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rockclassics
Description du blog :
biographies et discographies des meilleurs groupes et artistes depuis les années 60
Catégorie :
Blog Musique
Date de création :
28.11.2005
Dernière mise à jour :
13.10.2009

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Pink Floyd-2-1968/79

Pink Floyd-2-1968/79

Publié le 26/05/2006 à 12:00 par rockclassics
Pink Floyd-2-1968/79
Formation :

Richard Wright : chant, claviers
Roger Waters : chant, basse
Nick Mason : batterie
David Gilmour : chant, guitare

après le départ de Barrett, Wright et Waters semblent se partager les commandes du vaisseau comme en atteste le 1er single sorti au Printemps 1968 : "it would be so nice (Wright) et Julia dream (Waters)".
sans obtenir un succès comparable aux titres signés Barrett, le single permets au Floyd de montrer qu'ils existent toujours même sans leur leader déjanté.

en Juin 1968 paraît leur nouvel album "A Saucerful Of Secrets" (#9 UK) qui montre toujours un partage des compositions entre Richard Wright et Roger Waters.
3 chansons dates de l'époque Barrett sur lesquelles Gilmour ne joue d'ailleurs pas.
"remember a day" de Wright.
"corporal Clegg" première chanson anti-militariste de Waters.
"jugband blues" de Barrett qui semble annoncer son départ du groupe, mais aussi du monde des humains.

les quatres autres morceaux sont plus récents :
"let there be more light" morceau de Waters très psychédélique.
"set the controls for the heart of the sun" de Waters sur lequel Barrett a peut-être joué.
"a saucerful of secrets" instrumental signé par le groupe.
"see-saw" morceau pop signé Wright.

en Automne le groupe enregistre la musique du film de Paul Jones "The Committee" qui ne sortira pas sur disque.

puis c'est l'un des derniers singles inédits du groupe : "point me at the sky (Waters-Gilmour)-careful with that axe, Eugene (Pink Floyd)" qui n'obtient aucun succès.

le groupe tourne beaucoups en Europe et plus particulièrement en France qui va devenir le premier grand public du Floyd.

au Printemps 1969, le groupe écrit la bande originale du film de Barbet Schroeder "More".
l'album sort au mois de Juillet et obtient un franc succès en Europe (#9 UK).
parmis les grands moments du disque : cirrus minor, the Nile song, crying song, green is the colour et cymbaline tous signés Waters qui devient la force créatrice du groupe.

en Novembre 1969 Pink Floyd sort le double "Ummagumma" (#5 UK-#74 USA) avec une première pochette géniale signée Hipgnosis, qui va signer toutes les futures pochettes du groupe.
le premier album d'Ummagumma est live et le groupe y reprends : "astronomy domine" de Syd Barrett, "careful with that axe Eugene" instrumental signé Pink Floyd et deux titres de "Saucerful" : "set the controls for the heart of the sun" et "a saucerful of secrets".

le 2e album est en fait constitué d'oeuvres solo.
Richard Wright se la joue symphonique avec son "Sysyphus" en 4 parties, malheureusement assez mauvais.
Waters se la joue acoustique et bucolique avec "Grantchester meadows", puis c'est le Waters expérimental avec les bruitages de "several species of small furry animals..." sans grand interêt.

David Gilmour se montre plutôt démonstratif avec un "the narrow way" en trois parties : 1ère partie ballade acoustique, puis 2e partie exploration spatiale électrique pour finir avec la 3e partie carrément planante laissant apercevoir les futurs "echoes" ou "time".
c'est sur cet album que Gilmour expose l'étendue de son talent encore sous-utilisé à l'époque.
Nick Mason lui mise sur les percussions et les flutes pour "the grand vizier's garden party" en 3 parties assez médiocre.
l'album reste d'ailleurs l'un des moins bien réussis du groupe.

l'année 1970 montre un Pink Floyd sur tout les fronts.
Syd Barrett d'abord qui sort un premier album solo "The Madcap Laughs" produit par Waters et Wright. (Gilmour a aidé à la production mais a refusé que son nom apparaisse sur la pochette).
un album qui nous montre l'étendue des dégats de la drogue sur le cerveau de Syd avec quand même quelques bons titres avec "terrapin" ou "octopus".

en Mai 1970, sortie de la bande originale du film d'Antonioni "Zabriskie Point" pour laquelle le Pink Floyd compose "heart beat pig meat", "crumbling land" et "come in number 51, your time is up" (une resucée de "careful with that axe, Eugene").
le groupe devait composer la majorité de la musique mais ne s'entendait pas avec Antonioni.

en Eté, EMI Harvest sort un sampler (compilation d'inédits) "Picnic, A Breath Of Fresh Air" qui contient un inédit signé Roger Waters "embryo".
ce titre ressortira sur la compilation "Works".

puis c'est le premier best of du groupe justemement intitulé "The Best Of Pink Floyd", plus tard réédité sous le nom "Masters Of Rock".
il comprend entre autres les inédits Arnold Layne, candy and a current bun, see Emily play, apples and oranges, paintbox, it would be so nice et Julia dream.
dommage que le groupe n'ait jamais sorti une compilation regroupant tous les inédits.

en Octobre 1970, c'est le nouvel album "Atom Heart Mother" (#1 UK-#55 USA) avec de nouveau une pochette géniale (la vache).
le premier morceau écrit par le groupe plus Ron Geesin est un morceau symphonique avec orchestre et choeurs qui comprends des moments de pure beauté (surtout la partie avec les choeurs féminins et l'orgue de Wright).
la 2e partie du disque est moins intéressante et reste dans un mid-tempo qui ne décolle jamais vraiment.
"if" est le premier morceau autobiographique de Waters qui le mènera à "The Wall" et "The Final Cut".
"summer '68" est un morceau planant de Wright
"fat old sun" est un morceau plus mou que planant signé David Gilmour.
l'album se termine sur un instrumental "Alan's psychedelic breakfast" en trois parties, assez beau mais sans génie.

en Décembre, deux albums solos :
"Barrett" deuxième et dernier album solo de Syd produit par Gilmour et Wright dans lequel la folie de Barrett est beaucoups mieux gérée, avec un véritable supergroupe :
Syd Barrett au chant et à la guitare, Gilmour à la basse, Wright aux claviers et Jerry Shirley (Humble Pie et Fastway) à la batterie.
un titre comme "baby lemonade" fait immédiatement penser aux meilleurs compositions de Syd période 67.

puis c'est "The Body", bande originale d'une émission de la BBC dont la musique est signée Ron Geesin (les expérimentations électroniques) et Roger Waters (les ballades acoustiques).
sans grand interêt.

Printemps 1971, nouvelle compilation du Floyd "Relics" dont le seul interêt est un nouveau titre inédit signé Waters "biding my time".
puis le groupe enregistre son nouvel album.
mais avant la sortie de celui-ci, le Floyd part à Pompei tourner sous la direction d'Adrian Maben le film "Pink Floyd At Pompei", concert sans public filmé dans une des arènes du site.
le groupe y joue pour la dernière fois des titres datant de 1968 mélangés a des nouveaux titres.
le film doit sortir début 1972, mais il sera repoussé jusqu'au Printemps 1973.

en Novembre 1971, sortie du nouveau Pink Floyd "Meddle" (#3 UK-#70 USA) dans lequel le groupe trouve enfin leur son, basé essentiellement sur les parties de guitare de Gilmour.
après un départ en force avec "one of these days" signé du groupe, l'album reste coincé comme le précédent dans des tempos moyens qui l'empèchent de décoller :
"a pillow of winds" et "fearless" signés Waters-Gilmour suivis du jazzy "San Tropez" (Waters) puis du bluesy "seamus" (Pink Floyd) appuyé par les aboiements du chien de Rick Wright.
l'album s'envole ensuite avec le magnifique "echoes" (Pink Floyd) longue suite de 23 minutes qui sera reprise sur scène pendant longtemps par le groupe, et qui préfigure le futur "shine on you crazy diamond".

le groupe répète et joue sur scène en 1972 une nouvelle pièce intitulée "eclipse" et qui deviendra "The Dark Side Of The Moon".
les scéances d'enregistrments de Dark Side sont filmés et distillés dans le film "Pink Floyd At Pompei".

puis c'est la bande originale du film de Barbet Schroeder "La Vallée" que le Floyd enregistre sans réussir à se passionner pour le film.
le résultat sera le très moyen "Obscured By Clouds" (#6 UK-#46 US) qui n'apporte pas grand chose à la carrière du Floyd.
quelques bons moments : "the gold it's in the ..." signé Waters-Gilmour, "childhood's end" de Gilmour et "free four" de Waters qui sera l'un des premiers tubes du groupe dans certains pays.
puis le groupe accompagnent les ballets de Roland Petit à Paris et Marseilles devant un public peu respectueux pour les danseurs et les danseuses.

en Mars 1973, sortie du chef d'oeuvre absolu "The Dark Side Of The Moon" (#2 UK-#1 US) qui va lancer le Floyd sur orbite.

maturité des musiciens, maitrise des techniques d'enregistrement (Alan Parsons à la console), perfection des titres longuements répétés sur scène, la voix et les textes de Waters qui joue avec sa schizophrénie, et surtout la guitare de Gilmour qui nous emmène dans d'autres sphères.
sur cet album le groupe reçoit l'aide de Dick Parry au saxophone et cinq chanteuses pour des choeurs très étherés.
sans compter sur une pochette simple mais au symbole efficace.
"speak to me" collage de sons signés Nick Mason.
"breathe" morceau planant signé Wright-Waters-Gilmour
"on the run" instrumental au synthé préfigurant le techno-rock signé Waters-Gilmour
"time" très grand moment signé par le groupe avec un solo infernal du maitre Gilmour.
"the great gig in the sky" un orgasme musical signé Richard Wright et interprêté par la très grande Clare Torry.
"money"-le tube signé Waters et encore un solo de Gilmour venu d'ailleurs.
"us and them"-peut être le moment faible du disque signé Wright-Waters.
"any colour you like" instrumental signé Wright-Mason-Gilmour avec solos de synthés et de guitare et qui amène le sublime final :
"brain damage" de Waters sur la folie qui n'est pas sans rappeler Barrett et
"eclipse" de Waters. final parfait pour un album parfait se terminant par la phrase : "there is no dark side of the moon really, in the matter of fact it's all black" (il n'y a pas de coté obscur de la lune réellement, en réalité tout est obscur)

Pink Floyd, groupe jusque la considéré comme la crème du rock underground rencontre avec cet album phare (le Sergeant Pepper's des 70's) un tel succès planétaire que plus rien ne sera comme avant, les concerts seront désormais gigantesques avec des light shows de plus en plus démesurés dans des stades archi-bourrés.

en 1974, le groupe tourne et tourne encore, en présentant au public deux nouveaux titres qui ne verront le jour que sur l'album "Animals" : you gotta be crazy (dogs) et ravin' and droolin' (sheep).
en France scandale pour la pub Gini sans qu'il y ait réellement de quoi fouetter un chat.
une tempête dans un verre d'eau sucrée.

projet de bande originale pour le film Dune de Jodorowsky, projet avorté.
Dune refera surface dans les années 80, réalisé par David Lynch avec une musique signée Toto.

en Septembre 1975, nouvel album "Wish You Were Here" (#1 UK- #1 US) dans lequel le Floyd se pose des questions sur eux-mêmes, Syd Barrett et le show business :
"shine on you crazy diamond"-longue suite en deux parties signé par Wright-Waters-Gilmour, véritable hommage à Syd Barrett dans lequel Waters chante : "rappelle toi quand tu étais jeune, tu brillais comme le soleil, maintenant il y a quelque chose dans tes yeux comme un trou noir dans le ciel"
"welcome to the machine"-titre de Waters sur le show-business qui formate des artistes pour mieux les vendre.
"have a cigar"-également de Waters, où le chanteur Roy Harper interprète le manager véreux qui se fout complètement de la musique et du groupe (le groupe est vraiment fantastique, je le pense vraiment mais au fait qui est Pink?).
"wish you were here" enfin l'un des plus beaux morceaux du groupe signé Waters-Gilmour dans lequel Waters parle de Barrett, de son père et du Floyd. (j'aurais aimé que tu sois là)
encore une fois Dick Parry est présent au saxophone.

après une tournée encore une fois triomphale, Waters, influencé par "Animal Farm" de Welles,décide d'écrire un concept sur le sujet.
cela donne "Animals" sorti en Janvier 1977 (#2 UK-#3 US) qui reçoit un acceuil mitigé.
Richard Wright est écarté de l'aspect créatif de l'album et si il joue bien sur cet album, on ne retrouve pas son style planant si particulier.
le nouveau son du Floyd est plus dur et plus mordant.
cette fois-ci le groupe est complètement dirigé par un Waters qui considère Pink Floyd comme étant son instrument.
"pigs on the wing 1 et 2"-courtes intro et outro acoustiques de l'album signés Waters, qui préfigure le titre "mother" de The Wall.
"dogs"-titre exceptionel de Waters-Gilmour avec des parties de guitares a tomber.
"pigs"-titre médiocre signé Waters.
"sheep"-excellent final signé Waters. (la guitare de Gilmour toujours elle!!!)
pochette géniale encore une fois, avec le cochon survolant l'usine électrique de Londres, qui servira souvent sur scène.

si la tournée est encore une fois triomphale, ce sera surout la dernière tournée classique avec les quatre musiciens. (la tournée The Wall sera plus un show musical que de vrais concerts du Floyd)
sur scène en plus de Dick Parry, Snowy White (futur Thin Lizzy et Roger Waters Band) est engagé pour doubler Gilmour à la guitare.
après la tournée, Waters prépare deux concepts : "the pros and cons of hitch hiking" qu'il ressortira en solo en 1984 et bien sur "the wall".
pendant ce temps, Richard Wright sort son premier album solo en 1978 : "Wet Dream" qui s'il n'obtient pas un succès énorme, nous permets de retrouver le son et l'ambiance du Floyd époque Wish You Were Here.

quelque temps plus tard c'est David Gilmour qui sort un premier album solo accompagné par les musiciens avec qui il avait joué avant de faire partie de Pink Floyd :
Mick Weaver aux claviers, Rick Wills à la basse (Foreigner-Bad Company) et Willie Wilson à la batterie.
cet album simplement intitulé "David Gilmour" dans lequel il collabore de nouveau avec Roy Harper, est interêssant sans être franchement indispensable. pour les fans seulement.

en Novembre 1979 finalement sort le nouveau chef d'oeuvre du Floyd, le double "The Wall" (#3 UK-#1 US) album auto-biographique signé Roger Waters.
le personnage de Pink est en fait à mi-chemin entre Waters et Barrett.
enfant, il ne connait pas son père mort à la guerre. et est élevé par sa mère, un rien possessive et protectioniste.
il est confronté à l'horreur de l'école dans laquelle on tente de le formater.
devenu une rock-star, il est confronté au cirque du show-business, les drogues, les groupies, et plonge dans la folie dans laquelle il trouve refuge.
devenu dictateur fasciste, il tente de faire régner le nouvel ordre mondial.
finalement, il passe en procès dans lequel il revoit les personnages de sa vie l'accuser de tout les torts et reçoit le chatiment ultime : le mur qu'il s'était construit toute sa vie explose et ses pensées sont mises à nues devant les siens.

cet album majeur largement dominé par la guitare de Gilmour, comprends de très grands moments comme "another brick in the wall" en trois parties signées Waters et qui deviendra le 2e tube du Floyd après "money".
"goodbye blue sky", "one of my turns" et "hey you" signés Waters.
"comfortably numb" signé Waters-Gilmour qui offre deux solos parmis les plus beaux de Gilmour.
"run like hell" également signé Waters-Gilmour est comme son titre le laisse supposer, d'enfer.
"the trial" enfin signé Waters-Bob Ezrin (co-producteur de l'album).

sur scène, The Wall sera l'occasion d'un spectacle étonnant (filmé mais malheureusement jamais sorti en vidéo) dans lequel un mur est monté devant les musiciens pendant la première partie et qui explose à la fin de la 2e partie.
un coffret live sortira en 2000 "Is There Anybody Out There".
ce sont les derniers concerts du groupe qui n'apparaitra plus sur scène avant 1987.

la tournée principalement Américaine, connaitra quand même quelques dates anglaises, dont une en 1981 pour le public européen.
en 1981, Richard Wright, déja sous-exposé sur "Animals" et largement absent de "The Wall" est viré purement et simplement du groupe.



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:: Les commentaires des internautes ::

anthony salaun le 31/07/2007
on ne peut noter ceci dans un commentaire sur dark side of the moon!
je cite ""us and them"-peut être le moment faible du disque signé Wright-Waters."
premièrement, dans cet album, rien n'est faible, et deuxièmement, us and them est probablement l'un des plus beaux morceaux de cet album justement !
Très honnetement, je connais très peu de fans du Floyd qui préfère écouter Money plutôt qu'Us and them...


Pascal Schlaefli le 01/08/2007
désolé Anthony, tu sais que j'aime Pink Floyd et surtout The Dark Side Of The Moon, l'un des deux ou trois meilleurs albums au monde, mais malheureusement, même si c'est un morceau excellent, je trouve, et ce n'est que mon avis, que "us and them" est le titre le plus faible.
et franchement je préfère "money" rien que pour le solo de guitare de Gilmour.
désolé de t'avoir déçu.
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