Publié le 28/07/2008 à 12:00 par rockclassics
Mick Jagger : chant
Keith Richards : chant, guitare
Charlie Watts : batterie
Ron Wood : guitare
Le départ de Bill Wyman n’aura pas réellement une influence déterminante sur la suite de la carrière des Stones, si ce n’est la tristesse de voir partir un membre fondateur.
Si Darryl Jones ne rejoint pas les Stones officiellement, il est désormais leur nouveau bassiste, tant sur disque que sur scène.
Juillet 1994, sortie du premier album de la nouvelle formation : “Voodoo Lounge” (#1 UK-#2 US).
Produit par Don Was & The Glimmer Twins (Jagger & Richards).
TRACKLIST :
love is strong
you got me rocking
sparks will fly
the worst
new faces
moon is up
out of tears
I go wild
brand new car
sweetheart together
suck on the jugular
blinded by rainbows
baby break it down
thru and thru
mean disposition
(Jagger-Richards)
Musiciens Additionnels :
Darryl Jones : basse
Chuck Leavell : claviers
Luis Jardim : percussions
Benmont Tench : accordéon, claviers
Lenny Castro : percussions
Phil Jones : percussions
Ivan Neville : claviers
Pierre De Beauport : guitare
Frankie Gavin : violon
David McMurray : saxo
Mark Isham : trompette
Placo Jimenez : accordéon
Cinq ans après “Steel Wheels”, j’avoue avoir été déçu de ce disque qui se veut très roots, avec une imagerie (pochette et photos intérieures) tentant de re-sataniser les Stones, 26 ans après “sympathy for the devil”. Etait-ce vraiment nécessaire?
De bons titres (le hit “love is strong”) mais un album pour moi un peu en dessous.
Quatre singles : “love is strong” (#14 UK-#91 US), “you got me rocking” (#23 UK-#113 US), “out of tears” (#36 UK-#60 US), et “I go wild” (#29 UK).
La tournée qui suivit, la Voodoo Lounge Tour fut encore une fois gigantesque.
En Novembre 1995, sortie d’un album live “Stripped”, mais alors que l’on attend un live de la tournée des stades, les Stones surprennent tout le monde avec un disque enregistré dans des petites salles ou live en studio.
Le résultat : l’un des meilleurs live des Stones depuis “Get Yer Ya-Ya’s Out”.
“Stripped” (#9 UK-#9 US).
Produit par Don Was & The Glimmer Twins.
TRACKLIST :
street fighting man (Jagger-Richards)
like a rolling stone (Dylan)
not fade away (Petty-Hardin)
shine a light (Jagger-Richards)
the spider and the fly (Jagger-Richards)
I’m free (Jagger-Richards)
wild horses (Jagger-Richards)
let it bleed (Jagger-Richards)
dead flowers (Jagger-Richards)
slipping away (Jagger-Richards)
Angie (Jagger-Richards)
love in vain (Payne)
sweet Virginia (Jagger-Richards)
little baby (Dixon)
Musiciens Additionnels :
Darryl Jones : basse
Chuck Leavell : claviers
Don Was : claviers
Bernard Fowler : percussions
Bobby Keys : saxo
Andy Snitzer : saxo
Michael Davis : trombonne
Kent Smith : trompette
Un album exceptionnel dans lequel les Stones revisitent leurs meilleurs morceaux parmi les plus rares : “not fade away” vient de 1964, “I’m free” et “the spider and the fly” de 1965, “street fighting man” vient de “Beggar’s Banquet” en 68, “let it bleed” et “love in vain” de “Let It Bleed” en 69, “wild horses” et “dead flowers” de “Sticky Fingers”, “shine a light” et “sweet Virginia” de “Exile On Main Street” en 72 et “Angie” de “Goat’s Head Soup” en 73.
Seul titre récent : “slipping away” tiré de “Steel Wheels” de 1989.
On dirait que les Stones ont voulu avec ce disque faire plaisir aux vieux fans en réenregistrant des classiques, inconnus du grand public.
Seuls inédits : la nouvelle version de “like a rolling stone” de Bob Dylan (clip de Michel Gondry) et “little baby” de Willie Dixon.
Deux singles : “like a rolling stone” (#12 UK-#109 US) et “wild horses”.
Septembre 1997, nouvel album : “Bridges To Babylon” (#6 UK-#3 US),
Produit par Don Was & The Glimmer Twins.
TRACKLIST :
flip the switch (Jagger-Richards)
anybody seen my baby
(Jagger-Richards-Lang-Mink)
low down (Jagger-Richards)
already over me (Jagger-Richards)
gunface (Jagger-Richards)
you don’t have to mean it (Jagger-Richards)
out of control (Jagger-Richards)
saint of me (Jagger-Richards)
might as weel get juiced (Jagger-Richards)
always suffering (Jagger-Richards)
too tight (Jagger-Richards)
thief in the night
(Jagger-Richards-De Beauport)
how can I stop (Jagger-Richards)
Musiciens Additionnels :
Waddy Wachtel : guitare
Blondie Chaplin : claviers, percussions
Matt Clifford : claviers
Pierre De Beauport : claviers, basse
Jamie Muhoberac : claviers, basse
Billy Preston : claviers
Danny Saber : claviers, basse
Benmont Tench : claviers
Don Was : claviers
Darryl Jones : basse
Me’shell Ndegeocello : basse
Jeff Sarli : basse
Doug Wimbish : basse
Jim Keltner : percussions
Darrell Leonard : trompette
Wayne Shorter : saxo
Jeff Sublett : saxo
Un album au son plus moderne (et plus réussi) que “Voodoo Lounge”, mais peut-être un poil surproduit, et s’il ne comporte aucun tube, il reste un excellent album tout de même.
Trois singles : “anybody seen my baby” (#22 UK), “saint of me” (#26 UK-#94 US) et “out of control” (#51 UK).
Après une nouvelle tournée des stades, le “Bridges To Babylon Tour”, les Stones sortent un nouvel album live, un peu plus conventionnel cette fois-ci.
Novembre 1998, sortie du live “No Security” (#67 UK-#34 US).
Produit par The Glimmer Twins (Jagger & Richards).
TRACKLIST :
you got me rocking (Jagger-Richards)
gimme shelter (Jagger-Richards)
flip the switch (Jagger-Richards)
memory motel (Jagger-Richards)
Corrina (Mahal-Davis)
saint of me (Jagger-Richards)
waiting on a friend (Jagger-Richards)
sister morphine (Jagger-Richards-Faithfull)
live with me (Jagger-Richards)
respectable (Jagger-Richards)
thief in the night
(Jagger-Richards-De Beauport)
the last time (Jagger-Richards)
out of control (Jagger-Richards)
Musiciens Additionnels :
Chuck Leavell : claviers
Pierre De Beauport : claviers
Andy Snitzer : claviers, saxo
Darryl Jones : basse
Bernard Fowler : percussions
Blondie Chaplin : percussions
Bobby Keys : saxo
Michael Davis : trombonne
Kent Smith : Trompette
Johnny Starbuck : percussions
Lisa Fischer : voix (exceptionnelle sur “Gimme Shelter”)
invités spéciaux :
Taj Mahal : chant sur “Corrina”
Dave Matthews : chant sur “memory motel”
Un album live servant surtout d’objet nostalgique à ceux qui auront vu les Stones sur scène pendant cette tournée.
Il faut dire que le mélange classiques et titres récents (forcément moins bons) n’avantage pas cet album.
Encore une fois, les meilleurs titres viennent de la période 69/71 (“gimme shelter”, “sister morphine”, “live with me”).
Il faut attendre ensuite jusqu’en 2002 pour avoir des nouvelles du groupe qui publie une double compilation : “Forty Licks”, qui compile pour la première fois tubes 60’s (Decca-London) avec les tubes publiés sur “Rolling Stones Records”.
A cette occasion, ils en profitent pour offrir quatre nouveaux titres à leurs fans :
don’t stop (Jagger-Richards)
keys to your love (Jagger-Richards)
stealing my heart (Jagger-Richards)
losing my touch (Jagger-Richards)
produits par Don Was & The Glimmer Twins, quatre titres plutôt médiocres d’ailleurs et rapidement oubliés.
“don’t stop” sortira tout de même en single (#36 UK).
Après le succès énorme remporté par cette compilation, les Stones repartent sur la route pour une nouvelle tournée marathon qui donnera un nouvel album live, double cette fois :
“Live Licks” (#38 UK-#50 US), sorti en Novembre 2004.
TRACKLIST :
brown sugar (Jagger-Richards)
street fighting man (Jagger-Richards)
paint it, black (Jagger-Richards)
you can’t always get what you want
(Jagger-Richards)
start me up (Jagger-Richards)
it’s only rock’n’roll (Jagger-Richards)
Angie (Jagger-Richards)
honky tonk women (Jagger-Richards)
happy (Jagger-Richards)
gimme shelter (Jagger-Richards)
satisfaction (Jagger-Richards)
neighbours (Jagger-Richards)
monkey man (Jagger-Richards)
rocks off (Jagger-Richards)
can’t you hear me knocking (Jagger-Richards)
that’s how strong my love is (Jamison)
the nearness of you (Carmichael-Washington)
beast of burden (Jagger-Richards)
when the whip comes down (Jagger-Richards)
rock me baby (King-Bihari)
you don’t have to mean it (Jagger-Richards)
worried about you (Jagger-Richards)
everybody needs somebody to love (Burke-Wexler-Russell)
Musiciens Additionnels :
Chuck Leavell : claviers
Darryl Jones : basse
Bobby Keys : saxo
Tim Ries : claviers, saxo
Michael Davis : trombonne
Kent Smith : trompette
Lisa Fischer : voix
Blondie Chaplin : voix
Bernard Fowler : voix
Invités spéciaux :
Sheryl Crow : chant sur “honky tonk women”
Solomon Burke : chant sur “everybody needs somebody to love”.
Un excellent album live, qui sent bon le tiroir caisse, bourré à la gueule de tubes imparables.
Huit ans après “Bridges To Babylon”, sortie en Septembre 2005 du nouvel album des Stones : “A Bigger Bang” (#2 UK-#3 US).
Produit par Don Was & The Glimmer Twins.
TRACKLIST :
rough justice
let me down slow
it won’t take long
rain fall down
streets of love
back of my hand
she saw me coming
biggest mistake
this place is empty
oh no not you again
dangerous beauty
laugh I nearly died
sweet Neo con
look what the cat dragged in
driving too fast
infamy
(Jagger-Richards)
Musiciens Additionnels :
Chuck Leavell : claviers
Matt Clifford : claviers
Don Was : claviers
Darryl Jones : basse
Lenny Castro : percussions
Blondie Chaplin : voix
Un excellent album, le meilleur depuis “Steel Wheels” qui voit les Stones retrouver leur son d’antan, moins surproduit que les albums des 90’s.
Trois singles : “streets of love” (#15 UK), “rain fall down” (#33 UK), et “biggest mistake” (#51 UK).
Malgré les années, les Stones continuent à faire régulièrement parler d’eux (Keith Richards qui tombe d’un arbre juste avant la tournée) et réussissent encore à choquer de temps en temps (Keith Richards, encore lui, qui avoue en pleine promo des “Pirates des Caraibes 3” qu’il a sniffé les cendres de son père!!!).
Nouvelle tournée triomphale en Eté 2007.
Le 29 Octobre et 1er Novembre 2007, concerts exceptionnels au Beacon Theater de New York pour un nouveau film, réalisé par Martin Scorcese : “Shine A Light”.
En Avril 2008, pour accompagner le film, nouveau double album live : “Shine A Light”, produit par The Glimmer Twins, co-produit par Bob Clearmountain.
TRACKLIST :
Jumpin’ Jack flash (Jagger-Richards)
shattered (Jagger-Richards)
she was hot (Jagger-Richards)
all down the line (Jagger-Richards)
loving cup (Jagger-Richards)
as tears go by (Jagger-Richards-Oldham)
some girls (Jagger-Richards)
just my imagination (Barrett-Norman)
faraway eyes (Jagger-Richards)
Champagne & reefer (Morganfield)
tumbling dice (Jagger-Richards)
you got the silver (Jagger-Richards)
connection (Jagger-Richards)
sympathy for the devil (Jagger-Richards)
live with me (Jagger-Richards)
start me up (Jagger-Richards)
brown sugar (Jagger-Richards)
satisfaction (Jagger-Richards)
paint it black (Jagger-Richards)
little t&a (Jagger-Richards)
I’m free (Jagger-Richards)
shine a light (Jagger-Richards)
Stars Invitées :
Jack White III : chant, guitare (loving cup)
Buddy Guy : chant, guitare (Champagne & reefer)
Christina Aguilera : chant (live with me)
Musiciens additionnels :
Darryl Jones : basse
Chuck Leavell : claviers
Bobby Keyes : saxo
Bernard Fowler : choeurs
Lisa Fischer : choeurs
Blondie Chaplin : choeurs
Tim Ries : claviers, saxo
Kent Smith : trompette
Michael Davies : trombone
Pour ce film, une playlist exceptionnelle (choisie par Mick Jagger) avec des titres allant de 1965 (satisfaction) jusqu’en 1983 (she was hot), écartant tous les titres des Stones publiés ces 25 dernières années ce qui en dit long sur leurs derniers albums.
La majorité des titres vient d’ailleurs de la période dorée 68/72, et bizarrement les deux albums les plus représentés sont “Exile On Main Street”, album culte mais pas très populaire et “Some Girls” l’un de leurs derniers grands albums.
Je n’ai pas encore vu le film donc je n’en parlerai pas, par contre un petit mot sur les invités particulièrement bien choisis :
Jack White III (White Stripes-Raconteurs) représente pour moi la nouvelle génération du rock blues, j’ai d’ailleurs lu sur internet quelqu’un le nommant le sauveur du rock et c’est exactement ce que je pense de lui.
Il aurait d’ailleurs eu une influence sur la façon dont sonne “A Bigger Bang”, il était donc normal qu’il fut invité à ces shows.
Buddy Guy, l’un des derniers bluesmen vivants, est également tout à fait à sa place et interprète avec les Stones un titre de Bo Diddley “Champagne & reefer”, titre inédit dans la carrière des Stones.
Et pour finir Christina Aguileira, d’abord une voix soul d’enfer, un personnalité forte et marquante de la musique populaire américaine de ces dix dernières années, et surtout l’une des chanteuses les plus sexys pour un duo d’enfer avec ce diable de Mick Jagger.
© Pascal Schlaefli
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Publié le 26/07/2008 à 12:00 par rockclassics
Mick Jagger : chant
Keith Richards : chant, guitare
Bill Wyman : basse
Charlie Watts : batterie
Ron Wood : guitare
L’arrivée de Ron Wood se fait en douceur, ce dernier faisait déjà partie de l’entourage du groupe, ayant lié une amitié solide avec Keith Richards.
Les deux guitaristes se complètent d’ailleurs à merveille.
Si l’on gagne en efficacité, on perd tout de même, avec le départ de Taylor, un grand soliste de blues, mais les Stones abandonnant les rivages du blues rock pour celui du disco et du reggae, ont moins besoin d’un grand technicien que précédemment.
Après une tournée de mise en chauffe en 1975, la nouvelle formation enregistre un nouvel album qui sort en Avril 1976 : “Black And Blue” (#2 UK-#1 US).
Produit par The Glimmer Twins (Jagger & Richards).
TRACKLIST :
hot stuff (Jagger-Richards)
hand of fate (Jagger-Richards)
Cherry oh baby (Donaldson)
Memory motel (Jagger-Richards)
hey Negrita (Jagger-Richards)
Melody (Jagger-Richards)
fool to cry (Jagger-Richards)
crazy mama (Jagger-Richards)
Musiciens Additionnels :
Harvey Mandel : guitare
Nicky Hopkins : claviers
Billy Preston : claviers
Les Stones abandonnent le rock avec cet album, détesté par les fans à l‘époque, mais qui se laisse redécouvrir avec plaisir.
Le Stones remercient Ron Wood et Billy Preston pour les avoir “inspirés” sur “hey Negrita” et “Melody”, mais il est fort probable que Wood et Preston aient composés ces deux titres ou en tout cas y aient fortement participé.
Deux singles en seront issus : “fool to cry/crazy mama” (#6 UK-#10 US) et “hot stuff/fool to cry” (#49 US).
Tournée géante pour les Stones entre 76 et 77 où ils prouvent qu’ils restent les rois du rock sur scène, et donnent un concert filmé aux abattoirs de Paris.
double album live en Septembre 1977 : “Love You Live” (#3 UK-#5 US).
TRACKLIST :
honky tonk women (Jagger-Richards)
if you can’t rock me (Jagger-Richards)
get off of my cloud (Jagger-Richards)
happy (Jagger-Richards)
hot stuff (Jagger-Richards)
star star (Jagger-Richards)
tumbling dice (Jagger-Richards)
fingerprint file (Jagger-Richards)
you gotta move (McDowell)
you can’t always get what you want
(Jagger-Richards)
mannish boy (London-McDaniel-Morganfield)
crackin’ up (McDaniel)
little red rooster (Dixon)
around and around (Berry)
it’s only rock’n’roll (Jagger-Richards)
brown sugar (Jagger-Richards)
jumping jack flash (Jagger-Richards)
sympathy for the devil (Jagger-Richards)
Musiciens Additionnels :
Billy Preston : claviers
Ian Stewart : claviers
Ollie Brown : percussions
Une pochette hideuse (signée Andy Warhol pourtant) pour un double live sans génie.
En pleine tourmente punk, les Stones paraissent en fin de carrière, mais il n’en est rien.
Dépêtré de ses problèmes de drogues, Keith Richards, qui avait laissé quelque peu les commandes du navire à Jagger, retrouve la forme, et les Stones, meilleurs que jamais, font à nouveau parler d’eux avec leur nouvel album sorti en Juin 78 : “Some Girls” (#2 UK-#1 US).
Produit par The Glimmer Twins (Jagger & Richards).
TRACKLIST :
miss you (Jagger-Richards)
when the whip comes down (Jagger-Richards)
just my imagination (Whitfield-Strong)
some girls (Jagger-Richards)
lies (Jagger-Richards)
far away eyes (Jagger-Richards)
respectable (Jagger-Richards)
before they make me run (Jagger-Richards)
beast of burden (Jagger-Richards)
shattered (Jagger-Richards)
Musiciens additionnels :
Ian McLagan : claviers
Mel Collins : saxo
Sugar Blue : harmonica
Pochette controversée avec procès à la clé? oui c’est bien un disque phare des Stones.
Si ils jouent encore la carte du disco avec “miss you” (légèrement piqué sur le “bless you” de Lennon), c’est avec la grande classe, mais surtout c’est un retour au rock’n’roll déjanté période “Sticky Fingers” avec des titres comme “when the whip comes down”, “respectable”, “beast of burden” et “shattered” qui montre que non, les Stones ne sont pas encore mort.
Un paquet de singles seront publiés : “miss you/far away eyes” (#3 UK-#1 US) qui est le nouveau classique des Stones, le premier depuis “Angie” en 1973, “respectable/when the whip comes down” (#23 UK), “beast of burden/when the whip comes down” (#8 US) et “shattered/everything is turning to gold (inédit)” (#31 US).
Juin 1980, nouvel album et nouvelle déception : “Emotional Rescue” (#1 UK-#1 US).
Produit par The Glimmer Twins (Jagger & Richards).
TRACKLIST :
dance-part 1 (Jagger-Richards-Wood)
summer romance (Jagger-Richards)
send it to me (Jagger-Richards)
let me go (Jagger-Richards)
indian girl (Jagger-Richards)
where the boys go (Jagger-Richards)
down in the hole (Jagger-Richards)
emotional rescue (Jagger-Richards)
she’s so cold (Jagger-Richards)
all about you (Jagger-Richards)
Musiciens Additionnels :
Ian Stewart : claviers
Nicky Hopkins : claviers
Bobby Keys : saxo
Sugar Blue : harmonica
Mike Shrieve : percussions
Une nouvelle pochette hideuse pour un disque également pas terrible, entre disco, reggae et rocks peu inspirés.
Le reggae “send it to me” sera réadapté par les Stones, sur un tempo rock’n’roll, et prendra le nom de “neighbors” sur l’album suivant.
A noter que c’est Ron Wood et non Bill Wyman qui joue de la basse sur le titre “emotional rescue”, seul titre à sauver de l’album avec “she’s so cold”.
Deux singles : “emotional rescue-down in the hole” (#9 UK-#3 US) et “she’s so cold-send it to me” (#33 UK-#26 US).
Possédant plusieurs vies, les Stones rebondissent rapidement avec un bien meilleur album, sorti en Août 1981 : “Tattoo You” (#2 UK-#1 US).
Produit par The Glimmer Twins (Jagger & Richards).
TRACKLIST :
start me up (Jagger-Richards)
hang fire (Jagger-Richards)
slave (Jagger-Richards)
little T&A (Jagger-Richards)
black limousine (Jagger-Richards-Wood)
neighbors (Jagger-Richards)
worried about you (Jagger-Richards)
tops (Jagger-Richards)
heaven (Jagger-Richards)
no use in crying (Jagger-Richards-Wood)
waiting on a friend (Jagger-Richards)
Musiciens Additionnels :
Mick Taylor : guitare
Wayne Perkins : guitare
Nicky Hopkins : claviers
Billy Preston : claviers
Ian Stewart : claviers
Sonny Rollins : saxo
Un album très réussi, première face rock’n’roll et une deuxième plus centrée sur les ballades, mais surtout c’est un album patchwork, qui réunit des titres datant des séances de “Goat’s Head Soup” et de “Black And Blue” en plus de titres plus récents.
“start me up” est le nouveau classique des Stones, peut-être le dernier d’ailleurs, mais ne doit pas faire oublier les autres réussites de l’album comme “neighbors”, “worried about you” et “waiting on a friend”.
Trois singles en sont issus : “start me up-no use in crying” (#7 UK-#2 US), “waiting on a friend-little T&A” (#50 UK-#13 US), et “hang fire-neighbors” (#20 US).
Cet album relance (encore une fois) la carrière des Stones, plus populaires que jamais, et qui se lancent dans une longue tournée mondiale.
Il en résultera un nouveau film “Let’s Spend The Night Together” et un album live : “Still Life”, publié en Juin 1982 (#4 UK-#5 US).
TRACKLIST :
under my thumb (Jagger-Richards)
let’s spend the night together (Jagger-Richards)
shattered (Jagger-Richards)
twenty flight rock (Cochran-Fairchild)
going to a go-go (Robinson-Tarplin-Moore-Rogers)
let me go (Jagger-Richards)
time is on my side (Meade)
just my imagination (Whitfield-Strong)
start me up (Jagger-Richards)
satisfaction (Jagger-Richards)
Musiciens additionnels :
Ian Stewart : claviers
Ian McLagan : claviers
Ernie Watts : saxo
Un album live correct, sans plus, et qui aurait sans doute mérité d’être double, celui-ci ne dévoilant qu’une infime partie d’un concert des Stones.
Deux singles en seront extraits : “going to a go go-beast of burden (inédit live)” (#26 UK-#25 US) et “time is on my side-twenty flight rock” (#62 UK).
Sans prendre le temps de respirer, les Stones sortent un nouvel album en Novembre 1983 : “Undercover” (#3 UK-#4 US).
Produit par The Glimmer Twins (Jagger & Richards) et Chris Kimsey.
TRACKLIST :
undercover of the night (Jagger-Richards)
she was hot (Jagger-Richards)
tie you up (Jagger-Richards)
wanna hold you (Jagger-Richards)
feel on baby (Jagger-Richards)
too much blood (Jagger-Richards)
pretty beat up (Jagger-Richards-Wood)
too tough (Jagger-Richards)
all the way down (Jagger-Richards)
it must be hell (Jagger-Richards)
Musiciens Additionnels :
Chuck Leavell : claviers
Ian Stewart : claviers
David Sanborn : saxo
Sly Dunbar : percussions
Martin Ditcham : percussions
Moustapha Cisse : percussions
Brahms Coundoul : percussions
Un autre bon album, plus musclé que les précédents (Chris Kimsey à la console), qui malgré les nombreuses critiques offre son lot de bonnes chansons.
Les clips vidéos des trois titres furent censuré par la BBC, “undercover of the night” pour son texte politiquement engagé, “she was hot” parce que trop hot justement, et “too much blood” jugé trop violent.
Deux singles seront publiés : “undercover of the night-all the way down” (#11 UK-#9 US) et “she was hot-I think I’m going mad (Jagger-Richards) (inédit)” (#42 UK-#44 US).
“too much blood” a probablement été également publié en single.
Dès la fin des séances d’”Undercover”, rien ne va plus entre Mick Jagger et Keith Richards.
1984, silence radio pour les Stones, Mick Jagger enregistre son premier album solo, ce qui est rarement un bon signe.
Celui-ci sort début 1985 “She’s The Boss”, axé funk, avec Jeff Beck en invité spécial.
Avril 1985, les séances du nouvel album des Stones débutent, mais Jagger préfère faire la promotion de son album et préparer une tournée solo, ce qui rend Richards fou de colère.
13 Juillet 1985, je suis devant ma télévision pour LE festival rock des années 80 : LIVE AID simultanément à Wembley et à Philadelphie.
Pour le final, on annonce Bob Dylan, suivit d’un concert solo de Mick Jagger.
Bob Dylan s’avance sur la scène, et Oh surprise, il est accompagné par Keith Richards et Ron Wood.
Aura t’on droit à un concert des Stones?
Malheureusement il n’en sera rien.
Mick Jagger donne son concert solo sans Richards ni Wood, même pas sur un titre.
Le grand moment du concert sera son duo avec Tina Turner dans lequel il lui arrache sa mini jupe en cuir.....hé hé......
Malgré les réjouissances, l’absence de Richards pendant le concert de Jagger pèse lourd sur le moral des fans qui craignent le pire.
Les sessions d’enregistrement reprennent, mais Jagger ne viens toujours pas.
Ron Wood, mais aussi Chuck Leavell, viennent en aide à Richards et vont jouer une part importante à la création du disque.
Puis Jagger revient, enregistre ses parties vocales, puis impose aux autres Stones, la reprise de “harlem shuffle”.
En Décembre 1985, une nouvelle tragédie secoue les Stones et leur fans : Ian Stewart, meurt d’une crise cardiaque à 47 ans.
Le nouvel album sort en Mars 1986, dans un climat plutôt morose : “Dirty Work” (#4 UK-#4 US).
Produit par Steve Lilywhite & The Glimmer Twins (Jagger-Richards).
TRACKLIST :
one hit to the body (Jagger-Richards-Wood)
fight (Jagger-Richards-Wood)
harlem shuffle (Relf-Nelson)
hold back (Jagger-Richards)
too rude (Roberts)
winning ugly (Jagger-Richards)
back to zero (Jagger-Richards-Leavell)
dirty work (Jagger-Richards-Wood)
had it with you (Jagger-Richards-Wood)
sleep tonight (Jagger-Richards)
key to the highway (Broonzy-Segar)
titre solo de Ian Stewart non crédité.
Musiciens Additionnels :
Jimmy Page : guitare
Bobby Womack : voix, guitare
Chuck Leavell : claviers
Ivan Neville : claviers, basse
Jimmy Cliff : voix
Tom Waits : voix
Un album rude, sec, nerveux, à couteaux tirés.
Pas mon album préféré des Stones en tout cas.
Le clip de “one hit to the body” montre Jagger et Richards s’affrontant et faire semblant de se battre. Je ne sais pas si le réalisateur du clip connaissait les tensions qui agitait les deux hommes, mais le regard de Richards dans ce clip en dit long.
Deux singles : “harlem shuffle-had it with you” (#13 UK-#5 US), et “one hit to the body-fight” (#80 UK-#28 US).
Pas de tournée, Mick Jagger préférant travailler sur un deuxième album solo, suivit par Keith Richards.
Sans annoncer officiellement leur séparation, les Stones n’existent plus........
.....Jusqu’en Janvier 1989, lorsque les deux frères décident de mettre leurs différents de côtés et de relancer la machine Rolling Stones.
Sortie en Août 1989 du nouvel album : “Steel Wheels” (#2 UK-#3 US).
Produit par Chris Kimsey & The Glimmer Twins (Jagger & Richards).
TRACKLIST :
sad sad sad (Jagger-Richards)
mixed emotions (Jagger-Richards)
terrifying (Jagger-Richards)
hold on to your hat (Jagger-Richards)
hearts for sale (Jagger-Richards)
blinded by love (Jagger-Richards)
rock and a hard place (Jagger-Richards)
can’t be seen (Jagger-Richards)
almost hear you sigh (Jagger-Richards-Jordan)
continental drift (Jagger-Richards)
break the spell (Jagger-Richards)
slipping away (Jagger-Richards)
Musiciens Additionnels :
Matt Clifford : claviers
Chuck Leavell : claviers
Luis Jardim : percussions
Un disque EXCEPTIONNEL sous une pochette hideuse, le meilleur disque des Stones depuis longtemps, très longtemps.
“continental drift” est un hommage à Brian Jones.
Quatre singles en seront extraits : “mixed emotions-fancy man blues (Jagger-Richards)(inédit)” (#36 UK-#5 US), “rock and a hard place-cook cook blues (Jagger-Richards)(inédit)” (#63 UK-#23 US), “almost hear you sigh-break the spell” (#31 UK-#50 US) et “terrifying-wish I’d never met you (Jagger-Richards)(inédit)” (#82 UK).
Une tournée mondiale gigantesque, la dernière pour Bill Wyman, et nouvel album live, sorti en Avril 1991 : “Flashpoint” (#6 UK-#16 US).
Produit par Chris Kimsey & The Glimmer Twins (Jagger & Richards)
TRACKLIST :
continental drift (Jagger-Richards)
start me up (Jagger-Richards)
sad sad sad (Jagger-Richards)
miss you (Jagger-Richards)
rock and a hard place (Jagger-Richards)
Ruby Tuesday (Jagger-Richards)
you can’t always get what you want
(Jagger-Richards)
factory girl (Jagger-Richards)
can’t be seen (Jagger-Richards)
little red rooster (Dixon)
paint it black (Jagger-Richards)
sympathy for the devil (Jagger-Richards)
brown sugar (Jagger-Richards)
jumping Jack flash (Jagger-Richards)
satisfaction (Jagger-Richards)
Nouveaux Titres Studios :
highwire (Jagger-Richards)
sex drive (Jagger-Richards)
Musiciens Additionnels :
Eric Clapton : guitare (little red rooster)
Matt Clifford : claviers
Chuck Leavell : claviers
Bobby Keys : saxo
Un excellent live, avec Clapton en invité sur “little red rooster”, et qui offre en plus deux nouveaux titres studios, qui sortiront en single : “highwire” (#29 UK-#57 US), “sex drive” (?) et “Ruby Tuesday-live” (#59 UK).
Bill Wyman, qui d’ailleurs n’apparaît pas sur les clips vidéos de “highwire” et “sex drive”, quitte les Stones à la même époque.
Il continue à sortir des disques solos, et à ouvert un restaurant fast-food à Londres (style hard rock café) dédié aux Stones : le Sticky Fingers.
© Pascal Schlaefli
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Publié le 23/07/2008 à 12:00 par rockclassics
Publié le 16/07/2008 à 12:00 par rockclassics
Mick Jagger : chant
Keith Richards : chant, guitare
Bill Wyman : basse
Charlie Watts : batterie
Mick Taylor : guitare
Le 3 Juillet 1969, mort accidentelle (?) de Brian Jones, mais les Stones ont relancé la machine, et rien ne pourra l’arrêter.
Peu avant, les Stones ont engagé en remplacement de Jones, l’ex-guitariste de John Mayall et de ses Bluesbreakers : Mick Taylor, jeune guitariste prodige et fanatique de blues.
Le lendemain de la mort de Brian Jones, c’est la sortie du nouveau single : “honky tonk women (Jagger-Richards)/you can’t always get what you want (Jagger-Richards)” (#1 UK-#1 US) et nouveau triomphe.
Deux jours plus tard, le 5 Juillet, c’est le grand come back sur scène des Stones : un concert gratuit à Hyde Park, qui naturellement, devient un concert-hommage à Brian.
Mick Jagger lit un poème de Shelley pour l’occasion.
Le concert deviendra un téléfilm et sortira en vidéo sous le nom “The Stones In The Park”.
Le groupe débute une nouvelle tournée Européenne et Américaine, triomphale, qui montre que les Stones sont devenus de vraies bêtes de scènes.
Le 5 Décembre, sortie du nouvel album des Stones : “Let It Bleed” (#1 UK-#3 US).
Produit par Jimmy Miller.
TRACKLIST :
gimme shelter (Jagger-Richards)
love in vain (Payne)
country honk (Jagger-Richards)
live with me (Jagger-Richards)
let it bleed (Jagger-Richards)
midnight rambler (Jagger-Richards)
you got the silver (Jagger-Richards)
monkey man (Jagger-Richards)
you can’t always get what you want
(Jagger-Richards)
Musiciens Additionnels :
Merry Clayton : chant sur “gimme shelter”
Ry Cooder : guitare
Leon Russell : claviers
Nicky Hopkins : claviers
Ian Stewart : claviers
Al Kooper : claviers
Brian Jones : percussions sur “midnight rambler” et autoharp sur “you got the silver”
Jimmy Miller : batterie
Sans jamais avoir été crédité, on ne peut laisser de côté l’influence énorme qu’a eu Gram Parsons (The Byrds-The Flying Burrito Brothers) sur le groupe.
Il influença (voire même participa à l’écriture) d’au moins deux titres : “country honk”, la version country de “honky tonk women” et “wild horses” sur l’album suivant.
“Let It Bleed” est un autre chef d’oeuvre, pièce centrale d’une trilogie d’albums particulièrement réussis : “Beggar’s Banquet”, “Let It Bleed” et “Sticky Fingers”.
Parmi les classiques, citons : “gimme shelter”, “midnight rambler” et “you can’t always get what you want”.
Le 6 Décembre, Festival gratuit à Altamont, Californie, avec en invités prestigieux : le Jefferson Airplane, le Grateful Dead, Ike et Tina Turner pour finir avec les Stones, organisateurs du festival.
Erreur majeure : la sécurité fut confiée aux Hells Angels de San Francisco qui terrorisèrent le public et en blessèrent un certain nombre.
Pendant le concert du Jefferson Airplane, leur chanteur Marty Balin est pris à parti par un hell’s angel et tabassé au pied de la scène devant un groupe médusé qui arrête net le concert.
Les musiciens du Grateful Dead, effrayés, refuseront de monter sur scène.
Le soir, Ike & Tina Turner jouent un set électrisant devant une foule déjà bien chaude.
Puis c’est le concert des Stones, qui doivent plusieurs fois rassurer les gens, les calmer et tenter de mettre de l’ordre en plus de jouer un set très rock.
Après “sympathy for the devil”, les Stones attaquent “under my thumb”, et c’est à ce moment qu’un jeune noir, Meredith Hunter est tué à coups de couteaux par un hell’s angel au pied de la scène.
Ce concert au climat apocalyptique, deviendra un film : “Gimme Shelter”.
Il met fin à l’idéologie hippie des années 60 qui avait trouvé son paroxysme au festival de Woodstock, quatre mois plus tôt.
En Septembre 1970, l’un des meilleurs live des Stones est publié : “Get Yer Ya-Ya’s Out” (#1 UK-#6 US).
Produit par The Rolling Stones & Glyn Johns.
TRACKLIST :
Jumpin’ Jack Flash (Jagger-Richards)
Carol (Berry)
stray cat blues (Jagger-Richards)
love in vain (trad.)
midnight rambler (Jagger-Richards)
sympathy for the devil (Jagger-Richards)
live with me (Jagger-Richards)
little Queenie (Berry)
honky tonk women (Jagger-Richards)
street fighting man (Jagger-Richards)
Musicien Additionnel :
Ian Stewart : piano
Sublime album live, qui marqua son époque.
Seul regret : qu’ils n’aient pas sorti un double live.
C’est également le dernier album pour Decca/London.
Les Stones fondent ensuite leur propre label :
“Rolling Stones Records”, avec le fameux logo à la langue.
Avril 1971 : premier album pour Rolling Stones Records, et nouveau chef d’oeuvre :
“Sticky Fingers” (#1 UK-#1 US), avec la fameuse pochette signée Andy Warhol avec fermeture éclaire réelle.
Produit par Jimmy Miller.
TRACKLIST :
brown sugar (Jagger-Richards)
sway (Jagger-Richards)
wild horses (Jagger-Richards)
can’t you hear me knocking (Jagger-Richards)
you gotta move (Mcdowell)
bitch (Jagger-Richards)
I got the blues (Jagger-Richards)
sister morphine (Jagger-Richards-Faithfull)
dead flowers (Jagger-Richards)
moonlight mile (Jagger-Richards)
Musiciens Additionnels :
Ry Cooder : guitare
Ian Stewart : claviers
Nicky Hopkins : claviers
Billy Preston : claviers
Jack Nitzsche : claviers
Bobby Keyes : saxo
Jim Price : trompette
Jimmy Miller : percussions
Et encore un chef d’oeuvre, encore un, peut-être le dernier, quoique certains fans me reprocheront de ne pas ranger “Exile” dans cette catégorie, question de goûts, leur répondrais-je.
Les must de cette collection parfaite s’appellent “brown sugar”, “can’t you hear me knocking”, “bitch”, “sister morphine” mais surtout, surtout “wild horses”, peut-être le plus beau titre de toute la carrière des Stones, en tout cas le seul qui m’a fait chialer.
(Buffy anyone?)
Deux singles en seront issus : “brown sugar/bitch” (#2 UK-#1 US) et “wild horses/sway” (#28 US).
Les Stones, souffrant d’impôts exorbitants, s’exilent dans le sud de la France et y enregistrent dans la maison de Keith Richards, le double album “Exile On Main Street”, (#1 UK-#1 US) qui sort en Mai 1972.
Produit par Jimmy Miller.
TRACKLIST :
rocks off (Jagger-Richards)
rip this joint (Jagger-Richards)
shake your hips (Moore)
casino boogie (Jagger-Richards)
tumbling dice (Jagger-Richards)
sweet Virginia (Jagger-Richards)
torn and frayed (Jagger-Richards)
sweet black angel (Jagger-Richards)
loving cup (Jagger-Richards)
happy (Jagger-Richards)
turd on the run (Jagger-Richards)
ventilator blues (Jagger-Richards-Taylor)
I just want to see his face (Jagger-Richards)
let it loose (Jagger-Richards)
all down the line (Jagger-Richards)
stop breaking down (trad.)
shine a light (Jagger-Richards)
soul survivor (Jagger-Richards)
Musiciens Additionnels :
Al Perkins : guitare
Nicky Hopkins : claviers
Ian Stewart : claviers
Bill Plummer : basse
Bobby Keys : saxo
Jim Price : trompette
Jimmy Miller : percussions
Un album de rock’n’roll//rhythm’n’blues sans concession et sans hits, un peu fouillis, qui est considéré par certains fans comme leur meilleur album, ce qui n’est pas mon cas.
Il est de toutes façons un très grand album de la meilleur période des Stones, celle des années 68/73.
Deux singles : “tumbling dice/sweet black angel” (#5 UK-#7 US) et “happy/all down the line” (#22 US).
La grande tournée américaine de 1972 est filmée en vue d’un nouveau film qui doit s’appeler “Cocksucker Blues”, mais celui-ci, comprenant des scènes compromettantes pour le groupe dont une scène d’orgie restée légendaire, ne sortira jamais.
Août 1973, sortie du nouvel album des Stones : “Goat’s Head Soup” (#1 UK-#1 US).
Produit par Jimmy Miller.
TRACKLIST :
dancing with Mr. D.
100 years ago
coming down again
doo doo doo doo doo (heartbreaker)
Angie
silver train
hide your love
winter
can you hear the music
star star
(Jagger-Richards)
Musiciens Additionnels :
Nicky Hopkins : claviers
Billy Preston : claviers
Ian Stewart : claviers
Bobby Keys : saxo
Jim Price : saxo
Chuck Finley : trompette
Jimmy Miller : percussions
Rebop : percussions
Un album qui reçu la foudre des critiques à l’époque, mais qui a formidablement bien vieilli.
Dernier album à être produit par Jimmy Miller.
Mon titre préféré de cet album est “star star” dont le titre initial était bien sûr “starfucker”, ode rock’n’roll aux groupies.
Le titre le plus connu, l’un de leur plus grand classique est “Angie” écrit dit-on pour Angela Bowie, la femme du Major Tom, ce qui a toujours été nié par les Stones.
Deux singles en sont issus : “Angie/silver train” (#5 UK-#1 US) et “doo doo doo doo doo-dancing with Mr. D.” (#15 US).
Octobre 1974, nouvel album : “It’s Only Rock’n’Roll” (#2 UK-#1 US).
Produit par The Glimmer Twins (Jagger & Richards).
TRACKLIST :
if you can’t rock me (Jagger-Richards)
ain’t too proud to beg (Whitfield-Holland)
it’s only rock’n’roll (Jagger-Richards)
till the next goodbye (Jagger-Richards)
time waits for no one (Jagger-Richards)
luxury (Jagger-Richards)
dance little sister (Jagger-Richards)
if you really want to be my friend
(Jagger-Richards)
short and curlies (Jagger-Richards)
fingerprint file (Jagger-Richards)
Musiciens Additionnels :
Billy Preston : claviers
Nicky Hopkins : claviers
Ian Stewart : claviers
Ray Cooper : percussions
Kenny Jones : percussions
Willie Weeks : basse
Le titre “it’s only rock’n’roll” me semble inspiré par Marc Bolan, mais l’album cite d’abord leur pote de longue date Ronnie Wood.
La superbe pochette est due à l’artiste Guy Pellaert (“Diamond Dogs” pour Bowie et le livre “Rock Dreams”).
Un album qui montre un véritable virage vers une soul blanche, virage confirmé sur l’album suivant.
Les Stones quittent donc gentiment le monde du rock pour celui du disco et c’est peut-être la raison pour laquelle je n’aime pas trop cet album, malgré de bons titres comme “dance little sister” et “fingerprint file”.
Deux singles en seront issus : “it’s only rock’n’roll /through the lonely nights (inédit)” (#10 UK-#16 US) et “ain’t too proud to beg/dance little sister” (#17 US).
A voir : la vidéo du titre “it’s only rock’n’roll” dans laquelle Charlie Watts a bien failli étouffer sous la mousse.
En Décembre 1974, Mick Taylor annonce son départ des Stones, et après avoir envisagé Jeff Beck ou Peter Frampton, les Stones engagent Ron Wood qui les rejoint pour leur tournée américaine de 1975.
D’après ses dires, Taylor aurait contribué à de nombreux titres des Stones, mais ne fut crédité que sur “ventilator blues” sur l’album “Exile On Main Street”.
© Pascal Schlaefli
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Publié le 13/07/2008 à 12:00 par rockclassics
Mick Jagger : chant
Keith Richards : chant, guitare
Brian Jones : guitare, claviers, percussions, sitare
Bill Wyman : chant, basse
Charlie Watts : batterie
1960, dans un train de banlieue Londonien, Keith Richard(s) accoste Mick Jagger qui vient d’acquérir quelques albums de Muddy Waters et de Chuck Berry.
Les deux jeunes gens se connaissaient déjà, ayant partagé la même école enfantine, mais l’amour du rock’n’roll et du blues va souder leur amitié, et avant peu, Jagger et Richards fondent leur premier groupe avec un ami commun, Dick Taylor (guitare et basse) : “Little Boy Blue & The Blue Boys”.
Ils fréquentent les clubs de blues, et font la rencontre d’Alexis Korner, Brian Jones et Charlie Watts entre autres.
Début 1962, Brian Jones, ayant quitté Thunder Odin’s Big Secret, groupe de rhythm & Blues avec Paul Jones (Pond) au chant et dans lequel il avait pris le pseudonyme de Elmo Lewis, passe une petite annonce dans un magazine spécialisé, afin de former son propre groupe.
Premiers arrivés, Ian Stewart (piano) et Jeff Bradford (guitare), bientôt rejoints par un batteur du nom de Mick Avory qui rejoindra rapidement les Kinks.
Au Printemps, ils accueillent Jagger, Richards et Taylor qui sont rejoint au mois de Juin par un nouveau batteur : Tony Chapman alors que Bradford les quitte.
Le groupe prend alors le nom de “The Rolling Stones”.
Juillet 1962, premier concert au Marquee Club de Londres pour les Stones, qui perdent bientôt Dick Taylor, partit fonder un autre grand groupe de rock “The Pretty Things”.
Tony Chapman quitte bientôt les Stones à son tour qui peinent à trouver un batteur officiel, et invitent régulièrement leur ami Charlie Watts à venir jouer avec eux.
Chapman introduit Bill Wyman au groupe, qui devient leur bassiste en Décembre 1962.
Janvier 1963, Charlie Watts rejoint enfin officiellement les Stones, qui trouvent leur première formation solide.
En Mai 1963, le groupe trouve un manager/producteur qui va véritablement façonner leur image : Andrew Loog Oldham.
Ce dernier fait signer les Rolling Stones et vire Ian Stewart pour raisons esthétiques, mais Stu restera dans l’entourage du groupe, comme road-manager et pianiste.
Andrew Loog Oldham a bien l’intention de faire des Stones les anti-Beatles et va largement réussir aux yeux du public, alors qu’en privé une profonde amitié naîtra entre les deux groupes.
Juin 1963 : premier single “come on (Berry)-I want to be loved (Dixon)” (#21 UK), pas mal pour un groupe débutant, mais la maison de disque n’est pas satisfaite.
Les Stones préparent alors un maxi single 4 titres, mais la rencontre des Stones avec John Lennon et Paul Mccartney, un soir dans un club, va accélérer les choses.
Devant eux, en à peine 5 minutes, Lennon et Mccartney écrivent “I wanna be your man”.
Le prochain single est tout trouvé, et celui-ci sort en Novembre 1963 : “I wanna be your man (Lennon-Mccartney)-stoned (Nanker-Phelge)” (#12 UK).
Premier hit pour les Stones qui ne font pas une imitation Beatles en jouant le titre de façon “heavy”.
La face B (un instrumental) est signée Nanker-Phelge, qui est un nom-de-plume pour les cinq Stones, Ian Stewart et peut-être même Andrew Loog Oldham.
Janvier 1964 : premier EP (ou maxi 45 tours) “The Rolling Stones” avec :
Bye Bye Johnny (Berry)
money (Gordy-Bradford)
you better move on (Alexander)
Poison Ivy (Leiber-Stoller)
Un maxi single qui n’a que modérément marché. certains sites le classent comme ayant atteint la première place des hit parades anglais, ce qui me semble complètement faux.
Février 1964, nouveau single et surtout deuxième grand hit qui permet au Stones de s’installer définitivement dans la cour des grands : “not fade away (Petty-Holly)/little by little (Nanker-Phelge-Spector)” (#3 UK).
Avril 1964 : Premier album : “The Rolling Stones” (#1 UK) produit par Andrew Loog Oldham et Eric Easton.
TRACKLIST :
route 66 (Troup)
I just want to make love to you (Dixon)
honest I do (Reed)
I need you baby (aka Mona) (Mcdaniels)
now I’ve got a witness (Nanker-Phelge)
little by little (Nanker-Phelge-Spector)
I’m a king bee (Moore)
Carol (Berry)
tell me (Jagger-Richards)
can I get a witness (Holland-Dozier-Holland)
you can make it if you try (Jarrett)
walking the dog (Thomas)
Musiciens Additionnels :
Gene Pitney : claviers
Phil Spector : percussions
Ian Stewart : claviers
Un album très roots, très rhythm & Blues, et dont le succès énorme surprendra tout le monde.
Notez la première composition “Jagger-Richards”, la ballade “tell me” qui sortira en single aux Etats-Unis (#24 US).
Mai 1964, sortie du premier album américain : “England Newest Hit Makers” (#11 US)
TRACKLIST---Provenance du titre :
not fade away---SP
route 66---LP “The Rolling Stones”
I just want to make love to you
---LP “The Rolling Stones”
honest I do ---LP “The Rolling Stones”
now I’ve got a witness ---LP “The Rolling Stones”
little by little ---LP “The Rolling Stones”
I’m a king bee ---LP “The Rolling Stones”
Carol ---LP “The Rolling Stones”
tell me ---LP “The Rolling Stones”
can I get a witness ---LP “The Rolling Stones”
you can make it if you try
---LP “The Rolling Stones”
walking the dog ---LP “The Rolling Stones”
Juin 1964, nouveau single : “it’s all over now (Womack-Womack)-good times bad times (Jagger-Richards)” (#1 UK-26 US).
méga succès pour les Stones qui décrochent leur premier numéro un, mais malgré une première tournée américaine, les USA ne semblent pas encore succomber à leurs charmes.
Août 1964, deuxième EP : “Five By Five”.
if you need me (Pickett-Bateman-Sanders)
empty heart (Jagger-Richards)
2120 South Michigan Avenue (Nanker-Phelge)
confessin’ the blues (Brown-Mcshann)
around and around (Berry)
Septembre 1964, single uniquement américain : “time is on my side (Meade)-congratulations (Jagger-Richards)” (#6 US).
Octobre 1964, deuxième album américain : “12 X 5” (#3 US).
TRACKLIST---provenance du titre :
around and around---EP “Five By Five”
confessin’ the blues---EP “Five By Five”
empty heart---EP “Five By Five”
time is on my side---SP
good times bad times---SP
it’s all over now---SP
2120 South Michigan Avenue---EP “Five By Five”
under the boardwalk (Resnick-Young)---inédit
congratulations---SP
grown up wrong (Jagger-Richards)---inédit
if you need me---EP “Five By Five”
Susie Q (Hawkins-Lewis-Broadwater)---inédit
Novembre 1964, single britannique : “little red rooster (Dixon)/off the hook (Jagger-Richards)” (#1 UK).
succès phénoménal et surprenant pour ce titre 100% blues.
Décembre 1964, single américain : “heart of stone (Jagger-Richards)/what a shame (Jagger-Richards)” (#19 US).
Premier 45 tours entièrement composé par Mick Jagger & Keith Richards
Janvier 1965, deuxième album anglais : “No. 2” (#1 UK), produit par Andrew Loog Oldham.
TRACKLIST :
everybody needs somebody to love
(Burke-Wexler-Russell)
down home girl (Leiber-Butler)
you can’t catch me (Berry)
time is on my side (Ragovoy)
what a shame (Jagger-Richards)
grown up wrong (Jagger-Richards)
down the road apiece (Don Raye)
under the boardwalk (Resnick-Young)
I can’t be satisfied (Morganfield)
pain in my heart (Neville)
off the hook (Jagger-Richards)
Susie Q (Hawkins-Lewis-Broadwater)
Musiciens Additionnels :
Jack Nitzsche : claviers
Ian Stewart : claviers
Février 1965, sortie du troisième album américain : “Now !” (#5 US).
TRACKLIST---Provenance du titre :
everybody needs somebody to love---LP “No.2”
down home girl ---LP “No.2”
you can’t catch me ---LP “No.2”
heart of stone---SP
what a shame ---LP “No.2”
I need you baby (aka Mona)
---LP “The Rolling Stones”
down the road apiece ---LP “No.2”
off the hook ---LP “No.2”
pain in my heart ---LP “No.2”
oh baby (Ozen)---inédit
little red rooster (Dixon)---SP
surprise surprise (Jagger-Richards)---inédit
Egalement en Février, nouveau single : “the last time (Jagger-Richards)/play with fire (Nanker-Phelge)” (#1 UK-#9 US).
Les Stones évoluent lentement de groupe de rhythm & blues en groupe pop avec ce titre, et trouvent enfin une identité propre.
Mai 1965, sortie du single qui va leur permettre de rencontrer le grand public : “satisfaction (Jagger-Richards)/the under assistant west coast promotion man (Jagger-Richards)” (#1 US).
Au mois de Juin, sort un maxi single live “Got Live If You Want It” :
we want The Stones (Nanker-Phelge)
everybody needs somebody to love (Burke-Wexler-Russell)
pain in my heart (Neville)
route 66 (Troup)
I’m moving on (Snow)
I’m alright (Jagger-Richards)
En Juillet, sortie du quatrième album Américain : “Out Of Our Heads” (#1 US).
TRACKLIST---Provenance du titre
mercy mercy (Covay-Miller)---inédit
hitch hike (Gaye-Stevenson-Paul)---inédit
the last time (Jagger-Richards)---SP
that’s how strong my love is (Jamison)---inédit
good times (Cooke)---inédit
I’m alright (Jagger-Richards)
---EP”Got Live If You Want It”
Satisfaction (Jagger-Richards)---SP
cry to me (Russell)---inédit
the under assistant west coast promotion man
(Jagger-Richards)---SP
play with fire (Nanker-Phelge)---SP
the spider and the fly (Jagger-Richards)---inédit
one more try (Jagger-Richards)---inédit
Août 1965, sortie anglaise du single “satisfaction (Jagger-Richards)/the spider and the fly (Jagger-Richards)” (#1 UK).
Septembre 1965, sortie du troisième album anglais : “Out Of Our Heads” (#2 UK).
Produit par Andrew Look Oldham.
TRACKLIST :
she said yeah (Jackson-Christy)
mercy mercy (Covay-Miller)
hitch hike (Gaye-Stevenson-Paul)
that’s how strong my love is (Jamison)
good times (Cooke)
gotta get away (Jagger-Richards)
talkin’ bout you (Berry)
cry to me (Russell)
oh baby (Ozen)
heart of stone (Jagger-Richards)
the under assistant west coast promotion man
(Jagger-Richards)
I’m free (Jagger-Richards)
Musiciens Additionnels :
Jack Nitzsche : claviers
Ian Stewart : claviers, percussions
JW Alexander : percussions
Un album encore très rhythm & blues, alors que les Stones sont déjà plus loin.
Ceci plus l’absence de hits explique peut-être que ce fut le premier album des Stones à ne pas atteindre la première place des hit parades.
Toujours en Septembre, sortie aux Etats-Unis du nouveau single : “get off of my cloud (Jagger-Richards)/I’m free (Jagger-Richards)” (#1 US), titre qui sort en Octobre en Angleterre : “get off of my cloud (Jagger-Richards)/the singer not the song (Jagger-Richards)” (#1 UK).
En Novembre, sortie du cinquième album américain : “December’s Children (And Everybody’s)” (#4 US).
TRACKLIST---Provenance du titre
she said yeah---LP “Out Of Our Heads”
talkin’ bout you ---LP “Out Of Our Heads”
you better move on---EP “The Rolling Stones”
look what you’ve done (Morganfield)---inédit
the singer not the song---SP
route 66---EP “Got Live If You Want It”
get off of my cloud---SP
I’m free---SP
as tears go by (Jagger-Richards-Oldham)
gotta get away ---LP “Out Of Our Heads”
blue turns to grey (Jagger-Richards)-inédit
I’m moving on---EP “Got Live If You Want It”
Jaloux du “yesterday” des Beatles, Jagger & Richards composent avec leur manager Andrew Oldham le titre “as tears go by” qui sera d’abord un hit pour Marianne Faithfull avant d’en faire une version qui sortira en single aux Etats-Unis en Décembre 1965 : “as tears go by (Jagger-Richards-Oldham)-gotta get away (Jagger-Richards)” (#6 US).
Février 1966, nouveau single : “19th nervous breakdown (Jagger-Richards)/as tears go by (Jagger-Richards-Oldham)” (#2 UK) et aux Etats-Unis : “19th nervous breakdown (Jagger-Richards)/sad day (Jagger-Richards)” (#2 US).
En Avril 1966, sortie du quatrième album anglais : “Aftermath” (#1 UK).
Produit par Andrew Loog Oldham.
TRACKLIST :
mother’s little helper
stupid girl
lady Jane
under my thumb
doncha bother me
goin’ home
flight 505
high and dry
out of time
it’s not easy
I am waiting
take it or leave it
think
what to do
(Jagger-Richards)
Musiciens Additionnels :
Jack Nitzsche : claviers, percussions
Ian Stewart : claviers
Premier album entièrement composé par Jagger-Richards et premier chef d’oeuvre.
“mother’s little helper/lady Jane” sortira en single en Juin aux Etats-Unis (#8 US).
Egalement en Avril sort le nouveau single américain : “paint it, black (Jagger-Richards)/stupid girl (Jagger-Richards)” (1 US), qui sortira en Mai en Angleterre : “paint it, black (Jagger-Richards)/long long while (Jagger-Richards)” (#1 UK).
Juin 1966, sortie du 6e album américain : “Aftermath” (#2 US).
TRACKLIST---Provenance des titres
paint it, black---SP
stupid girl---LP “Aftermath”
lady Jane ---LP “Aftermath”
under my thumb ---LP “Aftermath”
doncha bother me ---LP “Aftermath”
think ---LP “Aftermath”
flight 505 ---LP “Aftermath”
high and dry ---LP “Aftermath”
it’s not easy ---LP “Aftermath”
I am waiting ---LP “Aftermath”
goin’ home ---LP “Aftermath”
Septembre 1966, nouveau single : “have you seen your mother baby, standing in the shadow? (Jagger-Richards)/who’s driving your plane ? (Jagger-Richards)” (#5 UK-#9 US).
Deux titres psychédéliques sous une pochette choquante pour l’époque (les Stones déguisés en femmes), ce qui explique qu’il eut moins de succès que les singles précédents.
Novembre 1966, sortie aux Etats-Unis d’un premier album live : “Got Live If You Want It” (#6 US).
TRACKLIST :
under my thumb (Jagger-Richards)
get off of my cloud (Jagger-Richards)
lady Jane (Jagger-Richards)
not fade away (Petty-Hardin)
I’ve been loving you too long (Redding-Butler)
fortune teller (Neville)
the last time (Jagger-Richards)
19th nervous breakdown (Jagger-Richards)
time is on my side (Ragovoy)
I’m alright (Jagger-Richards)
have you seen your mother baby,
standing in the shadow? (Jagger-Richards)
satisfaction (Jagger-Richards)
Un album live intéressant, mais au son plutôt médiocre.
Sortie en Janvier 1967 du single : “let’s spend the night together (Jagger-Richards)/Ruby Tuesday (Jagger-Richards)” (#3UK-#1 US).
Lors de leur passage à l’Ed Sullivan Show, Les Stones sont forcés de changer le texte de “let’s spend the night together” (passons la nuit ensemble) à “let’s spend some time together” (passons du temps ensemble).
Le même mois, sortie de leur cinquième album anglais : “Between The Buttons” (#3 UK).
Produit par Andrew Loog Oldham.
TRACKLIST :
yesterday’s papers
my obsession
back street girl
connection
she smiled sweetly
cool, calm & collected
all sold out
please go home
who’s been sleeping here?
complicated
miss Amanda Jones
something happened to me yesterday
(Jagger-Richards)
Un album très pop 60’s à la Kinks ou Beatles, beaucoup de ballades (sublimes comme “back street girl”) et pratiquement aucun titre rock.
Qui se cache derrière “miss Amanda Jones” ? Amanda Lear of course.
“something happened to me yesterday” est le premier titre chanté par Keith Richards.
Cet album qui mérite d’être redécouvert est celui que Mick Jagger aime le moins.
L’album sort aux Etats-Unis (7e album) avec le même titre et la même pochette, mais une tracklist différente.
TRACKLIST---Provenance du titre
let’s spend the night together---SP
yesterday’s papers---LP “Between The Buttons”
Ruby Tuesday---SP
connection ---LP “Between The Buttons”
she smiled sweetly ---LP “Between The Buttons”
cool, calm & collected ---LP “Between The Buttons”
all sold out ---LP “Between The Buttons”
my obsession ---LP “Between The Buttons”
who’s been sleeping here ---LP “Between The Buttons”
complicated ---LP “Between The Buttons”
miss Amanda Jones ---LP “Between The Buttons”
something happened to me yesterday ---LP “Between The Buttons”
Au Printemps, les Rolling Stones arrêtent les tournées.
On les accuse beaucoup à l’époque de suivre voire d’imiter les Beatles.
Jagger et Richards sont d’ailleurs présent lors de l’enregistrement de “all you need is love”, Mick Jagger accompagne même les Beatles à Bangor pour voir le Maharishi.
La légende veut que Lennon et Mccartney aient chanté sur “Ruby Tuesday” (une des voix en tout cas ressemble à celle de John) et sur “we love you”.
Mais c’est également au Printemps que les Stones sont arrêtés pour possession de stupéfiants.
Mick Jagger et Keith Richards d’abord (les Who enregistreront un single “the last time/under my thumb” en réaction), puis ce sera au tour de Brian Jones.
En Juin 1967, sortie du 8e et dernier album uniquement américain : “Flowers” (#3 US).
TRACKLIST---provenance du titre
Ruby Tuesday---SP
have you seen your mother baby,
standing in the shadow---SP
let’s spend the night together---SP
lady Jane---LP “Aftermath”
out of time---LP “Aftermath”
my girl (Robinson-White)---inédit
back street girl---LP “Between The Buttons”
please go home---LP “Between The Buttons”
mother’s little helper---LP “Aftermath”
take it or leave it---LP “Aftermath”
ride on baby (Jagger-Richards)---inédit
sittin’ on a fence (Jagger-Richards)---inédit
En Août 1967, sortie du nouveau single : “we love you (Jagger-Richards)/dandelion (Jagger-Richards)” (#8 UK-#14 US).
Un titre en réponse à leur emprisonnement, très psychédélique, ce qui explique son manque de succès.
Jaloux que les Beatles aient pu sortir un album phare comme “Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band”, les Stones décident d’enregistrer ce qui doit être son rival direct.
Malheureusement, les Stones sur le déclin, qui viennent en plus de remercier Andrew Oldham, sont en roue libre et livrés à eux mêmes, vont enregistrer l’album le plus fouillis de leur carrière.
Décembre 1967, sortie du chef d’oeuvre annoncé, qui se révèle être passablement médiocre :
“Their Satanic Majesties Request” (#3 UK-#2 US).
Produit par les Rolling Stones.
TRACKLIST :
sing this all together (Jagger-Richards)
citadel (Jagger-Richards)
in another land (Wyman)
2000 man (Jagger-Richards)
sing this all together
-see what happens (Jagger-Richards)
she’s a rainbow (Jagger-Richards)
the lantern (Jagger-Richards)
gomper (Jagger-Richards)
2000 light years from home (Jagger-Richards)
on with the show (Jagger-Richards)
Musicien Additionnel :
Nicky Hopkins : claviers
Sur les premières éditions du disque, la photo du groupe était en 3D.
C’est le premier album des Stones à sortir de manière identique en Europe comme aux Etats-Unis.
Appelé à la rescousse, John Paul Jones (futur Led Zeppelin) arrangea la chanson “she’s a rainbow” afin d’en faire un hit.
le single “she’s a rainbow/2000 light years from home” atteignit péniblement la 25e place des charts US.
Egalement sortie du single : “in another land/the lantern”, sortit sous le nom de Bill Wyman, qui n’entra même pas dans les charts.
Quelques grands titres malgré tout : “citadel”, “she’s a rainbow” et surtout ”2000 light years from home”.
Déçu d’eux mêmes, et résolus à ne pas disparaître dans l’ombre des Beatles, les Stones décident au Printemps 1968 de revenir à leurs racines : le rock’n’roll et le blues.
Mai 68, c’est un coup de tonnerre qui retentit (et pas qu’à Paris), le nouveau single des Stones qui veulent prouver au monde qu’ils sont de retour et pour longtemps :
“Jumpin’ Jack Flash (Jagger-Richards)/child of the moon (Jagger-Richards)” (#1 UK-#3 US).
Exit les frasques psychédéliques (au grand dam de Brian Jones), les Stones réinventent le rock’n’roll avec ce nouveau classique et préparent les années 70.
Dès Juillet, le nouvel album est prêt, mais des problèmes avec la pochette font que la sortie est repoussée en fin d’année (Spinal Tap anyone?).
En Août 1968, nouveau single extrait de ce nouvel album tant attendu : “street fighting man (Jagger-Richards)/no expectations (Jagger-Richards)” (#48 US).
“street fighting man” parle bien évidemment des événements de Mai 68 en France.
Décembre 1968, sortie du nouvel album avec pochette minimaliste : “Beggar’s Banquet” (#3 UK-#5 US).
Produit par Jimmy Miller.
TRACKLIST :
sympathy with the devil (Jagger-Richards)
no expectations (Jagger-Richards)
dear doctor (Jagger-Richards)
parachute woman (Jagger-Richards)
jigsaw puzzle (Jagger-Richards)
street fighting man (Jagger-Richards)
prodigal son (Wilkins)
stray cat blues (Jagger-Richards)
factory girl (Jagger-Richards)
salt of the Earth (Jagger-Richards)
Premier album produit par Jimmy Miller qui produira les meilleurs album des Stones.
Brian Jones est clairement eclipsé sur cet album, mais lui même est “ailleurs”.
Jean-Luc Godard filmera l’enregistrement de “sympathy for the devil” pour un documentaire qui ne sortira qu’au début des années 80 : “One Plus One”.
Un grand album qui relance la carrière des Stones.
En Décembre 1968, Les Stones préparent une grande émission de télévision pour Noël : “Rolling Stones Rock’n’Roll Circus” avec en invités vedettes : Jethro Tull, Les Who, Taj Mahal, Marianne Faithfull et surtout un supergroupe regroupant John Lennon, Keith Richards, Eric Clapton et Mitch Mitchell pour finir avec les Stones eux mêmes pour un mini concert.
Les Stones jouent : “jumpin’ Jack Flash”, “parachute woman”, “no expectations”, “you can’t always get what you want” (de l’album à venir), “sympathy for the devil” et terminent avec “salt of the earth”.
Nicky Hopkins (piano) et Rocky (percussions) les accompagnent.
Mais les Stones sont un peu rouillés et Brian Jones n’est vraiment pas au meilleur de sa forme.
Qui plus est, les Who se sont surpassés avec un “a quick one while he’s away” d’anthologie.
Les Stones décident alors de bloquer sa diffusion et il faudra attendre 1995 pour pouvoir découvrir le disque et le film.
Février 1969, les Stones sont de retour en studio pour l’enregistrement d’un nouveau disque, bien décidé de repartir en tournée pour la première fois en deux ans.
Or Brian Jones n’est absolument pas en état de subire une tournée américaine avec ce que cela comporte de pression et de fatigues.
Qui plus est, il ne vient que très rarement en studio, les Stones ayant recours à d’autres musiciens comme Ry Cooder, Gram Parsons ou Mick Taylor entre autres.
En Juin 1969, la décision est prise, Brian Jones quitte les Rolling Stones.
Un mois plus tard, le 3 Juillet 1969, il est retrouvé mort dans sa piscine.
Causes officielles : mort accidentelle.
prophéties ? :
Lennon avait déclaré quelques années plus tôt : “si les Stones se séparent, ce sera sur le cadavre de Brian Jones”.
En 1967, Serge Gainsbourg écrit pour France Gall la chanson “teenie weenie boppie” dans laquelle Mick Jagger se noie dans la Tamise.
Les Stones vont continuer pendant de nombreuses années, mais quelque part, ce ne sera plus le même groupe, plus professionnel peut-être, mais moins arty, moins pop, moins expérimental.
Sans Brian Jones, les Stones perdent un peu de cette folie psychédélique typique du Swinging London.
© Pascal Schlaefli
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Publié le 08/07/2008 à 12:00 par rockclassics
Publié le 01/07/2008 à 12:00 par rockclassics
Roger Daltrey : chant
Pete Townshend : chant, guitare, claviers
Depuis 1999, les Who ont retrouvé une deuxième jeunesse, et rien désormais ne pourra les empêcher de continuer de jouer, ni même la mort de John Entwistle, maillon essentiel pourtant de la musique des Who.
En 2004, pour la compilation “Then & Now” les deux survivants des Who enregistrent deux nouveaux titres :
Real Good Looking Boy (Townshend-Creatore-Peretti-Weiss)
Old Red Wine (Townshend)
Musiciens additionnels :
Simon Townshend : guitare et claviers (sur “real good looking boy”)
John Rabbit Bundrick : claviers
Greg Lake : basse (sur “real good looking boy”)
Pino Palladino : basse (sur “old red wine”)
Zak Starkey : batterie
Peu après, les Who (avec Bundrick, Palladino et Starkey) démarrent une nouvelle tournée, annonçant la sortie prochaine d’un nouvel album, album qui sera maintes fois repoussé.
En 2005, les Who jouent au festival Live 8, accompagnés par Damon Minchella (basse) et Steve White (batterie).
Nouvelle tournée triomphale des Who début 2006, alors qu’un premier single “wire and glass” version courte, est extrait du futur album.
Inclus sur certaines versions du nouvel album, un nouveau live : “The Who Live At Lyon” enregistré le 17 Juillet 2006.
TRACKLIST :
the seeker (Townshend)
who are you (Townshend)
Mike Post theme (Townshend)
relay (Townshend)
greyhound girls (Townshend)
naked eye (Townshend)
won’t get fooled again (Townshend)
Musiciens additionnels :
Simon Townshend : guitare
John Rabbit Bundrick : claviers
Pino Palladino : basse
Zak Starkey : drums
Octobre 2006, le nouvel album studio des Who, 24 ans après “It’s Hard”, : “Endless Wire” (#9 UK-#7 US), produit par Pete Townshend.
TRACKLIST :
fragments (Townshend-Ball)
a man in a purple dress (Townshend)
Mike Post theme (Townshend)
in the ether (Townshend)
black widow’s eyes (Townshend)
two thousand eyes (Townshend)
God speaks of Marty Robbins
(Townshend)
it’s not enough (Townshend-Fuller)
you stand by me (Townshend)
“Wire And Glass” mini-rock opera
sound round (Townshend)
pick up the peace (Townshend)
unholy trinity (Townshend)
Trilby’s piano (Townshend)
endless wire (Townshend)
fragments of fragments (Townshend-Ball)
we got a hit (Townshend)
they made my dream come true (Townshend)
mirror door (Townshend)
tea and theatre (Townshend)
we got a hit-version longue (Townshend)
endless wire-version longue (Townshend)
Musiciens additionnels :
Simon Townshend : choeurs
John Rabbit Bundrick : claviers
Pino Palladino : basse
Zak Starkey : batterie
Peter Huntington : batterie
Billy Nichols : choeurs
Lawrence Ball : musique electronique
Rachel Fuller : claviers
Gill Morley : violon
Brian Wright : violon
Elen Blair : viole
Vicky Matthews : violoncelle
Stuart Ross : basse
Jolyon Dixon : guitare
Analyse : est-ce un bon album?
Soyons clair, cet album n’est ni “Tommy” ni “Who’s Next”, mais ce n’est pas non plus “It’s Hard”.
“Endless Wire” est très certainement un excellent album, et Townshend a toujours autant de choses à dire, mais qu’attendre d’un nouvel album studio des Who?
Là est le problème.
Je serais curieux de savoir si les fans hardcore ont beaucoup écouté cet album ou comme moi, l’ont écouté une ou deux fois avant de le ranger définitivement dans la bibliothèque ?
Oui “Endless Wire” se laisse écouter, sans plus, comme un bon disque solo de Pete Townshend.
Non Entwistle et Moon ne sont plus là et c’est là toute la différence, car je doute que Daltrey et Townshend puissent faire mieux dans le futur.
Nouvelle tournée 2006/2007, toujours avec Simon Townshend, Rabbit, Palladino et Zak.
En 2007, nouveau rockumentaire exceptionnel sur les Who “Amazing Journey” et que je conseille aux fans.
2008 : les Who se préparent à une nouvelle tournée et un nouvel album....
ROCK IS DEAD.....LONG LIVE ROCK
© Pascal Schlaefli
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Publié le 28/06/2008 à 12:00 par rockclassics
Roger Daltrey : chant
Pete Townshend : chant, guitare, claviers
John Entwistle : chant, basse, claviers, cuivres
En 1989, les fans ont la surprise de découvrir sur le nouvel opéra rock de Pete Townshend “The Iron Man”, deux titres interprétés par les Who (accompagnés par le batteur Simon Philips) :
dig (Townshend)
fire (Brown-Crane-Kerr-Finesilver)
La même année, les Who démarrent une nouvelle tournée pour fêter les 20 ans de Tommy et leurs 25 ans de carrière.
Pete Townshend connaissant de sévères problèmes d’ouïe, ne peut pas jouer de guitare électrique et le groupe doit baisser l’intensité de son volume sonore sur scène.
Pour compenser, le groupe s’adjoint une dizaine de musiciens et choristes sur scène, débutant la période que j’ai nommé “The Big Band Who”.
Une vidéo et un double live tirés de cette tournée verront le jour en Mars 1990 : “Join Together” (#180 US), produit par Bob Clearmountain, Clive Franks et Billy Nichols.
TRACKLIST :
overture (Townshend)
1921 (Townshend)
amazing journey (Townshend)
sparks (Townshend)
eyesight to the blind (Williamson)
christmas (Townshend)
cousin Kevin (Entwistle)
the acid queen (Townshend)
pinball wizard (Townshend)
do you think it’s alright? (Townshend)
fiddle about (Entwistle)
there’s a doctor (Townshend)
go to the mirror (Townshend)
smash the mirror (Townshend)
Tommy can you hear me? (Townshend)
I’m free (Townshend)
miracle cure (Townshend)
Sally Simpson (Townshend)
sensation (Townshend)
Tommy’s holiday camp (Moon)
we’re not gonna take it (Townshend)
eminence front (Townshend)
face the face (Townshend)
dig (Townshend)
I can see for miles (Townshend)
a little is enough (Townshend)
5:15 (Townshend)
love, reign o’er me (Townshend)
trick of the light (Entwistle)
rough boys (Townshend)
join together (Townshend)
you better you bet (Townshend)
behind blue eyes (Townshend)
won’t get fooled again (Townshend)
Musiciens additionnels :
Steve Bolton : guitare
John Rabbit Bundrick : claviers
Simon Phillips : batterie
Jody Linscott : percussions
Simon Clarke : cuivres
Tim Sanders : cuivres
Roddy Lorimer : cuivres
Simon Gardner : cuivres
Neil Sidwell : cuivres
Chyna : choeurs
Billy Nichols : choeurs
Cleveland Watkiss : choeurs
L’impression qui ressort à l’écoute de cet album, encore plus lorsque l’on regarde la vidéo, est celle d’un groupe vieillissant, très éloigné de celui qui donna “Live At Leeds”.
Le premier album est composé de la quasi intégralité de “Tommy”, le deuxième offrant quelques inédits et des titres plus récents comme “eminence front”, seul réussite de l’album “It’s Hard”.
“face the face”, “dig”, “a little is enough” et “rough boys” viennent des disques solos de Townshend.
En 1991, pour l’album tribute en l’honneur d’Elton John et Bernie Taupin, “Two Rooms”, les Who enregistrent une version de “saturday night’s alright for fighting (John-Taupin)” qui sortira en single et recevra un certain succès.
Il s’agit du dernier titre studio enregistré avec John Entwistle.
En 1994, Roger Daltrey démarre une tournée “Daltrey Sings Townshend” avec un groupe composé de John Entwistle, Simon Townshend (le frère de Pete à la guitare), John Rabbit Bundrick (claviers) et Zak Starkey (batterie).
En 1996, nouvelle reformation des Who style “Big Band” pour une nouvelle tournée où ils rejouent l’intégralité de “Quadrophenia”.
A cette occasion, les Who sont accompagnés par :
Simon Townshend (guitare)
David Gilmour (guitare mais en invité sur certains concerts seulement)
Geoff Whitehorn (guitare)
John Rabbit Bundrick (claviers)
Jon Carin (claviers)
Zak Starkey (batterie)
plus des cuivres et des choristes.
Il faudra attendre 2006 pour voir ces concerts en DVD.
En 1999, Townshend ayant vaincu ses problèmes d’ouïes, les Who se reforment en quintet (avec Rabbit et Zak), et OH surprise, semblent avoir rajeuni.....la tournée de 1999 sera triomphale et donnera un double album live “Blues To The Bush” que l’on ne peut acheter que sur le site musicmaker.com.
Pour cette raison, je ne le considère pas comme un live officiel....
Cette tournée se termine avec un concert géant au Royal Albert Hall en Novembre 2000 avec de nombreux invités prestigieux.
En Octobre 2001, après la destruction des tours du World Trade Center, les Who participent au “Concert For New York City” dans lequel ils jouent :
who are you (Townshend)
Baba O’Riley (Townshend)
behind blue eyes (Townshend)
won’t get fooled again (Townshend)
Bizarrement ces quatre titres vont rapidement redevenir à la mode :
“who are you” va devenir le générique de la série “CSI (les experts)”
“won’t get fooled again” celui de “CSI : Miami”
“Baba O’Riley” celui de “CSI : NY (Les Experts Manhattan)”
et “behind blue eyes” sera repris (assez mal d’ailleurs) par Limp Bizkit.
En 2002, les Who retrouvent la scène et donnent un nouveau concert au Royal Albert Hall en Février, avant d’attaquer une nouvelle tournée américaine.
Le 27 Juin 2002, la veille de leur premier concert à Las Vegas, John Entwistle meurt d’une crise cardiaque dans sa chambre d’hôtel après une prise de cocaïne.
En 2003, les Who publient un triple CD live, “Live At The Royal Albert Hall”.
TRACKLIST :
Concert du 27 Novembre 2000 :
I can’t explain (Townshend)
anyway anyhow anywhere
(Daltrey-Townshend)
pinball wizard (Townshend)
relay (Townshend)
my wife (Entwistle)
the kids are alright (Townshend)
Mary Anne with the shaky hand
(Townshend)
bargain (Townshend)
magic bus (Townshend)
who are you (Townshend)
Baba O’Riley (Townshend)
drowned (Townshend)
heart to hang onto (Townshend)
so sad about us (Townshend)
I’m one (Townshend)
getting in tune (Townshend)
behind blue eyes (Townshend)
you better you bet (Townshend)
the real me (Townshend)
5:15 (Townshend)
won’t get fooled again (Townshend)
substitute (Townshend)
let’s see action (Townshend)
my generation (Townshend)
see me feel me-listening to you (Townshend)
Concert du 8 Février 2002 :
I’m free (Townshend)
I don’t even know myself (Townshend)
summertime blues (Cochran-Capehart)
young man blues (Allison)
Musiciens additionnels :
John Rabbit Bundrick (claviers)
Zak Starkey (batterie)
Invités :
Nigel Kennedy (violon sur “Baba O’Riley”)
Paul Weller (chant, guitare sur “So Sad About Us”)
Eddie Vedder (chant sur “I’m One”, “Getting In Tune”, “Let’s See Action” & “See Me Feel Me-Listening To You”)
Bryan Adams (chant sur “Behind Blue Eyes” & “See Me Feel Me-Listening To You”)
Noel Gallagher (guitare sur “Won’t Get Fooled Again”)
Kelly Jones (chant sur “Substitute”)
Pour ceux qui ne le sauraient pas, Zak Starkey est le fils de Ringo Starr, et il est pour moi, le premier batteur à approcher un peu le style du grand Keith Moon.
Le troisième CD (du 8 février 2002) sont les derniers enregistrements live des Who avec John Entwistle.
Un inédit : “heart to hang onto”.
Bref, un très bon live, qui efface de nos mémoires la période Big Band, avec un groupe qui a retrouvé ses couilles.
© Pascal Schlaefli
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Publié le 25/06/2008 à 12:00 par rockclassics
Roger Daltrey : chant
Pete Townshend : chant, guitare, claviers
John Entwistle : chant, basse, claviers, cuivres
Kenney Jones : batterie
Malgré la mort de Keith Moon, 1979 est une grande année pour les Who.
Deux films : “Quadrophenia” et “The Kids Are Alright” accompagnés par deux doubles albums et une nouvelle tournée triomphale, dans laquelle ils présentent leur nouveau batteur et ami de longue date, Kenney Jones, batteur des Small Faces (65/68 et 77/78) et des Faces (70/74).
Les Who sont accompagnés en plus d’un cinquième membre : John Rabbit Bundrick aux claviers, ex-KKTR (1972), Free (1973) et l’album “Rough Mix” de Townshend & Ronnie Lane (également ex-Small Faces/Faces).
Le 3 Décembre, lors d’un concert à Cincinnati, 11 fans meurent lors d’une bousculade à l’ouverture des portes.
Même si les Who ne sont pas directement responsable, ce drame entache une tournée jusque là parfaitement réussie, et qui se termine par une série de concerts fin Décembre à Londres en faveur du peuple Cambodgien, avec d’autres grands noms comme Wings, The Clash, Queen, The Pretenders, Elvis Costello, Rockpile et Robert Plant ou Ian Dury et se terminant avec un concert du Rockestra, un supergroupe mené par Paul McCartney.
Le double album live et le film “Concert For Kampuchea” sortira en 1981 avec trois titres des Who :
sister disco (Townshend)
behind blue eyes (Townshend)
see me feel me (Townshend)
Malheureusement, l’album n’a jamais été réédité.
En 1980 les Who, ainsi que John Rabbit Bundrick, participent individuellement à la bande originale du film “McVicar” avec Roger Daltrey dans le rôle titre, musique écrite par Jeff Wayne.
Mars 1981, premier album des Who sans Keith Moon : “Face Dances” (#2 UK-#4 US), produit par Bill Szymczyk.
TRACKLIST :
you better you bet (Townshend)
don’t let go the coat (Townshend)
cache cache (Townshend)
the quiet one (Entwistle)
did you steal my money (Townshend)
how can you do it alone (Townshend)
daily records (Townshend)
you (Entwistle)
another tricky day (Townshend)
Musicien additionnel :
John Rabbit Bundrick : claviers
(crédité sur l’album comme inspirateur de “another tricky day” mais pas en tant que musicien)
Peu importe les critiques, j’ai toujours adoré cet album.
Certes il n’y a plus Keith Moon pour mettre le chaos dans les belles chansons de maître Townshend, mais les Who s’adaptent à la situation et proposent un album un peu plus calme, mais tout aussi intéressant.
Le son est plus clair aussi, dû très certainement au producteur Bill Szymczyk, le producteur des Eagles.
Et le nouveau batteur?
Le véritable problème de Kenney Jones n’est pas qu’il soit un bon ou un mauvais batteur, c’est qu’il lui manque simplement un peu de la folie qui animait son prédécesseur et les Who retombent au niveau d’un groupe de rock mainstream, ni plus ni moins.
Et la musique dans tout ça?
Pour moi les Who livrent un bien meilleur album que “Who Are You”, atteignant le niveau d’un “Who By Numbers”, Pete Townshend montrant qu’il est encore largement capable d’écrire de grandes chansons.
“you better you bet” fut un succès moyen mais j’adore le passage ironique (je pense à ton corps et je me saoule au son d’un vieux T.Rex.....qui sera le prochain ?)
J’aime aussi beaucoup “cache cache”, “how can you do it alone”, “another tricky day” et les deux excellents titres d’Entwistle, mais mon titre préféré reste “daily records”, et la grande question que je me pose à chaque écoute : pourquoi ce titre n’est-il pas devenu l’un de leurs classiques?
Deux singles :
“you better you bet” (#9 UK-#18 US)
“don’t let go the coat” (#47 UK-#84 US) grosse erreur d’avoir préféré ce titre à “daily records” mais ce n’est que mon avis.
Les Who semblent prêt à affronter cette nouvelle décennie, mais les choses tournent très vite assez mal.
Fin 1981, les Who annoncent leur séparation prochaine et démarrent une tournée d’adieu qui sera encore une fois triomphale.
Après une altercation avec Daltrey, John Rabbit Bundrick est viré des Who, remplacé par Tim Gorman.
Puis les Who publient leur dernier album avec cette formation, le dernier album studio avec John Entwistle, le dernier tout simplement avant 24 ans.
“It’s Hard” (#11 UK-#8 US), produit par Glyn Johns, et publié en Septembre 1982.
TRACKLIST :
Athena (Townshend)
it’s your turn (Entwistle)
cook’s county (Townshend)
it’s hard (Townshend)
dangerous (Entwistle)
eminence front (Townshend)
I’ve known no war (Townshend)
one life’s enough (Townshend)
one at a time (Entwistle)
why did I fall for that (Townshend)
a man is a man (Townshend)
cry if you want (Townshend)
Musiciens additionnels :
Andy Fairweather-Low : guitare
Tim Gorman : claviers
Etrange, cet album a de tout temps reçut de bonnes critiques, alors que je l’ai toujours détesté.
C’est bizarre comme quelquefois on est à contre courant complet des critiques dites “officielles”.
Cet album sent la fin de contrat à plein nez, l’album de plus que le groupe est forcé de produire, Townshend ne se casse d’ailleurs pas les noix à fournir des classiques comme dans chaque album des Who, et un seul titre restera à la postérité, le très beau “eminence front”, chanté par Townshend, qui a reçu un deuxième jeunesse lorsqu’il a été utilisé pour le jeu vidéo “GTA-San Andreas”.
Les Who retrouvent leur producteur d’antan Glyn Johns qui comme pour “Who Are You” noie les chansons sous des tonnes de synthés.
La pochette particulièrement laide montre un jeune garçon des années 80 jouer à un jeu vidéo, une référence plutôt obscure à Tommy.
Trois singles en sont extraits :
“Athena” (#40 UK-#28 US)
“eminence front” (#68 US)
“it’s hard” (aucun succès)
Cette période est pour moi la pire de toute l’histoire des Who : un groupe aussi fabuleux que les Who qui se séparent sur un album aussi médiocre, c’est franchement rageant, mais ce n’est rien en comparaison avec le relookage qu’ils subissent cette année-là, pour l’album et pour la dernière tournée avec coupes de cheveux à la mode et fringues correspondantes.
Quand je vois des images de cette tournée avec un Pete Townshend que l’on croirait tout juste sorti de chez Duran Duran, mon estomac se retourne à chaque fois.
Décembre 1982 : dernier concert et séparation officielle des Who.
---
Novembre 1984, sortie d’un double album live issus de cette dernière tournée : “Who’s Last” (#48 UK-#81 US).
TRACKLIST :
my generation (Townshend)
I can’t explain (Townshend)
substitute (Townshend)
behind blue eyes (Townshend)
Baba O’Riley (Townshend)
Boris the spider (Entwistle)
who are you (Townshend)
pinball wizard (Townshend)
see me feel me (Townshend)
love reign o’er me (Townshend)
long live rock (Townshend)
long live rock-reprise (Townshend)
won’t get fooled again (Townshend)
Dr. Jimmy (Townshend)
magic bus (Townshend)
summertime blues (Cochran-Capehart)
twist and shout (Russell-Medley)
Musicien additionnel :
Tim (Jim) Gorman : claviers
Un album live qui sans être mauvais manque encore une fois de la folie qui habitait les live précédents, mais qui offre un bon aperçu de la carrière des Who, et quelques bons moments (long live rock-twist and shout), évitant soigneusement et sagement les titres les plus récents.
Juillet 1985, les Who se reforment (avec Rabbit cette fois-ci), pour le festival Live Aid de Wembley.
Ils y interprètent :
my generation (Townshend)
pinball wizard (Townshend)
love reign o’er me (Townshend)
won’t get fooled again (Townshend)
Le groupe n’ayant pas pris suffisamment de temps pour répéter, leur prestation ne fut pas particulièrement remarquable (sans compter les problèmes techniques), et Townshend lui même fut suffisamment déçu pour déclarer que les Who étaient définitivement finis.
Ce fut en tout cas le dernier concert des Who avec Kenney Jones.
© Pascal Schlaefli
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Publié le 23/06/2008 à 12:00 par rockclassics
Janvier 1965, premier single : “I Can’t Explain” (#8 UK-#93 US).
A : I can’t explain (Townshend)
B : bald headed woman (Talmy)
Premier carton pour le groupe.
Jimmy Page joue sur “bald headed woman”.
Les Who se singularisent d’emblée dès leurs premières apparitions télévisées, par le jeu de dément de Keith Moon, et les moulinets de Pete Townshend.
Mai 1965, deuxième single : “Anyway Anyhow Anywhere” (#10 UK).
A : anyway anyhow anywhere (Daltrey-Townshend)
B : daddy rolling stone (Blackwell)
La version américaine propose en face B : anytime you want me (Ragovoy-Mimms)
En Novembre, après un concert particulièrement houleux, Roger Daltrey quitte les Who.......
....Mais les réintègre quelques jours plus tard.
Novembre 1965, sortie du single “My Generation” (#2 UK-# 74 US).
A : my generation (Townshend)
B : shout and shimmy (Brown)
Leur plus grand succès anglais.
Véritable manifeste punk 12 ans avant l’heure (J’espère mourir avant d’être vieux), ce titre fait également référence aux pilules “purple hearts”, la drogue préférée des mods et dont l’effet secondaire était le bégaiement.
Décembre 1965 : premier album, “My Generation” (#5 UK), produit par Shel Talmy.
TRACKLIST :
out in the streets (Townshend)
I don’t mind (Brown)
the good’s gone (Townshend)
la la la lies (Townshend)
much too much (Townshend)
my generation (Townshend)
the kids are alright (Townshend)
please please please (Brown-Terry)
it’s not true (Townshend)
I’m a man (McDaniel)
a legal matter (Townshend)
the ox (Townshend-Entwistle-
-Moon-Hopkins)
Musicien additionnel :
Nicky Hopkins : claviers
Un album encore très rhythm’n’blues qui établit une fois pour toutes Pete Townshend comme principal compositeur du groupe.
“the ox” est également le surnom de John Entwistle.
En plus de “my generation”, deux autres singles en seront issus en 1966 : “a legal matter” (# 32 UK) et “the kids are alright” (#41 UK).
Les Who quittent Decca/Brunswick pour créer leur propre label : “Reaction”, distribué par Polydor.
Mars 1966, nouveau single : “Substitute” (#5 UK).
A : substitute (Townshend)
B : circles (Townshend)
“circles” est également appelé “instant party” sur d’autres éditions, mais il s’agit bien de la même chanson.
Certains singles seront mis en vente avec en face B le titre : “waltz for a pig” dont je n’ai trouvé aucune traces sur aucune compilation du groupe...un titre mystère.
Avril 1966, les américains publient un premier album : “The Who Sings My Generation” sans grand succès.
TRACKLIST :
out in the streets (Townshend)
I don’t mind (Brown)
the good’s gone (Townshend)
la la la lies (Townshend)
much too much (Townshend)
my generation (Townshend)
the kids are alright (Townshend)
please please please (Brown-Terry)
it’s not true (Townshend)
the ox (Townshend-Entwistle-
-Moon-Hopkins)
a legal matter (Townshend)
circles (instant party) (Townshend)
Musicien additionnel :
Nicky Hopkins : claviers
Août 1966, nouveau single : “I’m A Boy” (#2 UK).
A : I’m a boy (Townshend)
B : in the city (Entwistle-Moon)
Un titre qui semble précurseur de “Tommy”, puisqu’il parle d’abus sur un jeune garçon.
Une mère de famille veut quatre filles, mais n’a que trois filles et un garçon.
Elle force alors le garçon à s’habiller en fille.....
Novembre 1966, les Who participent à une émission spéciale de “Ready Steady Go”, et décident de publier un maxi single dans la foulée : “Ready Steady Who”.
TRACKLIST
circles (Townshend)
disguises (Townshend)
Batman (Berry-Altfield-Weider)
Bucket T (Altfield-Christian-Torrence)
Barbara Ann (Fassert)
“Barbara Ann” est chanté par Keith Moon qui est un fan absolu de surf musique et des Beach Boys en particulier.
Décembre 1966, nouveau single : “Happy Jack” (#3 UK-#24 US).
A : happy Jack (Townshend)
B : I’ve been away (Entwistle)
Premier succès conséquent aux Etats-Unis.
La légende veut que les Who eurent toutes les peines du monde à finir d’enregistrer ce titre, Keith Moon cassant tout dans le studio.
Le même mois, sortie de leur deuxième album anglais : “A Quick One” (#4 UK), produit par Kit Lambert.
TRACKLIST :
run run run (Townshend)
Boris the spider (Entwistle)
I need you (Moon)
whiskey man (Entwistle)
heatwave (Holland-Dozier-Holland)
cobwebs and strange (Moon)
don’t look away (Townshend)
see my way (Daltrey)
so sad about us (Townshend)
a quick one while he’s away
(Townshend)
Souvent considéré comme un album médiocre, j’ai personnellement un faible pour ce disque qui met en avant les talents de John Entwistle (le fabuleux “Boris the spider”) et Keith Moon (le délirant “cobwebs and strange”).
Roger Daltrey écrit l’une de ses rares compositions (le faiblard “see my way”) et Townshend se surpasse dans son premier opera-rock : “a quick one while he’s away” qui deviendra dès 1968 l’un des points forts des Who sur scène.
Avril 1967, nouveau single : “Pictures Of Lily” (#4 UK-#51 US).
A : pictures of Lily (Townshend)
B : doctor doctor (Entwistle)
Au cas où vous ne l’auriez pas compris, cette chanson parle des joies et des effets bienfaiteurs de la masturbation...LooooOOOooooL
En Mai 1967, les américains publient un deuxième album : “Happy Jack” (#67 US).
TRACKLIST :
run run run (Townshend)
Boris the spider (Entwistle)
I need you (Moon)
whiskey man (Entwistle)
cobwebs and strange (Moon)
happy Jack (Townshend)
don’t look away (Townshend)
see my way (Daltrey)
so sad about us (Townshend)
a quick one while he’s away
(Townshend)
Lorsque les Rolling Stones se font emprisonner pour possession de drogue, les Who sautent sur leurs instruments pour enregistrer un single en soutien : “The Last Time” (#44 UK) qui sort en Juin.
A : the last time (Jagger-Richards)
B : under my thumb (Jagger-Richards)
Un disque enregistré dans l’urgence, sans John Entwistle en vacances, Pete Townshend le remplaçant à la basse, pour un résultat plutôt médiocre.
Pas grave, c’est le geste qui compte après tout.
Toujours en Juin, première tournée américaine et participation remarquée au festival de Monterey.
Décembre 1967, troisième album anglais ET américain : “The Who Sell Out” (#13 UK-#48 US), produit par Kit Lambert.
TRACKLIST :
Armenia city in the sky (Keene)
Heinz baked beans (Entwistle)
Mary Anne with the shaky hand
(Townshend)
Odorono (Townshend)
tattoo (Townshend)
our love was (Townshend)
I can see for miles (Townshend)
can’t reach you (Townshend)
medac (Entwistle)
relax (Townshend)
Silas Stingy (Entwistle)
sunrise (Townshend)
Rael (Townshend)
Une pochette géniale qui fit scandale à l’époque (Les Who se vendent!!!).
Les chansons sont entrecoupées de jingles de pub pour leurs instruments de musique ou de stations de radio pirates comme radio London.
Plusieurs titres sont d’ailleurs de fausses pubs comme “Heinz baked beans” pour les haricots en boîtes, “odorono” contre les mauvaises odeurs, “medac” contre les vilains points noirs ou “relax” pour mieux lutter contre la constipation.
Bref les Who s’amusent comme des fous et nous offrent leur premier chef d’oeuvre, qui se termine sur un nouveau mini opera rock : “Rael”, dont la deuxième partie sera récupérée pour “Tommy”.
Le titre “Armenia city in the sky” est l’oeuvre de John “Speedy” Keene, le futur fondateur du groupe Thunderclap Newman (avec Jimmy McCulloch futur Wings), groupe produit et managé par Pete Townshend.
“Mary Anne with the shaky hand” est ici en version acoustique, mais une version électrique existe également.
“I can see for miles” est publié en single (#10 UK-#9 US) avec en face B “someone’s coming (Entwistle)”.
Malgré son évidente qualité, cet album marque une nette baisse de succès pour les Who, et l’année 1968 sera celle d’une quasi absence dans les hit parades, sans compter que le groupe est au bord de la séparation.
Mars 1968, single uniquement américain : “Call Me Lightning” (#40 US).
A : call me lightning (Townshend)
B : Dr. Jekyll & Mr. Hyde (Entwistle).
Juin 1968, nouveau single, uniquement anglais celui-ci : “Dogs” (#25 UK).
A : dogs (Townshend)
B : call me lightning (Townshend)
Septembre 1968, nouveau single : “Magic Bus” (#26 UK-#25 US).
A : magic bus (Townshend)
B : Dr. Jekyll & Mr. Hyde (Entwistle)
Les Who, Townshend en tête, furent énormément déçu du peu de succès rencontré par ce titre sur lequel ils avaient beaucoup travaillé.
La face B prouve s’il était nécessaire que John Entwistle est un excellent auteur-compositeur.
Le même mois, les américains publient un 4e album : “Magic Bus-The Who On Tour” (#39 US) qui est plus une compilation qu’un véritable album, mais que j’inclus tout de même ici.
Malgré son titre ce n’est pas non plus un album live.
TRACKLIST :
disguises (Townshend)
run run run (Townshend)
Dr. Jekyll & Mr. Hyde (Entwistle)
can’t reach you (Townshend)
our love was (Townshend)
call me lightning (Townshend)
magic bus (Townshend)
someone’s coming (Entwistle)
doctor doctor (Entwistle)
Bucket T (Atfield-Christian-Torrence)
pictures of Lily (Townshend)
Décembre 1968 : les Who participent à l’émission de télé avortée des Rolling Stones (qui ne verra le jour qu’en 1995, honte à eux) : Rock’n’Roll Circus dans laquelle ils interprètent leur meilleur version de “a quick one while he’s away” montrant leur suprématie indiscutable sur scène.
Les Who ont passé une année un peu terne, 1969 sera l’année de leur révélation.
Mai 1969, sortie du double album “Tommy” (#2 UK-#4 US), produit par Kit Lambert.
TRACKLIST :
overture (Townshend)
it’s a boy (Townshend)
1921 (Townshend)
amazing journey (Townshend)
sparks (Townshend)
eyesight to the blind (Williamson)
Christmas (Townshend)
cousin Kevin (Entwistle)
the acid Queen (Townshend)
underture (Townshend)
do you think it’s alright? (Townshend)
fiddle about (Entwistle)
pinball wizard (Townshend)
there’s a doctor (Townshend)
go to the mirror! (Townshend)
Tommy can you hear me? (Townshend)
smash the mirror (Townshend)
sensation (Townshend)
miracle cure (Townshend)
Sally Simpson (Townshend)
I’m free (Townshend)
welcome (Townshend)
Tommy’s holiday camp (Moon)
we’re not gonna take it (Townshend)
Premier grand opéra rock et nouveau chef d’oeuvre des Who.
L’histoire d’un jeune orphelin, Tommy, devenu aveugle, sourd et muet très jeune, constamment abusé par son cousin Kevin et son oncle Ernie, passant plusieurs épreuves initiatiques avant de devenir le plus grand champion de flipper.
Ayant retrouvé ses sens, il devient le leader d’un nouveau culte, qui grandit rapidement en une secte puissante, menée par son oncle Ernie, faisant de lui un nouveau messie, mais qui finira par être rejeté par ses fidèles.
Une oeuvre importante qui d’emblée fut prise au sérieux par le monde de la musique comme un événement majeur.
Roger Daltrey apporte enfin au groupe une présence très forte sur scène comme sur disque.
Deux singles en seront issus : “Pinball Wizard” (#4 UK-#19 US) avec en face B l’inédit “dogs part 2 (Moon)”, et “I’m Free” (#37 US).
“Tommy” place définitivement les Who dans la cour des grands..
Leur couronnement aura lieu au festival de Woodstock au mois d’Août, et ils auront droit à deux titres dans le film : “we’re not gonna take it” (également sur l’album) et “summertime blues”.
Toujours au mois d’Août, ils passent au deuxième festival de l’Ile de Wight.
Mars 1970, nouveau single : “The Seeker” (#19 UK-#44 US).
A : the seeker (Townshend)
B : here for more (Daltrey)
Sur “the seeker” Townshend montre ses doutes au sujet de l’idéologie hippie (j’ai demandé à Bobby Dylan, j’ai demandé aux Beatles, j’ai demandé à Timothy Leary mais ils n’ont pas su me donner une réponse. Ils m’appellent le chercheur...)
La face B est le 2e et dernier titre signé par Roger Daltrey, et comme pour “see my way” est plutôt faible.
En Mai, les Who publient leur premier album live, témoin d’une longue année de tournée : “Live At Leeds” (#3 UK-#4 US), produit par les Who.
TRACKLIST :
young man blues (Allison)
substitute (Townshend)
summertime blues
(Cochran-Capehart)
shakin’ all over (Heath)
my generation (Townshend)
magic bus (Townshend)
Un album live sans fard, brut, violent, montrant les Who au sommet de leur art.
Un album qui a fait l’objet de plusieurs rééditions, rajoutant de nouveaux titres venu des mêmes concerts.
Juillet 1970, nouveau single : “Summertime Blues” (#38 UK-#27 US).
A : summertime blues (Cochran-Capehart)
B : heaven and hell (Entwistle)
J’ignore encore aujourd’hui si la face A est un enregistrement studio ou un extrait de “Live At Leeds”, vu que je n’ai jamais trouvé ce titre enregistré par les Who sur les compilations existantes, quoique la nouvelle version de “Odds & Sods” offre une version enregistrée en 1967, qui n’est certainement pas celle qui figure sur ce single.
La face B, “heaven and hell” est l’un des meilleurs titres signés Entwistle, dont une bien meilleure version se trouve sur le “Live At The Isle Of Wight Festival”.
Août justement, le groupe joue au troisième et dernier festival de l’Ile de Wight, dont l’intégralité du concert sera publié en 1996.
Un double live que je ne peux que conseiller aux fans.
Pete Townshend se met ensuite au travail sur un projet ambitieux et multimédia avant l’heure...peut-être trop ambitieux, c’est l’une des raisons qui ont poussé la maison de disques a rassembler les meilleurs titres et d’en faire un album simple, contre l’avis de Townshend.
Le résultat : leur meilleur album, publié en Août 1971, “Who’s Next” (#1 UK-#4 US), produit par les Who.
TRACKLIST :
Baba O’Riley (Townshend)
bargain (Townshend)
love ain’t for keeping (Townshend)
my wife (Entwistle)
song is over (Townshend)
getting in tune (Townshend)
going mobile (Townshend)
behind blue eyes (Townshend)
won’t get fooled again (Townshend)
Musiciens additionnels :
Nicky Hopkins : claviers (song is over & getting in tune)
Dave Arbus : violon (Baba O’ Riley)
Sur la pochette, les Who font pipi sur un monolithe rappelant un peu “2001 l’odyssée de l’espace”, en un geste nihiliste pré-punk, début d’une nouvelle ère comme le suggère le titre (à qui le tour? qui sera le prochain?).
“Baba O’Riley” est très certainement l’un de mes titres favoris des Who avec “won’t get fooled again” dans lequel Townshend annonce la fin des idéaux hippies, et de manière générale pour lui, la fin de toute foi en quelque mouvement qu’il soit (on ne se fera pas avoir à nouveau!).
Soulignons également le sublime “behind blue eyes” et le sarcastique “my wife”.
Deux singles en seront issus :
“won’t get fooled again” (#9 UK-#15 US) avec en face B l’inédit “don’t know myself (Townshend)”.
“behind blue eyes-my wife” (#34 US).
Octobre 1971, nouveau single : “Let’s See Action” (#16 UK).
A : let’s see action (Townshend)
B : when I was a boy (Entwistle)
Cette année, les Who publient leur première compilation importante : “Meaty, Beaty, Big & Bouncy” qui en plus d’une superbe pochette rassemble toutes les faces A des singles du groupe.
Cet également en 1971 que les Who commencent à publier des disques solos, à commencer par le frustré John Entwistle.
Ne m’étant jamais intéressé à leurs disques solos, je n’en parlerais pas ici.
Juin 1972, nouveau single : “Join Together” (#9 UK-#17 US).
A : join together (Townshend)
B : baby don’t you do it (Holland-Dozier-Holland)
Un autre grand single des Who qui semblent à l’époque un des seuls géants à continuer à se concentrer sur le marché des 45 tours, contrairement à la majorité des grands groupes de l’époque.
Leslie West (Mountain) jouerais sur “baby don’t you do it”.
Décembre 1972, nouveau et dernier single inédit en album : “Relay” (#21 UK-#39 US).
A : relay (Townshend)
B : waspman (Moon)
La face B est le dernier titre de Keith Moon composé pour le groupe.
“Tommy” devient cette année là un spectacle théâtral, produit par Lou Reizner, avec un cast impressionnant : Roger Daltrey dans le rôle de Tommy, Pete Townshend dans celui du narrateur, John Entwistle le cousin Kevin, Ringo Starr dans celui d’Oncle Ernie, Rod Stewart le sorcier des flippers plus Steve Winwood et Maggie Bell.
En Novembre 1973, Les Who publient un deuxième opéra rock : “Quadrophenia” (#2 UK-#3 US), produit par les Who.
TRACKLIST :
I am the sea
the real me
quadrophenia
cut my hair
the punk and the godfather
I’m one
the dirty jobs
helpless dancer
is it in my head?
I’ve had enough
5 : 15
sea and sand
drowned
bell boy
Doctor Jimmy
the rock
love reign o’er me
(Pete Townshend)
Musicien additionnel :
Chris Stainton : claviers
Un autre chef d’oeuvre, racontant l’histoire douloureuse de Jimmy, jeune mod des années 60, vivant entre bagarres rangées contre les rockers à Brighton, et peine de coeur inconsolable.
Quittant le domicile de ses parents, il fuit à Brighton mais connaît une désillusion de plus lorsqu’il découvre que le leader des mods, Ace, travaille comme groom dans un hôtel.
Dans un geste suicidaire, Jimmy se jette avec son scooter dans la mer, mais la fin est ambiguë, laissant le choix aux auditeurs (puis plus tard aux spectateurs) de croire à la mort ou à la survie de Jimmy.
Je le répète un chef d’oeuvre, mais moins évident que “Tommy” et qui demande plusieurs écoutes pour être pleinement apprécié.
“the real me”, “cut my hair”, “the punk and the godfather” (encore une fois Townshend est en avance sur son temps), “helpless dancer”, “5:15”, l’instrumental “the rock” et le final majestueux “love, reign o’er me” en sont les titres les plus marquants.
Trois singles en seront extraits :
“5:15” (#20 UK) avec en face B un inédit : “water (Townshend)”
“love reign o’er me” (#76 UK)
“the real me” (#92 US).
Septembre 1974, une nouvelle compilation est publiée : “Odds & Sods” (#10 UK-#15 US).
Compilation d’inédits qui comprend pas mal de titres intéressants dont surtout deux :
“long live rock” (Townshend) titre très “Chuck Berry” enregistré en 1972 et au départ, chanté par Billy Fury dans le film “That’ll Be The Day”.
“long live rock” sera finalement publié en single en 1979 (#54 US).
“postcard” (Entwistle) titre vraiment génial, commencé en 1969 et terminé en 1974 pour l’album, qui sortira en single peu après sans aucun succès.
Mars 1975, sortie du film “Tommy” de Ken Russell et de la bande originale du même nom avec participation des Who. (#21 UK-#2 US), produit par Pete Townshend.
TRACKLIST :
overture from Tommy (Townshend)
Pete Townshend
prologue : 1945 (Townshend)
Pete Townshend
captain Walker-it’s a boy
(Townshend)
Pete Townshend
Bernie’s holiday camp (Townshend)
Ann Margret, Oliver Reed,
Alison Dowling & The Who
1951-what about the boy?
(Townshend)
Ann Margret & Oliver Reed
amazing journey (Townshend)
Pete Townshend
christmas (Townshend)
Ann Margret, Oliver Reed & Alison Dowling
eyesight to the blind (Williamson)
Eric Clapton
acid Queen (Townshend)
Tina Turner
do you think it’s alright?-1 (Townshend)
Ann Margret & Oliver Reed
cousin Kevin (Entwistle)
Paul Nicholas
do you think it’s alright?-2 (Townshend)
Ann Margret & Oliver Reed
fiddle about (Entwistle)
Keith Moon & The Who
do you think it’s alright?-3 (Townshend)
Ann Margret & Oliver Reed
sparks (Townshend)
The Who
extra extra extra (Townshend)
Simon Townshend
pinball wizard (Townshend)
Elton John
Champagne (Townshend)
Ann Margret & Roger Daltrey & The Who
there’s a doctor (Townshend)
Ann Margret & Oliver Reed
go to the mirror (Townshend)
Ann Margret, Oliver Reed, Roger Daltrey & Jack Nicholson
Tommy can you hear me? (Townshend)
Ann Margret
smash the mirror (Townshend)
Ann Margret
I’m free (Townshend)
Roger Daltrey
mother and son (Townshend)
Ann Margret & Roger Daltrey
sensation (Townshend)
Roger Daltrey
miracle cure (Townshend)
Simon Townshend
Sally Simpson (Townshend)
Pete Townshend & Roger Daltrey
welcome (Townshend)
Ann Margret, Oliver Reed & Roger Daltrey
TV studio (Townshend)
Ann Margret & Oliver Reed
Tommy’s holiday camp (Moon)
Keith Moon
we’re not gonna take it (Townshend)
Roger Daltrey
listening to you-see me feel me (Townshend)
Roger Daltrey & The Who
Si le film n’est pas mauvais et a certainement marqué son époque, la bande originale par contre a terriblement mal vieilli, dû probablement à l’utilisation excessive des synthés qui enlaidissent et alourdissent bon nombres de titres.
Parmi les nombreux musiciens qui jouent sur cet album, on remarque la prestation de l’ex-Small Faces et Faces et futur Who, Kenney Jones.
Octobre 1975, nouvel album : “The Who By Numbers” (#7 UK-#8 US), produit par Glyn Johns.
TRACKLIST :
slip kid (Townshend)
however much I booze (Townshend)
squeeze box (Townshend)
dreaming from the waist (Townshend)
imagine a man (Townshend)
success story (Entwistle)
they are all in love (Townshend)
blue red and grey (Townshend)
how many friends (Townshend)
in a hand or a face (Townshend)
Musicien additionnel :
Nicky Hopkins : claviers
Un album souvent critiqué, mais que j’adore, sans doute pour le côté très personnel, autobiographique des chansons, Townshend remplaçant d’ailleurs Daltrey au chant sur quelques titres.
Un album à la pochette géniale, une de plus, dessinée par John Entwistle, et qui comme pour “Quadrophenia” mérite qu’on s’y attarde.
Un album souvent mélancolique (les sublimes “they are all in love” et “blue red and grey” avec Pete Townshend au chant et au ukulele), mais qui montre avec “squeeze box” et surtout “success story” que les Who n’ont rien perdu de leur humour déjanté.
“success story” fait bien évidemment référence à l’histoire des Who (j’irais loin si je casse ma guitare) mais aussi à Little Richard (il y a un chanteur de rock’n’roll à la télévision qui abandonne sa musique pour entrer en religion).
Deux singles : “Squeeze box” (#10 UK-#16 US)
“Slip Kid” (#76 US)
Nouvelle et longue tournée jusqu’en Octobre 1976.
Le groupe ensuite s’offre de longues vacances, se retrouvant fin 77 afin de répéter en vue des nombreux projets du groupe.
D’abord un nouvel album, bien sûr, mais également un film et un double live, retraçant l’histoire du groupe, et un autre film sur “Quadrophenia”.
Afin de rajouter des scènes live pour le prochain film, les Who donnent un concert aux studios Shepperton devant un public d’invités.
C’est le dernier concert des Who avec Keith Moon.
Août 1978, sortie du nouvel album, le dernier avec cette formation : “Who Are You” (#6 UK-#2 US), produit par Glyn Johns et Jon Astley.
TRACKLIST :
new song (Townshend)
had enough (Entwistle)
905 (Entwistle)
sister disco (Townshend)
music must change (Townshend)
trick of the light (Entwistle)
guitar and pen (Townshend)
love is coming down (Townshend)
who are you (Townshend)
Musicien Additionnel :
Rod Argent : claviers
Un album que je n’ai jamais réussi à aimer, la faute peut-être aux synthés poisseux, la faute peut-être aussi à un manque d’énergie d’un groupe qui a passé trop de temps sans jouer live et qui est un peu rouillé, Keith Moon en particulier semble moins brillant que par le passé.
Les guitares de Townshend semblent sur certains titres, reléguées au second plan, noyées dans le mix.
Pourtant cet album offre quelques bons titres comme “sister disco”, titre saluant la mort du disco (si seulement...) ou “who are you”.
Deux singles : “who are you” (#18 UK-#14 US)
“trick of the light” sans succès.
Le 8 Septembre 1978, Keith Moon meurt d’une overdose accidentelle de médicaments qu’il prenait pour combattre son alcoolisme.
Le monde du rock dans son intégralité pleure la mort d’une personnalité unique, excentrique et d’un batteur peu commun.
Ironiquement, sur le dernier album, Keith est assis sur une chaise sur laquelle est inscrit “not to be taken away”!
Surprenante nouvelle (contrairement à Led Zeppelin qui perdront leur batteur deux ans plus tard), les Who continuent et engagent Kenney Jones pour le remplacer (?).
En Juin 1979, sortie de l’album et du film “The Kids Are Alright” compilation live des Who de 1965 à 1978 (avec “Baba O’Riley” & “won’t get fooled again” qui sont issus du dernier concert avec Keith) (#26 UK-#8 US).
Octobre 1979, sortie de l’album et du film “Quadrophenia” (#23 UK-#46 US), réalisé par Frank Roddam.
Sur cet album/compilation, en plus de titres venus de l’album original, figure les deux titres du single des High Numbers “I’m the face-zoot suit” qui ressort d’ailleurs en single à la même époque, des titres de Cross Section, James Brown, des Kingsmen, de Booker T & The MG’s, des Cascades, des Ronnettes, des Chiffons et des Crystals, plus trois titres inédits, venus apparemment des séances de Quadrophenia :
get out and stay out (Townshend)
four faces (Townshend)
Joker James (Townshend)
© Pascal Schlaefli
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