L'histoire Du Rock
Publié le 29/03/2008 à 12:00 par rockclassics
LA NAISSANCE DU ROCK’N’ROLL
Le rock’n’roll n’est pas né en 1955, et l’on peut déjà trouver des signes précurseurs du rock dans le swing et le jazz des années 30/40.
Historiquement, le premier titre reconnu comme étant du rock’n’roll (où rhythm & blues de son vrai nom) est “rocket 88” par Ike Turner et les Rhythms Kings, enregistré en 1951.
Un titre influent sur les autres musiciens, puisque c’est ce titre qui va donner envie entre autres à Bill Haley, musicien de country de faire du rock’n’roll.
QU’EST-CE QUE LE ROCK’N’ROLL
D’abord le nom “rock’n’roll” est un terme bâtard, inventé par le DJ Alan Freed, qui voyait dans ce nom un moyen de rassembler toutes les musiques des jeunes de l’époque sous une seule appellation.
Nous sommes dans les années 50, dans une Amérique puritaine et ségrégationniste, dans laquelle les blancs et les noirs ne se mélangent pas, sans compter sur un Ku Klux Klan très actif qui fait régner la terreur, surtout dans le sud.
En décembre 1955, Rosa Parks, une dame noire d’une quarantaine d’années, refuse de laisser son siège à un homme blanc dans un bus et est emprisonnée pour cette raison, déclenchant la première marche pour les droits civils des noirs, organisée par Martin Luther King.
Le rock’n’roll sera l’un des instruments permettant un rapprochement entre les deux cultures.
LES DIFFERENTS COURANTS DU ROCK’N’ROLL :
Les musiciens noirs appellent leur musique : rhythm & blues et viennent du blues (Bo Diddley, Chuck Berry) du gospel (Little Richard) ou du boogie de la Nouvelle Orléans (Fats Domino).
Les musiciens blancs viennent généralement du country (Bill Haley, Elvis Presley) ou du hillbilly (Carl Perkins).
Elvis Presley est néanmoins un cas à part, ses premiers enregistrements chez Sun records montrent un net penchant pour le country & Western mais il possède quelque chose de rare : il est blanc mais chante comme un noir, et possède déjà un charisme et une présence électrifiante.
Dès 1954, Elvis Presley remue les foules du sud-est des Etats-Unis et devient rapidement une gloire locale.
Cette même année, Bill Haley sort plusieurs titres de rock’n’roll : “rock around the clock” qui ne se vend pas des masses et “shake rattle & roll” qui devient rapidement disque d’or.
1955
Pourquoi l’année 1955 est-elle souvent (comme c’est le cas ici) célébrée comme étant l’an 1 du rock’n’roll?
Parce que cette année là, le film “Blackboard Jungle” popularise la chanson “rock around the clock” qui atteint la première place des hit parades américains, déclenchant un raz de marée qui va submerger l’occident, en plein baby boom, une jeunesse ravie d’avoir une musique rien qu’à elle, systématiquement détestée par leurs parents.
Parce que cette année là James Dean, une autre icône de la jeunesse américaine meurt au volant de son bolide.
Parce que pour la première fois, les 45 tours se vendent plus que les 78 tours.
Parce qu’Elvis rencontre le colonel Parker qui le signe chez RCA, lui permettant d’atteindre une renommée nationale, et bientôt internationale.
Parce qu’Alan Freed organise à New York le premier grand concert de rock.
REVELATIONS DE L’ANNEE :
BILL HALEY : Celui qui déclencha la tempête.
(1925-1981)
Né à Highland Park, Michigan, USA.
Au départ, Bill Haley était leader d’un groupe de country : Bill Haley & The Saddlemen.
La légende veut qu’après avoir écouté “rocket 88” de Ike Turner, Bill Haley décide de se consacrer au rock’n’roll avec un nouveau groupe : Bill Haley & His Comets, fondé en 1952.
Premier disque, une reprise de “rocket 88” justement.
En 1954, après l’échec de “rock around the clock”, le groupe décroche le gros lot avec “shake, rattle & roll” qui devient rapidement disque d’or.
Mais c’est lorsque “rock around the clock” est utilisé pour le film “Blackboard Jungle” (Graine de Violence en VF), que le disque se propulse jusqu’à la première place du hit parade.
Bill Haley & His Comets et son saxophoniste star Rudy Pompili, vont devenir l’un des groupes de rock les plus populaires durant les trois années suivantes et aligner tubes sur tubes.
Mais Bill Haley ne correspond pas à l’image de la rock star (il a 30 ans en 1955 et un léger problème d’embonpoint), et sera rapidement dépassé par Elvis et les autres prétendants, plus jeunes, plus minces et plus sexy.
Malgré cela, Bill Haley & His Comets restent l’un des meilleurs groupes de scène de l’époque.
ELVIS PRESLEY : le King.
(1935-1977)
Né à Tupelo, Mississipi, USA.
Sam Philips, patron de Sun Records à Memphis, cherche assidûment un jeune chanteur blanc capable de chanter comme un noir, et découvre Elvis Presley, jeune chanteur de country, aimant particulièrement la musique noire, surtout le blues et le gospel qu’il chante dans les églises.
Deux singles en 1954 : “that’s all right mama/blue moon of Kentucky” et “good rockin’ tonight/I don’t care if the sun don’t shine”, qui lui permettent de devenir rapidement une jeune gloire locale.
Trois singles en 1955 achèvent d’en faire une star : “milkcow blues boogie/you’re a heartbreaker”, “I’m left, you’re right, she’s gone/baby let’s playhouse” et “I forgot to remember to forget/mystery train” avant que RCA ne signe le jeune prodige qui sera la révélation de l’année 1956.
BO DIDDLEY : L’homme à la guitare carrée.
(1928-)
Né Ellas McDaniels à McComb, Mississipi, USA.
L’inventeur de la guitare carrée....mais surtout d’un style et d’un riff unique, pillé par une multitude de musiciens.
Une forte influence sur toute la musique rock anglo-saxonne des Beatles aux Stones en passant par les Animals qui lui écriront en hommage “story of Bo Diddley”.
Premier single en 1955 : “Bo Diddley/I’m a man” qui obtiendra un certain succès.
CHUCK BERRY : Le créateur.
(1926-)
Né Charles Berry à St. Louis, Missouri, USA.
Auteur/compositeur et guitariste de génie, inventeur d’un univers fabuleux : l’Amérique rock’n’roll 50’s avec ses voitures rapides, ses créatures de rêves et son éternelle jeunesse.
Une influence incalculable sur l’avenir du rock.
Sans lui pas de Beatles, pas de Rolling Stones et surtout pas de Beach Boys, Brian Wilson s’étant largement inspiré de ses chansons pour créer son utopie Californienne.
Berry vient du blues, mais se convertit au rock’n’roll dès 1955, et connaît aussitôt un premier triomphe avec “Maybellene”.
FATS DOMINO : Le boogie-man de la Nouvelle Orléans.
(1928-)
Né Antoine Dominique à La Nouvelle Orléans, Louisiane, USA.
Enregistre depuis 1950, mais connaît son premier succès avec “ain’t that a shame” en 1955, titre qui sera popularisé dans une version “blanchie” par Pat Boone.
LITTLE RICHARD : La reine du rock speedé.
(1932-)
Né Richard Penniman à Macon, Géorgie, USA.
Attention danger.......la révolution sexuelle est en marche avec ce fou furieux de Little Richard, premier chanteur homosexuel ou bisexuel avoué...quelques années plus tard.
Il commence à chanter du gospel dans les églises à un très jeune âge, ce qui aura une énorme influence sur son style.
Ses titres sont joués pied au plancher, avec une énergie et des hurlements démentiels.
Sa carrière de pionnier du rock sera courte (deux ans approximativement) mais particulièrement brillante.
PLAYLIST :
Les meilleurs titres de cette année-là :
Rock Around The Clock : Bill Haley & His Comets
Milkcow Blues Boogie : Elvis Presley
I’m Left, You’re Right, She’s Gone : Elvis Presley
Baby Let’s Playhouse : Elvis Presley
Mystery Train : Elvis Presley
Bo Diddley : Bo Diddley
I’m A Man : Bo Diddley
Maybellene : Chuck Berry
Ain’t That A Shame : Fats Domino
Tutti Frutti : Little Richard
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Publié le 02/04/2008 à 12:00 par rockclassics
1956
LA REVELATION :
Elvis Presley explose et devient la star du rock number one aux Etats-Unis, puis bientôt dans le monde entier.
Il est surnommé “the pelvis” (le bassin) et fréquemment filmé au dessus de la ceinture à la télévision à cause de ses déhanchements jugés trop osés.
Cinq numéros 1 cette année-là : “heartbreak hotel”, “I want you, I need you, I love you”, “don’t be cruel”, “hound dog” et “love me tender”, sa première grande ballade.
Le rock’n’roll monopolise les médias et c’est le début d’une période dorée qui durera jusqu’en 1958.
Bill Haley, Fats Domino, Chuck Berry et Little Richard continuent à cartonner dans les hit parades, mais la compétition s’avère féroce avec les petits nouveaux comme Carl Perkins ou Gene Vincent, qui talonnent Elvis.
Hollywood sent d’ailleurs le vent tourner et bon nombres de films rock sont produits comme “Rock Around The Clock” et “Don’t Knock The Rock” avec Bill Haley & His Comets, “Love Me Tender” avec Elvis, “Rock Rock Rock” avec Chuck Berry ou “The Girl Can’t Help It” avec Little Richard, Gene Vincent, Fats Domino et un jeune débutant dont on entendra bientôt parler : Eddie Cochran.
REVELATIONS DE L’ANNEE :
Carl Perkins (1932-1998) : le Roi du Rockabilly.
Né à Tiptonville, Tennessee, USA.
Prétendant au titre de King Of Rock’n’Roll, juste derrière Elvis Presley, Carl Perkins, comme la majorité des rockeurs blancs, vient du country & western, ou plutôt dans son cas, du hillbilly, d’où le terme “Rockabilly”.
Auteur/compositeur/guitariste, il joue avec son frère Jay dans le duo “Perkins Brothers”, mais est signé chez Sun Records en artiste solo.
Il cartonne avec son “Blue Suede Shoes”, mais deux mois plus tard, connaît un grave accident de voiture, le blessant grièvement lui et son frère.
Ses singles suivant n’obtiendront pas le même succès, du moins jusqu’à “matchbox” l’année suivante.
Une énorme influence sur les Beatles, particulièrement sur Paul McCartney et George Harrison.
La légende veut que Carl Perkins ait assisté aux séances d’enregistrement des reprises de ses chansons par les Beatles.
Roy Orbison (1936-1988) : La voix.
Né à Vernon, Texas, USA.
Roy Orbison débute sa carrière en 1956 comme un artiste country, et se spécialisera dans la ballade qui fait chialer les filles avec sa voix haut placée, particulièrement émouvante.
Pas vraiment une star du rock proprement dite, mais un artiste incontournable de la pop musique internationale.
Entre dans les hit parades cette année là avec “ooby dooby”, mais ne connaîtra le succès qu’à partir de “only the lonely” en 1960 qui l’installera au sommet.
Enorme influence sur les Beatles, surtout sur John Lennon.
Gene Vincent (1935-1971) : le rebelle à la jambe cassée.
Né Vincent Eugene Craddock à Norfolk, Virginia, USA.
Un vrai et grand rocker, accompagné par un grand groupe de rock’n’roll, les Blue Caps, dont le guitariste de légende Cliff Gallup peut être considéré comme le premier guitar hero du rock, à égalité avec Scotty Moore, le guitariste d’Elvis.
En 1955, il est grièvement blessé lors d’un accident de moto.
Refusant d’avoir la jambe amputée, il vivra toute sa vie avec de violentes douleurs dans la jambe gauche, et marchera en boitant, ce qui donnera son jeu de scène particulier, jugé extrêmement sexy par ses fans féminines.
Il connaît son plus gros tube avec “be bop a lula”, mais n’arrivera jamais à égaler ce succès.
Johnny Cash (1932-2003) : L’homme en noir.
Né à Kingsland, Arkansas, USA.
Pas vraiment une star du rock, loin de là, mais faisant partie de cette nouvelle génération qui révolutionne la musique populaire américaine.
Artiste country à la voix profonde, il est l’un des artistes les plus populaires et a connu une carrière exemplaire, souvent cité comme l’un des artistes américains les plus influents du 20e siècle.
Il connaît son premier succès cette année là avec “I walk the line”.
Screamin’ Jay Hawkins (1929-2000) : le sorcier vaudou.
Né Jalacy Hawkins à Cleveland, Ohio, USA.
Chanteur et pianiste de blues, son “I put a spell on you” reste son plus grand succès et a définitivement marqué la scène rock.
PLAYLIST 1956:
Bill Haley & His Comets : R-O-C-K
See You Later Alligator
Elvis Presley : Heartbreak Hotel
Don’t Be Cruel
Hound Dog
Love Me Tender
Chuck Berry Roll Over Beethoven
Fats Domino Blueberry Hill
Little Richard Long Tall Sally
Slippin’ & Slidin’
Rip It Up
Carl Perkins Blue Suede Shoes
Roy Orbison Ooby Dooby
Gene Vincent & His Blue Caps Be Bop A Lula
Blue Jean Bop
Johnny Cash I Walk The Line
Screamin’ Jay Hawkins I Put A Spell On You
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Publié le 08/04/2008 à 12:00 par rockclassics
1957
Une grande année s’il en est avec parmi les petits nouveaux, des grands noms comme Eddie Cochran, Les Everly Brothers, Jerry Lee Lewis et Buddy Holly.
C’est également l’année où John Lennon rencontre Paul McCartney à Liverpool, et où Paul Simon commence à chanter avec Art Garfunkel au sein du duo Tom & Jerry.
Elvis Presley continue de cartonner avec “all shook up”, “Teddy bear” ou “jailhouse rock”, et sa popularité est sans limite.
Chuck Berry cristallise l’essence même du rock’n’roll avec sa confession de foi : “rock’n’roll music”.
Little Richard chante “Lucille” et “Jenny Jenny Jenny” mais abandonne bientôt le rock pour la religion et se fait ordonner prêtre.
Carl Perkins crée un deuxième classique avec “matchbox”, reconnu comme le sommet du rockabilly.
Gene Vincent peine à retrouver le succès de “be bop a lula” et voit son guitariste fétiche, Cliff Gallup, le quitter, remplacé par Johnnie Meeks.
Bill Haley lui aussi voit son étoile pâlir, malgré une tournée triomphale au Royaume Uni et le hit “don’t knock the rock”.
REVELATIONS DE L’ANNEE :
Buddy Holly (1936/1959) :
Né Charles Hardin Holley à Lubbock, Texas, USA.
Au départ, chanteur de country, plus particulièrement de bluegrass, mais se convertit au rock’n’roll après avoir entendu chanter Elvis Presley.
Chanteur, compositeur, guitariste, il s’entoure d’un groupe : The Crickets, composé de Joe B. Mauldin, Jerry Allison et Nikki Sullivan.
Il cartonne cette année avec des titres comme “that’ll be the day”, “oh boy” et “Peggy Sue” qui restera son plus grand hit.
Eddie Cochran (1938/1960) : le père des punks.
Né à Albert Lee, Minnesota, USA.
Venu lui aussi du country, Eddie Cochran se distingue par un rock plus violent, plus âpre que les autres rockeurs, et des textes (écrits par son manager Jerry Capeheart ou sa fiancée Sharon Sheeley) qui parlent généralement du malaise des jeunes de l’époque comme “summertime blues” et préfigure le mouvement punk.
Deux succès cette année là : “twenty flight rock” et “sittin’ in the balcony”
Jerry Lee Lewis (1935/) : Le Killer.
Né à Ferriday, Louisiane, USA.
Un véritable psychopathe sur scène, martyrisant ses pianos lors de concerts ébouriffants.
Deux classiques du rock cette année-là : “whole lotta shakin’ goin’ on” et “great balls of fire”.
The Everly Brothers :
Don Everly (1937/) né à Brownie, Kentucky, USA
Phil Everly (1939/) né à Chicago, Illinois, USA
Deux voix magnifiques mettant en valeur des chansons sublimes et inoubliables.
Une influence considérable sur Simon & Garfunkel et Les Beatles.
Triomphent avec “bye bye love” et “wake up little Susie”.
MAIS EGALEMENT :
Dale Hawkins (1936/) : crée le style “Bayou Rock” de la nouvelle Orléans dont s’inspirera le Californien John Fogerty.
Son plus grand succès cette année-là : Suzy Q.
Larry Williams (1935/1980) : venu lui aussi de Louisiane, il se lie d’amitié avec Little Richard, et est nommé digne d’être son successeur lorsque ce dernier entre en religion.
Il partage avec Little Richard un style de rock speedé, joué au piano et écrira de nombreux classiques : Bony Moronie, Dizzy Miss Lizzy, Bad Boy, Slow Down, She Said Yeah etc... qui seront repris par bons nombres de groupes anglais dans les années 60.
Sa carrière sera gâchée par quelques arrestations pour prostitution et vente de produits illégaux.
Premiers succès en 1957 : “short fat Fannie” et “Bony Moronie”
PLAYLIST 1957:
Elvis Presley : All Shook Up, Teddy Bear et Jailhouse Rock.
Little Richard : The Girl Can’t Help It, Jenny Jenny & Lucille
Buddy Holly & The Crickets : That’ll Be The Day, Oh Boy & Peggy Sue.
Jerry Lee Lewis : Whole Lotta Shakin’ Goin’ On & Great Balls Of Fire.
The Everly Brothers : Bye Bye Love & Wake Up Little Susie.
Bill Haley & His Comets : Don’t Knock The Rock.
Chuck Berry : School Days & Rock And Roll Music.
Fats Domino : I’m Walkin’.
Carl Perkins : Matchbox & Glad All Over.
Gene Vincent & His Blue Caps : Lotta Lovin’ & Baby Blue.
Eddie Cochran : Twenty Flight Rock & Sitting In The Balcony.
Dale Hawkins : Suzy Q.
Larry Williams : Bony Morony.
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Publié le 12/04/2008 à 12:00 par rockclassics
1958
Encore une très grande année pour le rock’n’roll, mais aussi peut-être la dernière.
Petit à petit, les rockers sont écartés des hit parades, remplacés par des nouveaux venus peu menaçants pour la moralité de notre belle jeunesse.
C’est l’époque des boys et girls group (on ne dit pas encore boys band), groupes vocaux formatés par le show business, bien coiffés, bien habillés et des chanteurs pour minettes comme Paul Anka ou Ricky Nelson qui roucoulent leurs sucreries à éviter aux diabétiques.
Elvis Presley part en Allemagne faire son service militaire pendant près de deux ans, et si il enregistrera encore beaucoup de bonnes choses, c’en est finit de l’image de rebelle rock’n’roll qu’il s’était constitué, devenant enfin un citoyen américain respectable.
Jerry Lee Lewis épouse sa cousine de 13 ans en seconde noces, et le scandale énorme qui en découle va considérablement freiner sa carrière.
Gene Vincent est blacklisté sur les radios et ses titres ne passent plus.
Si cela ne suffisait pas, les Blue Caps, l’un des meilleurs groupes de rock’n’roll de l’époque se séparent à la fin de l’année.
Bill Haley voit son succès fondre comme neige au soleil, et ne tardera pas à retourner à la country music.
Seuls résistent Chuck Berry, Buddy Holly & Les Crickets ou Eddie Cochran mais pour combien de temps encore ?
L’Angleterre se réveille et offre ses premières stars du rock (?) : Tommy Steele, Marty Wilde (le père de Kim), mais surtout Cliff Richard, premier anglais à pénétrer les charts américains, accompagné par son groupe Les Drifters qui changeront en 1960 en Shadows, et leur guitariste soliste, Hank Marvin.
Roy Orbison obtient un deuxième succès avec la chanson “Claudette”...interprétée par les Everly Brothers qui continuent à occuper les premières places des hit parades.
Parmi les petits nouveaux, le premier rockeur latino : Ritchie Valens qui connaît un énorme succès avec une version rock de “la bamba”.
REVELATIONS DE L’ANNEE :
Dion (1939/) :
Né Dion Francis DiMucci à New York, NY, USA.
Avec son premier groupe, The Belmonts, il connaît un premier succès en 1958 avec “I wonder why”, suivi de beaucoup d’autres, dont “the wanderer” en solo en 1961.
Duane Eddy (1938/) : le pionnier du rock instrumental.
Né à Corning, New York, USA.
Guitariste extrêmement talentueux, Duane Eddy est connu pour ses instrumentaux imaginatifs.
Premier succès cette année-là avec “cannonball”, mais est plus connu pour “Peter Gunn” en 1960, qui connaîtra une deuxième jeunesse en 1986 lors de sa reprise avec le groupe Art Of Noise.
Il ouvre grand les portes de la musique instrumentale rock, permettant ainsi l’existence d’artistes comme Dick Dale ou des Shadows.
Ritchie Valens (1941/1959) : la première star du rock latino.
Né Richard Stevens Valenzuela à Pacoma, Californie, USA.
Carrière météorique avec trois singles à son actif : “come on let’s go-framed” et “Donna-La Bamba” en 1958, “fast freight-big baby blues” en 1959, mais aura marqué l’histoire du rock.
The Big Bopper (1930/1959) :
Né Jiles Perry Richardson à Sabine Pass, Texas, USA.
DJ spécialisé dans le country puis dans le rock’n’roll, décide de passer de l’autre côté du micro et enregistre son seul grand succès : Chantilly Lace.
Cliff Richard (1940-): le pionnier de la pop anglaise.
Né Harry Webb à Lucknow, Inde.
Venu du skiffle, comme tous les artistes pop ou rock anglais de cette période, il passe au rock’n’roll et s’entoure d’un groupe d’exception, les Drifters (futurs Shadows).
Premier succès en 1958 : Move It.
L’un des artistes anglais les plus populaires, à la longévité sans pareille, et qui va bientôt fêter ses cinquante ans de carrière.
PLAYLIST 1958:
Bill Haley : Skinny Minnie.
Elvis Presley : Don’t, Hard Headed Woman, One Night & King Creole.
Chuck Berry : Sweet Little Sixteen, Johnny B. Goode & Carole.
Fats Domino : Whole Lotta Lovin’.
Little Richard : Good Golly Miss Molly & Ooh My Soul.
Gene Vincent : Say Mama.
Buddy Holly : Maybe Baby, Think It Over & Rave On.
Eddie Cochran : Summertime Blues & C’mon Everybody.
Jerry Lee Lewis : High School Confidential.
The Everly Brothers : Claudette, All I Have To Do Is Dream & Bird Dog.
Larry Williams : Dizzy Miss Lizzie.
Dion & The Belmonts : I Wonder Why.
Duane Eddy : Rebel Rouser & Cannonball.
Ritchie Valens : Donna & La Bamba.
The Big Bopper : Chantilly Lace.
Cliff Richard : Move It
Mais Aussi :
The Champs : Tequila.
The Five Blobs : The Blob.
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Publié le 20/04/2008 à 12:00 par rockclassics
1959
Une année noire pour le Rock’n’Roll.
Le 2 Février, un petit avion avec à son bord Buddy Holly, Ritchie Valens et le Big Bopper, s’écrase à Clear Lake à 1 heure du matin.
Une perte immense pour la musique.
Buddy Holly avait 23 ans et Valens n’en avait pas encore 18.
Ce jour a depuis a été baptisé “le jour où la musique est morte” aux Etats-Unis.
Plusieurs disques de Buddy Holly vont malgré tout sortir pendant quelques années dont “Peggy Sue Got Married”, l’un des derniers titres enregistré par Buddy et terminé après sa mort par les Crickets.
Elvis, toujours bloqué à l’armée, sa maison de disques continue de sortir des fonds de tiroir, enregistrés avant son départ et dans l’ensemble peu intéressants.
Chuck Berry et Eddie Cochran continuent à faire briller la flamme du rock’n’roll grâce à leur “Back In The USA”, “Memphis Tennessee” pour le premier, “Teenage Heaven” et “Something Else” pour le second, mais ils restent les derniers pionniers du rock à obtenir encore du succès.
Jerry Lee Lewis et Gene Vincent continuent bon gré mal gré, mais leurs singles ne passent plus en radio.
Les Everly Brothers continuent à enchanter les nuits américaines avec “Take A Message To Mary” et “‘Til I Kissed You”.
On entend de plus en plus parler du jeune Cliff Richard, numéro 1 en Angleterre cette année là avec “living doll” accompagné par les futurs Shadows.
Quand à Ray Charles, il explose cette année là avec “what’d I say”.
C’est également l’année où Jimi Hendrix achète sa première guitare et où Miles Davis publie “Kind Of Blue”.
REVELATIONS DE L’ANNEE :
Vince Taylor (1939/1991) :
Né Brian Maurice Holden à Isleworth, Angleterre, UK.
Rockeur pur et dur, accompagné par les Playboys, Vince Taylor connut un succès exclusivement Européen et surtout Français, mais a écrit au moins un classique du rock : “brand new cadillac”.
Il fut l’inspiration derrière “Ziggy Stardust” de David Bowie.
Ray Charles (1930/2004) : The Genius.
Né Ray Charles Robinson à Albany, Georgie, USA.
Pas vraiment une star du rock, mais plutôt un monument incontournable de la musique populaire américaine, qui eut une influence considérable sur toute la scène soul.
Enregistre depuis 1953 (Mess Around), mais connaît son premier succès international avec l’irrésistible “What’d I Say”.
PLAYLIST 1959:
Elvis Presley : A Big Hunk O’ Love & A Fool Such As I.
Chuck Berry : Almost Grown, Back In The USA & Memphis Tennessee.
Bo Diddley : Say Man.
Gene Vincent : Wild Cat.
Buddy Holly : Peggy Sue Got Married.
Eddie Cochran : Teenage Heaven & Something Else.
Jerry Lee Lewis : Let’s Talk About Us.
The Everly Brothers : Take A Message To Mary & ‘Til I Kissed You.
Larry Williams : She Said Yeah & Bad Boy.
Dion & The Belmonts : A Teenager In Love.
Duane Eddy : Peter Gunn.
Cliff Richard : Living Doll.
Vince Taylor : Brand New Cadillac
Ray Charles : What’d I Say.
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Publié le 26/04/2008 à 12:00 par rockclassics
1960
Deuxième année noire pour le rock’n’roll.
Chuck Berry est condamné à cinq ans de prison pour avoir fait passer la frontière à une mineure Mexicaine qui sera arrêtée plus tard pour prostitution.
Il connaît encore deux succès cette année : “let it rock” et “bye bye Johnny”.
En Mars/Avril, Gene Vincent et son ami Eddie Cochran font une tournée anglaise triomphale.
Mais un soir, le taxi qui ramène Vincent, Cochran et son amie Sharon Sheeley, percute un lampadaire, les blessant grièvement.
Eddie Cochran meurt à l’hôpital de ses blessures, le 16 Avril 1960.
Il laisse un ultime hit posthume et prémonitoire : “three steps to heaven” (trois pas vers le paradis).
Un peu partout le rock est étouffé pour laisser la place à une nouvelle mode/danse : le twist, permettant ainsi au jeunes gens de danser sans se toucher.
Le twist est largement popularisé par les médias et Chubby Checker devient la nouvelle star à la mode.
Parmi les bonnes nouvelles : Elvis Presley revient enfin de l’armée, mais malgré quelques bons titres, tombe dans la ballade mielleuse comme “it’s now or never” (reprise de “O sole mio”) ou “are you lonesome tonight?”.
Roy Orbison explose enfin avec son “only the lonely” et nous fait vibrer avec sa voix d’ange et ses compositions romantiques.
Les Everly Brothers sont au top avec “Cathy’s clown”, l’un de leur plus beaux titres.
Enfin les Shadows, groupe de rock (la pop n’existe pas encore) instrumental anglais, explose cette année là avec “Apache”.
En France la nouvelle vague d’interprètes/pantins que l’on appellera bientôt “yé-yé” débarque avec leur roi Johnny Halliday qui sort ses premiers disques.
Il faudra attendre 1966 pour voir émerger une véritable nouvelle vague originale, influencée par la pop anglaise.
REVELATIONS DE L’ANNEE :
The Shadows :
Hank Marvin (1941-) : guitare solo.
Né à Newcastle, Angleterre, UK.
Bruce Welch (1941-) : guitare rythmique.
Né à Bognor Regis, Angleterre, UK.
Jet Harris (1939-) : basse.
Né à Londres, Angleterre, UK.
Tony Meehan (1943-2005) : batterie.
Né à Londres, Angleterre, UK.
Originalement formé en 1958 sous le nom des Drifters, ils sont alors les accompagnateurs de Cliff Richard, mais dès 1959 commencent à sortir des disques sous leur nom.
Un nom qu’ils changent en Shadows en 1960 et premier succès avec “Apache” qui triomphe dans le monde entier, rapidement suivi par “man of mystery”.
Chubby Checker (1941-) : le roi du twist.
Né Ernest Evans à Spring Gully, Caroline du Sud, USA.
Devenu populaire grâce au twist, Chubby Checker ne survivra pas à la vague pop anglaise du milieu des années 60.
MAIS AUSSI :
Johnny Kidd & The Pirates.
Un groupe de rock anglais pur et dur, grimés en pirates et qui eut une influence certaines sur les groupes anglais.
Seul tube : “shakin’ all over”.
PLAYLIST 1960:
Elvis Presley : It’s Now Or Never, A Mess Of Blues & Are You Lonesome Tonight.
Bo Diddley : Roadrunner.
Chuck Berry : Let It Rock & Bye Bye Johnny.
Roy Orbison : Only The Lonely.
Eddie Cochran : Three Steps To Heaven.
The Everly Brothers : Let It Be Me & Cathy’s Clown.
Duane Eddy : Shazam.
Ray Charles : Georgia On My Mind.
The Shadows : Apache & Man Of Mystery.
Chubby Checker : The Twist.
Johnny Kidd & The Pirates : Shakin’ All Over.
© Pascal Schlaefli
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Publié le 04/05/2008 à 12:00 par rockclassics
1961
Un véritable trou noir, d’après Pete Frame : “la pire année de la musique rock” .
A part quelques pures merveilles comme “crying” de Roy Orbison, la musique rock a perdu toute son originalité et tout son piquant, pour tomber dans une variétoche mielleuse tout public.
Pourtant une nouvelle scène se prépare à éclore :
Sur la côte est, Bob Dylan débarque à Greenwich Village et se prépare à révolutionner la musique folk, tandis que sur la côte ouest une nouvelle mode fait fureur : le surf et les Beach Boys publient leur premier single autoproduit, l’instrumental “surfin’”.
De l’autre côté du monde, Les Beatles enflamment les clubs de Liverpool et de Hambourg, et enregistrent leur premier single, en tant qu’accompagnateurs de Tony Sheridan : “My Bonnie”.
Les disques d’Elvis se vendent comme jamais, particulièrement la BO de “Blue Hawaii”.
Les groupes à la mode sont soit des groupes vocaux masculins (The Drifters, The Four Tops, The Four Seasons, The Tokens etc...) ou féminins (The Shirelles, The Crystals, The Chiffons, The Supremes, The Marvelettes) voir mixtes (The Miracles, The Platters, Gladys Knight & The Pips) ou des groupes instrumentaux style “Shadows”.
Tony Meehan quitte justement les Shadows, remplacé par Brian Bennett.
REVELATION DE L’ANNEE :
Del Shannon (1934-1990) :
Né Charles Weedon Westover à Grand Rapids, Michigan, USA.
Del Shannon vient comme beaucoup d’artistes blancs de l’époque du Country & Western, mais se convertit rapidement au rock’n’roll et connaît un succès triomphal avec son premier single : “runaway”, grand numéro 1 de l’année 1961.
Pour les amateurs de variété française, “runaway” est plus connu sous nos latitudes sous le nom de “Vanina”.
Si sa popularité va connaître une baisse importante aux Etats-Unis, il gardera un public fidèle en Angleterre.
Il se suicide en 1990 alors qu’il était sur le point de remplacer Roy Orbison au sein des “Traveling Wylburys”.
PLAYLIST 1961:
Elvis Presley : Surrender, Little Sister, His Latest Flame, Rock-A-Hula Baby & Can’t Help Falling In Love.
Roy Orbison : Crying & Running Scared.
The Everly Brothers : Temptation.
Dion : The Wanderer.
Ray Charles : Hit The Road Jack & Unchain My Heart.
The Shadows : FBI, The Frightened City & Kon Tiki.
Chubby Checker : Let’s Twist Again.
Del Shannon : Runaway.
MAIS AUSSI :
Ben E. King : Spanish Harlem & Stand By Me.
Dave Brubeck : Take Five.
Lee Dorsey : Ya Ya.
© Pascal Schlaefli
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Publié le 07/05/2008 à 12:00 par rockclassics
1962
Une année presque aussi mauvaise que l’année précédente, à une exception près : la nouvelle génération est prête à prendre la relève de la vieille garde et révolutionner la musique populaire.
Les Beatles publient leur premier 45 tours “love me do” et deviennent des gloires locales, du moins dans le nord de l’Angleterre.
Bob Dylan publie son premier album, et s’il n’obtient pas un énorme succès, il deviendra vite le fer de lance de la nouvelle musique folk qui va prendre l’establishment par surprise.
Sur la côte ouest, les Beach Boys publient leur premier album et obtiennent un premier succès encore local avec “surfin’ safari” et lancent la mode de la surf music.
Parmi la vieille garde justement, Elvis se défend encore bien avec “return to sender” du film “Girls Girls Girls”, les Everly Brothers continuent à nous enchanter avec le sublime “crying in the rain” idem pour Roy Orbison avec “dream baby” et “Leah”.
Les Shadows font un carton avec “wonderful land”, mais leur bassiste Jet Haris les quitte, remplacé par Licorice Locking.
REVELATIONS DE L’ANNEE :
The Beatles : Les rois incontestés de la pop anglaise.
John Lennon (1940-1980) né à Liverpool, Angleterre, UK.
chant, guitare, claviers.
Paul McCartney (1942-) né à Liverpool, Angleterre, UK.
chant, basse, guitare, claviers.
George Harrison (1943-2001) né à Liverpool, Angleterre, UK.
chant, guitare.
Ringo Starr (1940-) né Richard Starkey à Liverpool, Angleterre, UK.
chant, batterie.
A la fois immensément populaires et à l’avant garde de la pop musique, leur succès ne se démentira jamais au cours des ans, et resteront à jamais le groupe le plus influent et le plus adulé de la planète rock.
Il faudra néanmoins attendre le début 64 pour que leur musique se fasse entendre aux quatre coins du monde, créant un véritable tsunami planétaire, qui changera définitivement la culture populaire.
Bob Dylan (1941-) : La nouvelle conscience de l’Amérique.
Né Robert Zimmerman à Duluth, Minnesota, USA.
En vérité, un rockeur pur et dur, mais qui a utilisé le folk pour se faire connaître, et aussi parce que cette musique contestataire servait ses idées et ses ambitions.
Il sera le premier à renier le folk acoustique pour un folk-rock acide et tout aussi révolutionnaire.
Ses textes et ses musiques ont marqué plusieurs générations de singer-songwriters.
The Beach Boys : L’apologie d’un idéal californien utopiste.
Brian Wilson (1942-) né à Hawthorne, Californie, USA.
chant, basse, claviers.
Carl Wilson (1946-1998) né à Hawthorne, Californie, USA.
chant, guitare.
Dennis Wilson (1944-1983) né à Hawthorne, Californie, USA.
chant, batterie.
Mike Love (1941-) né à Los Angeles, Californie, USA.
chant.
David Marks (1948-) né à (Hawthorne?), Californie, USA.
guitare.
Au départ le groupe comptait Al Jardine, mais celui-ci quitte le groupe avant qu’il ne signe avec une maison de disque.
Il rejoindra le groupe fin 1963.
Sous les dehors d’une musique facile et superficielle, parlant de belles filles, de plage, de soleil brûlant et de belles voitures, se cache un véritable génie : Brian Wilson, jeune homme torturé, étouffé par un père abusif, enfermé dans sa chambre, créant sur son piano un univers californien de carton pâte.
The Tornados (aux USA : The Tornadoes) :
Alan Caddy (1940-2000) : né à Londres, Angleterre, UK.
guitare.
George Bellamy (1941-) : né à Sunderland, Angleterre, UK.
guitare.
Roger LaVerne (1938-) : né à Kidderminster, Angleterre, UK.
claviers.
Heinz Burt (1942-2000) : né à Detmolt, Allemagne.
basse.
Clem Cattini (1938-) : né à Londres, Angleterre, UK.
batterie.
Groupe anglais de musique instrumentale, qui réussit à égaler les Shadows en 1962 avec un tube imparable : Telstar, mais qui ne réussira pas à retrouver un autre succès comparable.
George Bellamy est le père de Matthew Bellamy, du groupe Muse.
Dick Dale (1937-) : Le roi du surf
Né Richard Anthony Monsour à Boston, Massachusetts, USA.
Dans la lignée de Duane Eddy, un guitariste de rock instrumental, dont le plus grand succès reste “miserlou” qui retrouva une seconde jeunesse avec “Pulp Fiction” de Tarantino.
PLAYLIST 1962:
Elvis Presley : Good Luck Charm, She’s Not You & Return To Sender.
Roy Orbison : Dream Baby & Leah.
The Everly Brothers : Crying In The Rain.
Cliff Richard : Do You Want To Dance.
Ray Charles : I Can’t Stop Loving You.
The Shadows : Wonderful Land, Guitar Tango & Dance On.
The Beatles : Love Me Do.
Bob Dylan : The House Of The Rising Sun.
The Beach Boys : Surfin’ Safari & 409.
The Tornados : Telstar.
Dick Dale & The Del Tones : Miserlou.
MAIS AUSSI :
Dionne Warwick : Don’t Make Me Over.
Booker T. & The MG’s : Green Onions.
John Barry Orchestra : The James Bond Theme.
Little Eva : The Loco-Motion.
B.Bumble & The Stingers : Nut Rocker.
Brenda Lee : Rockin’ Around The Christmas Tree.
© Pascal Schlaefli
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Publié le 12/05/2008 à 12:00 par rockclassics
1963
Pop Explosion!!!
Les années 60 commencent..........
Côte Ouest : Les Beach Boys, Dick Dale et Jan & Dean surfent sur la vague du.... surf qui deviendra rapidement l’un des emblèmes de la Californie.
Côte Est : La folk music s’étend comme une traînée de poudre d’Est en Ouest dans toutes les universités et les folk clubs.
Bob Dylan et Joan Baez sont couronnés roi et reine du folk, et “blowin’ in the wind”, interprété par Peter, Paul & Mary, atteint la première place des hit parades Américains.
Royaume Uni : dès Février les Beatles mettent l’Angleterre à feu et à sang, suivi de près par toute la vague “Mersey Beat” de Liverpool, dont leurs amis Gerry & The Pacemakers, Billy J Kramer & The Dakotas et des Searchers.
Mais si cela ne suffisait pas, la vague pop explose également un peu partout en Angleterre, avec Les Hollies et le Dave Clark Five entre autres.
Mais il n’y a pas que la pop.
Dans les clubs enfumés de Londres et de ses banlieues, l’heure est au rhythm’n’blues qui devient lui aussi à la mode avec des groupes comme Les Rolling Stones, Manfred Mann et autres.
Licorice Locking quitte les Shadows fin 1963, remplacé par John Rostill (basse).
Back in the States :
Elvis Presley s’enferme dans sa carrière cinématographique et tourne navet sur navet à quelques exceptions près.
Chuck Berry sort enfin de prison et se prépare à retrouver la scène.
Les Beach Boys obtiennent leur premier tube avec “Surfin’ USA”, largement pompé sur “Sweet Little Sixteen” de Chuck Berry.
Il y aura d’ailleurs un procès, gagné par Chuck Berry, qui depuis est seul crédité comme auteur de la chanson.
David Marks (guitare) est remplacé par le cousin des frères Wilson : Al Jardine.
Brian Wilson, en plus des tubes qu’il écrit pour les Beach Boys, écrit un tube imparable : “surf city” qui place Jan & Dean en tête des hit parades.
Bob Dylan sort de l’ombre avec son deuxième album : “The Freewheelin’ Bob Dylan” qui a influencé toute une génération.
(Little) Stevie Wonder enregistre ses premiers titres (fingertips).
En France Brigitte Bardot chante deux titres signés Serge Gainsbourg : “L’appareil à Sous” et “Je Me Donne à Qui Me Plaît”.
REVELATIONS DE L’ANNEE :
The Rolling Stones : The Greatest Rock’n’Roll Band In The World
Mick Jagger (1943-) : né à Dartford, Angleterre, UK.
chant, harmonica.
Keith Richards (1943-) : né à Dartford, Angleterre, UK.
chant, guitare.
Brian Jones (1942-1969) : né à Cheltenham, Angleterre, UK.
guitare.
Bill Wyman (1936-) : Né William Perks à Londres, Angleterre, UK.
basse.
Charlie Watts (1941-) : Né à Londres, Angleterre, UK.
batterie.
Formé en 1962, par trois amis d’enfance : Mick Jagger, Keith Richards et Brian Jones, rejoints un peu plus tard par Bill Wyman et Charlie Watts.
Un 6e membre, le pianiste Ian Stewart, est écarté avant qu’ils ne signent avec Decca, mais ce dernier restera dans leur ombre comme musicien et road manager jusqu’à sa mort en 1985.
Premier single : “come on” de Chuck Berry.
Deuxième single, et premier succès : “I wanna be your man” signé Lennon-McCartney.
Le plus grand groupe de rock British?
L’un des meilleurs et des plus anciens en activité, assurément.
Manfred Mann :
Paul Jones (1942-) : né Paul Pond à Portsmouth, Angleterre, UK.
chant, harmonica.
Manfred Mann (1940-) : Né Manfred Lubowitz à Johannesburg, Afrique du Sud.
claviers.
Mike Vickers (1940-) : né à Southampton, Angleterre, UK.
guitare, saxophone, flûte.
Dave Richmond (?-) : ?
basse
Mike Hugg (1942-) : Né à Andover, Angleterre, UK.
chant, batterie, vibraphone, claviers.
Groupe de rhythm’n’blues, formé par deux musiciens de Jazz (Mann et Hugg) qui après une paire de singles infructueux deviendra un groupe pop en 1964, après le remplacement de Richmond par Tom McGuinness (ici sur la photo).
Manfred Mann mène une carrière exemplaire et solide avec son “Earth Band” depuis le début des années 70, tandis que les anciens ont formé les “Manfreds” depuis le milieu des années 90.
The Hollies :
Allan Clark (1942-) : né à Salford, Angleterre, UK.
chant.
Tony Hicks (1943-) : Né à Nelson, Angleterre, UK.
guitare.
Graham Nash (1942-) : Né à Blackpool, Angleterre, UK.
chant, guitare.
Eric Haydock (1942-) : Né à Burnley, Angleterre, UK.
basse.
Bobby Elliott (1941-) : Né à Bolton, Angleterre, UK.
batterie.
Un group pop axé sur les reprises comme “searchin’” ou “stay”, mais qui dès 1965 développera un style unique basé sur les harmonies vocales et les compos originales de Clark, Hicks et Nash.
Graham Nash connaîtra la gloire au sein de Crosby, Stills & Nash (& Young).
Gerry & The Pacemakers :
Gerry Marsden (1942-) : Né à Liverpool, Angleterre, UK.
chant, guitare.
Freddie Marsden (?) : Né à Liverpool, Angleterre, UK.
claviers.
Les Chadwick (1943-) : Né à Liverpool, Angleterre, UK.
basse.
Arthur MacMahon (?) : Né à Liverpool, Angleterre, UK.
batterie.
Gerry & The Pacemakers bénéficient de l’ombre bienveillante des Beatles dont ils partagent la ville d’origine : même manager (Brian Epstein), même producteur (George Martin) et maison de disques (EMI Parlophone).
En 1963, ils sont leurs égaux avec trois numéros uns (How Do You Do It, I Like It & You Never Walk Alone) mais leur étoile pâlira dès 1965 et sont depuis tombés dans l’oubli total.
Gerry Marsden a écrit un classique de la pop anglaise en 1964 : “Ferry Cross The Mersey”, probablement le plus beau titre écrit sur Liverpool.
PLAYLIST 1963:
Elvis Presley : Devil In Disguise & Viva Las Vegas.
Roy Orbison : In Dreams & Blue Bayou.
Cliff Richard : Summer Holiday.
The Shadows : Foot Tapper, Atlantis & Shindig.
The Beatles : Please Please Me, Twist & Shout, From Me To You, She Loves You, I Want To Hold Your Hand & All My Loving.
Bob Dylan : Blowin’ In The Wind, Girl Of The North Country, Masters Of War, A Hard Rain’s A Gonna Fall & Don’t Think Twice It’s Alright.
The Beach Boys : Surfin’ USA, Be True To Your School & Surfer Girl.
The Rolling Stones : I Wanna Be Your Man.
Manfred Mann : Cock A Hoop.
The Hollies : Stay.
Gerry & The Pacemakers : How Do You Do It? & I Like It.
Mais Aussi :
Dionne Warwick : Anyone Who Had A Heart.
Jan & Dean : Surf City.
The Kingsmen : Louie Louie.
Rufus Thomas : Walking The Dog.
© Pascal Schlaefli
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