Publié le 20/06/2008 à 12:00 par rockclassics
Roger Daltrey : chant
Pete Townshend : guitare
John Entwistle : basse
Keith Moon : batterie
Pete Townshend naît en 1945 dans la grande banlieue de Londres.
Il s’intéresse très tôt à la musique, et se met à la guitare dès l’âge de 12 ans.
Aux alentours de 1960, il se lie d’amitié avec John Entwistle, trompettiste et amateur de jazz et jouent ensemble dans un groupe de jazz traditionnel, dans lequel, Townshend joue du banjo.
Multi instrumentiste, Entwistle joue également de la guitare, du piano et divers instruments de cuivres avant de se mettre à la basse.
En 1962, il rejoint The Detours, groupe de skiffle, puis de rhythm & blues, mené par le guitariste Roger Daltrey.
La formation des Detours est la suivante :
Colin Dawson : chant
Roger Daltrey : guitare
John Entwistle : basse
Doug Sandom : batterie.
Roger Daltrey se spécialisant dans les solos (incroyable mais vrai), Entwistle fait entrer son ami Pete Townshend comme guitariste rythmique.
Puis Colin Dawson est éjecté du groupe, remplacé par Roger Daltrey, qui abandonne bientôt la guitare.
1964, Doug Sandom quitte à son tour les Detours, qui se rebaptisent “The Who”.
C’est lors d’un concert des Who, avec un batteur occasionnel, qu’ils font la rencontre de Keith Moon, alors batteur des Beachcombers, groupe de surf music.
Ce dernier monte sur scène, hurlant que sa mère joue mieux que leur batteur, et prend sa place pour se lancer dans une de ses démonstrations habituelles qui laissèrent les autres baba (pas de jeux de mots ok?).
Keith Moon complète à merveille le groupe qui voit son public s’élargir et trouve bientôt un manager, Pete Meaden, qui les transforme en groupe “Mod” et les rebaptise “The High Numbers”.
Meaden leur dégote un contrat chez Fontana, produit et signe les deux faces de leur premier single : “I’m The Face”, publié en Juin 1964, sans grand succès, sinon chez les mods.
A-I’m the face (Meaden)
B-zoot suit (Meaden)
(certaines rééditions placent “zoot suit” en face A)
En September 1964, Pete Townshend casse sa guitare pour la première fois (intentionnellement ou par accident), bientôt suivi par Keith Moon qui commence alors à détruire sa batterie, ce qui va rapidement devenir un happening attendu à la fin de leurs concerts.
A la même époque, les High Numbers font la connaissance de deux jeunes cinéastes cherchant à réaliser un film sur un groupe de rock, (ils vont d’ailleurs filmer les High Numbers en concert au Railway Hotel) et qui vont rapidement devenir leurs managers : Kit Lambert et Chris Stamp (le frère de l’acteur Terence Stamp).
Première décision importante : on abandonne le “High Numbers” et on revient au “Who” original.
Ayant perdu leur auteur-compositeur principal, Pete Townshend s’y colle, sous l’impulsion de Lambert et Stamp, et écrit bientôt “I can’t explain”, imitation réussie du style des Kinks période “you really got me”.
Impressionnés par le jeune groupe, Decca signe bientôt les Who qui entrent en studio en Novembre 1964....
L’histoire peut réellement commencer.
© Pascal Schlaefli
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Publié le 23/05/2008 à 12:00 par rockclassics
1964
British Invasion!!!
Les groupes de rock anglais occupent les premières places des charts US..........
Le 7 Février, les Beatles atterrissent à New York, et déclenchent un véritable tremblement de Terre.
Leur premier passage télévisé au Ed Sullivan Show reste le record absolu de spectateurs pour une émission de la télévision américaine.
Derrière eux, ça se bouscule : Gerry & The Pacemakers , les Rolling Stones, Manfred Mann, les Hollies et les petits nouveaux comme les Kinks, les Animals, Them, les Zombies ou les Moody Blues qui cartonnent des deux côtés de l’Atlantique.
Démarrage plus lent pour les groupes de blues comme les Bluesbreakers de John Mayall ou les Yardbirds, idem pour les High Numbers, représentant le mouvement des mods, groupe qui ne tardera pas à changer de nom en “The Who”.
Aux Etats-Unis, chez les vétérans, Roy Orbison cartonne encore avec “Oh Pretty Woman”, mais la grande surprise, c’est le retour en grande forme de Chuck Berry qui revient avec des classiques comme “no particular place to go”, “promised land” ou “you never can tell”.
Côté folk, Bob Dylan mène le bal avec deux albums majeurs “The Times They Are A Changin’” et “Another Side Of Bob Dylan” qui le voit déjà évoluer vers un folk moins virulent....
Dans son sillage, Joan Baez bien sûr, Phil Ochs, mais également deux autres juifs New-Yorkais, qui chantent ensemble depuis 1957 sous le nom de Tom & Jerry, mais qui publient cette année là leur premier album sous leur nom : Simon & Garfunkel.
Sur la côte ouest, les Beach Boys règnent en maître et commencent à exporter leur surf music des plus festives.
REVELATIONS DE L’ANNEE :
Simon & Garfunkel :
Paul Simon (1941/) : né à Newmark, New Jersey, USA.
chant, guitare
Art Garfunkel (1941/) : né à New York City, NY, USA.
chant
Simon & Garfunkel se rencontrent à l’école et commencent à chanter dès 1957 sous le nom de Tom & Jerry, puis Paul Simon s’essaye en solo ou dans d’autres groupes, sans grand résultat.
En 1963, les deux amis se retrouvent et décident de tenter à nouveau l’aventure sous leurs noms.
Le duo sortira un premier album acoustique en 1964 “Wednesday Morning 3 AM” avant de se séparer à nouveau, Paul Simon démarrant une carrière solo (album “The Paul Simon Songbook” en 1965)
Il faudra le succès du titre “Sound Of Silence” en version électrique pour que le duo se reforme pour une carrière folk-rock particulièrement réussie jusqu’en 1970.
The Animals :
Eric Burdon (1941/) : né à Newcastle, Angleterre, UK.
chant
Hilton Valentine (1943/) : né à North Shields, Angleterre, UK.
guitare
Alan Price (1941/) : né à Fatfield, Angleterre, UK.
claviers
Chas Chandler (1938/1996) : né à Newcastle, Angleterre, UK.
basse
John Steel (1941/) : né à Gateshead, Angleterre, UK.
batterie
Groupe de blues venu de Newcastle, dont les points forts sont l’orgue d’Alan Price et la voix 100% blues d’Eric Burdon.
Une existence courte (64/66) mais intense, minée par d’incessants changements de personnels.
John Mayall & The Bluesbreakers :
John Mayall (1933/) : né à Macclesfield, Angleterre, UK.
chant, claviers, harmonica.
Bernie Watson (?) : ?
guitare.
John McVie (1945/) : né à Londres, Angleterre, UK.
basse.
Martin Hart (?) : ?
batterie
Un groupe de blues 100% puristes, à géométrie variable, qui a servi d’école à bon nombres musiciens de blues anglais : John McVie (Fleetwood Mac), Hughie Flint (McGuinness Flint), Eric Clapton, Jack Bruce (Cream), Peter Green (Fleetwood Mac), Aynsley Dunbar, Mick Fleetwood (Fleetwood Mac), Mick Taylor (The Rolling Stones), Andy Fraser (Free), Jon Hiseman (Colosseum).
Un succès confidentiel mais des disques parmi les plus influents de la scène blues anglaise...
The Kinks :
Ray Davies (1944/) : né à Londres, Angleterre, UK.
chant, guitare, claviers.
Dave Davies (1947/) : né à Londres, Angleterre, UK.
chant, guitare.
Pete Quaife (1943/) : né à Tavistock, Angleterre, UK.
basse
Mick Avory (1944/) : Né à East Molesey, Angleterre, UK.
batterie.
Au départ un groupe de rhythm’n’blues, rapidement transformé en groupe pop dès que le style très personnel de Ray Davies se mit en place.
L’archétype de la pop anglaise, précieuse et mélancolique, et des textes particulièrement soignés, dépeignant la vie des anglais moyens.
L’exact contraire des Beach Boys par exemple.
The Moody Blues :
Denny Laine (1944/) : né à Birmingham, Angleterre, UK.
chant, guitare, claviers.
Mike Pinder (1941/) : né à Birmingham, Angleterre, UK.
chant, claviers.
Clint Warwick (1940/2004) : né à Birmingham, Angleterre, UK.
basse
Graeme Edge (1941/) : né à Rocester, Angleterre, UK.
batterie.
Ray Thomas (1941/) : né à Stouport-On-Severn, Angleterre, UK.
chant, flute, harmonica.
Un groupe rhythm’n’blues venu de Birmingham, qui cartonne fin 1964 avec “go now” chanté par Denny Laine.
Les deux années qui suivront seront moins tendres, les Moody Blues ne réussissant pas à renouer avec le succès .
Il faudra un changement radical, tant dans le line up que dans le style du groupe pour que les Moody Blues retrouvent le chemin des hit parades.
Denny Laine trouvera la gloire au sein du groupe Wings de Paul et Linda McCartney.
The Yardbirds :
Keith Relf (1943-1976) : Né à Richmond, Angleterre, UK.
chant, harmonica.
Eric Clapton (1945-) : Né à Ripley, Angleterre, UK.
guitare.
Chris Dreja (1946-) : Né à Surbiton, Angleterre, UK.
guitare.
Paul Samwell-Smith (1943-) : Né à Richmond, Angleterre, UK.
basse
Jim McCarty (1943-) : Né à Liverpool, Angleterre, UK.
batterie.
Formé en 1962 avec le soliste, Anthony “Top” Topham, remplacé par Eric Clapton peu après.
Au départ 100% blues, le groupe va élargir son audience en passant à la pop et se placer en tête des ventes dès 1965.
Les Yardbirds resteront dans les mémoires comme un groupe passant de la pop légère (for your love, heart full of soul, Ha Ha said the clown), à un rock plus avant-gardiste et expérimental, préfigurant le hard rock des années 70 (train kept a rollin).
Les Yarbdirds serviront également de tremplin à Eric Clapton, Jeff Beck et Jimmy Page.
Them :
Van Morrison (1945-) : Né à Belfast, Irlande du Nord, UK.
chant, guitare, claviers.
Billy Harrison (?) : ?
guitare.
Patrick John McAuley (?) : ?
claviers.
Alan Henderson (?) : ?
basse
Ronnie Millings (?) : ?
batterie
Premier groupe de rock venu d’Irlande, les Them servaient surtout de support au grand Van Morrison qui les quitta début 1966 pour une carrière solo.
Après un premier single sans grand succès, les Them publient en Novembre 1964 un single d’anthologie : “baby please don’t go-Gloria” qui restera leur plus grand succès.
Les musiciens furent souvent aidés (remplacés?) sur disque par des musiciens de studios, dont l’incontournable Jimmy Page, le champion toutes catégories des séances de studio des années 60.
The Pretty Things :
Phil May (1944-) : Né à Dartford, Angleterre, UK.
chant.
Dick Taylor (1943-) : Né à Dartford, Angleterre, UK.
guitare.
Bryan Pendleton (1944-2001) : Né à Wolverhampton, Angleterre, UK.
guitare.
John Stax (?) : ?
basse
Viv Prince (?) : ?
drums.
Dick Taylor fut à l’origine même des Rolling Stones, qu’il forma avec Jagger, Richards et Jones, mais les quitta fin 1962.
Taylor rencontre ensuite Phil May et avec lui fonde les Pretty Things, groupe de rhythm & blues qui eut une influence certaine sur les autres groupes anglais.
Leurs deux premiers singles en 1964 sont deux succès : “Rosalyn” et “don’t bring me down”.
Malgré leur succès Européen, les Pretty Things ne réussiront jamais à percer aux Etats-Unis.
The Zombies :
Colin Blunstone (1945-) : Né à Hatfield, Angleterre, UK.
chant.
Paul Atkinson (1946-2004) : Né à Cuffley, Angleterre, UK.
guitare
Rod Argent (1945-) : Né à St.Albans, Angleterre, UK.
claviers.
Chris White (1943-) : Né à Barnet, Angleterre, UK.
basse.
Hugh Grundy (1945-) : Né à Winchester, Angleterre, UK.
batterie.
Un véritable carton en 1964 avec le classique “she’s not there”.
Rod Argent formera le groupe “Argent” au début des années 70 avec Russ Ballard.
PLAYLIST 1964:
Chuck Berry : Promised Land, You Never Can Tell, Nadine & No Particular Place To Go.
Roy Orbison : Oh Pretty Woman.
The Shadows : The Rise And Fall Of Flingel Blunt.
The Beatles : Can’t Buy Me Love, A Hard Day’s Night, I Feel Fine.....parmi tant d’autres.
Bob Dylan : The Times They Are A Changin’, With God On Our Side, All I Really Want To Do, My Back Pages, It Ain’t Me Babe.
The Beach Boys : Fun Fun Fun, Don’t Worry Baby & I Get Around.
The Rolling Stones : Not Fade Away, Carol, I Just Want To Make Love To You, It’s All Over Now, Time Is On My Side, Around And Around & Little Red Rooster.
Manfred Mann : 54321, Do Wah Diddy & Sha La La.
The Hollies : Just One Look.
Gerry & The Pacemakers : It’s Gonna Be Alright & Ferry Cross The Mersey.
Simon & Garfunkel : The Sound Of Silence.
The Animals : Baby Let Me Take You Home, The House Of The Rising Sun, Boom Boom & I’m Crying.
John Mayall & The Bluesbreakers : Crawlin’ Up A Hill.
The Kinks : You Really Got Me & All Day And All Of The Night.
The Moody Blues : Go Now.
The Yardbirds : I Wish You Would & Good Morning Little Schoolgirl.
Them : Baby Please Don’t Go & Gloria.
The Pretty Things : Rosalyn & Don’t Bring Me Down.
The Zombies : She’s Not There.
Mais Aussi :
Dionne Warwick : Walk On By.
© Pascal Schlaefli
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Publié le 19/05/2008 à 12:00 par rockclassics
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Publié le 12/05/2008 à 12:00 par rockclassics
1963
Pop Explosion!!!
Les années 60 commencent..........
Côte Ouest : Les Beach Boys, Dick Dale et Jan & Dean surfent sur la vague du.... surf qui deviendra rapidement l’un des emblèmes de la Californie.
Côte Est : La folk music s’étend comme une traînée de poudre d’Est en Ouest dans toutes les universités et les folk clubs.
Bob Dylan et Joan Baez sont couronnés roi et reine du folk, et “blowin’ in the wind”, interprété par Peter, Paul & Mary, atteint la première place des hit parades Américains.
Royaume Uni : dès Février les Beatles mettent l’Angleterre à feu et à sang, suivi de près par toute la vague “Mersey Beat” de Liverpool, dont leurs amis Gerry & The Pacemakers, Billy J Kramer & The Dakotas et des Searchers.
Mais si cela ne suffisait pas, la vague pop explose également un peu partout en Angleterre, avec Les Hollies et le Dave Clark Five entre autres.
Mais il n’y a pas que la pop.
Dans les clubs enfumés de Londres et de ses banlieues, l’heure est au rhythm’n’blues qui devient lui aussi à la mode avec des groupes comme Les Rolling Stones, Manfred Mann et autres.
Licorice Locking quitte les Shadows fin 1963, remplacé par John Rostill (basse).
Back in the States :
Elvis Presley s’enferme dans sa carrière cinématographique et tourne navet sur navet à quelques exceptions près.
Chuck Berry sort enfin de prison et se prépare à retrouver la scène.
Les Beach Boys obtiennent leur premier tube avec “Surfin’ USA”, largement pompé sur “Sweet Little Sixteen” de Chuck Berry.
Il y aura d’ailleurs un procès, gagné par Chuck Berry, qui depuis est seul crédité comme auteur de la chanson.
David Marks (guitare) est remplacé par le cousin des frères Wilson : Al Jardine.
Brian Wilson, en plus des tubes qu’il écrit pour les Beach Boys, écrit un tube imparable : “surf city” qui place Jan & Dean en tête des hit parades.
Bob Dylan sort de l’ombre avec son deuxième album : “The Freewheelin’ Bob Dylan” qui a influencé toute une génération.
(Little) Stevie Wonder enregistre ses premiers titres (fingertips).
En France Brigitte Bardot chante deux titres signés Serge Gainsbourg : “L’appareil à Sous” et “Je Me Donne à Qui Me Plaît”.
REVELATIONS DE L’ANNEE :
The Rolling Stones : The Greatest Rock’n’Roll Band In The World
Mick Jagger (1943-) : né à Dartford, Angleterre, UK.
chant, harmonica.
Keith Richards (1943-) : né à Dartford, Angleterre, UK.
chant, guitare.
Brian Jones (1942-1969) : né à Cheltenham, Angleterre, UK.
guitare.
Bill Wyman (1936-) : Né William Perks à Londres, Angleterre, UK.
basse.
Charlie Watts (1941-) : Né à Londres, Angleterre, UK.
batterie.
Formé en 1962, par trois amis d’enfance : Mick Jagger, Keith Richards et Brian Jones, rejoints un peu plus tard par Bill Wyman et Charlie Watts.
Un 6e membre, le pianiste Ian Stewart, est écarté avant qu’ils ne signent avec Decca, mais ce dernier restera dans leur ombre comme musicien et road manager jusqu’à sa mort en 1985.
Premier single : “come on” de Chuck Berry.
Deuxième single, et premier succès : “I wanna be your man” signé Lennon-McCartney.
Le plus grand groupe de rock British?
L’un des meilleurs et des plus anciens en activité, assurément.
Manfred Mann :
Paul Jones (1942-) : né Paul Pond à Portsmouth, Angleterre, UK.
chant, harmonica.
Manfred Mann (1940-) : Né Manfred Lubowitz à Johannesburg, Afrique du Sud.
claviers.
Mike Vickers (1940-) : né à Southampton, Angleterre, UK.
guitare, saxophone, flûte.
Dave Richmond (?-) : ?
basse
Mike Hugg (1942-) : Né à Andover, Angleterre, UK.
chant, batterie, vibraphone, claviers.
Groupe de rhythm’n’blues, formé par deux musiciens de Jazz (Mann et Hugg) qui après une paire de singles infructueux deviendra un groupe pop en 1964, après le remplacement de Richmond par Tom McGuinness (ici sur la photo).
Manfred Mann mène une carrière exemplaire et solide avec son “Earth Band” depuis le début des années 70, tandis que les anciens ont formé les “Manfreds” depuis le milieu des années 90.
The Hollies :
Allan Clark (1942-) : né à Salford, Angleterre, UK.
chant.
Tony Hicks (1943-) : Né à Nelson, Angleterre, UK.
guitare.
Graham Nash (1942-) : Né à Blackpool, Angleterre, UK.
chant, guitare.
Eric Haydock (1942-) : Né à Burnley, Angleterre, UK.
basse.
Bobby Elliott (1941-) : Né à Bolton, Angleterre, UK.
batterie.
Un group pop axé sur les reprises comme “searchin’” ou “stay”, mais qui dès 1965 développera un style unique basé sur les harmonies vocales et les compos originales de Clark, Hicks et Nash.
Graham Nash connaîtra la gloire au sein de Crosby, Stills & Nash (& Young).
Gerry & The Pacemakers :
Gerry Marsden (1942-) : Né à Liverpool, Angleterre, UK.
chant, guitare.
Freddie Marsden (?) : Né à Liverpool, Angleterre, UK.
claviers.
Les Chadwick (1943-) : Né à Liverpool, Angleterre, UK.
basse.
Arthur MacMahon (?) : Né à Liverpool, Angleterre, UK.
batterie.
Gerry & The Pacemakers bénéficient de l’ombre bienveillante des Beatles dont ils partagent la ville d’origine : même manager (Brian Epstein), même producteur (George Martin) et maison de disques (EMI Parlophone).
En 1963, ils sont leurs égaux avec trois numéros uns (How Do You Do It, I Like It & You Never Walk Alone) mais leur étoile pâlira dès 1965 et sont depuis tombés dans l’oubli total.
Gerry Marsden a écrit un classique de la pop anglaise en 1964 : “Ferry Cross The Mersey”, probablement le plus beau titre écrit sur Liverpool.
PLAYLIST 1963:
Elvis Presley : Devil In Disguise & Viva Las Vegas.
Roy Orbison : In Dreams & Blue Bayou.
Cliff Richard : Summer Holiday.
The Shadows : Foot Tapper, Atlantis & Shindig.
The Beatles : Please Please Me, Twist & Shout, From Me To You, She Loves You, I Want To Hold Your Hand & All My Loving.
Bob Dylan : Blowin’ In The Wind, Girl Of The North Country, Masters Of War, A Hard Rain’s A Gonna Fall & Don’t Think Twice It’s Alright.
The Beach Boys : Surfin’ USA, Be True To Your School & Surfer Girl.
The Rolling Stones : I Wanna Be Your Man.
Manfred Mann : Cock A Hoop.
The Hollies : Stay.
Gerry & The Pacemakers : How Do You Do It? & I Like It.
Mais Aussi :
Dionne Warwick : Anyone Who Had A Heart.
Jan & Dean : Surf City.
The Kingsmen : Louie Louie.
Rufus Thomas : Walking The Dog.
© Pascal Schlaefli
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Publié le 07/05/2008 à 12:00 par rockclassics
1962
Une année presque aussi mauvaise que l’année précédente, à une exception près : la nouvelle génération est prête à prendre la relève de la vieille garde et révolutionner la musique populaire.
Les Beatles publient leur premier 45 tours “love me do” et deviennent des gloires locales, du moins dans le nord de l’Angleterre.
Bob Dylan publie son premier album, et s’il n’obtient pas un énorme succès, il deviendra vite le fer de lance de la nouvelle musique folk qui va prendre l’establishment par surprise.
Sur la côte ouest, les Beach Boys publient leur premier album et obtiennent un premier succès encore local avec “surfin’ safari” et lancent la mode de la surf music.
Parmi la vieille garde justement, Elvis se défend encore bien avec “return to sender” du film “Girls Girls Girls”, les Everly Brothers continuent à nous enchanter avec le sublime “crying in the rain” idem pour Roy Orbison avec “dream baby” et “Leah”.
Les Shadows font un carton avec “wonderful land”, mais leur bassiste Jet Haris les quitte, remplacé par Licorice Locking.
REVELATIONS DE L’ANNEE :
The Beatles : Les rois incontestés de la pop anglaise.
John Lennon (1940-1980) né à Liverpool, Angleterre, UK.
chant, guitare, claviers.
Paul McCartney (1942-) né à Liverpool, Angleterre, UK.
chant, basse, guitare, claviers.
George Harrison (1943-2001) né à Liverpool, Angleterre, UK.
chant, guitare.
Ringo Starr (1940-) né Richard Starkey à Liverpool, Angleterre, UK.
chant, batterie.
A la fois immensément populaires et à l’avant garde de la pop musique, leur succès ne se démentira jamais au cours des ans, et resteront à jamais le groupe le plus influent et le plus adulé de la planète rock.
Il faudra néanmoins attendre le début 64 pour que leur musique se fasse entendre aux quatre coins du monde, créant un véritable tsunami planétaire, qui changera définitivement la culture populaire.
Bob Dylan (1941-) : La nouvelle conscience de l’Amérique.
Né Robert Zimmerman à Duluth, Minnesota, USA.
En vérité, un rockeur pur et dur, mais qui a utilisé le folk pour se faire connaître, et aussi parce que cette musique contestataire servait ses idées et ses ambitions.
Il sera le premier à renier le folk acoustique pour un folk-rock acide et tout aussi révolutionnaire.
Ses textes et ses musiques ont marqué plusieurs générations de singer-songwriters.
The Beach Boys : L’apologie d’un idéal californien utopiste.
Brian Wilson (1942-) né à Hawthorne, Californie, USA.
chant, basse, claviers.
Carl Wilson (1946-1998) né à Hawthorne, Californie, USA.
chant, guitare.
Dennis Wilson (1944-1983) né à Hawthorne, Californie, USA.
chant, batterie.
Mike Love (1941-) né à Los Angeles, Californie, USA.
chant.
David Marks (1948-) né à (Hawthorne?), Californie, USA.
guitare.
Au départ le groupe comptait Al Jardine, mais celui-ci quitte le groupe avant qu’il ne signe avec une maison de disque.
Il rejoindra le groupe fin 1963.
Sous les dehors d’une musique facile et superficielle, parlant de belles filles, de plage, de soleil brûlant et de belles voitures, se cache un véritable génie : Brian Wilson, jeune homme torturé, étouffé par un père abusif, enfermé dans sa chambre, créant sur son piano un univers californien de carton pâte.
The Tornados (aux USA : The Tornadoes) :
Alan Caddy (1940-2000) : né à Londres, Angleterre, UK.
guitare.
George Bellamy (1941-) : né à Sunderland, Angleterre, UK.
guitare.
Roger LaVerne (1938-) : né à Kidderminster, Angleterre, UK.
claviers.
Heinz Burt (1942-2000) : né à Detmolt, Allemagne.
basse.
Clem Cattini (1938-) : né à Londres, Angleterre, UK.
batterie.
Groupe anglais de musique instrumentale, qui réussit à égaler les Shadows en 1962 avec un tube imparable : Telstar, mais qui ne réussira pas à retrouver un autre succès comparable.
George Bellamy est le père de Matthew Bellamy, du groupe Muse.
Dick Dale (1937-) : Le roi du surf
Né Richard Anthony Monsour à Boston, Massachusetts, USA.
Dans la lignée de Duane Eddy, un guitariste de rock instrumental, dont le plus grand succès reste “miserlou” qui retrouva une seconde jeunesse avec “Pulp Fiction” de Tarantino.
PLAYLIST 1962:
Elvis Presley : Good Luck Charm, She’s Not You & Return To Sender.
Roy Orbison : Dream Baby & Leah.
The Everly Brothers : Crying In The Rain.
Cliff Richard : Do You Want To Dance.
Ray Charles : I Can’t Stop Loving You.
The Shadows : Wonderful Land, Guitar Tango & Dance On.
The Beatles : Love Me Do.
Bob Dylan : The House Of The Rising Sun.
The Beach Boys : Surfin’ Safari & 409.
The Tornados : Telstar.
Dick Dale & The Del Tones : Miserlou.
MAIS AUSSI :
Dionne Warwick : Don’t Make Me Over.
Booker T. & The MG’s : Green Onions.
John Barry Orchestra : The James Bond Theme.
Little Eva : The Loco-Motion.
B.Bumble & The Stingers : Nut Rocker.
Brenda Lee : Rockin’ Around The Christmas Tree.
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Publié le 04/05/2008 à 12:00 par rockclassics
1961
Un véritable trou noir, d’après Pete Frame : “la pire année de la musique rock” .
A part quelques pures merveilles comme “crying” de Roy Orbison, la musique rock a perdu toute son originalité et tout son piquant, pour tomber dans une variétoche mielleuse tout public.
Pourtant une nouvelle scène se prépare à éclore :
Sur la côte est, Bob Dylan débarque à Greenwich Village et se prépare à révolutionner la musique folk, tandis que sur la côte ouest une nouvelle mode fait fureur : le surf et les Beach Boys publient leur premier single autoproduit, l’instrumental “surfin’”.
De l’autre côté du monde, Les Beatles enflamment les clubs de Liverpool et de Hambourg, et enregistrent leur premier single, en tant qu’accompagnateurs de Tony Sheridan : “My Bonnie”.
Les disques d’Elvis se vendent comme jamais, particulièrement la BO de “Blue Hawaii”.
Les groupes à la mode sont soit des groupes vocaux masculins (The Drifters, The Four Tops, The Four Seasons, The Tokens etc...) ou féminins (The Shirelles, The Crystals, The Chiffons, The Supremes, The Marvelettes) voir mixtes (The Miracles, The Platters, Gladys Knight & The Pips) ou des groupes instrumentaux style “Shadows”.
Tony Meehan quitte justement les Shadows, remplacé par Brian Bennett.
REVELATION DE L’ANNEE :
Del Shannon (1934-1990) :
Né Charles Weedon Westover à Grand Rapids, Michigan, USA.
Del Shannon vient comme beaucoup d’artistes blancs de l’époque du Country & Western, mais se convertit rapidement au rock’n’roll et connaît un succès triomphal avec son premier single : “runaway”, grand numéro 1 de l’année 1961.
Pour les amateurs de variété française, “runaway” est plus connu sous nos latitudes sous le nom de “Vanina”.
Si sa popularité va connaître une baisse importante aux Etats-Unis, il gardera un public fidèle en Angleterre.
Il se suicide en 1990 alors qu’il était sur le point de remplacer Roy Orbison au sein des “Traveling Wylburys”.
PLAYLIST 1961:
Elvis Presley : Surrender, Little Sister, His Latest Flame, Rock-A-Hula Baby & Can’t Help Falling In Love.
Roy Orbison : Crying & Running Scared.
The Everly Brothers : Temptation.
Dion : The Wanderer.
Ray Charles : Hit The Road Jack & Unchain My Heart.
The Shadows : FBI, The Frightened City & Kon Tiki.
Chubby Checker : Let’s Twist Again.
Del Shannon : Runaway.
MAIS AUSSI :
Ben E. King : Spanish Harlem & Stand By Me.
Dave Brubeck : Take Five.
Lee Dorsey : Ya Ya.
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Publié le 26/04/2008 à 12:00 par rockclassics
1960
Deuxième année noire pour le rock’n’roll.
Chuck Berry est condamné à cinq ans de prison pour avoir fait passer la frontière à une mineure Mexicaine qui sera arrêtée plus tard pour prostitution.
Il connaît encore deux succès cette année : “let it rock” et “bye bye Johnny”.
En Mars/Avril, Gene Vincent et son ami Eddie Cochran font une tournée anglaise triomphale.
Mais un soir, le taxi qui ramène Vincent, Cochran et son amie Sharon Sheeley, percute un lampadaire, les blessant grièvement.
Eddie Cochran meurt à l’hôpital de ses blessures, le 16 Avril 1960.
Il laisse un ultime hit posthume et prémonitoire : “three steps to heaven” (trois pas vers le paradis).
Un peu partout le rock est étouffé pour laisser la place à une nouvelle mode/danse : le twist, permettant ainsi au jeunes gens de danser sans se toucher.
Le twist est largement popularisé par les médias et Chubby Checker devient la nouvelle star à la mode.
Parmi les bonnes nouvelles : Elvis Presley revient enfin de l’armée, mais malgré quelques bons titres, tombe dans la ballade mielleuse comme “it’s now or never” (reprise de “O sole mio”) ou “are you lonesome tonight?”.
Roy Orbison explose enfin avec son “only the lonely” et nous fait vibrer avec sa voix d’ange et ses compositions romantiques.
Les Everly Brothers sont au top avec “Cathy’s clown”, l’un de leur plus beaux titres.
Enfin les Shadows, groupe de rock (la pop n’existe pas encore) instrumental anglais, explose cette année là avec “Apache”.
En France la nouvelle vague d’interprètes/pantins que l’on appellera bientôt “yé-yé” débarque avec leur roi Johnny Halliday qui sort ses premiers disques.
Il faudra attendre 1966 pour voir émerger une véritable nouvelle vague originale, influencée par la pop anglaise.
REVELATIONS DE L’ANNEE :
The Shadows :
Hank Marvin (1941-) : guitare solo.
Né à Newcastle, Angleterre, UK.
Bruce Welch (1941-) : guitare rythmique.
Né à Bognor Regis, Angleterre, UK.
Jet Harris (1939-) : basse.
Né à Londres, Angleterre, UK.
Tony Meehan (1943-2005) : batterie.
Né à Londres, Angleterre, UK.
Originalement formé en 1958 sous le nom des Drifters, ils sont alors les accompagnateurs de Cliff Richard, mais dès 1959 commencent à sortir des disques sous leur nom.
Un nom qu’ils changent en Shadows en 1960 et premier succès avec “Apache” qui triomphe dans le monde entier, rapidement suivi par “man of mystery”.
Chubby Checker (1941-) : le roi du twist.
Né Ernest Evans à Spring Gully, Caroline du Sud, USA.
Devenu populaire grâce au twist, Chubby Checker ne survivra pas à la vague pop anglaise du milieu des années 60.
MAIS AUSSI :
Johnny Kidd & The Pirates.
Un groupe de rock anglais pur et dur, grimés en pirates et qui eut une influence certaines sur les groupes anglais.
Seul tube : “shakin’ all over”.
PLAYLIST 1960:
Elvis Presley : It’s Now Or Never, A Mess Of Blues & Are You Lonesome Tonight.
Bo Diddley : Roadrunner.
Chuck Berry : Let It Rock & Bye Bye Johnny.
Roy Orbison : Only The Lonely.
Eddie Cochran : Three Steps To Heaven.
The Everly Brothers : Let It Be Me & Cathy’s Clown.
Duane Eddy : Shazam.
Ray Charles : Georgia On My Mind.
The Shadows : Apache & Man Of Mystery.
Chubby Checker : The Twist.
Johnny Kidd & The Pirates : Shakin’ All Over.
© Pascal Schlaefli
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Publié le 20/04/2008 à 12:00 par rockclassics
1959
Une année noire pour le Rock’n’Roll.
Le 2 Février, un petit avion avec à son bord Buddy Holly, Ritchie Valens et le Big Bopper, s’écrase à Clear Lake à 1 heure du matin.
Une perte immense pour la musique.
Buddy Holly avait 23 ans et Valens n’en avait pas encore 18.
Ce jour a depuis a été baptisé “le jour où la musique est morte” aux Etats-Unis.
Plusieurs disques de Buddy Holly vont malgré tout sortir pendant quelques années dont “Peggy Sue Got Married”, l’un des derniers titres enregistré par Buddy et terminé après sa mort par les Crickets.
Elvis, toujours bloqué à l’armée, sa maison de disques continue de sortir des fonds de tiroir, enregistrés avant son départ et dans l’ensemble peu intéressants.
Chuck Berry et Eddie Cochran continuent à faire briller la flamme du rock’n’roll grâce à leur “Back In The USA”, “Memphis Tennessee” pour le premier, “Teenage Heaven” et “Something Else” pour le second, mais ils restent les derniers pionniers du rock à obtenir encore du succès.
Jerry Lee Lewis et Gene Vincent continuent bon gré mal gré, mais leurs singles ne passent plus en radio.
Les Everly Brothers continuent à enchanter les nuits américaines avec “Take A Message To Mary” et “‘Til I Kissed You”.
On entend de plus en plus parler du jeune Cliff Richard, numéro 1 en Angleterre cette année là avec “living doll” accompagné par les futurs Shadows.
Quand à Ray Charles, il explose cette année là avec “what’d I say”.
C’est également l’année où Jimi Hendrix achète sa première guitare et où Miles Davis publie “Kind Of Blue”.
REVELATIONS DE L’ANNEE :
Vince Taylor (1939/1991) :
Né Brian Maurice Holden à Isleworth, Angleterre, UK.
Rockeur pur et dur, accompagné par les Playboys, Vince Taylor connut un succès exclusivement Européen et surtout Français, mais a écrit au moins un classique du rock : “brand new cadillac”.
Il fut l’inspiration derrière “Ziggy Stardust” de David Bowie.
Ray Charles (1930/2004) : The Genius.
Né Ray Charles Robinson à Albany, Georgie, USA.
Pas vraiment une star du rock, mais plutôt un monument incontournable de la musique populaire américaine, qui eut une influence considérable sur toute la scène soul.
Enregistre depuis 1953 (Mess Around), mais connaît son premier succès international avec l’irrésistible “What’d I Say”.
PLAYLIST 1959:
Elvis Presley : A Big Hunk O’ Love & A Fool Such As I.
Chuck Berry : Almost Grown, Back In The USA & Memphis Tennessee.
Bo Diddley : Say Man.
Gene Vincent : Wild Cat.
Buddy Holly : Peggy Sue Got Married.
Eddie Cochran : Teenage Heaven & Something Else.
Jerry Lee Lewis : Let’s Talk About Us.
The Everly Brothers : Take A Message To Mary & ‘Til I Kissed You.
Larry Williams : She Said Yeah & Bad Boy.
Dion & The Belmonts : A Teenager In Love.
Duane Eddy : Peter Gunn.
Cliff Richard : Living Doll.
Vince Taylor : Brand New Cadillac
Ray Charles : What’d I Say.
© Pascal Schlaefli
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Publié le 12/04/2008 à 12:00 par rockclassics
1958
Encore une très grande année pour le rock’n’roll, mais aussi peut-être la dernière.
Petit à petit, les rockers sont écartés des hit parades, remplacés par des nouveaux venus peu menaçants pour la moralité de notre belle jeunesse.
C’est l’époque des boys et girls group (on ne dit pas encore boys band), groupes vocaux formatés par le show business, bien coiffés, bien habillés et des chanteurs pour minettes comme Paul Anka ou Ricky Nelson qui roucoulent leurs sucreries à éviter aux diabétiques.
Elvis Presley part en Allemagne faire son service militaire pendant près de deux ans, et si il enregistrera encore beaucoup de bonnes choses, c’en est finit de l’image de rebelle rock’n’roll qu’il s’était constitué, devenant enfin un citoyen américain respectable.
Jerry Lee Lewis épouse sa cousine de 13 ans en seconde noces, et le scandale énorme qui en découle va considérablement freiner sa carrière.
Gene Vincent est blacklisté sur les radios et ses titres ne passent plus.
Si cela ne suffisait pas, les Blue Caps, l’un des meilleurs groupes de rock’n’roll de l’époque se séparent à la fin de l’année.
Bill Haley voit son succès fondre comme neige au soleil, et ne tardera pas à retourner à la country music.
Seuls résistent Chuck Berry, Buddy Holly & Les Crickets ou Eddie Cochran mais pour combien de temps encore ?
L’Angleterre se réveille et offre ses premières stars du rock (?) : Tommy Steele, Marty Wilde (le père de Kim), mais surtout Cliff Richard, premier anglais à pénétrer les charts américains, accompagné par son groupe Les Drifters qui changeront en 1960 en Shadows, et leur guitariste soliste, Hank Marvin.
Roy Orbison obtient un deuxième succès avec la chanson “Claudette”...interprétée par les Everly Brothers qui continuent à occuper les premières places des hit parades.
Parmi les petits nouveaux, le premier rockeur latino : Ritchie Valens qui connaît un énorme succès avec une version rock de “la bamba”.
REVELATIONS DE L’ANNEE :
Dion (1939/) :
Né Dion Francis DiMucci à New York, NY, USA.
Avec son premier groupe, The Belmonts, il connaît un premier succès en 1958 avec “I wonder why”, suivi de beaucoup d’autres, dont “the wanderer” en solo en 1961.
Duane Eddy (1938/) : le pionnier du rock instrumental.
Né à Corning, New York, USA.
Guitariste extrêmement talentueux, Duane Eddy est connu pour ses instrumentaux imaginatifs.
Premier succès cette année-là avec “cannonball”, mais est plus connu pour “Peter Gunn” en 1960, qui connaîtra une deuxième jeunesse en 1986 lors de sa reprise avec le groupe Art Of Noise.
Il ouvre grand les portes de la musique instrumentale rock, permettant ainsi l’existence d’artistes comme Dick Dale ou des Shadows.
Ritchie Valens (1941/1959) : la première star du rock latino.
Né Richard Stevens Valenzuela à Pacoma, Californie, USA.
Carrière météorique avec trois singles à son actif : “come on let’s go-framed” et “Donna-La Bamba” en 1958, “fast freight-big baby blues” en 1959, mais aura marqué l’histoire du rock.
The Big Bopper (1930/1959) :
Né Jiles Perry Richardson à Sabine Pass, Texas, USA.
DJ spécialisé dans le country puis dans le rock’n’roll, décide de passer de l’autre côté du micro et enregistre son seul grand succès : Chantilly Lace.
Cliff Richard (1940-): le pionnier de la pop anglaise.
Né Harry Webb à Lucknow, Inde.
Venu du skiffle, comme tous les artistes pop ou rock anglais de cette période, il passe au rock’n’roll et s’entoure d’un groupe d’exception, les Drifters (futurs Shadows).
Premier succès en 1958 : Move It.
L’un des artistes anglais les plus populaires, à la longévité sans pareille, et qui va bientôt fêter ses cinquante ans de carrière.
PLAYLIST 1958:
Bill Haley : Skinny Minnie.
Elvis Presley : Don’t, Hard Headed Woman, One Night & King Creole.
Chuck Berry : Sweet Little Sixteen, Johnny B. Goode & Carole.
Fats Domino : Whole Lotta Lovin’.
Little Richard : Good Golly Miss Molly & Ooh My Soul.
Gene Vincent : Say Mama.
Buddy Holly : Maybe Baby, Think It Over & Rave On.
Eddie Cochran : Summertime Blues & C’mon Everybody.
Jerry Lee Lewis : High School Confidential.
The Everly Brothers : Claudette, All I Have To Do Is Dream & Bird Dog.
Larry Williams : Dizzy Miss Lizzie.
Dion & The Belmonts : I Wonder Why.
Duane Eddy : Rebel Rouser & Cannonball.
Ritchie Valens : Donna & La Bamba.
The Big Bopper : Chantilly Lace.
Cliff Richard : Move It
Mais Aussi :
The Champs : Tequila.
The Five Blobs : The Blob.
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Publié le 08/04/2008 à 12:00 par rockclassics
1957
Une grande année s’il en est avec parmi les petits nouveaux, des grands noms comme Eddie Cochran, Les Everly Brothers, Jerry Lee Lewis et Buddy Holly.
C’est également l’année où John Lennon rencontre Paul McCartney à Liverpool, et où Paul Simon commence à chanter avec Art Garfunkel au sein du duo Tom & Jerry.
Elvis Presley continue de cartonner avec “all shook up”, “Teddy bear” ou “jailhouse rock”, et sa popularité est sans limite.
Chuck Berry cristallise l’essence même du rock’n’roll avec sa confession de foi : “rock’n’roll music”.
Little Richard chante “Lucille” et “Jenny Jenny Jenny” mais abandonne bientôt le rock pour la religion et se fait ordonner prêtre.
Carl Perkins crée un deuxième classique avec “matchbox”, reconnu comme le sommet du rockabilly.
Gene Vincent peine à retrouver le succès de “be bop a lula” et voit son guitariste fétiche, Cliff Gallup, le quitter, remplacé par Johnnie Meeks.
Bill Haley lui aussi voit son étoile pâlir, malgré une tournée triomphale au Royaume Uni et le hit “don’t knock the rock”.
REVELATIONS DE L’ANNEE :
Buddy Holly (1936/1959) :
Né Charles Hardin Holley à Lubbock, Texas, USA.
Au départ, chanteur de country, plus particulièrement de bluegrass, mais se convertit au rock’n’roll après avoir entendu chanter Elvis Presley.
Chanteur, compositeur, guitariste, il s’entoure d’un groupe : The Crickets, composé de Joe B. Mauldin, Jerry Allison et Nikki Sullivan.
Il cartonne cette année avec des titres comme “that’ll be the day”, “oh boy” et “Peggy Sue” qui restera son plus grand hit.
Eddie Cochran (1938/1960) : le père des punks.
Né à Albert Lee, Minnesota, USA.
Venu lui aussi du country, Eddie Cochran se distingue par un rock plus violent, plus âpre que les autres rockeurs, et des textes (écrits par son manager Jerry Capeheart ou sa fiancée Sharon Sheeley) qui parlent généralement du malaise des jeunes de l’époque comme “summertime blues” et préfigure le mouvement punk.
Deux succès cette année là : “twenty flight rock” et “sittin’ in the balcony”
Jerry Lee Lewis (1935/) : Le Killer.
Né à Ferriday, Louisiane, USA.
Un véritable psychopathe sur scène, martyrisant ses pianos lors de concerts ébouriffants.
Deux classiques du rock cette année-là : “whole lotta shakin’ goin’ on” et “great balls of fire”.
The Everly Brothers :
Don Everly (1937/) né à Brownie, Kentucky, USA
Phil Everly (1939/) né à Chicago, Illinois, USA
Deux voix magnifiques mettant en valeur des chansons sublimes et inoubliables.
Une influence considérable sur Simon & Garfunkel et Les Beatles.
Triomphent avec “bye bye love” et “wake up little Susie”.
MAIS EGALEMENT :
Dale Hawkins (1936/) : crée le style “Bayou Rock” de la nouvelle Orléans dont s’inspirera le Californien John Fogerty.
Son plus grand succès cette année-là : Suzy Q.
Larry Williams (1935/1980) : venu lui aussi de Louisiane, il se lie d’amitié avec Little Richard, et est nommé digne d’être son successeur lorsque ce dernier entre en religion.
Il partage avec Little Richard un style de rock speedé, joué au piano et écrira de nombreux classiques : Bony Moronie, Dizzy Miss Lizzy, Bad Boy, Slow Down, She Said Yeah etc... qui seront repris par bons nombres de groupes anglais dans les années 60.
Sa carrière sera gâchée par quelques arrestations pour prostitution et vente de produits illégaux.
Premiers succès en 1957 : “short fat Fannie” et “Bony Moronie”
PLAYLIST 1957:
Elvis Presley : All Shook Up, Teddy Bear et Jailhouse Rock.
Little Richard : The Girl Can’t Help It, Jenny Jenny & Lucille
Buddy Holly & The Crickets : That’ll Be The Day, Oh Boy & Peggy Sue.
Jerry Lee Lewis : Whole Lotta Shakin’ Goin’ On & Great Balls Of Fire.
The Everly Brothers : Bye Bye Love & Wake Up Little Susie.
Bill Haley & His Comets : Don’t Knock The Rock.
Chuck Berry : School Days & Rock And Roll Music.
Fats Domino : I’m Walkin’.
Carl Perkins : Matchbox & Glad All Over.
Gene Vincent & His Blue Caps : Lotta Lovin’ & Baby Blue.
Eddie Cochran : Twenty Flight Rock & Sitting In The Balcony.
Dale Hawkins : Suzy Q.
Larry Williams : Bony Morony.
© Pascal Schlaefli
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