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rockclassics
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biographies et discographies des meilleurs groupes et artistes depuis les années 60
Catégorie :
Blog Musique
Date de création :
28.11.2005
Dernière mise à jour :
20.08.2008
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Pink Floyd-3-1982/83

Posté le 31.05.2006 par rockclassics
Formation :

Roger Waters : chant, basse
Nick Mason : batterie
David Gilmour : guitare

en 1981 tandis que Richard Wright est écarté du groupe, Nick Mason enregistre un premier album solo "Ficticious Sports" qui est en réalité un album de Carla Bley qui écrit la majorité des titres, Mason se contentant de la place de batteur et de producteur.
on retrouve sur cet album Robert Wyatt dont le fameux album "Rock Bottom" avait justement été produit par Nick Mason.

en 1982, nouvelle compilation "A Collection Of Great Dance Songs" qui comprends une nouvelle version de "Money"(sans interêt).

mais la grande nouveauté de 1982 est le film "Pink Floyd The Wall" réalisé par Alan Parker avec Bob Geldof dans le rôle de Pink.
Roger Waters déçu par le film déclarera avoir été trahi par Parker qui aurait pris des libertés avec l'histoire.
Alan Parker, très doué pour les films musicaux (Fame, The Commitments et Evita) est pourtant l'un des seuls réalisateurs vraiment capables de réellement coller la musique sur les images (ou le contraire). il n'y a qu'a voir ses films non-musicaux comme Midnight Express ou Birdy pour se rendre compte de son talent pour l'utilisation intelligente de la musique dans ses films.
pour "The Wall" l'objectif est atteint et le film est une véritable descente aux enfers dans la folie furieuse d'une rock star décadente, auxquels s'ajoutent les animations extrèmement réussies de Gerald Scarfe.

en ce qui concerne la musique, le projet d'une bande originale est abandonnée vu que l'album original à été abondemment utilisé pour le film.
les deux versions de "in the flesh" chantée par Bob Geldof ne sortiront jamais pas plus que "what should we do now" dont il existe une version live sur le coffret "Is There Anybody Out There".
seul un single sort en 1982 "when the tigers broke free-bring the boys back home(version du film)" sans succès.

la déclaration de guerre de Margaret Thatcher en 1982 contre l'Argentine (guerre des Falklands) insupporte Waters qui écrit la suite logique de "The Wall" qui sortit en 1983 "The Final Cut" (#1 UK-#6 US).

sous-titré "a requiem for the post war dream", "The Final Cut" est l'album le plus personnel de Waters qui éclipse Gilmour et Mason sur ce disque.
Gilmour s'offre encore quelques beaux solos, mais sa guitare est quelque fois remplacée par le saxophone de Raphael Ravenscoft (le saxo sur Baker Street de Gerry Rafferty).
les remplaçants de Richard Wright sont Michael Kamen (co-producteur de l'album avec Waters et James Guthrie) et Andy Bown (Status Quo).
Ray Cooper vient prêter mains fortes aux percussions, et Nick Mason est même remplacé par Andy Newmark sur le dernier titre "two suns in the sunset".

sur le verso de la pochette, une photo qui en dit long : un officier anglais (Eric Fletcher Waters son père mort lors de la bataille d'Anzio) un rouleau de pellicule sous le bras (le film The Wall) avec un couteau planté dans le dos (la trahison d'Alan Parker).

si cet album est injustement sous-estimé par les fans non anglophilles c'est probablement que toute la beauté de cet album est dans les textes.
les titres phares pour moi sont "the post war dream" (qu'avons nous fait Maggie ? qu'avons nous fait à l'Angleterre?)
"the gunner's dream" (dans lequel Waters rêve d'un monde dans lequel "les maniaques ne font pas tout pêter, dans lequel tout le monde à recours à la loi et où plus personne ne tue les enfants"), "the final cut" dans lequel il continue le thème abordé dans "if" ("et si je te montre mon côté obscur? .... et si je t'ouvre mon coeur et te montre mes faiblesses que feras tu? iras-tu vendre ton histoire à Rolling Stone? prendras tu les enfants en me laissant seul?)
"not now John" humour desespéré sur le monde actuel et retour du dictateur fasciste de The Wall pour finir avec "two suns in the sunset" sur "l'holocauste à venir" dans lequel il termine "cendres et diamants, ennemis et amis nous seront tous égaux à la fin".

sur le single "not now John", la face B est un inédit "the hero's return part 2".

l'album terminé, la rupture entre Waters et Gilmour est consommée.
Roger Waters décide que Pink Floyd est fini et préfère continuer en solo.
Gilmour et Mason lui prouveront qu'il se trompe.



--

Pink Floyd-2-1968/79

Posté le 26.05.2006 par rockclassics
Formation :

Richard Wright : chant, claviers
Roger Waters : chant, basse
Nick Mason : batterie
David Gilmour : chant, guitare

après le départ de Barrett, Wright et Waters semblent se partager les commandes du vaisseau comme en atteste le 1er single sorti au Printemps 1968 : "it would be so nice (Wright) et Julia dream (Waters)".
sans obtenir un succès comparable aux titres signés Barrett, le single permets au Floyd de montrer qu'ils existent toujours même sans leur leader déjanté.

en Juin 1968 paraît leur nouvel album "A Saucerful Of Secrets" (#9 UK) qui montre toujours un partage des compositions entre Richard Wright et Roger Waters.
3 chansons dates de l'époque Barrett sur lesquelles Gilmour ne joue d'ailleurs pas.
"remember a day" de Wright.
"corporal Clegg" première chanson anti-militariste de Waters.
"jugband blues" de Barrett qui semble annoncer son départ du groupe, mais aussi du monde des humains.

les quatres autres morceaux sont plus récents :
"let there be more light" morceau de Waters très psychédélique.
"set the controls for the heart of the sun" de Waters sur lequel Barrett a peut-être joué.
"a saucerful of secrets" instrumental signé par le groupe.
"see-saw" morceau pop signé Wright.

en Automne le groupe enregistre la musique du film de Paul Jones "The Committee" qui ne sortira pas sur disque.

puis c'est l'un des derniers singles inédits du groupe : "point me at the sky (Waters-Gilmour)-careful with that axe, Eugene (Pink Floyd)" qui n'obtient aucun succès.

le groupe tourne beaucoups en Europe et plus particulièrement en France qui va devenir le premier grand public du Floyd.

au Printemps 1969, le groupe écrit la bande originale du film de Barbet Schroeder "More".
l'album sort au mois de Juillet et obtient un franc succès en Europe (#9 UK).
parmis les grands moments du disque : cirrus minor, the Nile song, crying song, green is the colour et cymbaline tous signés Waters qui devient la force créatrice du groupe.

en Novembre 1969 Pink Floyd sort le double "Ummagumma" (#5 UK-#74 USA) avec une première pochette géniale signée Hipgnosis, qui va signer toutes les futures pochettes du groupe.
le premier album d'Ummagumma est live et le groupe y reprends : "astronomy domine" de Syd Barrett, "careful with that axe Eugene" instrumental signé Pink Floyd et deux titres de "Saucerful" : "set the controls for the heart of the sun" et "a saucerful of secrets".

le 2e album est en fait constitué d'oeuvres solo.
Richard Wright se la joue symphonique avec son "Sysyphus" en 4 parties, malheureusement assez mauvais.
Waters se la joue acoustique et bucolique avec "Grantchester meadows", puis c'est le Waters expérimental avec les bruitages de "several species of small furry animals..." sans grand interêt.

David Gilmour se montre plutôt démonstratif avec un "the narrow way" en trois parties : 1ère partie ballade acoustique, puis 2e partie exploration spatiale électrique pour finir avec la 3e partie carrément planante laissant apercevoir les futurs "echoes" ou "time".
c'est sur cet album que Gilmour expose l'étendue de son talent encore sous-utilisé à l'époque.
Nick Mason lui mise sur les percussions et les flutes pour "the grand vizier's garden party" en 3 parties assez médiocre.
l'album reste d'ailleurs l'un des moins bien réussis du groupe.

l'année 1970 montre un Pink Floyd sur tout les fronts.
Syd Barrett d'abord qui sort un premier album solo "The Madcap Laughs" produit par Waters et Wright. (Gilmour a aidé à la production mais a refusé que son nom apparaisse sur la pochette).
un album qui nous montre l'étendue des dégats de la drogue sur le cerveau de Syd avec quand même quelques bons titres avec "terrapin" ou "octopus".

en Mai 1970, sortie de la bande originale du film d'Antonioni "Zabriskie Point" pour laquelle le Pink Floyd compose "heart beat pig meat", "crumbling land" et "come in number 51, your time is up" (une resucée de "careful with that axe, Eugene").
le groupe devait composer la majorité de la musique mais ne s'entendait pas avec Antonioni.

en Eté, EMI Harvest sort un sampler (compilation d'inédits) "Picnic, A Breath Of Fresh Air" qui contient un inédit signé Roger Waters "embryo".
ce titre ressortira sur la compilation "Works".

puis c'est le premier best of du groupe justemement intitulé "The Best Of Pink Floyd", plus tard réédité sous le nom "Masters Of Rock".
il comprend entre autres les inédits Arnold Layne, candy and a current bun, see Emily play, apples and oranges, paintbox, it would be so nice et Julia dream.
dommage que le groupe n'ait jamais sorti une compilation regroupant tous les inédits.

en Octobre 1970, c'est le nouvel album "Atom Heart Mother" (#1 UK-#55 USA) avec de nouveau une pochette géniale (la vache).
le premier morceau écrit par le groupe plus Ron Geesin est un morceau symphonique avec orchestre et choeurs qui comprends des moments de pure beauté (surtout la partie avec les choeurs féminins et l'orgue de Wright).
la 2e partie du disque est moins intéressante et reste dans un mid-tempo qui ne décolle jamais vraiment.
"if" est le premier morceau autobiographique de Waters qui le mènera à "The Wall" et "The Final Cut".
"summer '68" est un morceau planant de Wright
"fat old sun" est un morceau plus mou que planant signé David Gilmour.
l'album se termine sur un instrumental "Alan's psychedelic breakfast" en trois parties, assez beau mais sans génie.

en Décembre, deux albums solos :
"Barrett" deuxième et dernier album solo de Syd produit par Gilmour et Wright dans lequel la folie de Barrett est beaucoups mieux gérée, avec un véritable supergroupe :
Syd Barrett au chant et à la guitare, Gilmour à la basse, Wright aux claviers et Jerry Shirley (Humble Pie et Fastway) à la batterie.
un titre comme "baby lemonade" fait immédiatement penser aux meilleurs compositions de Syd période 67.

puis c'est "The Body", bande originale d'une émission de la BBC dont la musique est signée Ron Geesin (les expérimentations électroniques) et Roger Waters (les ballades acoustiques).
sans grand interêt.

Printemps 1971, nouvelle compilation du Floyd "Relics" dont le seul interêt est un nouveau titre inédit signé Waters "biding my time".
puis le groupe enregistre son nouvel album.
mais avant la sortie de celui-ci, le Floyd part à Pompei tourner sous la direction d'Adrian Maben le film "Pink Floyd At Pompei", concert sans public filmé dans une des arènes du site.
le groupe y joue pour la dernière fois des titres datant de 1968 mélangés a des nouveaux titres.
le film doit sortir début 1972, mais il sera repoussé jusqu'au Printemps 1973.

en Novembre 1971, sortie du nouveau Pink Floyd "Meddle" (#3 UK-#70 USA) dans lequel le groupe trouve enfin leur son, basé essentiellement sur les parties de guitare de Gilmour.
après un départ en force avec "one of these days" signé du groupe, l'album reste coincé comme le précédent dans des tempos moyens qui l'empèchent de décoller :
"a pillow of winds" et "fearless" signés Waters-Gilmour suivis du jazzy "San Tropez" (Waters) puis du bluesy "seamus" (Pink Floyd) appuyé par les aboiements du chien de Rick Wright.
l'album s'envole ensuite avec le magnifique "echoes" (Pink Floyd) longue suite de 23 minutes qui sera reprise sur scène pendant longtemps par le groupe, et qui préfigure le futur "shine on you crazy diamond".

le groupe répète et joue sur scène en 1972 une nouvelle pièce intitulée "eclipse" et qui deviendra "The Dark Side Of The Moon".
les scéances d'enregistrments de Dark Side sont filmés et distillés dans le film "Pink Floyd At Pompei".

puis c'est la bande originale du film de Barbet Schroeder "La Vallée" que le Floyd enregistre sans réussir à se passionner pour le film.
le résultat sera le très moyen "Obscured By Clouds" (#6 UK-#46 US) qui n'apporte pas grand chose à la carrière du Floyd.
quelques bons moments : "the gold it's in the ..." signé Waters-Gilmour, "childhood's end" de Gilmour et "free four" de Waters qui sera l'un des premiers tubes du groupe dans certains pays.
puis le groupe accompagnent les ballets de Roland Petit à Paris et Marseilles devant un public peu respectueux pour les danseurs et les danseuses.

en Mars 1973, sortie du chef d'oeuvre absolu "The Dark Side Of The Moon" (#2 UK-#1 US) qui va lancer le Floyd sur orbite.

maturité des musiciens, maitrise des techniques d'enregistrement (Alan Parsons à la console), perfection des titres longuements répétés sur scène, la voix et les textes de Waters qui joue avec sa schizophrénie, et surtout la guitare de Gilmour qui nous emmène dans d'autres sphères.
sur cet album le groupe reçoit l'aide de Dick Parry au saxophone et cinq chanteuses pour des choeurs très étherés.
sans compter sur une pochette simple mais au symbole efficace.
"speak to me" collage de sons signés Nick Mason.
"breathe" morceau planant signé Wright-Waters-Gilmour
"on the run" instrumental au synthé préfigurant le techno-rock signé Waters-Gilmour
"time" très grand moment signé par le groupe avec un solo infernal du maitre Gilmour.
"the great gig in the sky" un orgasme musical signé Richard Wright et interprêté par la très grande Clare Torry.
"money"-le tube signé Waters et encore un solo de Gilmour venu d'ailleurs.
"us and them"-peut être le moment faible du disque signé Wright-Waters.
"any colour you like" instrumental signé Wright-Mason-Gilmour avec solos de synthés et de guitare et qui amène le sublime final :
"brain damage" de Waters sur la folie qui n'est pas sans rappeler Barrett et
"eclipse" de Waters. final parfait pour un album parfait se terminant par la phrase : "there is no dark side of the moon really, in the matter of fact it's all black" (il n'y a pas de coté obscur de la lune réellement, en réalité tout est obscur)

Pink Floyd, groupe jusque la considéré comme la crème du rock underground rencontre avec cet album phare (le Sergeant Pepper's des 70's) un tel succès planétaire que plus rien ne sera comme avant, les concerts seront désormais gigantesques avec des light shows de plus en plus démesurés dans des stades archi-bourrés.

en 1974, le groupe tourne et tourne encore, en présentant au public deux nouveaux titres qui ne verront le jour que sur l'album "Animals" : you gotta be crazy (dogs) et ravin' and droolin' (sheep).
en France scandale pour la pub Gini sans qu'il y ait réellement de quoi fouetter un chat.
une tempête dans un verre d'eau sucrée.

projet de bande originale pour le film Dune de Jodorowsky, projet avorté.
Dune refera surface dans les années 80, réalisé par David Lynch avec une musique signée Toto.

en Septembre 1975, nouvel album "Wish You Were Here" (#1 UK- #1 US) dans lequel le Floyd se pose des questions sur eux-mêmes, Syd Barrett et le show business :
"shine on you crazy diamond"-longue suite en deux parties signé par Wright-Waters-Gilmour, véritable hommage à Syd Barrett dans lequel Waters chante : "rappelle toi quand tu étais jeune, tu brillais comme le soleil, maintenant il y a quelque chose dans tes yeux comme un trou noir dans le ciel"
"welcome to the machine"-titre de Waters sur le show-business qui formate des artistes pour mieux les vendre.
"have a cigar"-également de Waters, où le chanteur Roy Harper interprète le manager véreux qui se fout complètement de la musique et du groupe (le groupe est vraiment fantastique, je le pense vraiment mais au fait qui est Pink?).
"wish you were here" enfin l'un des plus beaux morceaux du groupe signé Waters-Gilmour dans lequel Waters parle de Barrett, de son père et du Floyd. (j'aurais aimé que tu sois là)
encore une fois Dick Parry est présent au saxophone.

après une tournée encore une fois triomphale, Waters, influencé par "Animal Farm" de Welles,décide d'écrire un concept sur le sujet.
cela donne "Animals" sorti en Janvier 1977 (#2 UK-#3 US) qui reçoit un acceuil mitigé.
Richard Wright est écarté de l'aspect créatif de l'album et si il joue bien sur cet album, on ne retrouve pas son style planant si particulier.
le nouveau son du Floyd est plus dur et plus mordant.
cette fois-ci le groupe est complètement dirigé par un Waters qui considère Pink Floyd comme étant son instrument.
"pigs on the wing 1 et 2"-courtes intro et outro acoustiques de l'album signés Waters, qui préfigure le titre "mother" de The Wall.
"dogs"-titre exceptionel de Waters-Gilmour avec des parties de guitares a tomber.
"pigs"-titre médiocre signé Waters.
"sheep"-excellent final signé Waters. (la guitare de Gilmour toujours elle!!!)
pochette géniale encore une fois, avec le cochon survolant l'usine électrique de Londres, qui servira souvent sur scène.

si la tournée est encore une fois triomphale, ce sera surout la dernière tournée classique avec les quatre musiciens. (la tournée The Wall sera plus un show musical que de vrais concerts du Floyd)
sur scène en plus de Dick Parry, Snowy White (futur Thin Lizzy et Roger Waters Band) est engagé pour doubler Gilmour à la guitare.
après la tournée, Waters prépare deux concepts : "the pros and cons of hitch hiking" qu'il ressortira en solo en 1984 et bien sur "the wall".
pendant ce temps, Richard Wright sort son premier album solo en 1978 : "Wet Dream" qui s'il n'obtient pas un succès énorme, nous permets de retrouver le son et l'ambiance du Floyd époque Wish You Were Here.

quelque temps plus tard c'est David Gilmour qui sort un premier album solo accompagné par les musiciens avec qui il avait joué avant de faire partie de Pink Floyd :
Mick Weaver aux claviers, Rick Wills à la basse (Foreigner-Bad Company) et Willie Wilson à la batterie.
cet album simplement intitulé "David Gilmour" dans lequel il collabore de nouveau avec Roy Harper, est interêssant sans être franchement indispensable. pour les fans seulement.

en Novembre 1979 finalement sort le nouveau chef d'oeuvre du Floyd, le double "The Wall" (#3 UK-#1 US) album auto-biographique signé Roger Waters.
le personnage de Pink est en fait à mi-chemin entre Waters et Barrett.
enfant, il ne connait pas son père mort à la guerre. et est élevé par sa mère, un rien possessive et protectioniste.
il est confronté à l'horreur de l'école dans laquelle on tente de le formater.
devenu une rock-star, il est confronté au cirque du show-business, les drogues, les groupies, et plonge dans la folie dans laquelle il trouve refuge.
devenu dictateur fasciste, il tente de faire régner le nouvel ordre mondial.
finalement, il passe en procès dans lequel il revoit les personnages de sa vie l'accuser de tout les torts et reçoit le chatiment ultime : le mur qu'il s'était construit toute sa vie explose et ses pensées sont mises à nues devant les siens.

cet album majeur largement dominé par la guitare de Gilmour, comprends de très grands moments comme "another brick in the wall" en trois parties signées Waters et qui deviendra le 2e tube du Floyd après "money".
"goodbye blue sky", "one of my turns" et "hey you" signés Waters.
"comfortably numb" signé Waters-Gilmour qui offre deux solos parmis les plus beaux de Gilmour.
"run like hell" également signé Waters-Gilmour est comme son titre le laisse supposer, d'enfer.
"the trial" enfin signé Waters-Bob Ezrin (co-producteur de l'album).

sur scène, The Wall sera l'occasion d'un spectacle étonnant (filmé mais malheureusement jamais sorti en vidéo) dans lequel un mur est monté devant les musiciens pendant la première partie et qui explose à la fin de la 2e partie.
un coffret live sortira en 2000 "Is There Anybody Out There".
ce sont les derniers concerts du groupe qui n'apparaitra plus sur scène avant 1987.

la tournée principalement Américaine, connaitra quand même quelques dates anglaises, dont une en 1981 pour le public européen.
en 1981, Richard Wright, déja sous-exposé sur "Animals" et largement absent de "The Wall" est viré purement et simplement du groupe.

Pink Floyd-1-1967

Posté le 23.05.2006 par rockclassics
Formation :

Syd Barrett : chant, guitare
Richard Wright : chant, claviers
Roger Waters : chant, basse
Nick Mason : batterie

Cambridge 1962, à la Cambridge County High School, 3 jeunes passionnés de musique noire commencent à former des groupes de rock'n'roll ou de blues.
David Jon Gilmour d'abord (qui servira de prof de guitare à Syd) qui joue dans The Newcomers, puis Roger Keith (Syd) Barrett et George Roger Waters qui jouent ensemble dans Geoff Mott & The Mottoes.
en 1963, Waters part à Londre étudier l'architecture, tandis que Gilmour passe semi-pro avec son groupe Joker's Wild (qui aurait enregistré un mini album en 1965).
en 1966, Gilmour et Joker's Wild (avec Rick Wills à la basse future Foreigner et Bad Company) partent en France jouer sur la côte d'azur pendant une année.
en 1967 ils changent de nom en Little Flowers puis Bullit.
Syd quand à lui continue à Cambridge avec le groupe Those Without.

back in London.
à la Regent Street Polytechnic School, Waters rencontre deux jeunes aristocrates passionnés de musique, Richard William Wright III et Nicholas Berkeley Mason.
avec eux il fonde Sigma 6 en 1963, puis avec Juliette Gale (qui épousera Wright) et Keith Noble au chant et Clive Metcalf à la basse, évoluent en Abdabs, puis Screaming Abdabs et (pourquoi pas?) Architectural Abdabs.
lorsque en 1964, de visite à Londres Syd Barrett voit les Abdabs sur scène, il leur lance qu'ils jouent de la musique comme des architectes.
le groupe se scinde bientôt en deux, Barrett, Waters et Mason fondent un nouveau groupe Leonard's Lodger avec Bob Klose 2e guitariste et Mike Leonard aux claviers.
mais Leonard quitte bientôt le groupe remplacé par Wright de retour.

début 1965, le groupe change de nom en The Pink Floyd Sound, bientôt raccourci en Pink Floyd.
Syd tient ce nom de deux bluesmen américains, Pink Anderson et Floyd Council.
le groupe joue avec un chanteur, Chris Dennis qui ne reste pas longtemps.

Syd commence à écrire des chansons et découvre le LSD et la méditation transcendentale.

Bob Klose quitte le groupe en Juillet 1965 et au Printemps 1966, le Pink Floyd commence à faire parler de lui pour ses longues improvisations déjantées.
le groupe passe professionnel, et signe avec Blackhill Management (Peter Jenner et Andrew King).
premiers papiers dans le journal underground International Times (IT) en Octobre.
premiers concerts importants aux clubs UFO et à la Roundhouse.
Décembre 1966, ils sont résidents au fameux Marquee Club.

début 1967, ils signent avec EMI et enregistrent un premier single "Arnold Layne-candy and a current bun" (signés Syd Barrett) qui sort en Mars 1967 (#20 UK).
le titre "Arnold Layne" qui parle d'un travesti est censuré par la BBC.
sur le maxi-single français on découvre une première version de "interstellar overdrive" que l'on peut aussi trouver sur la compilation "Relics".
à la même époque, le groupe participe à la musique du film "tonight let's all make love in London", documentaire sur le swinging-London, dans lequel le groupe joue une version live de "interstellar overdrive". l'album et le film sortiront en Janvier 1968.
dans les versions plus récentes du cd, on trouve un inédit "Nick's boogie".

Juillet 1967, 2e single "see Emily play-the scarecrow" encore une fois signées Barrett.
le single monte à la 5e place des charts anglais et le groupe underground devient populaire et joue à Top Of The Pops.

Syd Barrett commence à montrer des signes de fatigue et deviens de plus en plus instable.

en Aout 1967 sortie du premier album "The Piper At The Gates Of Dawn" (#5 UK 131 US)
qui est un succès énorme en Angleterre où on le compare au "Sgt. Pepper" des Beatles.
en plus de 8 titres signés Barrett (astronomy domine, Lucifer Sam, Matilda mother, flaming, the gnome, chapter 24, the scarecrow et bike), on trouve deux titres signés du Floyd au complet, interstellar overdrive (3e version) et pow r. toc h., plus un titre signé Roger Waters, (take up thy stethoscope and walk).
sur la version américaine, ne figurent pas Lucifer Sam, pow r. toc h. et bike remplacés par see Emily play.

tournées anglaises et américaines pendant laquelle, il devient évident que Barrett n'est plus capable d'assurer le leadership d'un groupe en pleine ascension.

en Novembre 1967 sortie du nouveau single "apples and oranges (Barrett)-paintbox (Wright)" qui n'entre pas dans les charts.
puis nouvelle tournée américaine catastrophique ou certains soirs Barrett ne joue pas.
(il est même remplacé un soir par Randy California, le guitariste de Spirit).

Février 1968, on décide d'engager un guitariste capable d'assurer les parties de Barrett sur scène. après avoir envisagé Jeff Beck, c'est leur vieux copain de Cambridge, David Gilmour qui s'y colle.
dans les journaux, les Pink Floyd annoncent que Syd reste dans le groupe comme compositeur et pour jouer sur les disques mais abandonne la scène, un peu à la manière de Brian Wilson des Beach Boys.

mais en Avril 1968, après plusieurs sessions d'enregistrements catastrophiques, la décision est prise (principalement par Roger Waters) que Syd ne fait plus partie du groupe.

Syd Barrett rendu fou par l'usage constant de LSD va vivre une vie chaotique, vivant certaine fois chez Gilmour avant de revenir vivre chez sa mère au début des 70's.
il aura le temps d'enregistrer deux albums exceptionnels et effrayants de vérité en 1970,
avant de disparaitre dans son monde intérieur dont il ne ressortira plus.
son influence sur la musique pop anglaise est incalculable (Robert Smith de The Cure entre autres) et son influence sur le groupe se fera sentir pendant de nombreuses années.
(shine on you crazy diamond sur l'album "Wish You Were Here", et le personnage de Pink du film "The Wall").

Genesis-7-1997

Posté le 20.05.2006 par Pascal Schlaefli
Formation :

Tony Banks : claviers
Mike Rutherford : guitare, basse
Ray Wilson : chant

après le départ de Phil Collins, Banks et Rutherford décident courageusement de continuer l'aventure.

en 1997, ils engagent Ray Wilson (ex-Slitskin), écossais d'origine et plutôt axé hard rock/grunge.
il avoue à l'époque d'ailleurs n'avoir jamais été un grand fan de Genesis et avoir découvert leur musique en répètant avec eux.
si Ray Wilson semble un choix plutot incongru, ses talents de chanteur sont indiscutables.

en 1997, paraît ce qui sera le dernier disque de Genesis, "Calling All Stations" (#2 UK #54 USA) et qui sans être vraiment mauvais décevra passablement les fans.

sur ce dernier album, la batterie est tenue par Nir Zidkyahu sauf 4 titres par Nick D'virgilio.

3 singles en sont tirés : "Congo" (#29UK), "shipwrecked" (#54 UK) et "not about us" (#66 UK).
le groupe part en tournée avec Anthony Drennan (guitare et basse) et Nir Zidkyahu (batterie).
la tournée semble bien se passer, mais dès 1998, Ray Wilson quitte le groupe qui depuis n'a pratiquement plus rien enregistré.

Ray Wilson va se concentrer sur sa carrière solo, et récemment vient de reformer Slitskin.

Genesis 4 (Banks-Rutherford-Collins-Hackett-Gabriel) s'est reformé brièvement en 1998 afin de réenregistrer des extraits de "the lamb lies down on Broadway" sur le coffret "Archives vol.1", certains titres comme "it" n'ayant pas été enregistré live.

reformation du trio Collins-Rutherford-Banks pour une tournée européenne puis américaine dès Juin 2007.

Genesis-6-1978/93

Posté le 16.05.2006 par rockclassics
Formation :

Tony Banks : claviers
Mike Rutherford : guitare, basse
Phil Collins : chant, batterie

le départ de Steve Hackett est un nouveau coup dur pour le groupe, mais l'entente entre les trois musiciens est telle qu'ils décident néanmoins de continuer ensemble.

pour les fans du groupe et pour les journaux, Genesis n'est pourtant plus qu'un dinosaure sans vie.

la déception de l'album "Wind And Wuthering" n'est rien par rapport à la déception du nouvel album, "And Then There Were Three" (#3 UK #14 US) sorti en Avril 1978, qui est descendu en flammes par les critiques et simplement ignoré des fans.

pourtant Genesis connait un nouveau succès radio grâce au single "follow you follow me" sorti un mois plus tôt et qui monte à la 7e place des charts anglais et 23e aux USA.
le groupe n'est donc pas mort et à travers "follow you follow me" rencontre même un nouveau public (principalement féminin), n'ayant pas connu l'époque Gabriel.
deux autres singles seront issus de cet album sans grand succès : "many too many-the day the light went out- Vancouver(2 inédits)" et "scenes from a night's dream-deep in the motherlode".

le groupe part en tournée avec Chester Thompson à la batterie et un nouveau membre, Daryl Stuermer, à la basse et à la guitare.
il fut question un moment que Daryl Stuermer rejoigne officiellement le groupe qui finalement préféra rester en trio.
Thompson et Stuermer accompagneront Genesis dans toutes leur tournées jusqu'au départ de Phil Collins.

la tournée 1979 est malheureusement écourtée, par le divorce douloureux de Collins qui en parlera abondemment dans ses textes.

le groupe se retrouve en 1980, et commencent à écrire leurs nouveaux morceaux ensemble en jammant, ce qui va devenir leur nouvelle façon de travailler.

en Mars 1980, le groupe publie leur nouvel album "Duke" (#1 UK-#11 US) qui va très bien se vendre sans apparitions télés et très peu de radio.
avec cet excellent album, Genesis renaît véritablement et démarre une seconde carrière,
avec de très bon titres comme "behind the lines" (repris en solo par Collins), "misunderstanding" et "turn it on again".
4 singles en seront issus : "turn it on again-behind the lines" (#8UK-#58 US), "Duchess-open door(inédit)" (#46 UK), "misunderstanding-evidence of autumn(inédit)" (#42 UK-#14 USA).

en 1981, la popularité du groupe explose d'abord avec le succès rencontré par Phil Collins avec son premier album solo "Face Value" et le hit "in the air tonight" qui le fait devenir une star internationale extrèmement populaire.
les années 1980 seront sa décénnie, tant comme chanteur/batteur au sein de Genesis, mais également en solo, comme producteur, ou comme musicien invité sur bon nombre d'albums. il est une figure incontournable de cette décènnie.

Genesis ensuite avec leur nouvel album, l'excellent "Abacab" (#1UK-#7 US) qui comprends les hits "abacab" (#9UK #26 US), "keep it dark" (#33UK), "no reply at all" (#29US) et "man on the corner" (#41 UK-#40 US).
l'album comprends égalements d'autres titres forts comme "me and Sarah Jane" et "dodo-lurker".
la tournée abacab est triomphale, et le groupe sort en Juin 1982 un double album live (ou presque) "Three Sides Live" (#2UK-#10US) centrée sur les deux derniers albums.
la suite "dodo-abacab" est nettement supérieur aux versions studios.
également sur cet album une superbe version de "in the cage" avec un medley "splippermen-cinema show".
originalement, sur la 4e face, 5 titres studios : le nouveau single "paper late" et deux titres rescapés de l'album "Abacab" : "you might recall" et "me and Virgil", ainsi que deux inédits de l'album "Duke" : "evidence of autumn" et "open door".
il existe également une version complétement live qui offre les titres supplémentaires : "one for the vine", "fountain of Salmacis" et "it-watcher of the skies".
nb. les versions de "in the cage" et "it-watcher of the skies" viennent de la tournée 1976 avec Steve Hackett et Bill Bruford.

en 1983, le groupe va aller plus loin avec son nouvel opus "Genesis" sorti en Octobre 1983 (#1UK-#9US) qui voit arriver les premiers vrais clips du groupe.
Genesis entre dans l'ère MTV dans laquelle les clips sont autant important que la musique elle même, et le groupe va bénéficier du talent de comédien de Phil Collins.
encore une fois plein de singles : "mama" (#4 UK-#73 US) "that's all" (#16 UK-#6 US), "illegal alien" (#46 UK-#44 US), et "taking it all too hard" (#50 UK-#58 US).

entre 1981 et 1986, Phil Collins connait un succès solo non-stop, son 2e album en 1982 "Hello I Must Be Going" et sa version de "you can't hurry love", son tube en 1984 "against all odds" bande originale du navet du même nom dans laquelle participe également Mike Rutherford et Peter Gabiel.
et en 1985 son 3e solo "No Jacket Required" ("sussudio", "one more night" et "don't lose my number".
en 1985, il participe au festival Live Aid à Londres où il joue avec Sting en duo, puis après un vol express en Concorde, joue à Philadelphia avec Led Zeppelin reformé.
en 1986, Peter Gabriel connait également la reconnaissance populaire avec son album "So" avec "sledgehammer" et le duo "don't give up" avec Kate Bush.
puis ce sera au tour de Mike Rutherford de connaître la gloire à l'extérieur de Genesis grâce à son groupe Mike & The Mechanics comprenant l'ex-Squeeze Paul Carrack.
curieusement c'est Tony Banks, qui obtiendra le moins de succès en solo, alors qu'il est le compositeur le plus prolifique du groupe.

en 1986, le trio se retrouve pour un "Invisible Touch" (#1 UK-#3 US) qui comprends également son lot de tubes imparables : "invisible touch" (#15 UK-#1 US), "in too deep" (#19 UK-#3 US), "throwing it all away" (#22 UK-#4 US), "land of confusion" (avec un clip génial signé spitting image) (#14 UK-#4 US), "tonight tonight tonight" (#18 UK-#3 US).
Genesis gagne le pari insensé de réussir en groupe autant qu'en solo avec une grande facilité en se moquant des années.

le groupe se prépare à affronter les années 90 avec le sourire.
(succès de Collins avec son 4e album solo "But Seriously" en 89, et succès toujours pour Mike & The Mechanics)
participation remarquée de Collins en solo et de Genesis lors du festival Knebworth en 1990.

Genesis se retrouve encore une fois pour l'excellent (le dernier malheureusement) album "We Can't Dance" (#2 UK-#4 US) en Novembre 1991.

le succès est toujours au rendez-vous et le groupe meilleur que jamais, enfile les tubes :
"no son of mine" (#6 UK-#13 US), "I can't dance" avec un clip excellent dans lequel ils parodient les clips des 80's (Jackson et ZZ Top entre autres) (#7 UK-#17 US), "hold on my heart" (#16 UK-#12 US), "Jesus he knows me" (sur les télévangélistes américains) (#20 UK-#23 US) et "tell me why" (#40 UK).

Phil Collins annonce son départ du groupe alors que Genesis part pour ce qui sera sa dernière tournée triomphale.
dernière tournée avec Collins, mais également la dernière pour Daryl Stuermer et Chester Thompson.
en 1992, sort un nouvel album live "The Way We Walk. vol.1 the shorts" (#3 UK-#35 US) qui se concentre sur les morceaux les plus commerciaux.
en Janvier 1993, parait la suite : "The Way We Walk. vol.2 the longs" (#1 UK) axé sur les longs morceaux plus progressifs, dont un super medley de 20 minutes comprenants "dance on a volcano-the lamb lies down on Broadway-the musical box-firth of fifth-I know what I like".

après le départ de Phil Collins, Banks et Rutherford courageusement décident de continuer avec un nouveau chanteur, Ray Wilson, sans réussir à convaincre leur public.

Phil continuera sa carrière avec succès (albums "Both Sides" ou "testify" plus des bandes originales comme "Tarzan").
il s'est remarié une deuxième fois et s'est installé à Lausanne en Suisse.

à conseiller aux fans, le coffret "Archives #2" qui comprends tout les inédits de la période Phil Collins plus les hits, des versions longues ou live.

Genesis-5-1976/77

Posté le 08.05.2006 par rockclassics
Formation :

Tony Banks : claviers
Mike Rutherford : basse
Steve Hackett : guitare
Phil Collins : chant, batterie

en 1975, le départ de Peter Gabriel, leader incontesté du groupe, marque la fin d'une époque.
cette même année, certains membres de Genesis tentent l'aventure solo comme Steve Hackett avec son album "Voyage Of The Acolyte" ou en groupe comme Phil Collins avec Brand X, plus axé jazz, et qui va vivre une vie parallèle à Genesis.

après quelques essais infructeux avec d'autres chanteurs, Phil Collins prends tout naturellement la place de chanteur du groupe.

en Février 1976, leur nouvel album "A Trick Of The Tail" (#3 UK-#31 US) est une agréable surprise et montre que Genesis peut survivre au départ de Gabriel.
pour la première fois, les titres ne sont pas tous signés collectivement, et Tony Banks s'impose comme le compositeur le plus prolifique du groupe.
"a trick of the tail" et "ripples" sortent en single, et s'ils n'entrent pas dans les charts, ils passent pas mal à la radio.

pour la tournée, un 5e membre s'impose, Collins ne pouvant pas chanter et jouer de la batterie en même temps.
c'est Bill Bruford (ex-Yes et King Crimson) et ami du groupe de longue date qui s'y colle.

la tournée est triomphale, même si le changement est conséquent.
bye bye les costumes, les maquillages et le théatre.
le groupe compense par un light show réussi et par le charisme et l'humour de son leader.
certains titres de cette tournée avec Bruford ressortiront dans les albums "Seconds Out" et "Three Sides Live".

sorti en Décembre 1976/Janvier 1977, le nouvel album "Wind And Wuthering" (#7 UK-#26 US) ne fait pas l'unanimité chez les fans, malgré le succès des ventes.
cet album un peu décevant, malgré des titres forts comme "your own special way" ou "afterglow", est massacré par les critiques.
nous sommes en pleine période punk, et Genesis passe désormais pour un dinosaure poussiéreux.
malgré cela le single "your own special way(signé par Rutherford)-it's yourself(inédit)" monte à la 43e place des charts anglais.

Bill Bruford ne voulant pas retenter l'expérience, c'est le batteur américain Chester Thompson (ex-musicien de Frank Zappa et Weather Report) qui rejoint le groupe pour la nouvelle tournée.

en Juin 1977, le groupe publie un maxi-single "spot the pigeon" (#13 UK) qui comprends les titres : "match of the day" (toujours inédit en cd), "pigeons" et "inside and out".
le même mois ils jouent pendant trois soirs à l'Earls Court à Londres.
ce sont les derniers concerts avec Steve Hackett qui quitte le groupe pour se concentrer sur sa carrière solo.

les membres de Genesis décident de ne pas le remplacer, Mike Rutherford prenant la place de guitariste/bassiste.

en Octobre 1977, le groupe publie un double album live "Seconds Out" (#4 UK-#47 US) cloturant de belle manière cette courte période à quatre.

malgré une carrière solo réussie, Steve Hackett ne connaitra pas le succès gigantesque et mondial que ses collègues Gabriel, Collins, Banks et Rutherford vont vivre dans les années 80.

Genesis-4-1970/75

Posté le 02.05.2006 par rockclassics
Formation :

Peter Gabriel : chant, flute
Tony Banks : claviers
Mike Rutherford : basse
Steve Hackett : guitare
Phil Collins : chant, batterie

en été 1970, Genesis doit faire face aux départs successifs d'Anthony Phillips et de John Mayhew.
ils n'ont aucune peine à trouver leur batteur idéal avec Phil Collins, mais ont un peu plus de peine avec le guitariste.
ils en essayent un ou deux, puis finalement décident de jouer quelque temps en quatuor (Mike Rutherford passant de la basse à la guitare lorsque cela est nécessaire).

en Décembre 1970, ils trouvent la perle rare avec Steve Hackett qui s'intègre parfaitement au groupe.

à l'époque, les concerts deviennent plus théatraux, Gabriel se maquille et utilise des masques et des déguisements afin d'interprêter les différents personnages habitant leurs chansons.
le groupe tourne non-stop et il faut que Gabriel se casse une cheville pour que Genesis prenne le temps d'enregistrer leur troisième album en été 1971.

l'album "Nursery Cryme" sort en Novembre 1971 sans trouver le succès.
c'est néanmoins un album phare contenant des classiques comme "the musical box" ou "the fountain of Salmacis".

le groupe trouve enfin son public attiré par des concerts exceptionnels, et la tournée anglaise se passe à guichets fermés.
premiers concerts continentaux en Janvier 1972 (à Bruxelles).

en été 1972, le groupe publie un single inédit "happy the man" qui n'obtient pas plus de succès.

Genesis finit par exploser en Octobre 1972 avec la sortie du génial "Foxtrot" (#12 UK) contenant la suite "supper's ready" qui devient le cheval de bataille du groupe sur scène.
avec ce nouvel album, le groupe se fait connaitre en Europe, principalement en France et en Allemagne.

premiers concerts américains en Décembre 1972.

sortie en Juillet 1973 du premier live "Genesis Live" (#9 UK) peut-être un peu prématuré.

en Octobre 1973, sortie de "Selling England By The Pound" (#3 UK #70 US), album exceptionnel qui comprends de nombreux moments forts : "dancing with the moonlight knight", "I know what I like", "firth of fifth" classique des concerts de Genesis, "more fool me" chanté par Phil Collins (une première) et "the cinema show".

en Mai 1974, le single "I know what I like/twilight alehouse (inédit écrit à l'époque de "Trespass")" devient leur premier tube (#14 UK).

s'ensuit une tournée européenne et américaine triomphale.

en Novembre 1974, le groupe publie son double opera-rock "The Lamb Lies Down On Broadway" (#10 UK-#41 US) qui comprends les titres phares : "the lamb lies down on Broadway", "in the cage", "counting out time", "carpet crawl", "Lilywhite Lilith", "the colony of slippermen" et le final "it".

Brian Eno (ex-Roxy Music) viens leur donner un coup de main aux synthés et en production.

le groupe jouera cette pièce 102 fois dans son intégralité, lors d'une tournée marathon en Europe et aux Etats-Unis.
en Mai 1975, ils donnent leur dernier concert à St.Etienne en France.
en effet Peter Gabriel à décidé de quitter le groupe pour une carrière solo.

le choc est énorme. pour les fans, cela signifie la fin du groupe, Peter Gabriel étant considéré à l'époque comme Genesis à lui tout seul.
pour Banks, Rutherford, Hackett et Collins ce sera un challenge énorme de leur prouver le contraire.

Peter Gabriel en solo connaitra une carrière exemplaire, démarrant en 1977 avec l'album "Peter Gabriel" et le tube "solsbury hill".
il collabore ensuite avec Robert Fripp (ex-King Crimson) pour ses 2e et 3e albums.
en 1980, il est l'un des premiers artistes occidentaux à s'inquiéter du sort des Sud-Africains et écrit l'hymne "Biko" sur son 3e album.
il atteint le summum de sa popularité avec l'album "So" en 1986 qui comprends les tubes "sledgehammer" et "don't give up" en duo avec Kate Bush.
il gardera de très bons liens d'amitié avec les autres membres de la famille Genesis et rejouera occasionellement avec eux lors de concerts exceptionels (comme le festival Womad qu'il crée en 1982).

à conseiller, le coffret "Genesis Archive 1967-1975" qui comprends deux cd live avec "The Lamb Lies Down On Broadway", un autre cd live datant de 1973, et un dernier cd avec titres inédits et premières démos du groupe.
indispensable!!!

Genesis-3-1969/70

Posté le 29.04.2006 par rockclassics
Formation :

Peter Gabriel : chant, flute
Anthony Phillips : guitare
Tony Banks : claviers
Mike Rutherford : basse
John Mayhew : batterie

en été 1969, Gabriel, Phillips, Banks et Rutherford décident de faire renaître Genesis.
ils ont été secoués comme tout les amateurs de musique à l'époque par le premier disque de King Crimson "In The Court Of The Crimson King" qui aura une énorme influence sur eux.

il retrouvent Richard Mcphail (ex-chanteur de The Anon) et l'engagent comme road-manager.
il achète un van pour transporter leur matériel et un petit cottage dans la campagne anglaise dans lequel les musiciens viennent vivre, et ou ils commencent à écrire et répeter leur nouveaux titres.
il passent une petite annonce dans le Melody Maker et engagent leur troisième batteur, John Mayhew.

en Septembre 1969, ils donnent leur premier concert à l'occasion d'une soirée privée.
ils font ensuite et jusqu'a la fin de l'année, la tournée de petits clubs campagnards et commencent à trouver du travail dans des clubs de Londres dès Février 1970.

c'est alors que Tony Stratton-Smith, patron du petit label "Charisma" les découvre et se rends compte du potentiel énorme du groupe encore débutant.
le groupe signe avec Stratton-Smith en Mars 1970.

le groupe répète encore quelque temps, puis enregistrent pendant l'été 1970 ce qui sera leur véritable premier album "Trespass", sorti en Octobre 1970 malheureusement sans succès, même si le groupe se fait remarquer des magazines musicaux et commence à trouver son public.

peu après la fin de l'enregistrement, Anthony Phillips quitte ses amis, préfèrant une carrière solo plus orientée folk (voir l'album "the geese and the ghost"), bientôt suivi de John Mayhew.

Genesis-2-1968/69

Posté le 28.04.2006 par rockclassics
Formation :

Peter Gabriel : chant
Anthony Phillips : guitare
Tony Banks : claviers
Mike Rutherford : basse
John Silver : batterie

John Silver vient remplacer Chris Stewart parti en Mai 1968.

pendant les vacances d'été (les musiciens sont encore mineurs et vont encore à l'école), Jonathan King leur producteur leur propose d'enregistrer un album concept sur la bible, sujet un peu difficile pour des musiciens aussi jeunes.

le résultat n'étant pas satisfaisant à son gout, Jonathan King décide d'enrober le tout avec un orchestre symphonique poisseux à souhait.
le groupe se sent trahi par cette décision et un froid s'installe entre eux et leur producteur.

malheureusement, les nuages noirs s'amoncellent au dessus de leur tête.
la maison de disques Decca qui a signé Genesis s'aperçoit qu'un groupe américain a déjà pris ce nom et menace de porter plainte.
Decca demande au groupe de changer de nom, mais King refuse catégoriquement.

le résultat de cette affaire est que le groupe Genesis ne peut pas porter ce nom tant que le groupe américain existe.

l'album est donc retardé jusqu'a nouvel ordre, et les quatres musiciens retournent à l'école, John Silver les quittant par la même occasion.

en Mars 1969, l'album est issu. il porte le titre "From Genesis To Revelation" (de la genèse à l'apocalypse) mais ne porte pas d'autres indications (le groupe n'ayant toujours pas le droit de s'appeler Genesis).

la maison de disque ne croyant pas au potentiel des musiciens n'essaye même pas de lui faire de la pub, et les marchands de disques croyant avoir à faire à un disque religieux, le classent parmis les disques de musique liturgique, ce qui n'aidera pas le disque à se vendre.
leur contrat de deux ans arrivant à terme, Decca remercie les 4 musiciens qui de toute façon se concentrent sur leurs études.
à ce stade, le groupe n'a pas encore donné un seul concert.

il faut attendre l'été 1969 pour que Gabriel, Phillips, Banks et Rutherford décident de remettre le couvert et pour de bon cette fois ci.

Genesis-1-1967/68

Posté le 26.04.2006 par rockclassics
Formation :

Peter Gabriel : chant
Anthony Phillips : guitare
Tony Banks : claviers
Mike Rutherford : basse
Chris Stewart : batterie

au Printemps 1966, dans l'école Charterhouse près de Godalming dans le Surrey (en Angletere bien sûr), deux groupes se partagent une gloire locale :
"The Anon" avec Richard Mcphail au chant, Anthony Phillips et Mike Rutherford aux guitares, Rivers Jobs à la basse et Rob Tyrell à la batterie.
ils reprennent allégrement des titres des Beatles et des Stones plus quelques originaux signés Phillips.
face à eux, plus expérimental, "The Garden Wall" est composé de Peter Gabriel, chant, Tony Banks au piano, et Chris Stewart à la batterie.
ils reprennent bien évidemment les Beatles mais également pas mal de soul music, surtout des titres d'Otis Redding et James Brown.

en Eté 1966 lors d'un festival des groupes de l'école, The Garden Wall joue pour la première fois devant un public, augmentés pour l'occasion de Phillips à la guitare et Jobs à la basse.

en Automne, Mcphail et Jobs quittent The Anon. (Richard Mcphail deviendra road-manager de Genesis dans les années 70, puis de Peter Gabriel)
Phillips, Rutherford et Tyrell se la jouent alors trio bluesy, Mike Rutherford passant à la basse, et au chant.
The Anon donnent pourtant leur dernier concert en Décembre 1966, Tyrell les quittant peu après.

les deux amis continuent en duo et commencent à enregistrer des démos en espérant devenir auteurs-compositeurs.

au Printemps 67, afin d'améliorer leurs démos, Tony Banks les rejoints, bientôt suivi de Peter Gabriel, bien meilleur chanteur que Mike.
puisqu'ils ont besoin d'un batteur, c'est Chris Stewart, le batteur de Garden Wall qui s'y colle.
les deux groupes fusionnent donc et envoient des démos de compositions originales au producteur Jonathan King de Decca, ancien de Charterhouse.
celui ci, impressioné fait signer un contrat pour cinq ans aux jeunes gens.
ceux-ci étant encore mineurs, les parents respectifs, craignant pour l'avenir de leurs enfants, le font changer en un contrat de deux ans.

Jonathan King, fan des Bee Gees (qui à l'époque faisaient dans la pop mélodique, noyée dans les violons sirupeux), va tenter d'en faire des clones et les pousse à aller dans ce sens là.
le groupe à ce moment là ne porte pas de nom encore officiel, et c'est King qui décide de les appeler "Genesis".

après bien des répétitions, le groupe enregistre son premier single en Décembre 1967, "the silent sun-that's me" signé par le groupe, qui sort en Février 1968.
King est persuadé que le groupe tient là un tube mondial. il se trompe fort.

le single n'entrera pas dans les charts et malgré la grosse décéption, King ne perds pas espoir et leur fait enregistrer un deuxième single très vite.

"a winter's tale-one eyed hound", le deuxième single sort en Mai 1968, mais ne connaitra pas non plus le succès.

peu après, Chris Stewart les quitte et abandonne définitivement la musique.
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