Publié le 13/12/2006 à 12:00 par rockclassics
Formation :
David O' List : chant, guitare
Keith Emerson : claviers
Lee Jackson : chant, basse
Brian Davison : batterie
en Mai 1967, un groupe est hativement constitué afin de servir de backing-band à une chanteuse de soul noire américaine, PP Arnold.
la première formation est : O'List, Emerson, Jackson et Ian Hague à la batterie.
après la tournée d'Eté et s'étant fait une réputation avantageuse, le groupe décide de continuer sous leur propre nom "The Nice" et engagent Brian Davison remplaçant Hague.
dès l'automne, ils sont en studio pour un premier album qui est enregistré dans une option pop psychédélique, mais sous l'influence d'Emerson, évolue rapidement vers une fusion classique-rock, rare à l'époque.
leur premier album sorti en Décembre 1967 "The Thoughts Of Emerlist Davjack" obtient un succès d'estime auprès des professionels sans obtenir un énorme succès commercial.
il est souvent considéré comme étant à l'origine de la vague de rock-symphonique qui va évoluer en 1969 en rock-progressif, mais il ne faudrait pas oublier les Moody Blues et leur "Days Of Future Passed" sorti peu de temps avant et qui fut également très influent sur ce courant musical.
le single "the thoughts of Emerlist Davjack-Azrael (angel of death) (inédit)" sort à la même époque..
sur cet excellent album, on trouve également le premier classique du groupe "rondo" qu'Emerson jouera souvent au cours de sa carrière.
c'est sur scène que le groupe va se faire connaitre avec un show particulièrement violent, Keith Emerson faisant subir à ses claviers, ce que Pete Townshend fait subir à ses guitares.
il va même jusqu'à planter des couteaux sur ses claviers pour tenir les notes.
en Eté 1968, le quatuor sort un single qui va marquer les mémoires, "America-the diamond hard apples of the moon", instrumental de plus de 6 minutes qui est une reprise du morceau tiré de la comédie musicale "West Side Story" en même temps qu'un manifeste anti-américain.
le compositeur Leonard Bernstein va tenter de faire interdire ce morceau aux Etats-Unis, et le groupe surenchérit en brulant un drapeau américain sur scène lors d'un concert au Royal Albert Hall.
le scandale leur fera une très mauvaise publicité aux Etats-Unis.
en Automne, le groupe est de retour en studio pour un nouvel album, mais David O'List les quitte pendant les sessions.
David O'List, guitariste fou, un peu à l'image de Syd Barrett et à la personalité instable ne retrouvera jamais la notoriété, malgré ses passages éclairs chez Pink Floyd, Jethro Tull et Roxy Music.
il continue de jouer et de sortir des disques encore aujourd'hui.
www.davidolist.com
Publié le 12/12/2006 à 12:00 par Pascal Schlaefli
Formation :
Jeff Lynne : chant, guitares, claviers, basse, batterie
en 2001, Jeff Lynne remets tout le monde d'accord avec un nouvel album publié sous le nom d'Electric Light Orchestra, mais qui est en réalité un album solo du maitre.
l'excellent album "Zoom" (#34 UK-#94 US) qui nous ramène à la période pré-disco du groupe avec de grands titres comme "alright", "moments in paradise", "it really doesn't matter" ou "lonesome lullaby" et retrouve d'ailleurs sur la pochette le vaisseau spatial de la grande époque.
si Jeff Lynne est seul à bord du vaisseau ELO, il reçoit tout de même l'aide de musiciens prestigieux comme Ringo Starr, George Harrison, la chanteuse Rosie Vela ou Richard Tandy seul ex-membre du groupe sur un titre seulement.
Richard Tandy qui retrouve d'ailleurs sa place au sein du groupe pour la tournée, avec Marc Mann (guitare, claviers, également sur l'album), Matt Bissonette (basse), Gregg Bissonette (batterie), Rosie Vela (choeurs), Peggy Baldwin (violoncelle), Sarah O'Brien (violoncelle).
la grande déception sera qu'avec un album de cette qualité, le groupe et Jeff Lynne n'aient pas retrouvé le succès qu'ils méritaient.
la tournée s'est arrêtée plus tôt que prévu, et Electric Light Orchestra a cessé d'exister.
Jeff Lynne s'est ensuite attablé à la production du dernier album posthume de George Harrison "Brainwashed" et après sa mort a organisé le "concert for George" au Royal Albert Hall.
en 2006, il a retrouvé son compère des Traveling Wylburys, Tom Petty, pour l'album "highway companion" qu'il a produit.
en 2004, Bev Bevan a formé son "Bev Bevan's Move" avec Phil Bates, Neil Lockwood (tout deux ex-ELO Part II) et Phil Tree.
pas d'album pour l'instant.
que veut dire Electric Light Orchestra ? au premier degré cela peut être traduit par "l'orchestre de la lumière électrique" (les 2 premières pochettes représentaient des ampoules électriques) mais veut également signifier qu'il s'agit d'un orchestre léger (c'est à dire peu nombreux) et electrique.
un excellent site français sur Electric Light Orchestra :
www.elodiscovery.com
Publié le 10/12/2006 à 12:00 par Pascal Schlaefli
Formation :
Bev Bevan : batterie
Eric Troyer : chant, claviers
Kelly Groucutt : chant, basse
Mik Kaminsky : violon
Louis Clark : claviers
Phil Bates : chant, guitare
en 1994, le nouveau groupe sort un deuxième album largement supérieur à son prédécesseur "Moment Of Truth" et qui malgré sa qualité n'entrera pas dans les charts.
Louis Clark, collaborateur du groupe depuis 1974, devient enfin membre à part entière, et compose même les instrumentaux qui ponctuent l'album.
même si les nouveaux titres n'approchent pas l'efficacité immédiate des titres signés Jeff Lynne, le groupe offre quand même de bons moments : "breakin' down the walls", "one more tomorrow", "don't wanna", ou "whiskey girls" (copié sur le "sharp dressed man" de ZZ Top).
ELO Part II retrouve la route pour une longue tournée mondiale qui passe par l'Australie où en Mars 1995 ils enregistrent un double album live qui sortira début 1996 sous le titre de "One Night".
un peu plus tard, l'album sera réédité en un seul CD sous le titre "One Night-Live In Australia".
sur 26 titres, 17 sont signés Jeff Lynne, plus "roll over Beethoven" constituant ainsi une sorte de "Best Of Live" d'ELO.
l'album contient deux titres inédits "all fall down" et "witness" écrits par Bevan-Bates.
le groupe garde cette formation jusqu'en 1998 lorsque Phil Bates quitte le groupe remplacé par Parthenon Huxley.
en 1999, le groupe est devenu une sorte de tribute band, jouant de moins en moins de morceaux originaux.
déçu par la tournure des choses et le manque de succès, Bev Bevan quitte le groupe et annonce bientôt la dissolution du groupe.
il vend ses droits sur "Electric Light Orchestra" et sur "Electric Light Orchestra Part II" à Jeff Lynne, seul maitre à bord désormais.
les ex-ELO Part II engagent Gordon Townsend à la batterie et continuent sous le nom de ELO2 mais Jeff Lynne va les empêcher par voie légale d'utiliser le nom d'ELO.
ils se sont depuis rebaptisés "The Orchestra".
en 2001, ils ont issu un album studio intitulé "No Rewind" très difficile à trouver.
la même année Jeff Lynne mets tout le monde d'accord avec un nouvel album d'Electric Light Orchestra.
Publié le 07/12/2006 à 12:00 par Pascal Schlaefli
Formation :
Bev Bevan : batterie
Neil Lockwood : chant
Pete Haycock : chant, guitare, basse
Eric Troyer : chant, claviers
après la séparation officielle de l'Electric Light Orchestra, Bevan fonde un nouveau groupe dont le but avoué est de retrouver le son classique du groupe.
en 1990, sortie du premier album "Electric Light Orchestra Part II" (#34 UK) qui hésite entre imitation ELO 70's et rock FM.
le premier titre "hello" très Beatles nous replonge effectivement dans l'ambiance seventies, suivit par le single "honest men" (#60 UK), mais le reste de l'album est plutôt décevant, à part "thousand eyes".
Mik Kaminsky joue sur "heartbreaker" et l'on retrouve Louis Clark en tant qu'arrangeur et directeur des cordes.
si les morceaux de l'Electric Light Orchestra étaient exclusivement écrits par Jeff Lynne, ELO part II est une démocratie et tout les membres participent à l'écriture des titres.
le groupe part sur la route en 1991 avec Louis Clark aux synthés, Kelly Groucutt, Mik Kaminsky (tout deux jouants dans le groupe "OrKestra" à l'époque) et Hugh McDowell, même si celui-ci ne restera pas longtemps.
en 1992, Kaminsky et Groucutt se séparent de OrKestra et rejoignent officiellement ELO Part II.
le groupe continue de donner des concerts, surtout en Europe.
en 1993, Lockwood et Haycock quittent le groupe, remplacés par Phil Bates.
Publié le 06/12/2006 à 12:00 par Pascal Schlaefli
Formation :
Bev Bevan : batterie
Jeff Lynne : chant, guitare, claviers, basse
Richard Tandy : claviers
en 1986, le trio restant enregistre un ultime album, "Balance Of Power" (#9 UK-#49 US) avec la pochette la plus laide de leur carrière.
un album qui est d'ailleurs loin d'être mauvais, malgré le son horrible des synthés et des batteries electroniques, mais le coeur de Jeff Lynne n'y est plus et le manque d'énergie et d'inspiration se font sentir.
des trois singles, seul "calling America" entrera dans les charts (#18 US), les deux autres "so serious" et "getting to the point" passeront inaperçu.
la face B de "getting to the point" contient un "ELO megamix".
l'album contient d'autres titres interessants comme "sorrow about to fall" ou "endless lies" qui vient des scéances de "Secret Messages"
le groupe part en tournée avec Mik Kaminsky, Louis Clark (claviers), Dave Morgan (guitare, claviers) et Martin Smith (basse).
en 1987, Jeff Lynne se rapproche des Beatles en produisant le dernier album de George Harrison "Cloud Nine" (le dernier publié de son vivant en tout cas) et en apparaissant dans les clips vidéos.
en 1988, Bevan approche Lynne pour un nouvel album d'ELO, mais celui-ci refuse et Electric Light Orchestra se sépare officiellement.
toujours en 1988, Lynne retrouve George Harrison avec qui il forme et produit les "Traveling Wylburys" avec Bob Dylan, Roy Orbison et Tom Petty.
la réussite de leur premier album "Volume One" et de leur hit "handle with care" est spectaculaire.
après la mort de Roy Orbison, le quatuor restant enregistrent un 2e album en 1990, logiquement intitulé "Volume 3", moins réussi, et l'expérience s'arrête là.
peu après, Jeff Lynne sort son premier album, particulièrement réussi, "Armchair Theater" avec la participation de George Harrison et de Richard Tandy.
en 1992, il co-produit l'album "Times Takes Times" de Ringo Starr
en 1994, son rêve se réalise, il participe à la reformation des Beatles et produit les deux titres issus de démos de John Lennon "free as a bird" et "real love" et apparait même dans la vidéo du 2e titre.
il co-produit et joue ensuite sur l'album "Flaming Pie" de Paul Mccartney.
back in 1986, premier groupe dissident : Kelly Groucutt et Mik Kaminsky fondent OrKestra et vont publier deux albums difficiles à trouver "Beyond The Dream" en 1988 et "Roll Over Beethoven" en 1993 alors que le groupe est séparé depuis plus d'un an.
en 1990, Bev Bevan fonde Electric Light Orchestra Part II avec de nouveaux musiciens.
Publié le 04/12/2006 à 12:00 par Pascal Schlaefli
Formation :
Bev Bevan : batterie
Jeff Lynne : chant, guitare
Richard Tandy : claviers
Kelly Groucutt : basse
en Juin 1979, sortie de leur album le plus populaire, "Discovery" (#1 UK-#5 UK), contenant pas moins de 4 tubes imparables, "shine a little love", "the diary of Horace Wimp", "last train to London" et "don't bring me down", le reste de l'album étant également d'excellente facture même si l'on peut trouver les premières traces d'auto-parodie, synonyme d'un manque de renouvellement et d'une baisse d'inspiration.
Kaminsky, McDowell et Gale n'apparaissent pas sur l'album, le groupe utilisant un orchestre symphonique dirigé par Louis Clark toujours arrangeur des morceaux avec Lynne et Tandy.
ils apparaissent pourtant, ce qui peut paraître paradoxal, sur la vidéo de l'album, le groupe ayant eu la bonne idée de réaliser un clip par titre.
malgré le succès international énorme de l'album, l'orientation disco du groupe est une déception parmis les plus anciens des fans.
ELO commets une erreur de parcours énorme en acceptant de partager l'affiche d'un film disco des plus ringards, "Xanadu" (voir la critique sans pitié et tout à fait justifiée sur nanarland.com), avec Olivia Newton-John.
pour être juste, rappelons que le groupe n'a aucune participation au film à part la musique.
heureusement pour eux, si le film est un navet, l'album du même nom (#2 UK-#4 US) est une réussite, très éloignée quand même de la qualité d' "Out Of The Blue" ou d'un "Discovery".
la première face de l'album est confiée à Olivia Newton-John sur des musiques écrites par John Farrar (The Shadows) qu'il produit également.
"magic" est un bon morceau pop, "suddenly" est un duo avec Cliff Richard (connection Shadows), "dancin'" est un duo jazz/hard rock avec le groupe The Tubes qui aurait mérité d'être un peu plus corsé, "suspended in time" est un autre titre pop un peu mielleux de la miss Olivia, pour finir avec "whenever you're away from me" duo jazzy avec Gene Kelly.
la 2e face est confiée à ELO avec 5 titres écrits et produits par Jeff Lynne comme de bien entendu.
"I'm alive" est le morceau d'ouverture du film plutôt moyen, "the fall" est plutôt réussi, "don't walk away" est un slow à rallonge qui est dans le film l'un des seuls bons moments c'est à dire le dessin animé, "all over the world" est de nouveau assez moyen pour finir avec le duo Olivia Newton John/ELO "Xanadu" tube énorme à l'époque (#1 UK).
en 1981, après le virage disco, ELO prends une orientation new-wave electro qui va désorienter les fans sinon les faire carrément abandonner le vaisseau.
l'album "Time" (#1 UK-#16 US) est un concept-album qui raconte l'histoire d'un homme du 20e siècle qui est emmené dans le futur voir la fin du monde. (j'ai peut-être pas tout compris, mais le concept n'est pas des plus clair).
l'album obtient quand même un succès conséquent et donne au groupe son dernier tube "hold on tight" et son couplet en français qui aidera le succès du titre en France.
le groupe abandonne en même temps l'image du vaisseau spatial classique.
rétrospectivement, même si le son des synthés a horriblement vieiili, on ne peut que redécouvrir cet album avec plaisir, avec des titres forts comme "twilight", "ticket to the moon", "here is the news" et "21st century man".
le groupe part en tournée avec Louis Clark aux synthés et Mik Kaminsky au violon (il apparait d'ailleurs sur le clip "hold on tight"), plus Dave Morgan à la guitare et au vocoder.
en 1982, Kelly Groucutt sort son premier album solo "Kelly" accompagné de Bevan, Tandy et Kaminsky.
l'album dont est tiré le single "oh little darling" sonne comme du ELO, manque juste la production hyper-lèchée de Jeff Lynne, seul absent du disque.
en Juin 1983, parait le nouvel album "Secret Messages" (#4 UK-#36 US) qui sera le dernier de cette formation. l'album semble un compromis entre le son synthés de "Time" et la pop 70's, mais cet album marque surtout un manque d'inspiration.
le groupe tourne en rond, répète les mêmes gimmicks et déçoit terriblement les fans.
la preuve en est le single "rock and roll is king", rockabilly revival qui semble une pâle copie de "hold on tight" et n'obtiendra pas le succès escompté.
le titre "four little diamonds" recevra une deuxième jeunesse en faisant partie de la playlist du jeu vidéo "GTA-Vice City".
Mik Kaminsky joue sur "rock'n'roll is king" et apparait d'ailleurs encore une fois sur le clip vidéo.
l'album devait être double et contenir un hommage aux Beatles : "Beatles forever", que Jeff Lynne refuse encore maintenant de sortir.
peu de temps après la sortie de l'album, Jeff Lynne vire Kelly Groucutt, qui se retourne contre le groupe et porte plainte pour royalties non-payées.
Bev Bevan rejoint Black Sabbath, autre groupe de Birmingham, Lynne et Tandy travaillent sur la bande originale d'un autre navet "Electric Dreams" avant de se retrouver en 1986.
Publié le 30/11/2006 à 12:00 par Pascal Schlaefli
Formation :
Bev Bevan : batterie
Jeff Lynne : chant, guitare
Richard Tandy : claviers
Mik Kaminsky : violon
Hugh McDowell : violoncelle
Kelly Groucutt : chant, basse
Melvyn Gale : violoncelle
cette formation restée classique fait ses premiers pas sur la tournée Eldorado 74/75.
en Octobre 1975, ELO sort l'un de ses meilleurs albums et l'un des plus influents sur la scène pop anglaise "Face The Music" (#8 US), énorme succès américain même si encore une fois il ne se classe pas en Angleterre.
8 titres exceptionnels : l'intro instrumentale "fire on high", le sublime "waterfall", "evil woman" qui devient le nouveau tube du groupe (#10 UK-#10 US), "nightrider", le rock speedé "poker", "strange magic" autre single à succès (#38 UK-#14 US), "down home town" et le très atmosphérique "one summer dream".
Todd Rundgren et son groupe Utopia ont enregistrer un album pastiche des Beatles au début des années 80 qui s'appelle "Deface The Music".
en Octobre 1976, le groupe atteint un autre sommet dans sa carrière avec "A New World Record" (#6 UK-#5 US).
le groupe inaugure la fameuse soucoupe volante qui deviendra le symbole du groupe.
deux petits bémols : Bev Bevan simplifie au maximum son jeu de batterie qui dès lors ne sert qu'a battre la mesure, et le son un peu moins rock du disque.
la production devient hyper-lèchée et gagne en efficacité ce qu'elle perd en émotion.
à part ça encore 8 titres exceptionnels dont la plupart deviendront des hits ou des classiques du groupe :
"tightrope", "telephone line" (#8 UK-#7 US), "rockaria" (#9 UK), "mission-a world record" l'un de mes titres préférés, "so fine", "livin' thing" (#4 UK-#13 US), "do ya" reprise de l'un des derniers titres des Move (#24 US), et le final superbe "Shangri-La".
toujours plus haut, tel semble être la devise d'ELO et de Jeff Lynne, et le groupe n'est pas au bout de ses surprises.
Jeff Lynne se retire dans sa maison à Bassins près de Nyon en Suisse (et non pas dans un chalet dans les alpes suisses comme certains sites le suggèrent) et écrit en quelques semaines la quasi-intégralité du double album qui sortira en Novembre 1977 : "Out Of The Blue" (#4 UK-#4 US).
chef d'oeuvre ultime du groupe, cet album est d'une qualité rarement atteinte dans la pop anglaise, et le parallèle avec les Beatles est tout à fait mérité.
parmis les titres forts : "turn to stone" (#18 UK-#13 US), "sweet talking woman" (#6 UK-#17 US), "across the border" l'un de mes morceau favori avec les fausses trompettes mexicaines jouées aux synthés par Richard "magic fingers" Tandy qui se distingue particulièrement sur ce disque, "night in the city", "jungle", le "concerto for a rainy day" qui est l'un des sommets dans l'histoire d'ELO et qui comprends "standin' in the rain" autre morceau fétiche, "big wheels", "summer and lightning" et "mr. Blue Sky" (#6 UK-#35 US) grand morceau de pop british.
la dernière face est la plus faible mais se termine par le western "wild west hero" (#6 UK).
il faut encore noter la pochette très réussie, surtout dans sa version vinyle.
la tournée de 1978 est grandiose, la scène étant constituée de la soucoupe volante qui se soulève pendant le premier morceau.
Electric Light Orchestra va encore se dépasser, commercialement parlant, mais n'arrivera jamais a retrouver la magnificence de cette période.
pendant l'enregistrement du nouvel album, il est décidé de se séparer du trio de cordes jugés redondants.
Mik Kaminsky part former son propre groupe, Violinsky, mais retrouvera régulièrement ELO sur scène et dans les clips vidéos.
Publié le 28/11/2006 à 12:00 par Pascal Schlaefli
Formation :
Bev Bevan : batterie
Jeff Lynne : chant, guitare
Richard Tandy : claviers
Mike De Albuquerque : basse
Mike Edwards : violoncelle
Mik Kaminsky : violon
Hugh Mcdowell : violoncelle
après une longue tournée américaine, la maison de disque décide de sortir un album live, "The Night The Light Went On In Long Beach" enregistré au Long Beach Auditorium, avec des problèmes techniques monstrueux, comme la prise de son des cordes sur scène par exemple.
si cela ne suffisait pas, on décide d'utiliser le master le moins bon marqué "do not use", incroyable mais vrai.
le résultat est tellement mauvais que le groupe porte plainte contre sa maison de disque, et l'album ne sort originalement qu'en Europe continentale, en Australie et Nouvelle Zélande. (pochette de gauche) en Eté 1974.
en 1998, Sony a eu la bonne idée de remasteriser cet album, en utilisant un meilleur master pour un excellent résultat. (pochette centrale).
sur ce live on trouve plusieurs inédits comme une version du "day tripper" des Beatles", un titre solo de Mik Kaminsky "Mik's solo-orange blossom special" et un medley "in the hall of the mountain king-great balls of fire".
un excellent live qui reste le seul album live officiel du groupe.
en Automne 1974 le groupe atteint un autre sommet avec l'album "Eldorado" (#16 US) et sa pochette empruntée au "Magicien D'Oz" où pour la première fois Jeff Lynne utilise un orchestre symphonique dirigé par Louis Clark qui fait son apparition dans l'univers ELO.
les titres sont arrangés par Lynne, Tandy et Clark et produits bien évidemment par Jeff Lynne.
même si il est cité sur l'album. Mike De Albuquerque ne fait déjà plus partie du groupe et c'est Jeff Lynne qui joue ses parties de basses.
dès cet album et sur les suivants, le groupe est accusé de cacher des messages subliminaux satanistes dans ses morceaux.
Jeff Lynne se fera un plaisir de placer systématiquement des messages à l'envers dans ses prochains disques.
le groupe touche le jackpot avec le single "can't get it out of my head" qui est leur premier tube américain (#9 US) même si l'album ne marche absolument pas en Angleterre.
dés la sortie de l'album Mike Edwards quitte le groupe qui engage Kelly Groucutt (ex-Sight'n'Sounds) et Melvyn Gale pour l'une des meilleurs formations du groupe et l'une des plus stables.
Publié le 26/11/2006 à 12:00 par Pascal Schlaefli
Formation :
Bev Bevan : batterie
Jeff Lynne : chant, guitare
Richard Tandy : claviers
Mike De Albuquerque : basse
Mike Edwards : violoncelle
Mik Kaminsky : violon
après le départ de Wilf Gibson, le groupe engage Mik Kaminsky.
alors qu'ils entrent en studio, Colin Walker les quitte à son tour sans être remplacé.
en Décembre 1973 sort leur nouvel album "On The Third Day" (#52 US) toujours produit par Jeff Lynne.
la photo de gauche est la version originale anglaise (sans "showdown" prévu initialement pour ne sortir qu'en single) et la photo de droite est la version américaine et celle généralement utilisée pour les rééditions en cd (avec "showdown" et Hugh Mcdowell en photo)
Wilf Gibson et Colin Walker apparaissent sur les titres "showdown" et "ma-ma-ma belle".
Marc Bolan (T.Rex) jouerait sans être crédité sur "ma-ma-ma belle" et "dreaming of 4000".
l'album est encore une fois exceptionnel avec des titres comme "king of the universe", "bluebird is dead", l'instrumental "daybreaker" qui ouvre les concerts du groupe, ou l'adaptation rock de "in the hall of the mountain king".
le succès uniquement américain du disque donne l'impulsion à ELO de se concentrer essentiellement sur le marché américain.
le groupe retrouve Hugh Mcdowell (après son passage dans Wizzard) qui apparait donc sur la pochette américaine du disque.
les longues et fatiguantes tournées américaines que le groupe entreprend porteront bientôt leurs fruits.
Publié le 25/11/2006 à 12:00 par Pascal Schlaefli
Formation :
Bev Bevan : batterie
Jeff Lynne : chant, guitare, claviers
Richard Tandy : claviers
Wilf Gibson : violon
Mike De Albuquerque : basse
Mike Edwards : violoncelle
Colin Walker : violoncelle
ELO nouvelle formule retrouve la scène pour une tournée anglaise en Aout 1972.
en Janvier 1973, sortie du 2e album "Electric Light Orchestra 2" produit par Jeff Lynne (#35 UK-#62 US).
la photo de gauche est la pochette originale anglaise, celle de droite est la version US, utilisée également pour la sortie en CD.
l'album est excellent de bout en bout surtout "mama" et "from the sun to the world" titre dans lequel Richard Tandy fait la démonstration de ses talents de claviériste hors-pair.
l'album contient également une reprise de "roll over Beethoven" de Chuck Berry (repris également par les Beatles en 1963) qui sort en single en version raccourcie et monte à la 6e place des charts anglais et à la 52e des charts américains.
rassuré par ce succès, le groupe part pour sa première tournée américaine.
en Septembre 1973, ELO sort un nouveau single "showdown-in old England town" qui est un nouveau succès (#12 UK-#53 US).
le même mois, Wilf Gibson les quitte, suivit bientôt par Colin Walker, alors que le groupe est en plein enregistrement de leur 3e album.