingers”.
Parmi les classiques, citons : “gimme shelter”, “midnight rambler” et “you can’t always get what you want”.
Le 6 Décembre, Festival gratuit à Altamont, Californie, avec en invités prestigieux : le Jefferson Airplane, le Grateful Dead, Ike et Tina Turner pour finir avec les Stones, organisateurs du festival.
Erreur majeure : la sécurité fut confiée aux Hells Angels de San Francisco qui terrorisèrent le public et en blessèrent un certain nombre.
Pendant le concert du Jefferson Airplane, leur chanteur Marty Balin est pris à parti par un hell’s angel et tabassé au pied de la scène devant un groupe médusé qui arrête net le concert.
Les musiciens du Grateful Dead, effrayés, refuseront de monter sur scène.
Le soir, Ike & Tina Turner jouent un set électrisant devant une foule déjà bien chaude.
Puis c’est le concert des Stones, qui doivent plusieurs fois rassurer les gens, les calmer et tenter de mettre de l’ordre en plus de jouer un set très rock.
Après “sympathy for the devil”, les Stones attaquent “under my thumb”, et c’est à ce moment qu’un jeune noir, Meredith Hunter est tué à coups de couteaux par un hell’s angel au pied de la scène.
Ce concert au climat apocalyptique, deviendra un film : “Gimme Shelter”.
Il met fin à l’idéologie hippie des années 60 qui avait trouvé son paroxysme au festival de Woodstock, quatre mois plus tôt.
En Septembre 1970, l’un des meilleurs live des Stones est publié : “Get Yer Ya-Ya’s Out” (#1 UK-#6 US).
Produit par The Rolling Stones & Glyn Johns.
TRACKLIST :
Jumpin’ Jack Flash (Jagger-Richards)
Carol (Berry)
stray cat blues (Jagger-Richards)
love in vain (trad.)
midnight rambler (Jagger-Richards)
sympathy for the devil (Jagger-Richards)
live with me (Jagger-Richards)
little Queenie (Berry)
honky tonk women (Jagger-Richards)
street fighting man (Jagger-Richards)
Musicien Additionnel :
Ian Stewart : piano
Sublime album live, qui marqua son époque.
Seul regret : qu’ils n’aient pas sorti un double live.
C’est également le dernier album pour Decca/London.
Les Stones fondent ensuite leur propre label :
“Rolling Stones Records”, avec le fameux logo à la langue.
Avril 1971 : premier album pour Rolling Stones Records, et nouveau chef d’oeuvre :
“Sticky Fingers” (#1 UK-#1 US), avec la fameuse pochette signée Andy Warhol avec fermeture éclaire réelle.
Produit par Jimmy Miller.
TRACKLIST :
brown sugar (Jagger-Richards)
sway (Jagger-Richards)
wild horses (Jagger-Richards)
can’t you hear me knocking (Jagger-Richards)
you gotta move (Mcdowell)
bitch (Jagger-Richards)
I got the blues (Jagger-Richards)
sister morphine (Jagger-Richards-Faithfull)
dead flowers (Jagger-Richards)
moonlight mile (Jagger-Richards)
Musiciens Additionnels :
Ry Cooder : guitare
Ian Stewart : claviers
Nicky Hopkins : claviers
Billy Preston : claviers
Jack Nitzsche : claviers
Bobby Keyes : saxo
Jim Price : trompette
Jimmy Miller : percussions
Et encore un chef d’oeuvre, encore un, peut-être le dernier, quoique certains fans me reprocheront de ne pas ranger “Exile” dans cette catégorie, question de goûts, leur répondrais-je.
Les must de cette collection parfaite s’appellent “brown sugar”, “can’t you hear me knocking”, “bitch”, “sister morphine” mais surtout, surtout “wild horses”, peut-être le plus beau titre de toute la carrière des Stones, en tout cas le seul qui m’a fait chialer.
(Buffy anyone?)
Deux singles en seront issus : “brown sugar/bitch” (#2 UK-#1 US) et “wild horses/sway” (#28 US).
Les Stones, souffrant d’impôts exorbitants, s’exilent dans le sud de la France et y enregistrent dans la maison de Keith Richards, le double album “Exile On Main Street”, (#1 UK-#1 US) qui sort en Mai 1972.
Produit par Jimmy Miller.
TRACKLIST :
rocks off (Jagger-Richards)
rip this joint (Jagger-Richards)
shake your hips (Moore)
casino boogie (Jagger-Richards)
tumbling dice (Jagger-Richards)
sweet Virginia (Jagger-Richards)
torn and frayed (Jagger-Richards)
sweet black angel (Jagger-Richards)
loving cup (Jagger-Richards)
happy (Jagger-Richards)
turd on the run (Jagger-Richards)
ventilator blues (Jagger-Richards-Taylor)
I just want to see his face (Jagger-Richards)
let it loose (Jagger-Richards)
all down the line (Jagger-Richards)
stop breaking down (trad.)
shine a light (Jagger-Richards)
soul survivor (Jagger-Richards)
Musiciens Additionnels :
Al Perkins : guitare
Nicky Hopkins : claviers
Ian Stewart : claviers
Bill Plummer : basse
Bobby Keys : saxo
Jim Price : trompette
Jimmy Miller : percussions
Un album de rock’n’roll//rhythm’n’blues sans concession et sans hits, un peu fouillis, qui est considéré par certains fans comme leur meilleur album, ce qui n’est pas mon cas.
Il est de toutes façons un très grand album de la meilleur période des Stones, celle des années 68/73.
Deux singles : “tumbling dice/sweet black angel” (#5 UK-#7 US) et “happy/all down the line” (#22 US).
La grande tournée américaine de 1972 est filmée en vue d’un nouveau film qui doit s’appeler “Cocksucker Blues”, mais celui-ci, comprenant des scènes compromettantes pour le groupe dont une scène d’orgie restée légendaire, ne sortira jamais.
Août 1973, sortie du nouvel album des Stones : “Goat’s Head Soup” (#1 UK-#1 US).
Produit par Jimmy Miller.
TRACKLIST :
dancing with Mr. D.
100 years ago
coming down again
doo doo doo doo doo (heartbreaker)
Angie
silver train
hide your love
winter
can you hear the music
star star
(Jagger-Richards)
Musiciens Additionnels :
Nicky Hopkins : claviers
Billy Preston : claviers
Ian Stewart : claviers
Bobby Keys : saxo
Jim Price : saxo
Chuck Finley : trompette
Jimmy Miller : percussions
Rebop : percussions
Un album qui reçu la foudre des critiques à l’époque, mais qui a formidablement bien vieilli.
Dernier album à être produit par Jimmy Miller.
Mon titre préféré de cet album est “star star” dont le titre initial était bien sûr “starfucker”, ode rock’n’roll aux groupies.
Le titre le plus connu, l’un de leur plus grand classique est “Angie” écrit dit-on pour Angela Bowie, la femme du Major Tom, ce qui a toujours été nié par les Stones.
Deux singles en sont issus : “Angie/silver train” (#5 UK-#1 US) et “doo doo doo doo doo-dancing with Mr. D.” (#15 US).
Octobre 1974, nouvel album : “It’s Only Rock’n’Roll” (#2 UK-#1 US).
Produit par The Glimmer Twins (Jagger & Richards).
TRACKLIST :
if you can’t rock me (Jagger-Richards)
ain’t too proud to beg (Whitfield-Holland)
it’s only rock’n’roll (Jagger-Richards)
till the next goodbye (Jagger-Richards)
time waits for no one (Jagger-Richards)
luxury (Jagger-Richards)
dance little sister (Jagger-Richards)
if you really want to be my friend
(Jagger-Richards)
short and curlies (Jagger-Richards)
fingerprint file (Jagger-Richards)
Musiciens Additionnels :
Billy Preston : claviers
Nicky Hopkins : claviers
Ian Stewart : claviers
Ray Cooper : percussions
Kenny Jones : percussions
Willie Weeks : basse
Le titre “it’s only rock’n’roll” me semble inspiré par Marc Bolan, mais l’album cite d’abord leur pote de longue date Ronnie Wood.
La superbe pochette est due à l’artiste Guy Pellaert (“Diamond Dogs” pour Bowie et le livre “Rock Dreams”).
Un album qui montre un véritable virage vers une soul blanche, virage confirmé sur l’album suivant.
Les Stones quittent donc gentiment le monde du rock pour celui du disco et c’est peut-être la raison pour laquelle je n’aime pas trop cet album, malgré de bons titres comme “dance little sister” et “fingerprint file”.
Deux singles en seront issus : “it’s only rock’n’roll /through the lonely nights (inédit)” (#10 UK-#16 US) et “ain’t too proud to beg/dance little sister” (#17 US).
A voir : la vidéo du titre “it’s only rock’n’roll” dans laquelle Charlie Watts a bien failli étouffer sous la mousse.
En Décembre 1974, Mick Taylor annonce son départ des Stones, et après avoir envisagé Jeff Beck ou Peter Frampton, les Stones engagent Ron Wood qui les rejoint pour leur tournée américaine de 1975.
D’après ses dires, Taylor aurait contribué à de nombreux titres des Stones, mais ne fut crédité que sur “ventilator blues” sur l’album “Exile On Main Street”.
© Pascal Schlaefli
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Publié le 26/07/2008 à 12:00 par rockclassics
Mick Jagger : chant
Keith Richards : chant, guitare
Bill Wyman : basse
Charlie Watts : batterie
Ron Wood : guitare
L’arrivée de Ron Wood se fait en douceur, ce dernier faisait déjà partie de l’entourage du groupe, ayant lié une amitié solide avec Keith Richards.
Les deux guitaristes se complètent d’ailleurs à merveille.
Si l’on gagne en efficacité, on perd tout de même, avec le départ de Taylor, un grand soliste de blues, mais les Stones abandonnant les rivages du blues rock pour celui du disco et du reggae, ont moins besoin d’un grand technicien que précédemment.
Après une tournée de mise en chauffe en 1975, la nouvelle formation enregistre un nouvel album qui sort en Avril 1976 : “Black And Blue” (#2 UK-#1 US).
Produit par The Glimmer Twins (Jagger & Richards).
TRACKLIST :
hot stuff (Jagger-Richards)
hand of fate (Jagger-Richards)
Cherry oh baby (Donaldson)
Memory motel (Jagger-Richards)
hey Negrita (Jagger-Richards)
Melody (Jagger-Richards)
fool to cry (Jagger-Richards)
crazy mama (Jagger-Richards)
Musiciens Additionnels :
Harvey Mandel : guitare
Nicky Hopkins : claviers
Billy Preston : claviers
Les Stones abandonnent le rock avec cet album, détesté par les fans à l‘époque, mais qui se laisse redécouvrir avec plaisir.
Le Stones remercient Ron Wood et Billy Preston pour les avoir “inspirés” sur “hey Negrita” et “Melody”, mais il est fort probable que Wood et Preston aient composés ces deux titres ou en tout cas y aient fortement participé.
Deux singles en seront issus : “fool to cry/crazy mama” (#6 UK-#10 US) et “hot stuff/fool to cry” (#49 US).
Tournée géante pour les Stones entre 76 et 77 où ils prouvent qu’ils restent les rois du rock sur scène, et donnent un concert filmé aux abattoirs de Paris.
double album live en Septembre 1977 : “Love You Live” (#3 UK-#5 US).
TRACKLIST :
honky tonk women (Jagger-Richards)
if you can’t rock me (Jagger-Richards)
get off of my cloud (Jagger-Richards)
happy (Jagger-Richards)
hot stuff (Jagger-Richards)
star star (Jagger-Richards)
tumbling dice (Jagger-Richards)
fingerprint file (Jagger-Richards)
you gotta move (McDowell)
you can’t always get what you want
(Jagger-Richards)
mannish boy (London-McDaniel-Morganfield)
crackin’ up (McDaniel)
little red rooster (Dixon)
around and around (Berry)
it’s only rock’n’roll (Jagger-Richards)
brown sugar (Jagger-Richards)
jumping jack flash (Jagger-Richards)
sympathy for the devil (Jagger-Richards)
Musiciens Additionnels :
Billy Preston : claviers
Ian Stewart : claviers
Ollie Brown : percussions
Une pochette hideuse (signée Andy Warhol pourtant) pour un double live sans génie.
En pleine tourmente punk, les Stones paraissent en fin de carrière, mais il n’en est rien.
Dépêtré de ses problèmes de drogues, Keith Richards, qui avait laissé quelque peu les commandes du navire à Jagger, retrouve la forme, et les Stones, meilleurs que jamais, font à nouveau parler d’eux avec leur nouvel album sorti en Juin 78 : “Some Girls” (#2 UK-#1 US).
Produit par The Glimmer Twins (Jagger & Richards).
TRACKLIST :
miss you (Jagger-Richards)
when the whip comes down (Jagger-Richards)
just my imagination (Whitfield-Strong)
some girls (Jagger-Richards)
lies (Jagger-Richards)
far away eyes (Jagger-Richards)
respectable (Jagger-Richards)
before they make me run (Jagger-Richards)
beast of burden (Jagger-Richards)
shattered (Jagger-Richards)
Musiciens additionnels :
Ian McLagan : claviers
Mel Collins : saxo
Sugar Blue : harmonica
Pochette controversée avec procès à la clé? oui c’est bien un disque phare des Stones.
Si ils jouent encore la carte du disco avec “miss you” (légèrement piqué sur le “bless you” de Lennon), c’est avec la grande classe, mais surtout c’est un retour au rock’n’roll déjanté période “Sticky Fingers” avec des titres comme “when the whip comes down”, “respectable”, “beast of burden” et “shattered” qui montre que non, les Stones ne sont pas encore mort.
Un paquet de singles seront publiés : “miss you/far away eyes” (#3 UK-#1 US) qui est le nouveau classique des Stones, le premier depuis “Angie” en 1973, “respectable/when the whip comes down” (#23 UK), “beast of burden/when the whip comes down” (#8 US) et “shattered/everything is turning to gold (inédit)” (#31 US).
Juin 1980, nouvel album et nouvelle déception : “Emotional Rescue” (#1 UK-#1 US).
Produit par The Glimmer Twins (Jagger & Richards).
TRACKLIST :
dance-part 1 (Jagger-Richards-Wood)
summer romance (Jagger-Richards)
send it to me (Jagger-Richards)
let me go (Jagger-Richards)
indian girl (Jagger-Richards)
where the boys go (Jagger-Richards)
down in the hole (Jagger-Richards)
emotional rescue (Jagger-Richards)
she’s so cold (Jagger-Richards)
all about you (Jagger-Richards)
Musiciens Additionnels :
Ian Stewart : claviers
Nicky Hopkins : claviers
Bobby Keys : saxo
Sugar Blue : harmonica
Mike Shrieve : percussions
Une nouvelle pochette hideuse pour un disque également pas terrible, entre disco, reggae et rocks peu inspirés.
Le reggae “send it to me” sera réadapté par les Stones, sur un tempo rock’n’roll, et prendra le nom de “neighbors” sur l’album suivant.
A noter que c’est Ron Wood et non Bill Wyman qui joue de la basse sur le titre “emotional rescue”, seul titre à sauver de l’album avec “she’s so cold”.
Deux singles : “emotional rescue-down in the hole” (#9 UK-#3 US) et “she’s so cold-send it to me” (#33 UK-#26 US).
Possédant plusieurs vies, les Stones rebondissent rapidement avec un bien meilleur album, sorti en Août 1981 : “Tattoo You” (#2 UK-#1 US).
Produit par The Glimmer Twins (Jagger & Richards).
TRACKLIST :
start me up (Jagger-Richards)
hang fire (Jagger-Richards)
slave (Jagger-Richards)
little T&A (Jagger-Richards)
black limousine (Jagger-Richards-Wood)
neighbors (Jagger-Richards)
worried about you (Jagger-Richards)
tops (Jagger-Richards)
heaven (Jagger-Richards)
no use in crying (Jagger-Richards-Wood)
waiting on a friend (Jagger-Richards)
Musiciens Additionnels :
Mick Taylor : guitare
Wayne Perkins : guitare
Nicky Hopkins : claviers
Billy Preston : claviers
Ian Stewart : claviers
Sonny Rollins : saxo
Un album très réussi, première face rock’n’roll et une deuxième plus centrée sur les ballades, mais surtout c’est un album patchwork, qui réunit des titres datant des séances de “Goat’s Head Soup” et de “Black And Blue” en plus de titres plus récents.
“start me up” est le nouveau classique des Stones, peut-être le dernier d’ailleurs, mais ne doit pas faire oublier les autres réussites de l’album comme “neighbors”, “worried about you” et “waiting on a friend”.
Trois singles en sont issus : “start me up-no use in crying” (#7 UK-#2 US), “waiting on a friend-little T&A” (#50 UK-#13 US), et “hang fire-neighbors” (#20 US).
Cet album relance (encore une fois) la carrière des Stones, plus populaires que jamais, et qui se lancent dans une longue tournée mondiale.
Il en résultera un nouveau film “Let’s Spend The Night Together” et un album live : “Still Life”, publié en Juin 1982 (#4 UK-#5 US).
TRACKLIST :
under my thumb (Jagger-Richards)
let’s spend the night together (Jagger-Richards)
shattered (Jagger-Richards)
twenty flight rock (Cochran-Fairchild)
going to a go-go (Robinson-Tarplin-Moore-Rogers)
let me go (Jagger-Richards)
time is on my side (Meade)
just my imagination (Whitfield-Strong)
start me up (Jagger-Richards)
satisfaction (Jagger-Richards)
Musiciens additionnels :
Ian Stewart : claviers
Ian McLagan : claviers
Ernie Watts : saxo
Un album live correct, sans plus, et qui aurait sans doute mérité d’être double, celui-ci ne dévoilant qu’une infime partie d’un concert des Stones.
Deux singles en seront extraits : “going to a go go-beast of burden (inédit live)” (#26 UK-#25 US) et “time is on my side-twenty flight rock” (#62 UK).
Sans prendre le temps de respirer, les Stones sortent un nouvel album en Novembre 1983 : “Undercover” (#3 UK-#4 US).
Produit par The Glimmer Twins (Jagger & Richards) et Chris Kimsey.
TRACKLIST :
undercover of the night (Jagger-Richards)
she was hot (Jagger-Richards)
tie you up (Jagger-Richards)
wanna hold you (Jagger-Richards)
feel on baby (Jagger-Richards)
too much blood (Jagger-Richards)
pretty beat up (Jagger-Richards-Wood)
too tough (Jagger-Richards)
all the way down (Jagger-Richards)
it must be hell (Jagger-Richards)
Musiciens Additionnels :
Chuck Leavell : claviers
Ian Stewart : claviers
David Sanborn : saxo
Sly Dunbar : percussions
Martin Ditcham : percussions
Moustapha Cisse : percussions
Brahms Coundoul : percussions
Un autre bon album, plus musclé que les précédents (Chris Kimsey à la console), qui malgré les nombreuses critiques offre son lot de bonnes chansons.
Les clips vidéos des trois titres furent censuré par la BBC, “undercover of the night” pour son texte politiquement engagé, “she was hot” parce que trop hot justement, et “too much blood” jugé trop violent.
Deux singles seront publiés : “undercover of the night-all the way down” (#11 UK-#9 US) et “she was hot-I think I’m going mad (Jagger-Richards) (inédit)” (#42 UK-#44 US).
“too much blood” a probablement été également publié en single.
Dès la fin des séances d’”Undercover”, rien ne va plus entre Mick Jagger et Keith Richards.
1984, silence radio pour les Stones, Mick Jagger enregistre son premier album solo, ce qui est rarement un bon signe.
Celui-ci sort début 1985 “She’s The Boss”, axé funk, avec Jeff Beck en invité spécial.
Avril 1985, les séances du nouvel album des Stones débutent, mais Jagger préfère faire la promotion de son album et préparer une tournée solo, ce qui rend Richards fou de colère.
13 Juillet 1985, je suis devant ma télévision pour LE festival rock des années 80 : LIVE AID simultanément à Wembley et à Philadelphie.
Pour le final, on annonce Bob Dylan, suivit d’un concert solo de Mick Jagger.
Bob Dylan s’avance sur la scène, et Oh surprise, il est accompagné par Keith Richards et Ron Wood.
Aura t’on droit à un concert des Stones?
Malheureusement il n’en sera rien.
Mick Jagger donne son concert solo sans Richards ni Wood, même pas sur un titre.
Le grand moment du concert sera son duo avec Tina Turner dans lequel il lui arrache sa mini jupe en cuir.....hé hé......
Malgré les réjouissances, l’absence de Richards pendant le concert de Jagger pèse lourd sur le moral des fans qui craignent le pire.
Les sessions d’enregistrement reprennent, mais Jagger ne viens toujours pas.
Ron Wood, mais aussi Chuck Leavell, viennent en aide à Richards et vont jouer une part importante à la création du disque.
Puis Jagger revient, enregistre ses parties vocales, puis impose aux autres Stones, la reprise de “harlem shuffle”.
En Décembre 1985, une nouvelle tragédie secoue les Stones et leur fans : Ian Stewart, meurt d’une crise cardiaque à 47 ans.
Le nouvel album sort en Mars 1986, dans un climat plutôt morose : “Dirty Work” (#4 UK-#4 US).
Produit par Steve Lilywhite & The Glimmer Twins (Jagger-Richards).
TRACKLIST :
one hit to the body (Jagger-Richards-Wood)
fight (Jagger-Richards-Wood)
harlem shuffle (Relf-Nelson)
hold back (Jagger-Richards)
too rude (Roberts)
winning ugly (Jagger-Richards)
back to zero (Jagger-Richards-Leavell)
dirty work (Jagger-Richards-Wood)
had it with you (Jagger-Richards-Wood)
sleep tonight (Jagger-Richards)
key to the highway (Broonzy-Segar)
titre solo de Ian Stewart non crédité.
Musiciens Additionnels :
Jimmy Page : guitare
Bobby Womack : voix, guitare
Chuck Leavell : claviers
Ivan Neville : claviers, basse
Jimmy Cliff : voix
Tom Waits : voix
Un album rude, sec, nerveux, à couteaux tirés.
Pas mon album préféré des Stones en tout cas.
Le clip de “one hit to the body” montre Jagger et Richards s’affrontant et faire semblant de se battre. Je ne sais pas si le réalisateur du clip connaissait les tensions qui agitait les deux hommes, mais le regard de Richards dans ce clip en dit long.
Deux singles : “harlem shuffle-had it with you” (#13 UK-#5 US), et “one hit to the body-fight” (#80 UK-#28 US).
Pas de tournée, Mick Jagger préférant travailler sur un deuxième album solo, suivit par Keith Richards.
Sans annoncer officiellement leur séparation, les Stones n’existent plus........
.....Jusqu’en Janvier 1989, lorsque les deux frères décident de mettre leurs différents de côtés et de relancer la machine Rolling Stones.
Sortie en Août 1989 du nouvel album : “Steel Wheels” (#2 UK-#3 US).
Produit par Chris Kimsey & The Glimmer Twins (Jagger & Richards).
TRACKLIST :
sad sad sad (Jagger-Richards)
mixed emotions (Jagger-Richards)
terrifying (Jagger-Richards)
hold on to your hat (Jagger-Richards)
hearts for sale (Jagger-Richards)
blinded by love (Jagger-Richards)
rock and a hard place (Jagger-Richards)
can’t be seen (Jagger-Richards)
almost hear you sigh (Jagger-Richards-Jordan)
continental drift (Jagger-Richards)
break the spell (Jagger-Richards)
slipping away (Jagger-Richards)
Musiciens Additionnels :
Matt Clifford : claviers
Chuck Leavell : claviers
Luis Jardim : percussions
Un disque EXCEPTIONNEL sous une pochette hideuse, le meilleur disque des Stones depuis longtemps, très longtemps.
“continental drift” est un hommage à Brian Jones.
Quatre singles en seront extraits : “mixed emotions-fancy man blues (Jagger-Richards)(inédit)” (#36 UK-#5 US), “rock and a hard place-cook cook blues (Jagger-Richards)(inédit)” (#63 UK-#23 US), “almost hear you sigh-break the spell” (#31 UK-#50 US) et “terrifying-wish I’d never met you (Jagger-Richards)(inédit)” (#82 UK).
Une tournée mondiale gigantesque, la dernière pour Bill Wyman, et nouvel album live, sorti en Avril 1991 : “Flashpoint” (#6 UK-#16 US).
Produit par Chris Kimsey & The Glimmer Twins (Jagger & Richards)
TRACKLIST :
continental drift (Jagger-Richards)
start me up (Jagger-Richards)
sad sad sad (Jagger-Richards)
miss you (Jagger-Richards)
rock and a hard place (Jagger-Richards)
Ruby Tuesday (Jagger-Richards)
you can’t always get what you want
(Jagger-Richards)
factory girl (Jagger-Richards)
can’t be seen (Jagger-Richards)
little red rooster (Dixon)
paint it black (Jagger-Richards)
sympathy for the devil (Jagger-Richards)
brown sugar (Jagger-Richards)
jumping Jack flash (Jagger-Richards)
satisfaction (Jagger-Richards)
Nouveaux Titres Studios :
highwire (Jagger-Richards)
sex drive (Jagger-Richards)
Musiciens Additionnels :
Eric Clapton : guitare (little red rooster)
Matt Clifford : claviers
Chuck Leavell : claviers
Bobby Keys : saxo
Un excellent live, avec Clapton en invité sur “little red rooster”, et qui offre en plus deux nouveaux titres studios, qui sortiront en single : “highwire” (#29 UK-#57 US), “sex drive” (?) et “Ruby Tuesday-live” (#59 UK).
Bill Wyman, qui d’ailleurs n’apparaît pas sur les clips vidéos de “highwire” et “sex drive”, quitte les Stones à la même époque.
Il continue à sortir des disques solos, et à ouvert un restaurant fast-food à Londres (style hard rock café) dédié aux Stones : le Sticky Fingers.
© Pascal Schlaefli
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Publié le 28/07/2008 à 12:00 par rockclassics
Mick Jagger : chant
Keith Richards : chant, guitare
Charlie Watts : batterie
Ron Wood : guitare
Le départ de Bill Wyman n’aura pas réellement une influence déterminante sur la suite de la carrière des Stones, si ce n’est la tristesse de voir partir un membre fondateur.
Si Darryl Jones ne rejoint pas les Stones officiellement, il est désormais leur nouveau bassiste, tant sur disque que sur scène.
Juillet 1994, sortie du premier album de la nouvelle formation : “Voodoo Lounge” (#1 UK-#2 US).
Produit par Don Was & The Glimmer Twins (Jagger & Richards).
TRACKLIST :
love is strong
you got me rocking
sparks will fly
the worst
new faces
moon is up
out of tears
I go wild
brand new car
sweetheart together
suck on the jugular
blinded by rainbows
baby break it down
thru and thru
mean disposition
(Jagger-Richards)
Musiciens Additionnels :
Darryl Jones : basse
Chuck Leavell : claviers
Luis Jardim : percussions
Benmont Tench : accordéon, claviers
Lenny Castro : percussions
Phil Jones : percussions
Ivan Neville : claviers
Pierre De Beauport : guitare
Frankie Gavin : violon
David McMurray : saxo
Mark Isham : trompette
Placo Jimenez : accordéon
Cinq ans après “Steel Wheels”, j’avoue avoir été déçu de ce disque qui se veut très roots, avec une imagerie (pochette et photos intérieures) tentant de re-sataniser les Stones, 26 ans après “sympathy for the devil”. Etait-ce vraiment nécessaire?
De bons titres (le hit “love is strong”) mais un album pour moi un peu en dessous.
Quatre singles : “love is strong” (#14 UK-#91 US), “you got me rocking” (#23 UK-#113 US), “out of tears” (#36 UK-#60 US), et “I go wild” (#29 UK).
La tournée qui suivit, la Voodoo Lounge Tour fut encore une fois gigantesque.
En Novembre 1995, sortie d’un album live “Stripped”, mais alors que l’on attend un live de la tournée des stades, les Stones surprennent tout le monde avec un disque enregistré dans des petites salles ou live en studio.
Le résultat : l’un des meilleurs live des Stones depuis “Get Yer Ya-Ya’s Out”.
“Stripped” (#9 UK-#9 US).
Produit par Don Was & The Glimmer Twins.
TRACKLIST :
street fighting man (Jagger-Richards)
like a rolling stone (Dylan)
not fade away (Petty-Hardin)
shine a light (Jagger-Richards)
the spider and the fly (Jagger-Richards)
I’m free (Jagger-Richards)
wild horses (Jagger-Richards)
let it bleed (Jagger-Richards)
dead flowers (Jagger-Richards)
slipping away (Jagger-Richards)
Angie (Jagger-Richards)
love in vain (Payne)
sweet Virginia (Jagger-Richards)
little baby (Dixon)
Musiciens Additionnels :
Darryl Jones : basse
Chuck Leavell : claviers
Don Was : claviers
Bernard Fowler : percussions
Bobby Keys : saxo
Andy Snitzer : saxo
Michael Davis : trombonne
Kent Smith : trompette
Un album exceptionnel dans lequel les Stones revisitent leurs meilleurs morceaux parmi les plus rares : “not fade away” vient de 1964, “I’m free” et “the spider and the fly” de 1965, “street fighting man” vient de “Beggar’s Banquet” en 68, “let it bleed” et “love in vain” de “Let It Bleed” en 69, “wild horses” et “dead flowers” de “Sticky Fingers”, “shine a light” et “sweet Virginia” de “Exile On Main Street” en 72 et “Angie” de “Goat’s Head Soup” en 73.
Seul titre récent : “slipping away” tiré de “Steel Wheels” de 1989.
On dirait que les Stones ont voulu avec ce disque faire plaisir aux vieux fans en réenregistrant des classiques, inconnus du grand public.
Seuls inédits : la nouvelle version de “like a rolling stone” de Bob Dylan (clip de Michel Gondry) et “little baby” de Willie Dixon.
Deux singles : “like a rolling stone” (#12 UK-#109 US) et “wild horses”.
Septembre 1997, nouvel album : “Bridges To Babylon” (#6 UK-#3 US),
Produit par Don Was & The Glimmer Twins.
TRACKLIST :
flip the switch (Jagger-Richards)
anybody seen my baby
(Jagger-Richards-Lang-Mink)
low down (Jagger-Richards)
already over me (Jagger-Richards)
gunface (Jagger-Richards)
you don’t have to mean it (Jagger-Richards)
out of control (Jagger-Richards)
saint of me (Jagger-Richards)
might as weel get juiced (Jagger-Richards)
always suffering (Jagger-Richards)
too tight (Jagger-Richards)
thief in the night
(Jagger-Richards-De Beauport)
how can I stop (Jagger-Richards)
Musiciens Additionnels :
Waddy Wachtel : guitare
Blondie Chaplin : claviers, percussions
Matt Clifford : claviers
Pierre De Beauport : claviers, basse
Jamie Muhoberac : claviers, basse
Billy Preston : claviers
Danny Saber : claviers, basse
Benmont Tench : claviers
Don Was : claviers
Darryl Jones : basse
Me’shell Ndegeocello : basse
Jeff Sarli : basse
Doug Wimbish : basse
Jim Keltner : percussions
Darrell Leonard : trompette
Wayne Shorter : saxo
Jeff Sublett : saxo
Un album au son plus moderne (et plus réussi) que “Voodoo Lounge”, mais peut-être un poil surproduit, et s’il ne comporte aucun tube, il reste un excellent album tout de même.
Trois singles : “anybody seen my baby” (#22 UK), “saint of me” (#26 UK-#94 US) et “out of control” (#51 UK).
Après une nouvelle tournée des stades, le “Bridges To Babylon Tour”, les Stones sortent un nouvel album live, un peu plus conventionnel cette fois-ci.
Novembre 1998, sortie du live “No Security” (#67 UK-#34 US).
Produit par The Glimmer Twins (Jagger & Richards).
TRACKLIST :
you got me rocking (Jagger-Richards)
gimme shelter (Jagger-Richards)
flip the switch (Jagger-Richards)
memory motel (Jagger-Richards)
Corrina (Mahal-Davis)
saint of me (Jagger-Richards)
waiting on a friend (Jagger-Richards)
sister morphine (Jagger-Richards-Faithfull)
live with me (Jagger-Richards)
respectable (Jagger-Richards)
thief in the night
(Jagger-Richards-De Beauport)
the last time (Jagger-Richards)
out of control (Jagger-Richards)
Musiciens Additionnels :
Chuck Leavell : claviers
Pierre De Beauport : claviers
Andy Snitzer : claviers, saxo
Darryl Jones : basse
Bernard Fowler : percussions
Blondie Chaplin : percussions
Bobby Keys : saxo
Michael Davis : trombonne
Kent Smith : Trompette
Johnny Starbuck : percussions
Lisa Fischer : voix (exceptionnelle sur “Gimme Shelter”)
invités spéciaux :
Taj Mahal : chant sur “Corrina”
Dave Matthews : chant sur “memory motel”
Un album live servant surtout d’objet nostalgique à ceux qui auront vu les Stones sur scène pendant cette tournée.
Il faut dire que le mélange classiques et titres récents (forcément moins bons) n’avantage pas cet album.
Encore une fois, les meilleurs titres viennent de la période 69/71 (“gimme shelter”, “sister morphine”, “live with me”).
Il faut attendre ensuite jusqu’en 2002 pour avoir des nouvelles du groupe qui publie une double compilation : “Forty Licks”, qui compile pour la première fois tubes 60’s (Decca-London) avec les tubes publiés sur “Rolling Stones Records”.
A cette occasion, ils en profitent pour offrir quatre nouveaux titres à leurs fans :
don’t stop (Jagger-Richards)
keys to your love (Jagger-Richards)
stealing my heart (Jagger-Richards)
losing my touch (Jagger-Richards)
produits par Don Was & The Glimmer Twins, quatre titres plutôt médiocres d’ailleurs et rapidement oubliés.
“don’t stop” sortira tout de même en single (#36 UK).
Après le succès énorme remporté par cette compilation, les Stones repartent sur la route pour une nouvelle tournée marathon qui donnera un nouvel album live, double cette fois :
“Live Licks” (#38 UK-#50 US), sorti en Novembre 2004.
TRACKLIST :
brown sugar (Jagger-Richards)
street fighting man (Jagger-Richards)
paint it, black (Jagger-Richards)
you can’t always get what you want
(Jagger-Richards)
start me up (Jagger-Richards)
it’s only rock’n’roll (Jagger-Richards)
Angie (Jagger-Richards)
honky tonk women (Jagger-Richards)
happy (Jagger-Richards)
gimme shelter (Jagger-Richards)
satisfaction (Jagger-Richards)
neighbours (Jagger-Richards)
monkey man (Jagger-Richards)
rocks off (Jagger-Richards)
can’t you hear me knocking (Jagger-Richards)
that’s how strong my love is (Jamison)
the nearness of you (Carmichael-Washington)
beast of burden (Jagger-Richards)
when the whip comes down (Jagger-Richards)
rock me baby (King-Bihari)
you don’t have to mean it (Jagger-Richards)
worried about you (Jagger-Richards)
everybody needs somebody to love (Burke-Wexler-Russell)
Musiciens Additionnels :
Chuck Leavell : claviers
Darryl Jones : basse
Bobby Keys : saxo
Tim Ries : claviers, saxo
Michael Davis : trombonne
Kent Smith : trompette
Lisa Fischer : voix
Blondie Chaplin : voix
Bernard Fowler : voix
Invités spéciaux :
Sheryl Crow : chant sur “honky tonk women”
Solomon Burke : chant sur “everybody needs somebody to love”.
Un excellent album live, qui sent bon le tiroir caisse, bourré à la gueule de tubes imparables.
Huit ans après “Bridges To Babylon”, sortie en Septembre 2005 du nouvel album des Stones : “A Bigger Bang” (#2 UK-#3 US).
Produit par Don Was & The Glimmer Twins.
TRACKLIST :
rough justice
let me down slow
it won’t take long
rain fall down
streets of love
back of my hand
she saw me coming
biggest mistake
this place is empty
oh no not you again
dangerous beauty
laugh I nearly died
sweet Neo con
look what the cat dragged in
driving too fast
infamy
(Jagger-Richards)
Musiciens Additionnels :
Chuck Leavell : claviers
Matt Clifford : claviers
Don Was : claviers
Darryl Jones : basse
Lenny Castro : percussions
Blondie Chaplin : voix
Un excellent album, le meilleur depuis “Steel Wheels” qui voit les Stones retrouver leur son d’antan, moins surproduit que les albums des 90’s.
Trois singles : “streets of love” (#15 UK), “rain fall down” (#33 UK), et “biggest mistake” (#51 UK).
Malgré les années, les Stones continuent à faire régulièrement parler d’eux (Keith Richards qui tombe d’un arbre juste avant la tournée) et réussissent encore à choquer de temps en temps (Keith Richards, encore lui, qui avoue en pleine promo des “Pirates des Caraibes 3” qu’il a sniffé les cendres de son père!!!).
Nouvelle tournée triomphale en Eté 2007.
Le 29 Octobre et 1er Novembre 2007, concerts exceptionnels au Beacon Theater de New York pour un nouveau film, réalisé par Martin Scorcese : “Shine A Light”.
En Avril 2008, pour accompagner le film, nouveau double album live : “Shine A Light”, produit par The Glimmer Twins, co-produit par Bob Clearmountain.
TRACKLIST :
Jumpin’ Jack flash (Jagger-Richards)
shattered (Jagger-Richards)
she was hot (Jagger-Richards)
all down the line (Jagger-Richards)
loving cup (Jagger-Richards)
as tears go by (Jagger-Richards-Oldham)
some girls (Jagger-Richards)
just my imagination (Barrett-Norman)
faraway eyes (Jagger-Richards)
Champagne & reefer (Morganfield)
tumbling dice (Jagger-Richards)
you got the silver (Jagger-Richards)
connection (Jagger-Richards)
sympathy for the devil (Jagger-Richards)
live with me (Jagger-Richards)
start me up (Jagger-Richards)
brown sugar (Jagger-Richards)
satisfaction (Jagger-Richards)
paint it black (Jagger-Richards)
little t&a (Jagger-Richards)
I’m free (Jagger-Richards)
shine a light (Jagger-Richards)
Stars Invitées :
Jack White III : chant, guitare (loving cup)
Buddy Guy : chant, guitare (Champagne & reefer)
Christina Aguilera : chant (live with me)
Musiciens additionnels :
Darryl Jones : basse
Chuck Leavell : claviers
Bobby Keyes : saxo
Bernard Fowler : choeurs
Lisa Fischer : choeurs
Blondie Chaplin : choeurs
Tim Ries : claviers, saxo
Kent Smith : trompette
Michael Davies : trombone
Pour ce film, une playlist exceptionnelle (choisie par Mick Jagger) avec des titres allant de 1965 (satisfaction) jusqu’en 1983 (she was hot), écartant tous les titres des Stones publiés ces 25 dernières années ce qui en dit long sur leurs derniers albums.
La majorité des titres vient d’ailleurs de la période dorée 68/72, et bizarrement les deux albums les plus représentés sont “Exile On Main Street”, album culte mais pas très populaire et “Some Girls” l’un de leurs derniers grands albums.
Je n’ai pas encore vu le film donc je n’en parlerai pas, par contre un petit mot sur les invités particulièrement bien choisis :
Jack White III (White Stripes-Raconteurs) représente pour moi la nouvelle génération du rock blues, j’ai d’ailleurs lu sur internet quelqu’un le nommant le sauveur du rock et c’est exactement ce que je pense de lui.
Il aurait d’ailleurs eu une influence sur la façon dont sonne “A Bigger Bang”, il était donc normal qu’il fut invité à ces shows.
Buddy Guy, l’un des derniers bluesmen vivants, est également tout à fait à sa place et interprète avec les Stones un titre de Bo Diddley “Champagne & reefer”, titre inédit dans la carrière des Stones.
Et pour finir Christina Aguileira, d’abord une voix soul d’enfer, un personnalité forte et marquante de la musique populaire américaine de ces dix dernières années, et surtout l’une des chanteuses les plus sexys pour un duo d’enfer avec ce diable de Mick Jagger.
© Pascal Schlaefli
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